Garde-robe minimaliste: 3 méthodes reconnues mondialement

Quand on se lance dans une démarche minimaliste, ou tout simplement lorsqu’on veut faire un grand ménage de ses possessions, on va souvent se lancer dans la garde-robe en premier. Comme si on était persuadé(e) que ça va être super simple, puisqu’on est conscient qu’on abuse des achats ans cette catégorie d’objets… Sauf qu’on réalise très vite que l’atteinte d’une garde-robe minimaliste, ce n’est pas si facile que ça!

Les débuts de ma garde-robe minimaliste

Je me suis rendue compte du défi que présentais l’épuration de la garde-robe lorsque j’ai eu la piqûre pour le mode de vie minimaliste. J’ai voulu épurer tout mon appartement et j’ai bien sûr commencé par la garde-robe. Alors j’ai ouvert mes tiroirs, et j’ai figé. Par où commencer? Ça fait des années que je magasine régulièrement, que j’accumule toute sorte de morceaux… Tellement de couleurs, de matières, de styles… HELP.

Donc j’ai fais quelques recherches pour trouver ma solution. Puis j’ai réalisé qu’il y avait plus d’une technique pour arriver à simplifier sa garde-robe. Après quelques jours de recherches et de lectures d’articles de blogues, j’ai choisi la mienne (un mélange de toutes), et me suis lancée. Résultat: j’ai diminué ma garde-robe de 80%! 

Ce qui est très drôle et ironique, c’est que j’ai fais cette démarche pendant les trois premiers mois de mon défi d’un an sans magasinage. Mais ça c’est une autre histoire, ahah!

Je vous présente donc différentes techniques d’épuration de garde-robe qui ont fait leur nom mondialement.

1. Le projet 333

C’est la minimaliste Courtney Carver qui a créé ce concept avec son blogue Be more with less. En gros, cette technique veut qu’on choisisse 33 morceaux pour 3 mois. Le but ultime n’est pas de finir avec uniquement 33 morceaux au total, mais plutôt de rentabiliser pour de bon ce qu’on possède déjà. C’est un peu comme magasiner dans sa propre garde-robe, et la redécouvrir à  chaque trois mois. Ça crée un réel défi puisqu’on doit prévoir plusieurs semaines à l’avance ce dont on aura besoin: vêtements chaud pour l’hiver, tenue chic pour les fêtes, etc.

De plus, ça demande la création d’une garde-robe capsule: arriver à créer le plus d’outfits possibles avec le moins de morceaux possibles. Pssst, une qui m’inspire vraiment (genre VRAIMENT), c’est Béa Johnson (l’instigatrice du mouvement Zéro déchet), et ses 50 ensembles avec 15 morceaux!!!

Bref, pour en découvrir plus sur le projet 333, je vous laisse deux liens de blogueuses québécoises que j’aime beaucoup et qui l’ont testé:

J’ai décidé de magasiner… dans mon garde-robe par Eille la cheap

Minimalisme : connaissez-vous le Projet 333? par Bulles et Bottillons

2. Les cintres à l’envers

Vous avez probablement déjà vu passer ce truc quelque part sur le web. Il s’agit de mettre tous vos cintres à l’envers dans la garde-robe, et donnez-vous un deadline. Trois mois, six mois, un an…tout dépendant de votre motivation. Du moment que vous portez un item, en le rangeant, retournez le cintre à l’endroit. Enfin, lorsque la date limite est atteinte, tous les items sur des cintres qui n’ont pas été retournés doivent être donnés.

Personnellement, j’adhère plus ou moins à ce truc car ça élimine le processus de réflexion et de prise de décision. Celui-ci, je crois, est très important quand on veut devenir minimaliste puisque c’est avec ce processus qu’on fini par intégrer de nouvelles habitudes, valeurs et priorités dans notre vie.

