Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux?

Cela fait déjà un mois que je me suis lancée dans le projet 333. Pour ceux qui ne connaissent pas, en gros il s’agit de vivre pendant trois moi avec uniquement 33 morceaux de vêtements. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article que j’ai écris sur le sujet ici!

Dans le présent article, j’explique comment j’ai choisi les 33 morceaux qui constituent ma garde-robe pendant les mois d’août, septembre et octobre 2017, puis je présente ces 33 morceaux.

Les critères de sélection

Afin de rendre l’expérience agréable, et pour rendre chaque morceau comme ayant une réelle raison d’être dans ma garde-robe, j’ai choisi mes morceaux en conséquence de quelques critères que voici:

  1. Doit s’agencer avec au moins trois autre morceaux,
  2. Je dois être à l’aise de porter l’article au moins deux fois par semaine,
  3. Idéalement, qu’il puisse être porté de différentes façons (voir plus bas pour des exemples),
  4. Doit être choisi en considérant le changement de saison,
  5. Peut être porté pour plus d’une occasion (travail, sortie, voyage, courses, soirée).

Libre à vous de suivre ces critères à la lettre ou d’en avoir des différents (mentionnez-les en commentaire, ça peut toujours être utile!).

Les articles que j’ai choisi

Voici donc la liste des articles que j’ai choisi. Pour le plaisir, et pour vous montrer qu’il est très facile d’avoir une garde-robe pratique, belle, et confortable, j’ai inscrit entre parenthèses les items que je me suis procurés sans acheter neuf, et l’endroit d’où ils viennent!Les autres morceaux ont été achetés neufs et avant le 1er janvier 2017 (vu mon défi d’un an sans shopping).

Hauts et robes:
  • 3 t-shirts longs: un vert forêt (déniché dans un swap), un gris foncé, un vert kaki
  • 4 t-shirt crop top: un ligné noir et blanc, un mauve, un gris et un noir (tous soit donnés par une amie ou dénichés dans un swap)
  • Une veste en tricot noire
  • Un crop top sans manche fleuri (donné par une amie)
  • Une blouse style boho orange
  • Deux chemises: Une noire (trouvé dans un swap) et une blanche
  • Un gilet ligné noir et vert avec col montant
  • Un veston long noir
  • Un petit manteau rouge (venant d’un swap encore!)
  • 4 robes: une cold-shoulders fleurie (encore d’un swap), une grise ample, une noire manches courtes (venant d’une friperie), une grise à motif sans manches
  • Une camisole noire
  • Une veste en jeans (que je porte littéralement chaque jour!)
Bas:
  • Deux paires de jeans: un skinny noir(donné par une amie), un mom jean
  • 4 jupes maxi: une beige, une noire, une grise et une brune et noir à motif ethnique (toutes dénichées dans un swap) 
  • Une paire de gaucho noirs (Mon premier achat neuf de l’année, lonnnnguement réfléchi!)
  • Une jupe crayon noire, avec des poche ?. (Achetée au Village des valeurs pour 3$)
  • Une paire de shorts en jeans
  • Une paire de leggings noirs

Comment j’arrive à ne pas me tanner?

Ce que je découvre avec mon défi sans shopping, c’est qu’on peut avoir tellement de créativité avec sa garde-robe! voici donc quelques idées qui peuvent amener une piste de départ à ceux qui seraient en manque d’inspiration. Je ferais peut-être un article avec plus d’exemples de comment je diversifie ma garde-robe avec le moins de morceaux possibles (laissez-moi savoir si ça vous intéresse, je suis un peu gênée de jouer les blogueuses modes haha!)

1.La superposition

J’adore superposer mes morceaux. Ça me permet d’abord de pouvoir porter différents morceaux dans des situations qu’ils ne pourraient pas être portés. Comme par exemple ma petite robe à bretelle: je dois impérativement avoir les épaules couvertes au travail, donc je la porte avec soit mon gilet noir en dessous, ou encore avec une blouse par dessus! Dans cette deuxième option, elle a l’air d’une jupe.

