Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux?

Cela fait déjà un mois que je me suis lancée dans le projet 333. Pour ceux qui ne connaissent pas, en gros il s’agit de vivre pendant trois moi avec uniquement 33 morceaux de vêtements. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article que j’ai écris sur le sujet ici!

Dans le présent article, j’explique comment j’ai choisi les 33 morceaux qui constituent ma garde-robe pendant les mois d’août, septembre et octobre 2017, puis je présente ces 33 morceaux.

Les critères de sélection

Afin de rendre l’expérience agréable, et pour rendre chaque morceau comme ayant une réelle raison d’être dans ma garde-robe, j’ai choisi mes morceaux en conséquence de quelques critères que voici:

  1. Doit s’agencer avec au moins trois autre morceaux,
  2. Je dois être à l’aise de porter l’article au moins deux fois par semaine,
  3. Idéalement, qu’il puisse être porté de différentes façons (voir plus bas pour des exemples),
  4. Doit être choisi en considérant le changement de saison,
  5. Peut être porté pour plus d’une occasion (travail, sortie, voyage, courses, soirée).

Libre à vous de suivre ces critères à la lettre ou d’en avoir des différents (mentionnez-les en commentaire, ça peut toujours être utile!).

Les articles que j’ai choisi

Voici donc la liste des articles que j’ai choisi. Pour le plaisir, et pour vous montrer qu’il est très facile d’avoir une garde-robe pratique, belle, et confortable, j’ai inscrit entre parenthèses les items que je me suis procurés sans acheter neuf, et l’endroit d’où ils viennent!Les autres morceaux ont été achetés neufs et avant le 1er janvier 2017 (vu mon défi d’un an sans shopping).

Hauts et robes:
  • 3 t-shirts longs: un vert forêt (déniché dans un swap), un gris foncé, un vert kaki
  • 4 t-shirt crop top: un ligné noir et blanc, un mauve, un gris et un noir (tous soit donnés par une amie ou dénichés dans un swap)
  • Une veste en tricot noire
  • Un crop top sans manche fleuri (donné par une amie)
  • Une blouse style boho orange
  • Deux chemises: Une noire (trouvé dans un swap) et une blanche
  • Un gilet ligné noir et vert avec col montant
  • Un veston long noir
  • Un petit manteau rouge (venant d’un swap encore!)
  • 4 robes: une cold-shoulders fleurie (encore d’un swap), une grise ample, une noire manches courtes (venant d’une friperie), une grise à motif sans manches
  • Une camisole noire
  • Une veste en jeans (que je porte littéralement chaque jour!)
Bas:
  • Deux paires de jeans: un skinny noir(donné par une amie), un mom jean
  • 4 jupes maxi: une beige, une noire, une grise et une brune et noir à motif ethnique (toutes dénichées dans un swap) 
  • Une paire de gaucho noirs (Mon premier achat neuf de l’année, lonnnnguement réfléchi!)
  • Une jupe crayon noire, avec des poche ?. (Achetée au Village des valeurs pour 3$)
  • Une paire de shorts en jeans
  • Une paire de leggings noirs

Comment j’arrive à ne pas me tanner?

Ce que je découvre avec mon défi sans shopping, c’est qu’on peut avoir tellement de créativité avec sa garde-robe! voici donc quelques idées qui peuvent amener une piste de départ à ceux qui seraient en manque d’inspiration. Je ferais peut-être un article avec plus d’exemples de comment je diversifie ma garde-robe avec le moins de morceaux possibles (laissez-moi savoir si ça vous intéresse, je suis un peu gênée de jouer les blogueuses modes haha!)

1.La superposition

J’adore superposer mes morceaux. Ça me permet d’abord de pouvoir porter différents morceaux dans des situations qu’ils ne pourraient pas être portés. Comme par exemple ma petite robe à bretelle: je dois impérativement avoir les épaules couvertes au travail, donc je la porte avec soit mon gilet noir en dessous, ou encore avec une blouse par dessus! Dans cette deuxième option, elle a l’air d’une jupe.

2.La modification de la fonction d’origine

Ça c’est ce que j’adore avec les défis: la créativité est notre allié! Dans les exemple ici: une jupe maxi portée plus haute en fait une robe, et la chemise blanche attachée à l’avant au lieu de simplement lousse, ajoute du style à la tenue! Et comme vous pouvez voir, je porte la même jupe sur les deux photos, et ça ne parait pas! Donc je peux la porter quelques fois dans la même semaine sans que ça fasse étrange ahaha!

 

Alors, avez-vous déjà relevé le défi 333? Si oui, vous en pensez quoi? Comment vous en êtes-vous sortis? Et si vous n’avez jamais tenté l’expérience, est-ce quelque chose qui pourrait vous intéresser? Pourquoi?

7 phrases que les adeptes du minimalisme et du zéro déchet sont tannés d’entendre!

« Ton appartement doit être vide»

Non, mon appartement n’est pas vide. Je n’ai pas juste ma brosse à dent, 1 fourchette, 1 sofa et 1 plante chez moi. En fait, j’ai beaucoup d’objets. Mais presque chacun des objets a son utilité et sa valeur. C’est ce que veut dire le minimalisme pour moi. Ce n’est pas d’avoir le moins d’objets possible, mais c’est que chaque objet qu’on possède nous serve à quelque chose. C’est pour cette raison que j’ai épuré plus de 2000 objets de mon appartement en 5 mois: pour me débarrasser du surplus et pour me désencombrer des objets que je n’utilise pas. Bien sûr, vivant à deux, il faut faire des compromis. Mon appartement n’est pas aussi épuré que je ne le souhaiterais ou qu’il ne le serait si je vivais seule. Mais je sais que les objets que mon conjoint garde ajoutent peut-être une valeur à sa vie, alors je me dois de respecter cela.

« Ton mode de vie n’est pas viable, car tu ne fais pas rouler l’économie de la société»

Wow. Celle-ci, c’est la meilleure. Je suis de celle qui croit que l’économie doit être au service des gens et non l’inverse. Et je ne veux certainement pas participer à faire rouler une économie qui détruit l’environnement et l’écosystème, fait travailler des millions de personnes dans des conditions plus qu’inhumaines et qui ne sert qu’une poignée de tous puissants. L’offre et la demande, cela fonctionne des deux côtés. Si on cesse de surconsommer et si on produit plus de produits écoresponsables, éthiques et qui ont été produits dans de bonnes conditions humaines, le marché s’adaptera. Je ne m’excuserai pas de consommer en suivant mes valeurs. Et de toute façon, comme disait Laure Waridel, acheter, c’est voter! Je ne m’excuserai certainement pas de voter chaque jour!

«C’est parce que tu n’as pas d’enfants»

Je n’ai pas d’enfants, effectivement. Mais je suis certaine que le jour où j’en aurai, je ne changerai rien de mon mode de vie. Je pense déjà à des alternatives bébé pour quand j’aurai un enfant. Tout est dans la planification. Bon, je sais que c’est un peu extrême de planifier sa grossesse et son mode de vie 3-4 ans d’avance, mais c’est peut-être ces réflexions précoces qui vont assurer mon succès dans mon cheminement vers le zéro-déchet absolu. Et je vois plein de familles qui réussissent à garder leur vie simple, parfois non sans accrochage avec la famille qui veut gâter les enfants de gogosses inutiles mais bref… On traversera le pont quand on sera rendus!

«C’est trop compliqué»

Cette excuse est lamentable. C’est tellement simple et facile le zéro-déchet, une fois qu’on s’est habitués au changement. Oui, il y a une période de transition de quelques semaines (ou mois) où il faut faire plus d’efforts et persévérer, mais une fois passés, ce mode de vie devient accessible pour monsieur et madame tout le monde. C’est facile de penser à amener ses sacs de fruits et légumes en filet et ses plats en même temps que ses sacs réutilisables, c’est facile de rajouter une bouteille d’eau dans notre sac quand on sort, c’est facile d’arrêter au magasin en vrac qui de toute façon, est sur la route de l’épicerie et d’amener nos propres plats. C’est facile d’essayer la coupe menstruelle, c’est facile de couper des vieux T-shirts pour en faire des mouchoirs lavables.

«C’est juste une passe, tu m’en reparleras dans 2 ans»

Une membre de ma famille m’a dit cette phrase quand j’ai parlé de ma transition vers le minimalisme et le zéro déchet. Parce que c’est tellement difficile de juste me supporter dans mes choix et de m’encourager. Je crois que cette condescendance mal déguisée reflète en fait une certaine insécurité. Je crois que mon mode de vie brusque certaines personnes de mon entourage et au lieu de remettre en question leurs propres habitudes ou leur choix de consommation, il est plus facile de ridiculiser mes choix. Mais je suis certaine que ce mode de vie me suivra. Parce qu’après seulement quelques mois, j’en ressens tous les bénéfices. Et je ne voudrais jamais revenir en arrière.

«Avoir une voiture, ce n’est pas très minimaliste»

Premièrement, il faut garder en tête que le minimalisme est un parcours, pas une destination. Cela veut dire que tout ne se fait pas du jour au lendemain, que tout progresse à un rythme qu’on a décidé. J’ai une voiture, parce que j’ai besoin de me déplacer pour le travail. J’ai une voiture, parce que je suis à 8  minutes de mon travail en voiture, contrairement à presque 60 minutes en bus. Je sais que je suis trop loin de mon milieu de travail et je travaille là-dessus. Malheureusement, un bail, ça ne se brise pas assez facilement et tant qu’à me rapprocher juste pour me rapprocher, j’aime mieux bien le faire et bien choisir ma future maison. Ma voiture ajoute indéniablement une valeur à ma vie en ce moment. Je sais que ce ne sera pas toujours le cas. Chaque chose en son temps.

«Je vois que tu as acheté un produit emballé. Tu n’as pas vraiment un mode de vie zéro déchet dans le fond»

Ouf! Comme je déteste me faire dire cela, surtout venant d’une personne qui achète des produits emballés sans arrêt. Mais il ne faut pas le prendre personnel! C’est peut-être l’insécurité de l’autre qui parle, face à un mode de vie qu’elle ne partage pas. Je suis humaine, il m’arrive, et souvent encore, d’acheter des produits emballés. Parce que c’est plus facile ainsi ou parce que je ne trouve pas d’alternative près de chez moi. Ce serait contre-productif de faire 20 minutes de voiture pour aller me procurer un fromage non emballé juste pour ne pas produire de déchet, considérant l’essence et le temps que cela me prend. Je considère quand même avoir un mode de vie zéro déchet, et ce, même si j’en produis quelques-uns. Comme toute démarche, c’est progressif. Plus les changements sont intégrés uns à uns et pas vus comme un boulet, plus ils sont susceptibles d’être durables. Je préfère modifier mon mode de vie petit à petit et que cela devienne une habitude que de tout chambouler d’un coup et me tanner parce que c’est trop de travail!

Et vous? Avez-vous déjà fait face à de tels commentaires? Comment réagissez-vous?

L’art de la simplicité, par Dominique Loreau: 7 passages qui font réfléchir

Lorsque j’ai décidé de m’initier au minimalisme il y a quelques mois déjà, j’ai découvert Dominique Loreau. Ses livres sont très prisés par tous ceux qui désirent simplifier leur vie. L’art de la simplicité est probablement sont plus populaire. Curieuse de voir ce qu’il pouvait apporter de si merveilleux, je me le suis procurée.

Bien que ça m’ait pris plusieurs semaines à le terminer (je n’avais pas lu de livre complet depuis plusieurs mois. Ah! la fin des études…), j’ai apprécié en grande partie les sujets abordés (matérialisme vs minimalisme, bien-être, spiritualité, etc). Comme j’ai pris l’habitude à l’université d’annoter toutes mes lectures, j’ai eu le réflexe de surligner tous les passages que je trouvais inspirants.

L’art de la simplicité: 7 passages qui m’ont fait réfléchir

Alors j’ai enfin fini le livre, et j’avais envie de partager avec vous mes citations préférées qu’on peut retrouver dans ce livre. Parce que parfois ce ne sont que de simples citations qui nous ouvrent une toute nouvelle perception. N’hésitez pas à commenter en me disant votre préférée!

« Dans une maison, ce n’est pas la décoration qui devrait être essentielle, mais les personnes qui s’y trouvent. » -p.35

« La plupart du temps, les gens sont plus accablés par l’idée de ce qu’ils ont à faire que par ce qu’ils font en réalité. C’est pour cela que les paresseux sont souvent déprimés. Il est aujourd’hui prouvé que l’inactivité ralentit le métabolisme et entraîne une chute de tension. » -p.86

« Le zen nous met en garde contre les objets d’art et contre l’empreinte signée d’un artiste sur une oeuvre. Il demande à l’homme de n’être ni le maître ni le sujet des choses et des autres, de ne pas devenir l’esclave de lui-même, de ses émotions, de ses principes ni de ses désirs. La beauté, selon le zen, est un état de non-préoccupation, une liberté à l’égard de tout. Une fois que cet état est atteint, tout est beau. C’est un état d’esprit, l’acceptation de l’inévitable, l’appréciation de l’ordre cosmique, de la pauvreté matérielle et de la richesse spirituelle. » -p.105

« La simplicité ne signifie pas éliminer ce que l’on aime, mais éliminer ce qui ne contribue pas ou plus à notre bonheur. » -p.117

« Être beau, c’est d’abord être soi. » -p.127

« Critiquer ne dira rien sur les gens, mais en revanche en dira long sur vous: vous êtes une personne qui critique. » -p.258

« Le succès prend ses racines dans l’esprit et se concrétise dans le monde matériel, jamais dans le sens inverse. » p.270

Voilà donc 7 passages qui m’ont marqué. Bien sûr, il y en beaucoup plus, et ceux-ci sont ceux qui m’ont marqué personnellement. Si vous avez lu le livre et avez noté d’autres passages inspirants, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires! Et tant qu’à y être, donnez-moi votre avis sur le livre!

 

Minimalisme, zéro déchet et santé

Plusieurs raisons m’ont amenées à adopter un mode de vie minimaliste: l’envie d’économiser et d’épargner, désencombrer mon appartement, mon agenda et mon esprit, avoir plus de temps pour faire ce que j’aime, identifier mes priorités, etc. En ce qui a trait au mode de vie zéro déchet, je voulais surtout économiser sur le prix de l’emballage et diminuer mon empreinte écologique.

Je ne me doutais pas qu’en adoptant ces modes de vie, cela allait avoir un effet immédiat sur ma santé. Voici de quelles façons:

1- Plus de temps pour faire ce qu’on aime

Depuis que je suis minimaliste, j’y pense deux fois avant de prendre un engagement. En effet, les engagements que je prends et qui n’ajoutent pas de valeur à ma vie m’enlèvent du temps pour faire des activités que j’aime réellement. Et il s’avère que les activités que j’aime pratique sont de nature sportive: ultimate frisbee, volleyball, natation, entrainement, vélo, etc. Depuis que je suis minimaliste, j’ai le temps de faire ses activités presque chaque jour et cela a un impact certain sur ma santé. Je suis plus en forme, j’ai plus d’énergie et j’ai un meilleur sommeil. Je mange mieux, je me sens plus détendue et j’ai une meilleure confiance en moi.

Plein de temps et des sous de côté pour faire du plein-air et du camping.

2-Rendez-vous chez des professionnels, assurances ou pas

Le minimalisme m’a amené a repenser mes priorités et à m’assurer de les respecter. Pendant mes périodes de réflexion, j’ai pris conscience à quel point la santé est un poste budgétaire élastique et que nous sommes réticents à dépenser de l’argent pour notre santé. Combien de fois ai-je repoussé ou annulé un rendez-vous chez un professionnel de la santé parce que je n’avais pas d’assurances ou que je n’étais plus couverte pour ce service? D’un autre côté, je n’avais aucun mal à dépenser plusieurs dizaines de dollars par semaine pour aller souper au restaurant.

Tranche de vie: J’ai toujours eu de gros maux de tête et ce, depuis que je suis toute petite. Je mangeais des tylenols comme des bonbons. C’est même pas une  blague, mon chiro m’a dit que j’avais probablement des maux de tête quand j’en prenais moins souvent, parce que mon corps était en sevrage. 15 tylenols et 10 advil par semaine, ça peut juste être mauvais pour la santé. Bref, je suis allée chez le chiro parce que j’avais une assurance qui me remboursait 50% du montant de mes séances jusqu’à concurrence de 300$. Le chiro m’a tellement fait de bien que j’ai écoulé ma couverture rapidement. Mon premier réflexe: me dire que je n’irais plus chez le chiro, car je ne suis plus assurée. ERREUR! Après réflexion, je me suis demandée pourquoi je me priverais des soins en chiropratie. Pour la première fois depuis 15 ans, je passais plusieurs semaines sans avoir mal à la tête. Au courant des 6 derniers mois, je peux compter mes maux de tête sur les doigts d’une seule main alors qu’avant, j’avais un léger mal de tête pratiquement tous les jours et un gros mal de tête minimalement 1 fois par semaine. J’AI RÉALISÉ À QUEL POINT LES 50$ MENSUELS QUE JE DÉPENSAIS CHEZ MON CHIRO ÉTAIENT EN FAIT UN INVESTISSEMENT DANS MA SANTÉ. Et depuis, je ne me pose plus de questions. J’ai même commencé à me faire masser aux 6 semaines pour détendre mes muscles et c’est génial.

3- Moins de stress

Chaque fois que je repense à quel point j’étais encombrée les dernières années, je ne peux pas m’empêcher de ressentir un certain stress. J’avais tellement d’objets inutiles! Ils étaient omniprésents: dans mes armoires de cuisine, dans mes étagères de salon, empilés dans des bacs en plastique dans mon garde-robe, dans mes tiroirs de salle de bain, dans ma voiture, sur mon frigidaire, etc. Maintenant, quand je regarde tous mes espaces épurés, je me sens super bien. Je me sens détendue et je sais que j’ai pris la bonne décision. Je n’ai plus à me stresser pour mon ménage ou l’organisation de mes objets, je peux seulement relaxer et profiter du moment présent.

Des surfaces lisses et aérées dans tout l’appartement: apaisement instantané!

4-Meilleure alimentation

La transition vers un mode de vie zéro déchet m’a forcée à repenser mes habitudes de consommation. J’étais une grande consommatrice de poulet, en mangeant 3-4 fois par semaine. Je mangeais aussi un peu de boeuf haché et du porc. Ces aliments sont emballées dans des barquettes de styromousse non recyclables au Québec et dans la pellicule plastique. J’ai essayé de procurer des viandes en épicerie dans mes propres plats, mais toutes les épiceries ont refusé, sauf le IGA Des Grives (Gatineau). Ma réaction a donc été de cesser ma consommation de viande, pour cesser d’acheter autant d’aliments emballés.  À l’épicerie, les aliments les moins emballés sont les légumes et les fruits. Je consommais déjà beaucoup de ces aliments, mais depuis que je ne mange plus de viande, je consomme ces aliments en quantité industrielle.

Il faut aussi dire que consommer moins d’aliments emballés dans du plastique n’est que bénéfique pour notre santé, car nous nous protégeons des émanations toxiques de ce type d’emballage.

Le minimalisme a aussi eu un impact sur mon épicerie. Sans savoir pourquoi, je voulais toujours que mon épicerie me coûte le moins cher possible. J’achetais donc des aliments de moins bonne qualité et je retirais de mon panier des aliments qui n’étaient pas en spécial. Tout ça pour sauver 10$ rendue à la caisse. Mais le jour d’après, je n’avais aucun problème à aller magasiner pour un 20e chandail et une 12e paire de pantalons et faire monter ma facture à 60$. Quelle contradiction! Je coupais dans mes besoins essentiels pour me procurer des biens inutiles. Maintenant, ma facture d’épicerie me coûte ce qu’elle me coûte et je ne culpabilise pas rendue à la caisse, car je sais que mon panier est rempli de bons aliments pour ma santé.

 

Une alimentation sans viande pousse à intégrer davantage de légumes et de fruits dans son assiette.

 

Depuis que j’ai adopté un mode de vie minimaliste, zéro-déchet et végétarien, je peux réellement affirmer que j’ai vu un changement significatif sur ma santé, non serait-ce que pour les maux de tête et ma forme physique en général.

Et vous, avez-vous observé des changements sur votre santé? Quels sont-ils?

Garde-robe minimaliste: je tente le projet 333

Le 1er août 2017 marquait le début d’une nouvelle étape de ma démarche minimaliste. Après un désencombrement intense de ma bibliothèque, de l’ensemble de mon appartement et de ma garde-robe, j’ai décidé de me lancer dans le projet 333 dont j’ai déjà un peu parlé dans cet article! Je le mentionnais aussi dans mon bilan de 6 mois sans shopping.

Qu’est-ce que le projet 333?

C’est très simple (j’espère ben, c’est un défi minimaliste!). Le projet a été créé par Courtney du blogue Be more with less. On choisi 33 morceaux (ou moins, mais pas plus!) dans sa garde-robe que l’ont portera pendant 3 mois. Ces 33 morceaux incluent les bijoux, les accessoires, les vêtements d’extérieur, et les souliers. Ils n’incluent PAS les sous-vêtements, les pyjama, ni les vêtements de sport (et ceux-ci ne doivent être portés QUE pour dormir ou faire du sport!). Tout ce qui reste et n’est pas choisi, on le range hors de notre vue pendant les trois prochains mois.

Pourquoi ce défi est-il si populaire?

D’après mes recherches sur d’autres blogues de personnes qui ont tenté l’expérience, plusieurs conclusions en ressortent:

  • Le projet 333 aide à faire le point sur ses réels besoins en terme de vêtements.
  • Il développe la conscience de soi, la confiance en soi, et la créativité.
  • Il fait apprendre à apprécier ce qu’on a.
  •  Ça me fera peut-être réaliser autre chose…à voir!

Comment je m’y suis prise?

J’ai d’abord commencé par tout sortir de ma garde-robe et de mes tiroirs. Vous auriez du voir ma chambre, méga bordel. Moi qui pensais m’être déjà m’être débarrassée d’absolument tout les vêtements qui ne m’étaient pas nécessaires avec mon défi d’un an sans magasinage, il m’en reste encore beaucoup!

Ceci fait, j’ai commencé à sélectionner tous mes items préférés. Genre ceux que je porte au moins une fois par semaine tellement je me sens bien, confortable et belle dedans. J’ai aussi choisi les morceaux que je sais faciles à agencer: une paire de jeans, un chandail noir, une jupe noire, une veste en jeans. Puis j’ai compté: 50 morceaux. Ouf, je devais encore couper.

Alors pour avoir une meilleure vue d’ensemble j’ai tout foutu le reste dans une grosse poche de voyage que j’ai eue en participant à une compétition universitaire (enfin elle a une utilité haha!).

Donc j’ai refais le tri parmi les 50 morceaux choisis et je les ai pris un à la fois dans mes mains. Je m’assurais d’être capable de faire au moins trois outfits avec chaque morceau, et de voir si il y avait différentes façons de les porter (jupe maxi qui peut être montée jusque sous les épaules et devenir une robe sans manches, chemisier qui peut être ouvert, ou encore noué à l’avant, etc). Et j’ai finis par avoir mes 33 morceaux! Yé!

Note importante: pensez à la saison et aux occasions qui s’en viennent! Mes trois mois sont Août, Septembre, et Octobre. J’ai donc dû inclure un manteau léger pour l’arrivée de l’automne. Et si je décide de retenter l’expérience pour les trois mois suivants, je devrai considérer le temps des fêtes et l’hiver qui vient…

Ma petite exception

Je me suis permise d’ajuster une seule règle du défi: je n’ai pas inclus les accessoires, sacs et souliers dans mon défi.

La raison est que je suis déjà très minimaliste en ce qui concerne les accessoires. En effet, je ne porte aucun bijoux, et j’ai juste deux sacs (sac à dos Matt & Nat et mini sac à main noir, deux items super polyvalents!). En ce qui concerne les souliers, j’ai des problèmes avec mes pieds (je dois d’ailleurs prendre rendez-vous chez le podiatre pour renouveler mes orthèses…). Donc je garde trois paires au travail, que je change selon le niveau d’inconfort (pour ne pas dire douleur…). Pour ce qui est de la vie de tous les jours, j’ai trois paires que j’alterne selon les occasions: une paire d’espadrilles, des bottillons noirs, et des souliers style Toms. Trois items qui ne sont aucunement superflus.

Alors c’est parti! Je prépare un article avec les morceaux que j’ai choisi, et je vous reviens dans trois mois pour un bilan et mes astuces. Je suis plutôt excitée de voir ce que ce défi va m’apporter…

Aviez-vous déjà entendu parler du projet 333? Si oui, l’avez-vous essayé et qu’en avez-vous pensé? Et si non, seriez-vous tenté par l’expérience?

Un an sans magasinage: bilan des 6 premiers mois

Ça fait officiellement 6 mois que je n’ai pas magasiné pour des vêtements neufs. Ça a passé tellement vite, et je surprise à quel point ça se déroule bien! Je vous fais ici un petit bilan des 6 premiers mois, avec trois conclusions auxquelles je suis arrivées pendant ces derniers mois sans shopping, ainsi que ce que je prévois pour les six prochains.

1. J’ai économisé 3200$

Oui, 3200$! Comment j’ai fait le calcul? Vers la fin du deuxième mois, je commençais déjà à voir que mon compte de banque se vidait beaucoup moins vite qu’à l’habitude. Alors j’ai décidé de modifier les paramètre de mon compte CELI, pour y mettre 200$ par semaine, au lieu de 100$ (je reçois mes paies aux semaines). Donc 200$ x 16 semaines = 3200$ de plus dans mon CELI. C’est quand même fou quand je pense qu’il y a 6 mois, je n’aurais jamais été capable de faire ce changement.

Certains diront « Oui mais on ne dépense pas 200$ par semaine de vêtements! ». Non (mais certaines personnes oui), mais compte-tenu des autres dépenses que je fais (loyer, factures, sorties hebdomadaires, etc), le simple fait d’avoir arrêté d’acheter des vêtements et de faire des achats impulsifs m’a donné un lousse de plus qui me permet de mettre plus d’argent de côté, tout en étant tout de même capable d’avoir du plaisir (sorties au resto, cafés entre amis, etc)  et respecter mon budget.

Ce qui me rend le plus heureuse, c’est que mon projet de m’acheter une maison l’an prochain est de plus en plus réalisable, malgré que je ne gagne pas le plus fou des salaires.

2. J’ai diminué ma garde-robe de 80%

Ceci est vraiment drôle, puisqu’on pourrait penser que j’allais tout garder de peur de me tanner avec les mêmes vêtements pendant un an. Mais non! En étant obligée de faire avec ce que j’avais déjà, j’ai réalisé que ce sont toujours les mêmes morceaux que je tassais le matin en choisissant mes outfits, et toujours les mêmes que je préférait. Alors j’ai commencé à faire des sacs de vêtements à donner et j’ai éliminé ceux-ci:

  • Tout ce qui frippe facilement
  • Tout ce qui s’agence avec un seul autre morceau
  • Tous mes bijoux: je finis toujours par les enlever au courant de la journée
  • Tout ce que je gardais de côté  »au cas où »
  • Tout ce que je n’avais pas porté depuis six mois et plus
  • Tout ce qui trouvais une réponse négative à la question: « Si j’étais en train de magasiner là, maintenant, est-ce que je rachèterais ce morceau? »
  • Tout ce que j’avais en double: leggings, camisole noire, etc
  • Toutes les paires de bas qui ne sont pas noirs: C’est tellement plus simple de faire le tri après la lessive, toute matche!
  • Mes soutien-gorges plus ou moins confortables

Bref, toute  fite dans deux petits tiroirs et une vingtaine de cintres dans mon garde-robe, ainsi que trois paniers pour les sous-vêtements (culottes, bas, soutien-gorges).

J’ai besoin de faire le ménage beaucoup moins souvent, et tout ce que je porte, je l’aime et je suis confortable dedans.

J’ai aussi appris à réinventer certains morceaux: une robe que je peux porter en jupe (je fait un nœud à l’avant avec les manches), je superpose un haut sans manches et un chandail pour pouvoir porter le premier au travail (le code vestimentaire à mon travail interdit les épaules dénudées), etc.

 

3. J’ai trouvé des alternatives

Malgré le fait que j’ai arrêté de magasiner, je reste une grande adepte de mode! J’ai donc tout de même réussi à ajouter quelques morceaux (dont l’achat a été longuement réfléchi)  à ma garde-robe, sans dépenser un sous dans du neuf et dans les grandes chaînes.

Les échanges de vêtements

Premièrement, j’ai participé à deux échanges de vêtement. Le premier c’était avec une gang de filles, dans le café d’une de l’une d’elles, après les heures d’ouverture. Chacune apporte une une poche de vêtements qu’elles ne portent plus, on prépare du popcorn et du thé, et tout le monde pige dans tous les sacs. On se ramasse toutes en brassières à essayer du linge et à commenter ce que les autres essaient. Parfois on a des fous rire parce qu’on a l’air d’une patate, d’autres fois on saute de joie parce qu’on a trouvé LE morceau de rêve!

Puis chacune repart avec quelques morceaux pour agrémenter sa garde-robe. Les items qui n’ont pas trouvé preneurs sont remis à un organisme de charité du coin.

Le deuxième échange a été celui que nous avons organisé. J’y ai trouvé une dizaine de morceaux superbes. Je vous en parle plus dans mon précédent article: 

Les friperies

Quand il a commencé à faire plus chaud en avril, j’ai réalisé que je n’avais pas de souliers d’extérieur autres que des bottillons ou des ballerines. Je n’avais pas d’entre-deux. J’ai donc décidé d’aller faire un tour au Village des Valeurs, et j’ai trouvé des sneakers Nike pour 10$! Ça m’a vraiment fait réalisé qu’on est fou de toujours se pencher sur le neuf comme première et/ou unique option. Nous devrions toujours vérifier l’usager d’abord, faire appel à ce qui est déjà là, plutôt que d’encourager la production de masse et l’exploitation de ressources. Cette dernière option devrait en être une de dernier recours. En plus, on paie beaucoup moins cher pour le même item, oui déjà porté (très souvent ça a l’air complètement neuf), mais encore en excellent état d’usage.

Et pour les 6 mois à venir alors?

En ce qui concerne la deuxième moitié de l’année, je compte continuer mon désencombrement. J’ai encore quelques morceaux que j’hésite à donner, mais qui n’ont pas été porté depuis plusieurs semaines.

Il y a aussi le concept de garde-robe capsule et le projet 333 qui me trottent dans la tête. Je dois définitivement tenter l’expérience pour le deuxième. Je vous tiens au courant…

Enfin, dans les mois qui viennent je veux faire une introspection quant aux effets de la mode et de la consommation sur mon bien-être personnel, sur ma confiance en moi, ainsi que sur le niveau d’importance que je porte à tout ça, et pourquoi. Article à venir sur le sujet, bien sûr!

À bientôt!

Mise à jour janvier 2018: Mission accomplie! Venez lire le bilan ici:

Choisir ses batailles OU comment ne pas culpabiliser

Ça y est! Tu es converti, ç’a été l’illumination pour toi: le minimalisme et le mode de vie zéro déchets ça te branche, ça te buzz, ça te parle! Tu as fait le tour de chaque pièce de ton 4 et demi, tu as pris chaque objet dans tes mains et tu t’es demandé si ce bidule était vraiment nécessaire à ta vie.Tu t’es demandé s’il t’apportait du bonheur (ou autres sentiments d’allégresse) ou si c’était juste un autre cossin que tu gardes « au cas ou ». T’as fait le tour de ton fridge’ et de ta pantry: fini les emballages inutiles, vive le vrac!

Tu adhères à ce mode de vie à 100%.

Au fil de tes épiceries tu regardes ce qui pourrait être acheté en vrac, ce que tu pourrais faire toi-même, ce que tu n’achèteras plus. Tu ne fait plus d’achats impulsifs sur le net à 2h13 du matin. Tu sais que tu n’as pas besoin d’une quinzième chandelle parfumé, même si elle est soldée à 50%. Dans ton decluttering tu as gardé les autres, parce que t’aime ben ça, les chandelles parfumées.

Dimanche: ton plus vieux a de l’école demain, tu dois faire son lunch, et faire 150 brassées de lavage parce que ta middle child à vomis 3 fois dans son lit aujourd’hui. Ça et le souper, l’épicerie, la balayeuse, la moppe, te laver et entre tout ça, t’essaie de respirer un peu. Tu te rends compte que t’auras pas vraiment le temps de faire des muffins pour demain matin. Tu ajoutes des pattes d’ours à ta liste d’épicerie, parce que ça dépanne bien mais avec un pincement à ta conscience quand même un peu. Et tu sais quoi?

C’est pas grave!

T’en fait déjà pas mal, quand même!

Entre la job, les enfants, les corvées, ton couple, tes ami(e)s et tes soirées mondaines ça se pourrait bien que tu n’aies pas nécessairement le temps d’être zéro déchets tout le temps. Et t’aimes quand même mieux ça que d’avoir à justifier à ta progéniture pourquoi il avait des carottes comme side lunch et comme dessert aussi.

Tu feras des muffins demain, pis c’est ben correct comme ça.

Le mode de vie zéro déchets c’est un but ultime mais qui pourrait ne pas s’appliquer à 100% avec ta routine de vie.

L’important c’est que l’effort soit là

Que ta conscience écologique ait toujours le dessus sur la facilité mais pas sur ta santé mentale (i.e.: le stress de devoir toujours être parfaite dans ses convictions).

Ça s’applique aussi au minimalisme: le but n’est pas de se priver, mais de vivre avec l’essentiel et de faire ce qui nous tient vraiment à coeur. Si tu te sens brimé(e) dans ce choix de vie, slack un peu tes convictions et fait toi plaisir de temps en temps avec du matériel. Si ça te fait vraiment plaisir, que ce n’est pas un achat impulsif, que tu as contemplé les solutions les plus écolos ou que tu peux trouver ton bonheur dans le seconde main, go for it!

Y’a pas la police du minimalisme-écolo qui va te mettre en prison, c’est promis!

Sur ce, garde toujours en tête que tu t’es lancé(e) dans cette aventure avec de super intentions et de belles convictions… mais que chaque parcours a ses obstacles et que le mieux que tu peux faire, c’est faire de ton mieux!

Kim xoxo

Minimalisme et Zéro déchet: mes blogues préférés!

Se lancer dans un mode de vie minimaliste et zéro déchet peut faire peur! À mes débuts, j’ai énormément lu et posé des questions. J’ai aussi suivi plusieurs blogues et pages Facebook afin de m’inspirer et trouver des trucs. Il existe énormément d’outils et de pages, tellement qu’on peut s’y perdre! Je vous présente ici mes coups de coeur.

Blogues sur le minimalisme

Vivre avec moins

Je commence avec mon blogue favori, non seulement parce qu’il est génial, mais aussi parce qu’il est québécois! Le blogue est tenu par Vicky Payeur, une ancienne consommatrice compulsive qui s’assume et qui a découvert le minimalisme en août 2015. Son blogue propose de nombreux articles pour simplifier sa vie au quotidien et a été une vraie source d’inspiration pour moi.

Becoming Minimalist

Ce blogue est tenu par Joshua Becker, qu’on aperçoit brièvement dans le documentaire Minimalism. Il propose un accompagnement pour les personnes qui désirent adopter un mode de vie minimaliste, notamment via un cours virtuel de 12 semaines, qui contient des vidéos, entretiens, webinaires, articles, défis hebdomadaires et une communauté de soutien.

Be more with less

Beaucoup de gens connaissent la femme derrière ce blogue: Courtney Carver. La même Courtney Carver qui a inventé le projet 333 et la capsule de vêtements (33 morceaux de vêtements à porter en 3 mois pour réaliser quels sont nos vrais besoins). Son site internet et sa page Facebook nous encouragent à ralentir, à prendre conscience de ce qui est important pour nous et nous recentre sur les bonheurs simples de la vie. Courtney est atteinte de sclérose en plaques et elle affirme ressentir moins de symptômes et être en pleine forme depuis qu’elle a désencombré sa vie, de sa maison à son agenda, en passant par son esprit.

Nourishing Minimalism

J’ai parlé à quelques reprises de ce blogue par le passé, notamment parce que j’ai fait le défi 2017 in 2017 (se débarrasser de 2017 objets cette année). Ce blogue est tenu par une maman de 6 enfants. Elle donne plusieurs trucs et démontre qu’il est possible d’adopter un mode de vie minimaliste même avec une famille nombreuse. De la simplicité dans les objets qu’on possède en passant par la simplicité de nos repas, elle donne plusieurs astuces pour nous aider à simplifier notre quotidien et profiter de la vie.

No sidebar

Au point de vue pratique et réflexif, c’est vraiment ce blogue qui m’a aidé, avec son cours virtuel sur 30 jours. Chaque matin, je recevais un courriel avec un article, des pistes de réflexions et un défi quotidien. Comme le démontre la photo ci-bas, le cours couvre de multiples facettes de nos vies: le digital, les finances, la maison, la vie, l’esprit, le travail, etc. C’est un cours complet qui va plus loin que le simple désencombrement physique.

The Minimalists

Le dernier, mais non le moindre. C’est probablement le blogue le plus connu du grand public, notamment grâce à leur populaire documentaire Minimalism, disponible sur Netflix. Ces deux jeunes hommes tiennent un blogue et une page Facebook pour donner des conseils afin de s’initier au minimalisme. Mais le plus intéressant sont certainement leurs podcasts. Plusieurs dizaines d’émissions de radio portant sur des sujets différents et qui encouragent à la réflexion: Pourquoi je suis minimaliste? Qu’est-ce que je veux aller chercher? Quels sont mes objectifs? Que dois-je faire pour y arriver? Leurs podcasts portent sur notre relation à l’argent, au travail, aux objets, à l’épargne, aux objets de luxe, aux gâteries, à la famille, aux amis, au couple, etc.

 

Blogues sur le Zéro déchet

Zéro déchet Gatineau-Outaouais

cette page Facebook est tenue par une écolo de Gatineau, qui est devenue une amie! Elle est absolument géniale. Adepte du mode de vie Zéro déchet, elle achète en vrac, composte, trouve des façons alternatives de se procurer des objets (comme des swaps de vêtements). Sur sa page, plusieurs trucs, astuces et aide-mémoire pour nous aider à diminuer notre production de déchets au quotidien, à la maison, mais aussi lors de nos sorties. Mais le plus cool, c’est qu’elle prévoit ouvrir une épicerie zéro déchet à Gatineau d’ici 1 an! On CAPOTE!

Voici sa production de déchets de la dernière année:

1 an de déchets

 

Zero waste Home

Qui ne connait pas la célèbre Béa Johnson? Elle et sa famille ont adopté un mode de vie Zéro déchet il y a plusieurs années et les déchets que cette famille produisent en 1 année sont d’environ 1kg. Elle a écrit un livre qui permet de s’initier au mode de vie zéro déchet, tient sa page Facebook et a même fait une tournée de conférences récemment. On a eu la joie de l’écouter lors de sa conférence et de discuter avec elle par la suite. Très inspirante!

Le blogue de Jule

Végane et adepte du mode de vie Zéro déchet, cette jeune femme a décidé de lancer un blogue afin de s’en servir comme journal de bord pour son aventure vers la réduction de son empreinte écologique. En plus de donner divers trucs et astuces, le blogue se veut une plate forme pour les écolos imparfaites des 4 coins du Québec. Élisa a d’ailleurs eu son portrait lors d’une chronique.

Going Zero Waste

Super blogue pour débuter le mode de vie zéro déchet. Les articles portent sur différents aspects du zéro déchet, notamment l’éradication des déchets dans la salle de bain, mais aussi dans la préparation de repas, etc. Le défi 30 Days Zero Waste Challenge est particulièrement intéressant et permet de modifier rapidement ses habitudes de vie.

 

Et vous, quels sont les blogues qui vous inspirent? Quels sont vos préférés?

Comment organiser un swap de vêtements dans votre ville

Dans notre ère de surconsommation et de fast-fashion, on peut remarquer une tendance qui grandit dans l’esprit des gens: on se sent mal de se débarrasser aussi vite de nos vêtements, on réalise qu’on dépense beaucoup trop dans la mode, et on a l’impression de se faire avoir avec toutes ces tendances toujours nouvelles. Difficile de suivre le rythme et de ne pas vider son compte de banque pour avoir du style!

Alors on trouve des alternatives, comme Annie-Pier nous en parlait dans son article Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf.

Nous avons tenté l’expérience d’organiser un swap de vêtements public. Cela m’a permis non seulement de trouver des morceaux pour agrémenter ma garde-robe durant mon année sans magasinage; nous avons aussi pu tâter le terrain: voir si ça allait attirer des gens, quel type de personne viendrait, y aurait-il des beaux choix?

Résultat: SUCCÈS! On a attiré presque une trentaine de personnes, et nous avons transformé une terrasse de bar en véritable friperie sociale. Il y en avait pour tous les goûts, et nous avons pu y voir autant des jeunes que des plus vieux, autant des hommes que des femmes. On a réalisé qu’il y avait de nombreuses raisons pour lesquelles les gens aiment les swaps: parce que c’est amusant, gratuit, on renouvelle sa garde-robe, on évite le gaspillage, et on passe du bon temps avec des personnes qu’on aime. Ou encore, on participe à un événement public et on fait plusieurs belles rencontres!

Notre Swap social sur la terrasse du resto-bar le Troquet

Dans les jours qui ont suivi l’événement, je me suis fais demander par plusieurs personnes comment s’y prendre pour bien organiser un swap chez soi et/ou dans sa ville. Par où commencer? Voici donc les étapes que nous avons suivies afin que notre événement soit un succès.

1. Choisir le nombre d’invités

Est-ce un événement public ou privé?

Si c’est public, il faudra choisir l’endroit en conséquence puisqu’il est difficile de prévoir exactement le nombre de participants. Aussi, si on prévoit plus qu’une trentaine de personnes, peut-être qu’un second organisateur pourrait être envisagé afin de s’alléger la tâche et de pouvoir bien répondre aux attentes des participants.

Si c’est privé, je dirais de s’en tenir à une dizaine de personnes maximum, question de garder une certaine intimité et un contrôle de l’état des lieux. Ça peut devenir chaotique 10 filles qui essaient des vêtements à l’intérieur d’un espace restreint ahah!

Enfin, le nombre d’invités influencera sur le choix du lieu: on veut assez d’espaces, et une ambiance conviviale.

2. Choisir le lieu

Allez-y selon le nombre d’invités, et selon l’espace.

Je suggère de voir avec les cafés ou les bars du coin si ils accepteraient de vous recevoir. Surtout ne pas arriver sans prévenir  avec 20 poches de vêtements et monopoliser 10 tables! Ce serait un énorme manque de respect, et une perte de crédibilité auprès des invités. Un swap, ça prend de la place, et on ne veut pas empêcher les autres clients de vivre une expérience agréable; ou encore, que le propriétaire se fâche car on en fait fuir.

Pour notre part, nous avons choisi un de nos resto-bars préférés. Nous avons parlé au propriétaire et lui avons expliqué le concept, l’espace dont on aurait besoin et le nombre d’invités potentiels. Il a accepté sans hésitation. Après tout, on lui apporte des clients, et on parle de lui via la promotion de l’événement sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi choisi le moment idéal afin de ne pas déranger personne, et de se retrouver vraiment entre-nous pour l’échange!

3. Choisir la date

Premièrement, il faut choisir un moment où la plupart des gens sera disponible. Ensuite, si c’est public, le meilleure move est de choisir une date et une heure peu achalandée pour le lieu choisi.

De plus, on prendra en considération l’ambiance qu’on désir: est-ce qu’on veut en faire un swap plus festif, style soirée de filles, vin et potins; ou plus relaxe, style dimanche après-midi en pyjama?

Dans notre cas, c’était un samedi après-midi puisque les périodes les plus achalandées pour ce resto-bar sont l’heure du lunch en semaine, et les soirs. De plus, le samedi la majorité du monde ne travaille pas et se cherche des activités.

4. Lancer les invitations

Pour un swap public, vous ne pouvez pas passer à côté de l’événement Facebook. On crée un beau visuel, on écrit un petit texte attrayant, et on invite toutes les personnes qu’on croit que ça pourrait intéresser (j’avais invité 200 personnes pour le notre ahah!). En trois jours, nous avons eu plus de 100 personnes qui se sont mises intéressées à l’événement, et une vingtaine a confirmé sa présence!

Pour un événement privé, bah c’est à vous de voir. Un événement Facebook privé, un texto personnel à chaque invité, etc.

5. Prévoir l’équipement nécessaire

Il y a quelques indispensables pour un swap:

  • un miroir: idéalement assez grand pour se voir de la tête aux pieds.
  • un endroit pour essayer les vêtements: une pièce prévue à cet effet, ou encore un drap accroché dans un coin.
  • une table pour les accessoires.
  • des sacs pour transporter les items qui n’auront pas trouvé preneur.
  • dans le cas d’un swap privé, afin d’ajouter à la convivialité, on peut prévoir quelque chose à grignoter et à boire: thé et popcorn, bouchées et sangria, etc.

6. Accueillir les invités

Il faut impérativement arriver au moins 30 minutes avant les invités afin d’installer le tout, et pour accueillir les lève-tôts (il y a toujours une personne plus excitée que les autres qui va se mettre en route trop tôt). Quand les gens arrive, on leur explique la procédure, où mettre leurs choses, on leur montre où ils pourront se changer, etc.

7. S’occuper des items qui n’auront pas trouvé preneurs

Parce que l’idée d’un swap est de se débarrasser de ce qu’on ne porte plus et repartir avec des trucs qu’on aime. Je suggère de penser à un organisme de vote région où les items restants seront déposés comme don. Comme ça, pas de gaspillage, et on agi pour une bonne cause.

Vous êtes la personne qui a pris l’initiative d’organiser l’événement, c’est à vous de prendre la responsabilité de disposer de ces articles après le swap. Prévoyez une voiture et si possible demandez l’aide des participants pour transporter les sacs. Généralement les gens ressortent des swaps tellement heureux qu’ils se feront un plaisir d’aider.

Voilà, vous êtes paré(e) pour organiser un swap de vêtements CHEZ VOUS!

Si vous en organisez un, SVP venez me montrer des photos et me dire comment ça été!

Avez-vous d’autres astuces à proposer?

10 articles que je n’achète plus

Dans cet article, 10 articles que j’achetais auparavant en magasin ainsi que leurs alternatives écolo et zéro-déchets.

1-Mouchoirs

Depuis plusieurs mois, je me suis initiée aux mouchoirs en tissu. J’avais de vieux chandails promotionnels d’une marche sur le cancer qui datait de 2004 ou d’une pourvoirie qui faisait un tournoi de pêche en 2007 dont je voulais me débarrasser. Au lieu de les donner, je les ai découpés et reconvertis en mouchoirs de tissus. L’adaptation prend quelques jours, mais une fois qu’elle est faite, c’est super. Je les rince en même temps que je me lave les mains, je les accroche pour le séchage et après quelques utilisations, je les mets au lavage avec mon linge. Trop facile!

Mouchoirs en tissu faits maison

2-Papier d’aluminium

Fini le papier d’aluminium! Je me suis trouvé un couvercle en silicone pour la cuisson de mes repas au four et un tapis de silicone pour tapisser mes plaques à biscuit. Comme je me faisais des patates au four genre 1 fois par an, ça ne me manque plus de ne pas m’en faire.

3-Pellicule plastique

J’ai modifié mes habitudes alimentaires pour ne pas avoir à utiliser de pellicule plastique. Je prends l’habitude de couper mes légumes dans un plat avec couvert pour éviter d’en utiliser et je range tous mes aliments dans des contenants en vitre ou en plastique pour éviter de les recouvrir avec de la pellicule plastique. Je me suis procurée des couverts en silicone chez Linen Chest aussi. Vous pouvez aussi trouver des couverts en tissu à la Belette Verte.

Mes couverts en silicone

4-Tampons ou serviettes hygiéniques

Après des mois à l’envisager (et disons-le, à la craindre!), j’ai finalement décidé d’essayer la coupe menstruelle et JE CA-PO-TE. Cette invention est juste géniale. Pas de fuites, pas d’odeurs, pas de stress. On peut la porter jusqu’à 12 heures, elle est facile à laver et à transporter et on ne sent rien du tout. Bref, je regrette presque de ne pas avoir fait le saut plus tôt!

Coupe menstruelle

5-Essuie-tout

Quel gaspillage! J’achetais des essuie-tout très rarement par le passé, mais je l’avoue, cela m’arrivait parfois. Maintenant que j’ai remplacé les essuie-tout par des retailles de linge en coton, il ne viendrait jamais à l’esprit de racheter des essuie-tout. C’est carrément de l’argent pitché par les fenêtres.

Mes chandails convertis en torchons!

6-Popcorn en épicerie

Acheter du popcorn en vrai et des assaisonnements et le déguster est carrément rendu mon activité favorite à vie. Tellement pas cher, tellement facile à faire, tellement meilleur que le popcorn au beurre de l’épicerie! Rapide à faire (une fois que le pop-corn est dans la casserole, on compte une trentaine de secondes et le tout est prêt!), et très amusant à regarder.

Mon popcorn zéro déchet

7- Savons en barre emballés

Pratiques, les paquets de 30 savons en barre emballés  individuellement dans un carton qu’on achète au Costco deux fois par an. Mais en fait, pas vraiment. Non seulement, c’est encombrant et ensuite, même si le carton est recyclable, c’est d’utiliser des ressources pour rien. Maintenant que j’ai découvert les barres de savon en vrac, je n’utiliserai que celles-ci. En plus, elles sentent bien meilleur que les savons commerciaux.

Savons achetés en vrac

8-Lingettes nettoyantes

Durant des années, je me démaquillais chaque soir avec une lingette nettoyante jetable. CHAQUE SOIR. Ce sont des centaines de lingettes à usage unique que j’ai payées seulement pour utiliser 30 secondes et jeter à la poubelle. C’est presque impardonnable. Maintenant que j’ai cessé de ma maquiller, je n’ai plus ce problème. Mais je sais que si j’ai à démaquiller un jour, je n’irai pas avec ces lingettes jetables. J’irai avec les débarbouillettes traditionnelles ou avec les lingettes démaquillantes en tissu lavable. Ces lingettes réutilisables peuvent se trouver à La Belette Verte, mais aussi aux Miels d’Anicet et chez Multiservices Vert.

9-Barres tendres emballées

Depuis que je fais mes propres recettes de barres tendres, faites à partir d’ingrédients achetés en vrac, je n’achète plus aucune barre tendre en magasin. De toute façon, mes barres tendres sont délicieuses et tellement facile à faire. Pour ma recette:

2/3 tasse de sirop d’érable

1/2 tasse d’huile végétale

5 tasses de flocon d’avoine

1 tasse de pacanes

1/2 tasse d’amandes écrasées

Une poignée de canneberge.

On mélange le tout, on en fait une grosse galette et on enfourne jusqu’à ce que ce soit doré. MIAM!

 

 

10-Vêtements

Avant que je ne sois devenue une adepte du minimalisme et du mode de vie zéro déchet, j’allais m’acheter un nouveau morceau de vêtements chaque mois. Un pantalon, une veste, un chandail, n’importe quoi. Je n’en avais pas besoin réellement, c’était une habitude, une façon de passer le temps. Mais quand on calcule les dépenses reliées à ce hobby, ça fait un peu plus mal. J’ai donc cessé d’aller magasiner et pour me procurer de nouveaux vêtements, je participe ou j’organise des swaps. Nous en avons d’ailleurs tenu un hier, et j’ai pu me procurer 4 morceaux de vêtements.

Table pour accessoires

 

Plusieurs centaines de morceaux!

 

Donc, en ce dimanche pluvieux et annonciateur d’orages, où plusieurs d’entre vous allez faire vos courses, aurez-vous le courage de changer vos habitudes de consommation?

Y a-t-il des objets que vous avez cessé d’acheter? Quels sont les items les plus difficiles à remplacer selon vous?