3. La méthode KonMari

La méthode connue mondialement tient son nom de sa créatrice japonaise Marie Kondo. C’est une fanatique du rangement. Elle est devenue consultante et LA référence pour un grand nombres d’adeptes en ce qui a trait au rangement et à l’ordre de son chez-soi. En gros, elle nous explique qu’il faut épurer de manière radicale, pas un peu à la fois, et qu’il faut prendre chaque objet un à la fois, et voir s’il nous apporte une  »étincelle de joie ».  Si la réponse est nom, on débarrasse. Si oui, on garde. La méthode est plus complexe que cette simple description. Je n’ai pas lu son livre, mais on peut en trouver plusieurs critiques sur le web, dont ces deux blogues de québécoises:

Le pouvoir étonnant du rangement, écrit par Marie Kondo par Vivre avec moins

Passer à l’essentiel avec la méthode KonMari par Tellement swell

Alors, avez-vous testé l’une ou l’autre de ces techniques? Si non, laquelle seriez-vous tenté d’essayer? En connaissez-vous d’autres?

Bonne minimalisation là!

 

Pourquoi j’ai choisi de vivre sans voiture

J’ai 25 ans, je n’ai jamais eu de voiture et je ne compte pas m’en procurer une dans les 5 prochaines années, au moins. Je vis donc sans voiture depuis maintenant près de 10 ans.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

On peut penser à plusieurs avantages, qui sont parfaitement légitimes, en ce qui a trait à la possession d’une voiture: l’économie de temps qu’elle apporte, la liberté d’aller où on veut, quand on veut, la liberté d’être dans ses propres affaires, de pouvoir mettre sa musique au volume qu’on veut, etc.

D’un autre côté, on doit débourser énormément d’argent, prévoir des réparations éventuelles, payer son permis à temps. On doit être vigilent en tout temps par risque d’attraper une contravention, ou pire, de causer un accident, qui lui peut détruire des vies et/ou entraîner des pertes financières immenses. Puis il y a l’attente interminable dans le trafic à l’heure de pointe, sans compter la pollution créée par les voitures…

23% de votre salaire annuel sert à payer votre voiture

Le côté financier d’abord.

Un propriétaire de voiture doit penser à l’assurance, la prévision de réparations potentielles éventuelles, les plaques, le permis, et le risque d’avoir des contraventions à payer. Moi, je paie 90$ par mois, qui sont automatiquement prélevés de mon compte bancaire. Ces 90$ me donnent un accès à des déplacement illimités.

Pierre-Yves McSween expose le calcul suivant dans son livre En as-tu vraiment besoin? :

Une personne qui gagne 50 000$ par année doit travailler 23% de son temps dans une année pour payer le coût de sa voiture, qui lui servira essentiellement à aller…travailler.

Assez renversant!

Me déplacer sans voiture n’est pas une perte de temps

Pensons aussi au temps passé dans le trafic chaque matin et chaque soir versus le temps de mon trajet en autobus. Je suis gagnante sur toute la ligne.

Je m’explique.

D’abord, sur les grandes artères de la plupart des villes, il existe des voies réservées pour les autobus, taxis et co-voitureurs avec trois personnes et plus dans le même véhicule. Grâce à l’autobus, je skip le trafic, comme ils disent. De plus, là où j’ai choisi de vivre, l’autobus passe aux 10 minutes en heures de pointe. Même pas besoin de regarder l’horaire des passages de peur de le manquer!

En ce qui concerne les déplacements hors-heure de pointe, oui, parfois la fin de semaine si je veux me rendre à certains endroits précis dans la ville, en raison de quelques détour dans les quartiers ainsi que l’horaire différent, le temps du trajet d’autobus sera plus long que le trajet en voiture. Mais encore là, je n’y vois pas d’inconvénient.

En effet, le temps passé dans l’autobus est du temps que je peux prendre pour lire un bon livre, m’abandonner dans mes réflexions, méditer, écouter de la musique…Pouvez-vous en faire autant pendant que vous conduisez? Non, car vous devez être constamment alerte, tandis que moi, je me laisse transporter jusqu’à ma destination sans avoir à me soucier de la signalisation et des véhicules autour de moi.

marche_lestulipes.ca

 

Il y a aussi la marche et le vélo, qui oui sont plus lents, mais oh combien plaisants! Me rendre au travail en marchant prend environ 40 minutes. S’il fait beau soleil un matin, je vais très souvent opter pour la marche. Il faudra simplement que je planifie me lever plus tôt et partir à temps, ce qui n’est pas un problème puisque le trajet va me réveiller.

Par la même occasion, j’aurai l’occasion d’observer les paysages, de prendre un chemin différent si j’en ai envie, d’écouter ma musique, et d’encore une fois skipper le trafic!