2.La modification de la fonction d’origine

Ça c’est ce que j’adore avec les défis: la créativité est notre allié! Dans les exemple ici: une jupe maxi portée plus haute en fait une robe, et la chemise blanche attachée à l’avant au lieu de simplement lousse, ajoute du style à la tenue! Et comme vous pouvez voir, je porte la même jupe sur les deux photos, et ça ne parait pas! Donc je peux la porter quelques fois dans la même semaine sans que ça fasse étrange ahaha!

 

Alors, avez-vous déjà relevé le défi 333? Si oui, vous en pensez quoi? Comment vous en êtes-vous sortis? Et si vous n’avez jamais tenté l’expérience, est-ce quelque chose qui pourrait vous intéresser? Pourquoi?

Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf?

Vous êtes tannés de votre linge, mais vous ne voulez pas en acheter du nouveau? Il existe de nombreuses alternatives!

1. Les swaps ou échanges de vêtements

Les swaps, ou échanges de vêtements, sont pour vous! Il existe différentes façons de faire des swaps. Les deux plus courantes sont de faire une soirée swap, c’est-à-dire d’inviter une dizaine de personnes chez soi et leur dire d’amener du linge à donner/échanger. Tour à tour, chaque personne présente ses morceaux et les personnes intéressées se manifestent et repartent avec les morceaux choisis.

La deuxième façon la plus courante est de faire un sac de vêtements qui changera de mains et qui permettra à chaque personne de prendre des morceaux et de renflouer le sac avec ses propres vêtements. Il suffit de faire un circuit et d’identifier dans quel ordre devra se promener le sac. Quand la 1ère personne a terminé, elle contacte la 2e et ainsi de suite.

Dans les deux cas, on peut y faire de belles trouvailles sans dépenser un sou et en valorisant les objets qui existent déjà ! Il faut par contre faire attention de ne pas tomber dans le piège du «C’est gratuit». Les swaps vont tester votre capacité à reconnaitre les vêtements ou accessoires dont vous avez réellement besoin et à ne prendre que ceux-ci. Quelques trucs pour ne pas tout ramasser: se donner une limite de morceaux à rapporter, inscrire sur un papier ou sur votre téléphone les morceaux que vous cherchez et vous en tenir à cette liste ou encore, demander à une amie de vous accompagner et de vous surveiller 😉

swap.minimalisme.lestulipes.ca

 2.  Les magasins de seconde main

St-Vincent-de-Paul, Village des valeurs, Friperie de l’Amitié, Bibi Shop, et j’en passe! Il y a beaucoup de magasins de seconde main ou de friperies dans le coin, des deux côtés de la rivière. Les vêtements sont souvent en très bon état et à un prix ridicule. Même chose pour les accessoires comme les lunettes de soleil, chapeaux, foulards, souliers, sacs à main, etc. Certains magasins offrent même un pourcentage de rabais aux étudiants ou vous accordent un rabais si vous apportez des objets à donner. C’est gagnant-gagnant.

3. Les groupes Facebook de ventes, d’échanges ou de dons

Facebook est une mine d’or pour trouver des groupes de ventes, d’échanges ou de dons. Par exemple, le groupe Bric à Brac a près de 50 000 membres des 4 coins de l’Outaouais. Chaque jour, il y a des dizaines d’annonces de vêtements à vendre à petit prix. Il existe aussi des groupes axés spécialement sur la vente de vêtements. Inscrivez seulement le mot clé Vêtements dans la barre recherche sur Facebook et plusieurs apparaitront. Finalement, pour les dons de vêtements ou d’accessoires, il y a toujours les groupes Buy Nothing.

4. Organiser un événement de financement/charité/à vocation sociale

Une coopérative de la région, Créagora organise un Troc Party, le 17 mai prochain. Les fonds amassés via la vente de vêtements iront à la coopérative et tous les vêtements et accessoires invendus iront à une maison d’hébergement. Chaque item est vendu entre 2 et 8$.

Pour s’inscrire à l’événement, cliquez sur le lien suivant.

https-cdn.evbuc.comimages30430865640262935751original

5. Les prêts de vêtements

Une astuce sous-utilisée est d’emprunter des vêtements, de façon ponctuelle, à des amis ou de la famille. Par exemple, vous êtes invitée à un mariage? Au lieu d’acheter une robe que vous ne risquez de porter une seule fois, pourquoi ne pas faire le tour de votre réseau pour emprunter cette robe? Même chose pour des pantalons de randonnées, un coupe-vent, un manteau pour aller faire du ski ou du snow, etc.

Dans tous les cas, on vous invite à y penser à deux fois avant d’acheter du linge neuf. Il existe tellement de linge en bon état qui dort dans les placards depuis des années. Il s’agit de leur redonner vie en permettant à quelqu’un d’autre de les porter.  On vous laisse sur une adaptation de la pyramide de Maslow, version achats (source de la photo:Sarah Lazarovic)

 

the_buyerarchy_of_needs.png.662x0_q70_crop-scale

Quelle alternative préférez-vous parmi celles présentées? Avez-vous d’autres idées? 

Un an sans magasinage!

sans-titrecv

Quand je suis partie de chez mes parents en mars 2016, j’ai tout fait pour emmener le moins de choses possible avec moi, question de vraiment démarrer à zéro.

J’ai rempli cinq sacs poubelle de vêtements et de cossins à donner, j’en ai rempli un autre avec plusieurs paires de souliers et des sacs à mains que je n’avais pas portés depuis un an. J’ai vendu certains livres d’école que je gardais «au cas ou…», j’ai jeté tous mes cahiers de notes de cours du Cégep et de l’Université (parce qu’à moins de te diriger vers un doctorat, non tu ne les réutiliseras pas). Pour finalement partir avec réellement le strict nécessaire.

Enfin c’est ce que je croyais…

Société de (sur)consommation

Vidéo percutante à voir: http://bit.ly/2jWk8lP

La statistique à retenir: un américain moyen se débarrasse d’environ 82 Lb de vêtements par année!

L’idée de la société de consommation fait beaucoup réfléchir, peu importe de quel domaine nous sommes issus.

J’ai étudié en communication donc j’ai découvert le concept principalement du point de vue marketing et publicité, qui sont en fait le point de départ de la chose, puisqu’ils sont les moyens utilisés pour faire naître les désirs.

Aubaine par ci, aubaine par là. Vous voulez être cool et fiter dans la société? Achetez ceci, vous en avez BESOIN! Et dans quelques mois, soit ça sera passé de mode, soit ça va briser, alors vous devrez en acheter un nouveau! Bref, on est conditionné pour acheter des choses qu’on veut, en croyant qu’on en a besoin. Alors on oublie les impacts écologiques, éthiques, économiques et psychologiques de ces achats. Finalement, le matérialisme et l’individualisme en viennent à s’emparer de nous, qu’on le veuille ou non.

C’est qu’on en met du temps, de l’énergie, du stress et de l’argent à consommer tous ces trucs qui n’assouvissent qu’un désir de se démarquer, alors qu’en fait, on fait comme tout monde. Méchante contradiction. En plus, ce désir, il ne dure pas, puisqu’il est bientôt remplacé par un autre plus moderne, plus beau, plus cool. Méchant gaspillage. Finalement, on en passe du temps dans les magasins, et de l’angoisse à trouver LA chose qui va nous faire sortir du lot, alors qu’on pourrait être en train de faire une belle activité en plein air avec notre famille ou de passer du bon temps au chalet avec nos amis. Méchante perte de temps.

