Pourquoi j’ai quitté mon poste de gérante dans un grand magasin de mode?

Ça faisait un an et demi que je travaillais comme gérante de quatre départements dans un grand magasin de mode. J’étais bien payée, j’avais des employeurs en or, des condition de travail hyper positives. Mais…

Pendant que j’occupais ce poste, j’ai découvert le minimalisme. J’en parlais partout autour de moi et sur le blogue, parce que tssé, ça été comme une révélation pour moi! Mais c’est alors que des questions ont commencé à venir de mon entourage: ‘

« Tu ne trouve pas que ton travail est en contradiction avec les valeurs que tu propage? »

« Dénoncer la fast fashion sur ton blogue, mais la supporter das ton travail…Ça ne te fait pas étrange? »

Ça m’a frappé, parce que je ne m’en était pas rendue compte au début. Je vivais le minimalisme chez moi avant tout, et ne m’étais pas posé la question quant à mon travail et l’harmonie de tous les aspects de ma vie. Je me justifiais en me disant que l’entreprise pour laquelle je travaillais avait une vision éthique et environnementale très respectable (ce qui est entièrement vrai, je tiens à le préciser pour ceux qui savent de quelle entreprise je parle). Je me sentais bien malgré tout.

Mais c’est en revenant de mes vacances (un roadtrip hyper ressourçant à travers le Québec), que la bulle m’a pété dans face… Je me suis rendue à l’évidence: bien que l’entreprise véhicule de merveilleuses valeurs, ça reste du commerce de détail, du fast fashion, et l’acquisition de choses y est promue comme étant un indispensable à l’atteinte du bonheur.

J’ai réalisé que je n’étais plus du tout à ma place. J’allais au travail à reculons, j’y ressentais un stress énorme, et je terminais mes journées épuisée comme jamais. Ce n’était pourtant pas le travail le plus demandant du monde (gérer des équipes et placer des vêtements, on s’entend). Mais la contradiction entre mes valeurs et mon poste, combinée avec mon désir d’en faire plus pour changer le monde… Disons que ça me grugeait maintenant le bien-être et le sentiment d’accomplissement.

 »Créez une vie de laquelle vous n’avez pas besoin de vacances »

De 40 h/semaine 8 à 5… à serveuse 25h/semaine, de soir!

Ouep, vous avez bien lu…Je travaille maintenant en moyenne 25h par semaine seulement…et je m’en sors parfaitement! Comment? Venez lire mon article!

En résumé, disons simplement que j’ai fais des choix de vie qui m’engagent à peu de grosses dépenses. J’ai aussi éliminé toutes les dépenses superflues, et j’ai un plan de vie bien précis qui me force à vivre de manière modeste (un voyage allez-simple au printemps).

En conclusion, j’avais envie de vous partager une publication qu’on avait fait sur notre page Facebook. Celle-ci expose exactement mon propos et les raisons pour lesquelles j’ai choisi de ne plus encourager la société de consommation, non seulement en repensant ma consommation à proprement parler, mais aussi en ne travaillant plus pour elle.

Parce que faire de l’argent avec les mouvements qui le dénoncent, c’est l’art du capitalisme, et c’est tout simplement aberrant. C’est tellement bien exécuté que beaucoup de monde se fait avoir, dont moi jusqu’à il n’y a pas si longtemps. C’est pourquoi il faut dénoncer, exposer la réalité, et agir (surtout agir) en conséquence.

Une St-Valentin Zéro déchet et anti-consommation

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La St-Valentin…

La fête de l’amour…

La fête du dilemme entre le désir de faire plaisir à l’être aimé, et le malaise d’adhérer à un processus de consommation quasi-imposé.

On va se le dire, c’est comme toutes les fêtes en fait: fête des mères, des pères, Pâques, Halloween, Noël…Soyons francs, elles ont perdue leur symbolique originale (religieuse dans la plupart des cas). Je n’ai pas toutes les notions d’histoire nécessaires pour expliquer le processus, mais on s’entend qu’elles sont désormais plus des occasions pour les entreprise de se remplir les poches sur le dos de l’amour que de se recueillir en toute spiritualité.

Sans parler aussi du fait que c’est assez absurde merci de réserver une seule journée dans l’année pour prouver notre amour, ou pour se réunir en famille. Pourquoi ne pas le faire tout au long de l’année? Certains dirons qu’avec notre train de vie métro-boulot-dodo à 100 miles à l’heure, c’est quasiment une bonne chose que ces fêtes existent pour nous rappeler qu’on a du monde à aimer et à prendre soin; pour nous faire faire pause le temps de dire « je t’aime!…Ok, bonheur et santé, bisous mais mkay bye j’ai du travail!».

Ouin, vu de même…

Aimons-nous avec des souvenirs plutôt qu’avec des choses

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« Collect moments, not things. »

Cette fameuse citation. Je L’ADORE.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand j’étais en couple, j’aimais mon copain parce que les moments qu’on passait ensemble me faisaient sentir vraiment bien et étaient inoubliables.

Dans un couple, chacun de ces moments est une brique de plus dans le mur du projet de vie qu’on bâtit ensemble. Si on ne fait que s’acheter mutuellement des choses dans le but de se prouver notre amour, ça s’entasse dans l’espace situé entre les quatre murs qu’on essaie de construire. Sauf que si on ne fait que se faire des cadeaux matériels et qu’on ignore la valeur des moments passés ensemble, l’espace se rempli trop vite, au point de déborder. Et nos murs finissent par tomber parce qu’on a pas assez travaillé dessus, ils n’étaient pas assez solides.

Bref, ma métaphore, j’y ai pensé fort (lol), et je crois qu’elle illustre bien tout ce que cette idée de s’aimer avec des souvenirs plutôt qu’avec des choses veut dire.

J’ai un cadeau pour vous! ?

Voici un Remus-méninges d’idées anti-consommation, zéro déchet et minimalistes pour la St-Valentin, et aussi pour toutes les autres fêtes que les business attendent avec impatience pour vider nos porte-feuilles! C’est parti:

  1. Un souper à la maison (j’adore cuisiner à deux!)
  2. Une soirée Netflix & chill (ben oui)
  3. Une randonnée en forêt, en montagne, ou même en ville! Aventurez-vous dans un quartier que vous n’avez jamais vu (je trouve très drôle d’aller dans les quartiers de riches et me sentir comme une intrus parmi ces manoirs à quatre garages! ?)
  4. Aller patiner ou faire du ski
  5. Boire une bouteille de vin (ou deux, ou trois) en écoutant vos albums préférés d’adolescence
  6. Créer quelque chose (peindre, dessiner, restaurer un vieux meuble, écrire une chanson…)
  7. Si vous n’êtes pas des personnes artistiques, vous pouvez toujours résoudre des problèmes mathématiques ou faire des expériences scientifiques… ? (Je sais pas moi, je vous connais pas!)
  8. Prendre un cours de yoga, de spinning, ou de danse!
  9. Aller à un gym d’escalade
  10. Vous faire une soirée relax, avec massage à l’huile de coco #miam
  11. Aller promener des chiens à la SPCA ?
  12. Regarder vos albums photo de bébé (fous rire garantis)
  13. Visiter un musée
  14. Jouer à des jeux de société
  15. Faire une tournée des bars
  16. Aller voir un spectacle (de musique, d’humour…)
  17. Aller voir une pièce de théâtre
  18. Si vous voulez quand même vous offrir un cadeau matériel, vous pouvez aller faire le tour des friperies avec un budget de 20$ chacun. Laissez aller votre créativité!
  19. Faire du bénévolat pour un organisme qui vous tient à cœur aux deux
  20. Ouvrir votre garde-robe à l’autre et le/la laisser choisir votre outfit pour la journée!
  21. Faire une journée decluttering avec la musique dans le tapis: On désencombre, on donne, on jette, allez!

Bon voilà vous voyez, c’est simple, non?

Pensez à l’avenir. N’est-ce pas génial de pouvoir se dire: « HAHA te souviens-tu il y a dix ans quand on a fait telle chose ou telle activité!? », et encore être capable de revivre les émotions du moment, après tout ce temps! Alors que le cadeau matériel, on l’a peut-être perdu, il n’est peut-être plus en bon état, il ne fonctionne probablement plus (vivre l’obsolescence programmée). Bref, aimons-nous avec des souvenirs plutôt qu’avec des choses.

Celle qu’on oublie trop souvent et qui pourtant, mérite tout l’amour du monde…

Il y en a aussi une qu’on oublie trop souvent quand vient le temps de donner de l’amour. Une qui nous en donne sans limite, de l’amour, et qu’on s’étonne qu’elle nous pardonne toujours notre absence de réciprocité…

Vous savez de qui je parle?

Oui, je parle de notre planète! Notre chère planète qui nous tient en vie, et dont on abuse sans se poser de questions. Pour la St-valentin, pourquoi ne pas s’engager à diminuer nos déchets, à réfléchir à l’impact de chacune de nos action, à modifier un peu notre mode de vie, nos habitudes de consommation? C’est elle qui mérite la plus belle preuve d’amour qu’on puisse offrir: s’engager au respect et à la reconnaissance de tout ce qu’elle nous offre jour après jour sans se plaindre: sa beauté et notre vie.

Qu’avez-vous de prévu pour la St-Valentin? Avez-vous d’autres idées de cadeaux ou d’activité écolo?

À lire pour aller plus loin:

Un an sans magasinage!

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Quand je suis partie de chez mes parents en mars 2016, j’ai tout fait pour emmener le moins de choses possible avec moi, question de vraiment démarrer à zéro.

J’ai rempli cinq sacs poubelle de vêtements et de cossins à donner, j’en ai rempli un autre avec plusieurs paires de souliers et des sacs à mains que je n’avais pas portés depuis un an. J’ai vendu certains livres d’école que je gardais «au cas ou…», j’ai jeté tous mes cahiers de notes de cours du Cégep et de l’Université (parce qu’à moins de te diriger vers un doctorat, non tu ne les réutiliseras pas). Pour finalement partir avec réellement le strict nécessaire.

Enfin c’est ce que je croyais…

Société de (sur)consommation

Vidéo percutante à voir: http://bit.ly/2jWk8lP

La statistique à retenir: un américain moyen se débarrasse d’environ 82 Lb de vêtements par année!

L’idée de la société de consommation fait beaucoup réfléchir, peu importe de quel domaine nous sommes issus.

J’ai étudié en communication donc j’ai découvert le concept principalement du point de vue marketing et publicité, qui sont en fait le point de départ de la chose, puisqu’ils sont les moyens utilisés pour faire naître les désirs.

Aubaine par ci, aubaine par là. Vous voulez être cool et fiter dans la société? Achetez ceci, vous en avez BESOIN! Et dans quelques mois, soit ça sera passé de mode, soit ça va briser, alors vous devrez en acheter un nouveau! Bref, on est conditionné pour acheter des choses qu’on veut, en croyant qu’on en a besoin. Alors on oublie les impacts écologiques, éthiques, économiques et psychologiques de ces achats. Finalement, le matérialisme et l’individualisme en viennent à s’emparer de nous, qu’on le veuille ou non.

C’est qu’on en met du temps, de l’énergie, du stress et de l’argent à consommer tous ces trucs qui n’assouvissent qu’un désir de se démarquer, alors qu’en fait, on fait comme tout monde. Méchante contradiction. En plus, ce désir, il ne dure pas, puisqu’il est bientôt remplacé par un autre plus moderne, plus beau, plus cool. Méchant gaspillage. Finalement, on en passe du temps dans les magasins, et de l’angoisse à trouver LA chose qui va nous faire sortir du lot, alors qu’on pourrait être en train de faire une belle activité en plein air avec notre famille ou de passer du bon temps au chalet avec nos amis. Méchante perte de temps.

Je pourrais en parler longtemps car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, mais mon article serait beaucoup trop long… On peut toujours aller prendre un café pour en discuter si vous voulez! (Je risque aussi fort bien d’en parler plus en profondeur dans un futur article)

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Cure de désintox

J’ai toujours adoré et j’aimerai toujours la mode. Pour moi, c’est comme un art, un moyen d’expression. C’est dévoiler une partie de soi sans avoir à parler. Et tant qu’à être obligé de s’habiller, pourquoi ne pas transformer cette corvée en partie de plaisir et laisser aller son imagination, sa créativité! J’ai toujours aimé expérimenter, agencer couleurs et matières, trouver des moyens d’avoir du style sans trop dépenser et en restant confortable.

Mais voilà…

À la fin de 2016, après déjà quelques mois à occuper mon nouveau poste de gestionnaire dans le commerce de détails (que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi), j’ai eu un choc. J’ai réalisé à quel point la mode va vite. Pouvez-vous deviner à quelle fréquence on recevait une «nouvelle tendance» à mettre de l’avant? Je peux facilement dire au moins une fois par mois. Ça ne laisse même pas le temps de porter l’item 10 fois qu’une «nouvelle tendance» fait sont apparition! Remarquez les guillemets: les tendances ne sont jamais réellement nouvelles, c’en sont en fait des vieilles qui reviennent, sous de nouvelles formes (pensez aux chokers et aux grosses lunettes vintages!). Mais ça, c’est un autre sujet.

Bref, j’ai réalisé que je dépensais beaucoup trop pour des vêtements ainsi que des articles neufs en tout genre et j’ai eu une grosse période de réflexion.

Malgré le fait qu’à peu près tout ce qui se trouve dans ma garde-robe ne m’aie coûté que quelques dollars, au bout du compte, deux conséquences:

  1. C’est plusieurs centaines de dollars qui sont sortis de mon porte-feuille uniquement à des fins d’apparence ou de plaisir instantané. Ces centaines de dollars, ça aurait pu être un billet d’avion vers un endroit que je rêve de visiter, une journée spa, un road trip à travers le Québec, ou encore, un placement bancaire pour l’achat futur d’une petite maison.
  2. C’est aussi une accumulation de biens qui finissent par dormir dans mon placard parce que je me tanne. Mais pourquoi je me tanne? Parce que j’ai acheté trop impulsivement, sans me demander si j’en avais vraiment besoin. Alors vient d’abord une perte de temps le matin quand on choisi ce qu’on va mettre. On considère l’item, mais on fini toujours par l’éliminer. Vient aussi une perte d’espace: vous savez tout comme moi à quel point c’est plaisant d’entrer dans une pièce épurée, avec uniquement le nécessaire qui s’y trouve! Enfin, peut en venir une perte de contrôle. Pensez à l’accumulation compulsive… Oh là là.

Quel gaspillage!

C’est là que j’ai décidé que j’allais me lancer un défi: Arrêter de magasiner et rentabiliser une bonne fois pour toute ma garde-robe et les choses que je possède déjà.

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Mes règles du jeu

Alors voilà, le défi est lancé, ça risque d’être intéressant.

Pour terminer, voici simplement les nuances que je souhaite énoncer pour que personne ne dise que je triche!

  • Je n’achèterai rien de neuf pendant un an, sauf en dernier recours absolu. Pourquoi un an? Parce que ce n’est pas trop long pour arriver à des conclusions,   et pas trop court pour être impressionnant si j’y arrive!
  • Mes premières options seront les friperies, les sites du genre Kijiji, et mes proches.
  • Le défi va de pair avec mon défi Zéro déchet: les produits ménagers et de beauté seront fait maison en majorité, et je tenterai de trouver un moyen de réutiliser avant de jeter (par exemple: vieux t-shirt transformé en torchon).

Qu’en pensez-vous? Êtes-vous du genre à beaucoup magasiner? Croyez-vous qu’on consomme trop?

À lire pour aller plus loin:

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Mise à jour janvier 2018: Un an plus tard, mission accomplie! Venez lire le bilan ici: