Un an sans magasinage!

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Quand je suis partie de chez mes parents en mars 2016, j’ai tout fait pour emmener le moins de choses possible avec moi, question de vraiment démarrer à zéro.

J’ai rempli cinq sacs poubelle de vêtements et de cossins à donner, j’en ai rempli un autre avec plusieurs paires de souliers et des sacs à mains que je n’avais pas portés depuis un an. J’ai vendu certains livres d’école que je gardais «au cas ou…», j’ai jeté tous mes cahiers de notes de cours du Cégep et de l’Université (parce qu’à moins de te diriger vers un doctorat, non tu ne les réutiliseras pas). Pour finalement partir avec réellement le strict nécessaire.

Enfin c’est ce que je croyais…

Société de (sur)consommation

Vidéo percutante à voir: http://bit.ly/2jWk8lP

La statistique à retenir: un américain moyen se débarrasse d’environ 82 Lb de vêtements par année!

L’idée de la société de consommation fait beaucoup réfléchir, peu importe de quel domaine nous sommes issus.

J’ai étudié en communication donc j’ai découvert le concept principalement du point de vue marketing et publicité, qui sont en fait le point de départ de la chose, puisqu’ils sont les moyens utilisés pour faire naître les désirs.

Aubaine par ci, aubaine par là. Vous voulez être cool et fiter dans la société? Achetez ceci, vous en avez BESOIN! Et dans quelques mois, soit ça sera passé de mode, soit ça va briser, alors vous devrez en acheter un nouveau! Bref, on est conditionné pour acheter des choses qu’on veut, en croyant qu’on en a besoin. Alors on oublie les impacts écologiques, éthiques, économiques et psychologiques de ces achats. Finalement, le matérialisme et l’individualisme en viennent à s’emparer de nous, qu’on le veuille ou non.

C’est qu’on en met du temps, de l’énergie, du stress et de l’argent à consommer tous ces trucs qui n’assouvissent qu’un désir de se démarquer, alors qu’en fait, on fait comme tout monde. Méchante contradiction. En plus, ce désir, il ne dure pas, puisqu’il est bientôt remplacé par un autre plus moderne, plus beau, plus cool. Méchant gaspillage. Finalement, on en passe du temps dans les magasins, et de l’angoisse à trouver LA chose qui va nous faire sortir du lot, alors qu’on pourrait être en train de faire une belle activité en plein air avec notre famille ou de passer du bon temps au chalet avec nos amis. Méchante perte de temps.

Je pourrais en parler longtemps car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, mais mon article serait beaucoup trop long… On peut toujours aller prendre un café pour en discuter si vous voulez! (Je risque aussi fort bien d’en parler plus en profondeur dans un futur article)

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Cure de désintox

J’ai toujours adoré et j’aimerai toujours la mode. Pour moi, c’est comme un art, un moyen d’expression. C’est dévoiler une partie de soi sans avoir à parler. Et tant qu’à être obligé de s’habiller, pourquoi ne pas transformer cette corvée en partie de plaisir et laisser aller son imagination, sa créativité! J’ai toujours aimé expérimenter, agencer couleurs et matières, trouver des moyens d’avoir du style sans trop dépenser et en restant confortable.

Mais voilà…

À la fin de 2016, après déjà quelques mois à occuper mon nouveau poste de gestionnaire dans le commerce de détails (que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi), j’ai eu un choc. J’ai réalisé à quel point la mode va vite. Pouvez-vous deviner à quelle fréquence on recevait une «nouvelle tendance» à mettre de l’avant? Je peux facilement dire au moins une fois par mois. Ça ne laisse même pas le temps de porter l’item 10 fois qu’une «nouvelle tendance» fait sont apparition! Remarquez les guillemets: les tendances ne sont jamais réellement nouvelles, c’en sont en fait des vieilles qui reviennent, sous de nouvelles formes (pensez aux chokers et aux grosses lunettes vintages!). Mais ça, c’est un autre sujet.

Bref, j’ai réalisé que je dépensais beaucoup trop pour des vêtements ainsi que des articles neufs en tout genre et j’ai eu une grosse période de réflexion.

Malgré le fait qu’à peu près tout ce qui se trouve dans ma garde-robe ne m’aie coûté que quelques dollars, au bout du compte, deux conséquences:

  1. C’est plusieurs centaines de dollars qui sont sortis de mon porte-feuille uniquement à des fins d’apparence ou de plaisir instantané. Ces centaines de dollars, ça aurait pu être un billet d’avion vers un endroit que je rêve de visiter, une journée spa, un road trip à travers le Québec, ou encore, un placement bancaire pour l’achat futur d’une petite maison.
  2. C’est aussi une accumulation de biens qui finissent par dormir dans mon placard parce que je me tanne. Mais pourquoi je me tanne? Parce que j’ai acheté trop impulsivement, sans me demander si j’en avais vraiment besoin. Alors vient d’abord une perte de temps le matin quand on choisi ce qu’on va mettre. On considère l’item, mais on fini toujours par l’éliminer. Vient aussi une perte d’espace: vous savez tout comme moi à quel point c’est plaisant d’entrer dans une pièce épurée, avec uniquement le nécessaire qui s’y trouve! Enfin, peut en venir une perte de contrôle. Pensez à l’accumulation compulsive… Oh là là.

Quel gaspillage!

C’est là que j’ai décidé que j’allais me lancer un défi: Arrêter de magasiner et rentabiliser une bonne fois pour toute ma garde-robe et les choses que je possède déjà.

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Mes règles du jeu

Alors voilà, le défi est lancé, ça risque d’être intéressant.

Pour terminer, voici simplement les nuances que je souhaite énoncer pour que personne ne dise que je triche!

  • Je n’achèterai rien de neuf pendant un an, sauf en dernier recours absolu. Pourquoi un an? Parce que ce n’est pas trop long pour arriver à des conclusions,   et pas trop court pour être impressionnant si j’y arrive!
  • Mes premières options seront les friperies, les sites du genre Kijiji, et mes proches.
  • Le défi va de pair avec mon défi Zéro déchet: les produits ménagers et de beauté seront fait maison en majorité, et je tenterai de trouver un moyen de réutiliser avant de jeter (par exemple: vieux t-shirt transformé en torchon).

Qu’en pensez-vous? Êtes-vous du genre à beaucoup magasiner? Croyez-vous qu’on consomme trop?

À lire pour aller plus loin:

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Mise à jour janvier 2018: Un an plus tard, mission accomplie! Venez lire le bilan ici:

18 réponses sur “Un an sans magasinage!”

    1. Hihi merci! Ça demande pas mal de self control mais je pense au voyage que je veux faire cet été et à la maison que je veux acheter l’an prochain. Ça me motive! Le défi 333 me tente aussi, c’est super pour ne pas se tanner de ce qu’on a déjà. Au plaisir! 🙂

    1. Salut! Oui je résiste toujours et ça se passe super bien. C’est vraiment plaisant, c’est comme si je redécouvrais ma garde-robe. Agencer des trucs que je n’aurais jamais pensé porter ensemble, question de vraiment porter tout ce que j’ai et ne jamais me tanner. Un article sur le sujet est en chemin, restez à l’affût 😉

  1. Bonjour, je me suis lancée le même défi, cette année. Je n’ai donc rien acheté depuis le 3 février 2017. Tout comme toi, je me suis fixée quelques règles et juste une souplesse: les collants et la culotte qui claque quand même. Si tu veux en savoir plus c’est là: https://lescheminsdunegreengazelle.wordpress.com/2017/02/03/defi-une-annee-sans-shopping/
    et j’ai déjà fait un premier bilan : https://lescheminsdunegreengazelle.wordpress.com/2017/04/03/bilan-1-de-mon-defi-uneanneesansshopping/
    je viendrai très certainement relire le bilan de tes conclusions.

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