Donc, voyager sans voiture n’est PAS une perte de temps.

 »Ouais mais y’a des gens bizarres dans l’autobus… »

Oui, j’ai déjà entendu cette phrase comme excuse pour ne pas prendre l’autobus. En tout respect, c’est vraiment con comme idée pré-conçue des transports en commun!

Oui, parfois il y a des gens un peu spéciaux ou déplaisants dans les transports en commun. Mais on en voit dans tous les endroits publics. Et je vous le dis, après presque 10 ans à prendre l’autobus pratiquement chaque jour, on fini par se former une espèce de coquille, on assimile les bonnes manières, puis on apprend à se déplacer dans un esprit de cohabitation et de partage. On dit merci, on souri, on cède notre siège aux personnes âgées et aux femmes enceintes, puis on enlève son sac de sur son dos.

Et sérieusement, les gens bizarres, on ne les voit pas si souvent que ça, et il n’y a rien qui nous oblige à interagir avec eux, tout comme dans les parcs et dans les centres d’achat.

bus_lestulipes.ca

L’excuse de la distance

Certaines personnes habitent en campagne, ou dans un quartier où les autobus ne passent à peu près jamais. Je peux alors paritairement comprendre qu’elles n’ont d’autre choix que d’utiliser une voiture pour aller travailler ou faire leurs courses. mais ce sont ces gens, et eux seuls qui ont décidé d’habiter loin du travail et des commodités.

J’insiste: n’allez surtout pas croire que je dis que c’est une mauvaise chose.

Je me doute bien que ce choix a été pris pour certaines raisons parfaitement logiques: avoir un grand terrain, peu de voisins, la maison de ses rêves, la tranquillité, etc. Et je suis heureuse pour ces personnes si elles sont arrivées à réaliser ce rêve! Seule chose: il faut entièrement assumer que les dépenses de transport et le temps dans le trafic viennent avec. Et tant mieux si ces individus sont confortables avec ça!

Moi en tout cas, je ne le serais pas. En tout cas, pas pour quelques années encore.

Si j’ai besoin d’aller loin…

Ma famille habite loin. Je n’ai donc d’autres choix que d’utiliser un moyen de transport motorisé pour aller les voir, sinon j’en aurais pour des jours et des courbatures!

Alors si j’ai besoin de faire un voyage de longue distance, j’ai des options géniales qui s’offrent à moi: autobus voyageur, covoiturage, ou encore, la bienveillance de mes amis.

Je n’ai jamais abusé de cette bienveillance, même que des fois je me sens mal de demander une ride. Je m’assure alors toujours que ça ne crée pas un trop gros détour pour la personne qui accepte de me transporter, et tant mieux même si c’est sur son chemin! En échange, j’offre de payer un verre de temps en temps à mes amis, ou je les invite à souper. Je crois en une philosophie de partage et d’échange de services. De plus, le covoiturage tisse des liens…et permet de skipper le trafic encore une fois grâce aux voies réservées!

Pour le covoiturage, il existe plusieurs groupes Facebook sur lesquels on peut trouver un transport à peu près tous les jours, toutes les heures. C’est super économique et plaisant! Et si vraiment je ne trouve pas, j’opte alors pour l’autobus voyageur, qui est oui, un peu plus cher, mais tellement confortable!

C’est quoi la solution alors?

Je ne dis surtout pas qu’on devrait bannir les voitures! Ce qu’il faudrait je crois, serait que chaque personne repense à l’utilisation qu’elle fait de sa voiture.

  • Pourquoi ne pas faire de covoiturage? Je vois tellement de gens se rendre au même lieu de travail, il doit bien y en avoir trois ou quatre qui vivent dans le même quartier! Chacun économiserait de l’argent, et se rendrait plus rapidement au travail.
  • Pourquoi ne pas habiter plus près du travail, ou louer une voiture uniquement lors de voyages de longue distance?
  • Est-ce réellement plus rapide?

Bref, une voiture, en avez-vous vraiment besoin? Avez-vous une voiture pour les bonnes raisons? Travailler pour payer votre voiture…pour aller travailler, c’est aliénant non?

Dites-moi ce que vous en pensez!