Je pourrais en parler longtemps car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, mais mon article serait beaucoup trop long… On peut toujours aller prendre un café pour en discuter si vous voulez! (Je risque aussi fort bien d’en parler plus en profondeur dans un futur article)

blur-1850082

Cure de désintox

J’ai toujours adoré et j’aimerai toujours la mode. Pour moi, c’est comme un art, un moyen d’expression. C’est dévoiler une partie de soi sans avoir à parler. Et tant qu’à être obligé de s’habiller, pourquoi ne pas transformer cette corvée en partie de plaisir et laisser aller son imagination, sa créativité! J’ai toujours aimé expérimenter, agencer couleurs et matières, trouver des moyens d’avoir du style sans trop dépenser et en restant confortable.

Mais voilà…

À la fin de 2016, après déjà quelques mois à occuper mon nouveau poste de gestionnaire dans le commerce de détails (que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi), j’ai eu un choc. J’ai réalisé à quel point la mode va vite. Pouvez-vous deviner à quelle fréquence on recevait une «nouvelle tendance» à mettre de l’avant? Je peux facilement dire au moins une fois par mois. Ça ne laisse même pas le temps de porter l’item 10 fois qu’une «nouvelle tendance» fait sont apparition! Remarquez les guillemets: les tendances ne sont jamais réellement nouvelles, c’en sont en fait des vieilles qui reviennent, sous de nouvelles formes (pensez aux chokers et aux grosses lunettes vintages!). Mais ça, c’est un autre sujet.

Bref, j’ai réalisé que je dépensais beaucoup trop pour des vêtements ainsi que des articles neufs en tout genre et j’ai eu une grosse période de réflexion.

Malgré le fait qu’à peu près tout ce qui se trouve dans ma garde-robe ne m’aie coûté que quelques dollars, au bout du compte, deux conséquences:

  1. C’est plusieurs centaines de dollars qui sont sortis de mon porte-feuille uniquement à des fins d’apparence ou de plaisir instantané. Ces centaines de dollars, ça aurait pu être un billet d’avion vers un endroit que je rêve de visiter, une journée spa, un road trip à travers le Québec, ou encore, un placement bancaire pour l’achat futur d’une petite maison.
  2. C’est aussi une accumulation de biens qui finissent par dormir dans mon placard parce que je me tanne. Mais pourquoi je me tanne? Parce que j’ai acheté trop impulsivement, sans me demander si j’en avais vraiment besoin. Alors vient d’abord une perte de temps le matin quand on choisi ce qu’on va mettre. On considère l’item, mais on fini toujours par l’éliminer. Vient aussi une perte d’espace: vous savez tout comme moi à quel point c’est plaisant d’entrer dans une pièce épurée, avec uniquement le nécessaire qui s’y trouve! Enfin, peut en venir une perte de contrôle. Pensez à l’accumulation compulsive… Oh là là.

Quel gaspillage!

C’est là que j’ai décidé que j’allais me lancer un défi: Arrêter de magasiner et rentabiliser une bonne fois pour toute ma garde-robe et les choses que je possède déjà.

untitled-design-3

Mes règles du jeu

Alors voilà, le défi est lancé, ça risque d’être intéressant.

Pour terminer, voici simplement les nuances que je souhaite énoncer pour que personne ne dise que je triche!

  • Je n’achèterai rien de neuf pendant un an, sauf en dernier recours absolu. Pourquoi un an? Parce que ce n’est pas trop long pour arriver à des conclusions,   et pas trop court pour être impressionnant si j’y arrive!
  • Mes premières options seront les friperies, les sites du genre Kijiji, et mes proches.
  • Le défi va de pair avec mon défi Zéro déchet: les produits ménagers et de beauté seront fait maison en majorité, et je tenterai de trouver un moyen de réutiliser avant de jeter (par exemple: vieux t-shirt transformé en torchon).

Qu’en pensez-vous? Êtes-vous du genre à beaucoup magasiner? Croyez-vous qu’on consomme trop?

À lire pour aller plus loin:

N’oubliez pas de vous abonner au blogue afin d’être aux premières loges quand un nouvel article est publié! 🙂

 

Mise à jour janvier 2018: Un an plus tard, mission accomplie! Venez lire le bilan ici: