Ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste

Adopter une routine beauté Zéro déchet et minimaliste n’a pas été une grande difficulté pour moi. En effet, j’ai toujours utilisé peu de produits dans la salle de bain. Par contre, j’achetais tout en pharmacie donc je créais régulièrement des déchets avec les bouteilles de shampoings, gels douches, tube de dentifrice, maquillage, etc.

Je vous présente ici ce que j’utilise en date du mois de mars 2018. Certains produits changent parfois puisque j’aime tester différentes options. Ceci est ce qui fonctionne pour moi jusqu’ici. Chaque personne réagit différemment au même produit donc je vous invite à voir cet article comme étant une piste de départ pour les curieux.ses qui voudraient changer certaines habitudes!

J’aimerais aussi préciser que je n’utilise que des produits cruelty free (sans produits d’origine animale, ni testés sur les animaux), ce qui est très important pour moi et que j’encourage tout le monde à faire.

La douche

1. Cheveux

Pour laver mes cheveux, j’utilise un shampoing solide de La Savonnerie Saponaria, une entreprise de l’Outaouais.

La barre vient sans emballage (juste un petit morceau de papier enroulé autour). Elle n’est fait que d’ingrédients naturels et n’est pas testée sur les animaux.

C’est super simple à utiliser: On mouille nos cheveux et on frotte la barre sur nos cheveux. Ensuite on masse comme avec un shampoing liquide. Ça mousse moins, mais de toute façon, la mousse c’est une affaire de marketing qui nous fait croire que plus ça mousse, plus ça lave…C’est un gros mythe. J’ai les cheveux aussi propre que si j’utilisais un shampoing moussant.

Pour coiffer mes cheveux, je n’utilise rien. Vous ne vous en doutiez probablement pas mais mes cheveux sont extrêmement lisses et plats au naturel. Je dévoile aujourd’hui mon plus grand (bon peut-être pas le plus grand) secret…Je me fais faire une permanente une à deux fois par année pour avoir des bouclettes qui paraissent naturelles! BEN OUI. hahaha. ? Bref, cela me permet de ne pas avoir à coiffer mes cheveux le matin et je me fous de les mouiller sous la pluie ou à la plage l’été, ils se replacent automatiquement en séchant. Puis, je n’ai jamais besoin d’y mettre des produits ou de passer le fer dedans.

Bonus: En ne mettant rien dans mes cheveux, j’ai besoin de les laver beaucoup moins souvent (au deux semaines dans mon cas).

Pour revitaliser mes cheveux, une fois par mois, ou quand je sens que mes cheveux sont ternes et secs, je fais un masque à l’huile de coco. Ça consiste à me beurrer la tête d’huile de coco et de porter une serviette pendant une journée complète (genre un bon six heures). Ensuite, on les lave en profondeur dans la douche et on laisse sécher à l’air. Résultat: une tignasse douce douce douce et brillante! ?

2.Visage et corps

Pour me laver le visage, j’utilise un savon d’Alep (à gauche sur la photo). J’aurais tellement voulu connaître ce produit avant de découvrir le Zéro déchet. Je n’ai jamais eu aussi peu de boutons et la peau aussi lisse. Même pas besoin de crème hydratante!

Pour le corps, j’utilise présentement un savon de La Saponaria. Je pourrais très bien aussi utiliser mon savon d’Alep pour le corps en plus du visage (ce que je vais faire en voyage pour transporter le moins de choses possible).

En ce qui concerne les poils, j’utilise un rasoir jetable que j’avais déjà avant de me lancer dans le Zéro déchet. Je me rase plutôt rarement donc il dure très longtemps. De plus, je n’utilise pas de crème à raser. En effet, dans la douche avec la chaleur et le savon, le rasoir glisse sans problème et la peau est belle après. Si jamais vous avez à vous raser à sec, vous pouvez utiliser de l’huile de coco pour faire glisser le rasoir. En plus, ça hydrate la peau!

Les dents

Depuis quelques mois, je fais moi-même mon dentifrice. La recette prend cinq minutes à faire et ne comporte que trois ingrédients. La voici:

Deux portions d’huile de coco pour une portion de bicarbonate de soude. Ajouter une dizaine de gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée. Mélanger dans un contenant de votre choix. Voilààààà!

Attention ici aussi: Ça ne mousse pas! Mais je n’ai jamais senti ma bouche aussi propre et mes dents aussi douces.

Il existe différentes recettes de dentifrice maison, à vous de choisir celle qui vous convient. J’en avais testé une à base d’argile verte mais ça irritait mes gencives, donc je suis revenue à cette recette-ci.

Ensuite, bien sûr, j’utilise une brosse à dent en bambou! Compostable et tellement jolie! 🙂

Le déo

Pour le déo je suis présentement en mode test. Je dois dire que mes conclusions tardent à arriver puisque je ne m’en mets pas chaque jour (j’ai la chance de ne pas suer beaucoup). D’abord je termine un tube de déo que j’ai entamé il y a un an (ça dure une éternité!!!).

Ensuite, j’ai récemment acheté une pierre d’alun. C’est spécial à utiliser car il faut se mouiller les aisselles pour que ça fonctionne (on mouille la pierre et on la frotte sur nos aisselles). Donc il faut idéalement l’appliquer genre en sortant de la douche.

Je teste aussi l’huile essentielle de palmarosa. J’en mets une goutte sur mon doigt et je frotte sous mon bras. J’aime bien cette option: je ne sue pas quand j’en mets et ça sent super bon! (À mettre avant de sortir par contre car ça sent beaucoup, on veut laisser le temps à l’odeur de se dissiper un peu).

Il existe aussi des recettes DIY un peu partout sur le web, mais je n’ai jamais les ingrédients sous la main. De plus, le moins d’ingrédients et le moins de travail, le mieux!

Laissez-moi savoir en commentaire qu’est-ce que vous préférez!

Le maquillage

Depuis avril 2017 je ne me maquille plus, sauf pour le crayon à sourcils. Résultat: ma trousse de voyage et ma salle de bain sont hyper épurées. De plus, j’économise beaucoup de temps le matin, puis je sais toujours où tout se trouve!

Alors voilà, ceci est ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste! C’est important de savoir que c’est du cas par cas. Ma routine n’est pas une but ultime à atteindre si l’ont veut épurer sa salle de bain et diminuer ses déchets. Cela est ce qui fonctionne bien pour moi, et ce avec quoi je me sens bien.

Le mieux est de faire soi-même ses expériences et explorer les différentes alternatives, car il en a pour tous les goûts et besoins!

Dites-moi en commentaire ce que vous utilisez ou si vous avez des questions, il me fera plaisir de vous répondre! 🙂

Travailler peu et avoir une vie riche? Oui c’est possible!

En septembre 2017, je quittais mon poste de gestionnaire dans un grand magasin de mode. Je suis passée d’un travail de 40h/semaine avec énormément de responsabilités, à un emploi (temporaire, je vous explique plus tard) super amusant de serveuse dans un resto-bar à 25h/semaine. Diminuer mes heures de travail a eu un effet auquel je ne m’attendais pas du tout: Ma vie s’est enrichie et je suis plus heureuse que jamais.

Mais qu’est-ce que j’entends par «Vie riche »? Non, je ne parle pas d’argent! Avoir une «vie riche » pour moi, c’est de vivre pleinement comme on en a envie. C’est une vie dépourvue de superflus, dans laquelle on se sent réellement accomplis et en harmonie avec nos valeurs ainsi qu’avec ce qui compte vraiment pour nous. En ce qui me concerne, c’est une vie qui me permet de pratiquer mes hobbys préférés à peu près à tout moment, et qui est dépourvue de stress inutile. C’est aussi une vie que je mène en ayant un réel sentiment d’accomplissement et de confiance avec moi-même.

Choisir un mode de vie modeste

Avant tout, je veux mentionner que je suis célibataire et sans enfant, ce qui facilite probablement la chose. Je crois tout de même que des choix de vie peuvent être faits afin de diminuer la pression du travail sur le quotidien, et ce, même si nous avons des enfants. Un excellent exemple de ceci est Béa Johnson, l’instigatrice du mode de vie Zéro déchet. Elle vit de sa passion tout en ayant deux enfants et un mari. Ils vivent de manière minimaliste, ont revu leurs priorité et ainsi, ils ont du temps et de l’argent pour vivre toutes sortes d’expériences!

Alors oui, je fais un peu moins d’argent qu’avant. Mais je crois qu’il ne faut pas baser ses choix de vie en fonction du revenu, mais plutôt en fonction de toutes les autres formes de richesse que la vie comporte…

Ici je vous présente les différentes dépenses de la vie, et comment je m’y prends pour vivre modestement:

 1. Le shopping

Pour ma part, je m’efforce depuis un an à diminuer toutes mes dépenses superflues. Je ne magasine plus, sauf en cas de nécessité absolue. Et si cela arrive, je vais prioriser l’usager ou l’emprunt avant de considérer le neuf.  Cela  diminue énormément non seulement le coût de mes achats, mais aussi mon impact sur l’environnement.

2. Les transports

J’ai toujours vécu sans voiture et ce par choix (voir pourquoi et comment ici). Cela fait que j’économise des centaines de dollars par mois. Puis, mon nouvel emploi m’a permis d’annuler ma carte d’autobus puisque je travaille à 10 minutes de marche de chez moi! Encore là, c’est un choix que j’ai fais qui diminue mes dépenses et mon impact sur l’environnement, en plus de diminuer mon stress: Une chose de moins à entretenir!

3. L’alimentation

Depuis que j’ai adopté un mode de vie Zéro déchet, j’ai réalisé des économies auxquelles je ne m’attendais pas. Grâce au vrac, entre autres, je gaspille beaucoup moins de nourriture. Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article 7 preuves que le Zéro déchet vous fera économiser des $$$. De plus, je ne consomme jamais de produits transformés, et très rarement des take out, ce qui fait du bien à mon porte-feuille ainsi qu’à ma santé. Et si j’ai la santé, j’ai la liberté presque infinie de pratiquer toutes les activités dont j’ai envie!

4. Les loisirs

En devenant minimaliste, j’ai reconsidéré ce qui me rendait réellement heureuse dans la vie. Le fait de diminuer mes heures de travail m’a forcé à revoir mes dépenses puisque je fais un peu moins d’argent qu’avant. Cela fait en sorte que j’apprécie vraiment les choses que je possède déjà. Puis, en ayant moins d’argent je me force à occuper mon temps avec des activités gratuites. C’est ainsi que j’ai pu reconnecter avec des hobbys que j’avais délaissés par manque de temps et d’énergie. En effet, je me suis remise à la couture, que j’ai pu utiliser pour faire mes cadeaux de Noël; puis j’ai recommencé la peinture. J’en fais presque chaque jour maintenant, et c’est une activité qui me fait vraiment du bien.

Je choisi aussi généralement des activités qui coûtent peu ou rien du tout. J’essais de valoriser les expériences, l’apprentissage et les relations plutôt que l’acquisition de choses. Par exemple, dans une journée de congé ou quand je vois mes amis, au lieu d’aller faire les boutiques ou des activités payantes, je vais faire un souper à la maison, faire de la randonnée, aller à la plage, aller au musée, etc.

Créez une vie de laquelle vous n’avez pas besoin de vacances

Choisir de vivre selon ses principes

Travailler moins pour avoir plus de temps

La chose la plus merveilleuse, c’est tout le temps que j’ai désormais pour faire tout ce que je repoussais sans arrêt auparavant!

En effet, je peux maintenant travailler sur mon blogue de manière constante et performante, puis me remettre à la couture et à la peinture, des passe-temps que j’ai toujours adoré mais que je laissais toujours de côté vu l’horaire chargé que j’avais.

De plus, j’ai enfin le temps de m’engager concrètement dans la cause environnementale. Je me suis liée d’amitié avec la gang d’Enviro Éduc-Action, et je m’implique en tant que bénévole lorsqu’ils ont besoin.

Finalement, je peux aussi assister à la plupart des événements, des 5 à 7, et des festivals qui m’intéressent. Ainsi je n’ai plus à vivre la déception de ne pouvoir y assister, ou d’avoir à me tracasser pour les demandes de congé au travail. Cela me permet de faire énormément de rencontres hyper intéressantes, et d’apprendre plein de choses passionnantes!

Travailler moins pour être moins stressée

Une autre raison de ma démission à mon poste de gérante c’est que je n’étais plus à l’aise d’encourager la fast fashion tout en combattant la surconsommation publiquement. Maintenant, grâce au choix que j’ai fais, je vis en harmonie avec mes valeurs, je ne me sens plus en contradiction.

Avec le poste de serveuse que j’occupe temporairement, je travaille à dix minutes de marche de chez moi. Je peux mettre mon alarme une à deux heures plus tard qu’avant le matin. Je me sens réellement heureuse et accomplie puisque tout ce que je fais, je l’aime et ne me contraint à rien.

Ah oui! Je voulais expliquer pourquoi je travaille seulement pour un certain temps dans ce resto…C’est parce qu’en Avril je pars en escapade dans l’ouest du Canada pour une durée indéterminée! Vous voyez, plusieurs personnes me disaient d’endurer mon travail de gérante jusqu’en Avril, que j’étais bien placée, bien payée. D’autres me disaient de garder mon argent pour m’acheter une maison et avoir une vie stable. Mais j’ai décidé que ce n’était pas ce dont j’avais besoin. Je n’étais plus heureuse et j’ai choisi de passer à l’action. Vous n’êtes jamais coincés. La décision vous appartient, vous n’avez qu’une seule vie et chaque journée compte. Parfois il ne suffit que d’un petit saut dans le vide et tout un monde vous attend…

C’est donc en menant une vie qui ne nécessite à peu près aucune grosse dépense que, même si je fais moins d’argent qu’avant, je suis capable de mettre de l’argent de côté afin de vivre un de mes plus grands rêves!

Avez-vous déjà pris un grosse décision qui vous a transformé? Ou au contraire, y’en a-t-il une qui vous trotte dans la tête mais que vous n’osez pas entreprendre? Qu’est-ce qui vous retient?

Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir

Revoir sa consommation pour son bien-être, pour celui de la planète, et pour les autres

En janvier 2017, je me lançais le défi de ne pas magasiner pendant un an. J’étais gérante dans un grand magasin de mode depuis quelques mois (poste que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi). Le fait d’être témoins quotidiennement de la surconsommation, ainsi que mon manque constant d’argent m’a donné le dégoût du shopping, qui visiblement ne m’amenait rien de positif.

Mais mon désir de repenser ma consommation n’avait pas pour seul but de me détacher de l’importance qu’on accorde aux choses. En effet, il y avait aussi les questions environnementales et éthiques.

On le sait, la production de produits neufs a un impact énorme sur la planète. Une chose que l’on semble oublier, c’est que la plupart de nos achats pourraient être soit remplacés par des emprunts, ou encore acquis de manière plus respectueuse de l’environnement. On entend par là l’usagé, le fait maison, ou encore la réparation.

Vous la connaissez peut-être, cette expression qui dit tout: «Acheter, c’est voter ». Je la trouve tellement forte dans sa simplicité! Parce que oui, derrière chaque achat que nous faisons, il y a une approbation de la manière dont le produit est fait, et ce qu’il représente. L’exemple le plus connu, je crois, est celui des produits fabriqués dans ces pays où les ouvriers ne gagnent même pas un dollar par jour, et travaillent dans des conditions ignobles. Parfois même, ces objets sont faits par des enfants…Bref, acheter un produits fabriqué de cette façon, c’est d’encourager ces pratiques.

Voilà donc pourquoi j’ai choisi de cesser de magasiner neuf, sauf en dernier recours absolu. C’est-à-dire que j’ai réellement tenté tout autre option avant, sans résultat. À ce moment alors, je m’efforcerai de choisir minutieusement le produit dans le but qu’il soit le plus écologique et éthique possible.

Quand cesser de magasiner rime avec croissance personnelle

C’est un résultat auquel je ne m’attendais pas du tout: En arrêtant de magasiner, je me suis trouvée. J’ai grandi en tant que personne et je ne me suis jamais sentie aussi bien avec moi-même. Voici trois résultats merveilleux que mon année sans shopping a donné.

1. J’ai pu mettre presque 10 000$ de côté

Ceci ne veut pas dire qu’avant j’achetais pour 10 000$ de vêtements par année. Ça signifie plutôt que le simple fait de cesser de dépenser pour des vêtements et des choses neuves m’a laissé un  »lousse » qui m’a permis de modifier ma cotisation à mon compte CELI et y mettre plus d’argent par semaine. Cet argent étant prélevé automatiquement le jour de ma paie, je ne le vois même pas apparaître dans mon compte Chèque. Le montant de mon compte CELI augmente tout seul. Un an plus tard, j’ai assez d’économies pour partir en voyage pour une durée indéterminée!

De plus, puisque je vis très modestement, je n’ai plus de stress par rapport à l’argent. Je peux aller au resto, prendre un verre, ou me gâter de temps en temps sans m’inquiéter d’être capable de payer mes factures et mon loyer!

2. J’ai développé ma créativité

Le fait de cesser d’ajouter tout nouvel objet dans ma vie et dans mon logis m’a forcé à développer une appréciation réelle des choses que j’ai déjà, et devoir me débrouiller avec ce que j’ai.

Ceci est surtout valable pour la garde-robe. Étant une grande adepte de mode, j’avais tendance à me tanner vite de ma garde-robe et vouloir la renouveler presque chaque saison. Le défi a donc fait en sorte que j’ai dû trouver différentes utilités pour certains morceaux pour ne pas me tanner. Puis j’ai développé mon propre style, qui me représente vraiment. Pour en savoir plus, venez lire mon article: Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux.

J’ai recommencé la peinture <3

De plus, le fait d’arrêter de magasiner m’a donné plus de temps libres pour moi-même. Mon détachement face aux choses m’a redonné le goût de me trouver des hobbys que je laissais toujours de côté. En effet, j’ai recommencé à faire de la peinture, à lire, et je suis plus assidue et concentrée lorsque je travaille sur le blogue. La pratique d’activités de ce genre amplifie ma créativité.

3. J’ai plus confiance en moi

En développant mon propre style, et en ayant découvert le minimalisme, je n’attache plus d’importance aux tendances et à la pression de devoir être à la fine pointe de la technologie. Je me concentre donc beaucoup plus sur mon développement personnel ainsi que sur l’écoute de mes émotions. J’ai plus de facilité qu’avant à dire non, et à exprimer mes envies, mes opinions, et mes besoins.

De plus, je trouve que j’ai beaucoup plus de facilité dans mes relations interpersonnelles. Je m’intègre plus facilement qu’avant dans un groupe d’inconnus, et je ne stresse plus par rapport à ce que les autres pensent de moi. Mon bonheur est basé sur les relations, les expériences, et ma croissance personnelle plutôt que sur mes possessions, l’argent et l’image que je projette.

Choisir le minimalisme pour se retrouver

Le minimalisme est un mode de vie qui cherche à se détacher de l’importance accordée aux choses dans notre vie. Le minimaliste préfère se définir par ce qu’il est réellement, plutôt que par ce qu’il possède. Chaque objet dans sa vie a une réelle utilité, et il valorise les expériences, et la collecte de souvenirs plutôt que d’objets.

En diminuant sa consommation de matériel neuf, on apprend à apprécier encore plus les choses qu’on possède déjà. De plus, on se recentre réellement sur ce qui importe pour notre bien-être.

Êtes-vous minimaliste? Magasinez-vous beaucoup? Laissez-moi un commentaire et parlons-en!

Bilan de ma première année Zéro déchet 

Adopter un mode de vie Zéro déchet est un éternel parcours. En effet, dans la société d’aujourd’hui, il est très peu probable d’arriver à un impact 100% Zéro sur l’environnement. Toutefois, il est possible de modifier certaines habitudes afin de diminuer notre production de déchet. Afin d’illustrer cet éternel parcours et de prouver qu’il est parfaitement possible de faire la transition facilement, j’ai noté mon évolution depuis le jour où j’ai décidé de me lancer dans le Zéro déchet. Voici donc mon parcours, mois après mois pour 2017!

Janvier :

  • Achat d’une tasse à café réutilisable et d’une gourde d’eau en inox que j’ai toujours sur moi
  • Achat par internet de sacs à fruit et légumes en filet
  • Achat par internet de lingettes démaquillantes réutilisables
  • Premier essai des mouchoirs en tissus
  • Première tentative d’épicerie sans déchet (en super marché): Mes seuls déchets ont été un emballage de tofu, des autocollants sur les fruits, des élastiques autour des asperges, et une boite de pâtes (en carton donc recyclable, au moins).
  • Dernier achat d’articles neufs (sous-vêtements et pantalons de sport)
À lire pour aller plus loin

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Un an sans magasinage!

Février:

  • Première tentative d’apporter mon propre contenant réutilisable au fast food du coin: Génial! Le propriétaire me parle de son idée de peut-être offrir rabais à ceux qui le font! (Depuis, chaque fois que j’y vais, il me charge moins cher hehehe)
  • Fabrication de fixatif à cheveux maison (recette de Bea Johnson): ça fonctionne, mais ça pu.
  • Achat de bas de nylon neufs ?
  • Première virée au Bulk Barn avec mes contenants (première épicerie 100% Zéro déchet!)
  • Conversion à la coupe menstruelle: J’ADORE

Mars:

  • Achat de pailles en stainless
  • Premier essai de serviettes hygiéniques réutilisables: pour moi c’est non…
  • Fini deux grosses bouteilles de shampoing et achat de shampoing solide
    -Début de mon désencombrement: échange de vêtements avec des amies et don de plusieurs lires dans des bibliothèques itinérantes
À lire pour aller plus loin:

Comment organiser un swap de vêtements dans votre ville

Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf?

J’ai éliminé 2017 objets de mon appartement en 5 mois

Avril:

Mai:

  • Arrêt du maquillage (sauf pour le crayon à sourcil): Transition difficile, ma peau se détoxifie et n’est pas très belle au début, mais après quelques semaines, elle n’a jamais été aussi belle!
À lire pour aller plus loin:

Pourquoi je me maquille plus?

Juin:

  • Organisation de notre premier événement d’échange de vêtements

  • Bénévolat au Festibière de Gatineau avec l’équipe d’Enviro Éduc-Action (ramasser la vaisselle sale, la laver, et la ramener dans les camions-restos)

Juillet:

Août:

  • Essai du projet 333
  • Adoption du dentifrice maison (huile de coco + bicarbonate de soude)
À lire pour aller plus loin:

Garde-robe minimaliste: Je tente le projet 333

Huile de coco: économiser grâce à 10 utilisations testées et approuvées

Septembre:

-Ménage virtuel: Suppression de près de 500 amis Facebook et réglage de mes applications afin de ne plus recevoir de notifications. Voir mon article sur le minimalisme et les médias sociaux

Octobre:

Source: http://bit.ly/2m4oKte

Novembre:

  • Organisation d’un événement-discussion sur le Zéro déchet et le minimalisme
  • Première tentative de fabrication de sacs à fruits et légumes

Décembre:

  • Fini mon tube de déodorant et achat d’une pierre d’alun
  • Fabrication de baume à lèvre maison (Huile de coco, beurre de karité et fécule de maïs)

Voilà ce qui conclue le bilan de ma première année de transition vers un mode de vie Zéro déchet. Ça s’est super bien passé. Je dirais que tout ce qu’il faut pour y arriver, c’est un peu de volonté, de la patience, et de l’ouverture d’esprit.

Comment se passe votre transition à vous?? Y a-t-il certaines habitudes qui vous semblent plus difficiles à changer que d’autres?

Les Tulipes ont un an! Bilan 2017

WOW déjà un an que le blogue a été lancé! Il s’est passé tellement de choses dans les derniers mois. Voici donc un bilan de notre première année.

Commençons d’abord par remercier chacune des personnes qui a visité le blogue au courant de l’année. Que ce ne soit qu’une fois, ou régulièrement, sans vous, on aurait probablement pas eu la motivation et l’inspiration pour faire grandir ce beau projet.

Merci de votre engagement, vos commentaires, et vos partages. On aime vous lire et vous rencontrer. Mais surtout, on est touchées par la grandeur de la communauté écolo-minimaliste, communauté qui grandit jour après jour grâce à vous.

Les tulipes en quelques chiffres pour 2017

  • Le blogue rejoint en moyenne 1000 visiteurs uniques par mois
  • Notre page Facebook a atteint les 1200 j’aimes
  • Nous avons publié 54 articles
  • Notre super infolettre (lancée en décembre) compte presque 100 abonnés
  • Quatre personnes ont contribué de près ou de loin au blogue:

Nos articles les plus populaires

Pendant la dernière année, certains de nos articles ont fait plus réagir que d’autres, et nous sommes fières de vous repartager le top 10 de nos articles les plus lus durant la dernière année, au cas où vous en aviez manqué un!

Zéro déchet:

  1. 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet
  2. Mes lunchs et collations anti-gaspillage pour cuisinière paresseuse
  3. Les 4 comportements les plus anti-écolo à l’épicerie
  4. 7 preuves que le Zéro déchet vous fera économiser de l’argent
  5. Comment organiser des événements Zéro déchet

Minimalisme:

  1. J’ai éliminé 2017 objets de mon appartement en 5 mois
  2. Un an sans magasinage!
  3. Pourquoi j’ai quitté mon poste de gérante dans un grand magasin de mode?
  4. Pourquoi je ne me maquille plus?
  5. 5 façons dont le minimalisme vous fera gagner du temps

Les tulipes en dehors du web

Invitée à l’émission Le show du câble, sur les ondes de TVC Basse-Lièvre – 3 mars 2017

Conférence de Béa Johnson à Ottawa – 18 avril 2017

Bénévolat pour le Grand Ménage de Gatineau – 29 avril 2017

Swap social des Tulipes – 17 juin 2017

Bénévolat au Festibière avec l’équipe verte d’Enviro Éduc-Action – 9 juin 2017

Troc tes fringues à la Ferme Moore – 29 juillet 2017

Participation à l’émission Les Malins sur la première chaine d’ICI Radio-Canada – 29 juillet 2017

Conférence de The Minimalists – 1er septembre 2017

Participation au Festival Zéro déchet en tant que panéliste pour la conférence: Diminuer ses poubelles et sa facture – 14 octobre 2017

Bénévolat pour le Pique-nique zéro-déchet d’Enviro Éduc-Action – 26 octobre 2017

Événement-discussion sur le Minimaliste et le Zéro déchet – 18 novembre 2017

À venir pour Les tulipes…

Terminons en vous remerciant de nouveau. Cette année a été merveilleuse en ce qui concerne la cause environnementale au Québec. Un festival dédié au mouvement a eu lieu, puis de nombreux blogues et groupes de partage voient le jour. Nous souhaitons continuer de faire découvrir à quel point il est bon de vivre simplement, et en harmonie avec la planète.

Pour les mois à venir, nous vous réservons une série d’articles toujours plus inspirants les uns que les autres. Entre autres, on vous suggère de surveiller le mois de février, on vous prépare une Série désencombrement pièce par pièce pour ceux qui sont un peu perdus et ne savent pas trop par où commencer…

De plus, Élisa part en voyage au printemps pour une durée indéterminée. Vous aurez l’occasion de suivre son périple d’écolo-nomade, qui risque d’amener son lot de défis!!!

C’est donc avec fébrilité et plus motivées que jamais, que nous entamons 2018. Bonne année à tous!

5 habitudes à prendre en 2018

Vous avez remarqué que je n’ai pas utilisé le terme résolutions, mais bien le mot habitudes. C’est bien connu, passé la 3e semaine du mois de février, les résolutions tombent à l’eau. Que ce soit la carte de gym qui devient désuète ou le sac de chips qui y passe en 30 minutes, les résolutions prennent le bord! Pour 2018, je vous encourage donc à intégrer des habitudes durables dans votre quotidien avec qu’elles deviennent partie intégrante de votre mode de vie. J’ai déjà pris 4 de ces 5 habitudes dans les dernières années et j’ai remarqué une nette amélioration de ma qualité de vie. Les voici:

Habitude 1: Apprendre à dire non

Ce n’est pas facile de dire non à une invitation ou à un engagement, surtout quand nous n’avons rien de prévu à la date demandée. On se dit que nous n’avons pas d’excuses pour refuser. Mais la vérité est que nous n’avons pas besoin d’une excuse pour refuser une invitation. Nous pouvons simplement dire non pour nous permettre de ne rien faire le temps d’une soirée ou d’une journée.

Notre temps est précieux et il nous appartient. Il y a de plus en plus d’événements culturels, sociaux, écologiques et j’en passe! Si on regarde bien, dépendamment de la ville où nous sommes (Gatineau pour moi), il y a au moins un événement par jour qui m’intéresse. Ça peut être une pièce de théâtre, un show de musique, une conférence, des séances d’informations, etc. Si je le voulais, je serais à tous ces événements. Mais je dis non, parfois à contre coeur, parce que j’ai besoin d’être chez moi pendant mes temps libres, à lire des livres, m’entrainer, passer du temps avec mon chum, etc. Apprenez à dire non aux autres et faites-le pour vous. Ça révolutionnera votre vie. Pour des trucs pour alléger son agenda, c’est par ici:

Habitude 2: Jouer à des jeux de société

J’ai toujours aimé les jeux de société et les casse-tête. J’en ai fait toute mon enfance, toute ma jeunesse et je n’ai pas cessé à l’âge adulte. Jouer aux cartes ou même regarder mon grand-père jouer au Solitaire me calmait grandement. Au cégep, on passait toutes nos pauses à jouer au Joffre (les gens qui ont fréquenté le Centre collégial de Mont-Laurier se reconnaitront). À l’âge adulte, ça n’a pas cessé et depuis 4 ans, je suis dans une famille (ma belle-famille) qui adore les jeux.

Jouer à des jeux de société, ça permet de retrouver l’enfant en nous. L’enfant qui n’a pas de cellulaire pour gosser dessus, l’enfant qui n’a pas de souci. Cela permet de passer un temps de qualité avec notre entourage et ce, à un coût plutôt abordable. Pour 2018, je vous encourage à vous procurer des jeux et à jouer en famille ou entre amis, de façon régulière.

Habitude 3: Désencombrer sa maison

Pour ceux qui ont suivi le blogue, vous savez que j’ai désencombré mon appartement au courant de l’année 2017. J’y ai sorti plus de 2000 objets qui je n’utilisais pas, qui ramassaient la poussière ou que j’avais en double. Cela m’a apporté un bien fou! Le désencombrement est un processus continu. Il ne s’agit pas de donner tous ses objets en un coup de tête. Il s’agit d’évaluer si nous avons réellement besoin de nos possessions et de se débarrasser de celles qui n’ajoutent pas de valeur à notre vie. Si vous voulez désencombrer, mais que vous ne savez pas par où commencer, voici une vidéo du blogue Vivre avec moins qui donne plusieurs trucs.

Habitude 4: Simplifier vos repas

Qui n’a jamais été stressé à l’idée de varier ses repas, cuisiner des choses différentes, découvrir de nouveaux aliments? Moi, ça m’apportait un stress fou! Depuis que j’ai décidé de simplifier mes repas, la vie est beaucoup plus belle. On mange simplement chez nous. On mange plus souvent les mêmes repas, mais ça ne nous dérange pas, parce que ce sont des repas que nous aimons. Et étant donné que nous ne sommes pas à Un souper presque parfait, on s’en fout pas mal que nos plats soient pas très sophistiqués. Pas plus tard que la semaine dernière, on a mangé des crêpes au sirop d’érable pour souper. Puis c’était bon en maudit. Pour 2018, prenez l’habitude de simplifier vos repas.

Habitude 5: Prendre l’air plus souvent

C’est l’habitude que j’aimerais prendre. J’ai toujours aimé être dehors, mais pour une raison que j’ignore, depuis que je suis en ville, c’est-à-dire depuis 7 ans, je vais beaucoup moins dehors. Peut-être est-ce parce que j’habite en appartement et que je n’ai pas de cour. Nous verrons si cela changera dès que j’aurai emménagé dans ma maison. Je m’attends à du changement, puisque je serai à distance de marche de mon travail (3km), mais aussi des services: épicerie, bibliothèque, dépanneur, etc. Il sera donc beaucoup plus facile de faire mes commissions à pied et même me rendre au travail à pied, à la course ou en vélo. Je bougerai donc plus, j’irai plus souvent dehors et j’utiliserai moins souvent une voiture. Les bienfaits sont donc bons autant du  point de vue de la santé que du point de vue des finances.

 

Quelles habitudes allez-vous prendre en 2018?

Noël Minimaliste et Zéro déchet: les 4 meilleures idées cadeaux!

Cette année, ce sera mon premier Noël en tant que minimaliste assumée. Je viens d’une famille étendue assez nombreuse, donc je suis habituée de ces partys de Noël où on ne voit pratiquement plus que l’étoile du sapin tellement il y a de cadeaux. Je dois donc faire face à toute cette déferlante consommatrice et faire comprendre à mes proches mes valeurs, leur expliquer que je ne veux pas de cadeaux…ou du moins que mes désir sont désormais très différents. Et je crois qu’une des meilleures façons de s’y prendre est de leur donner des exemples du type de cadeau qui fite avec mon mode de vie.

Réitérons que le minimalisme est un mode de vie qui cherche à se détacher des choses et de leur influence sur notre bien-être, pour ensuite prioriser ce qui compte réellement dans la vie: Les expériences, les relations avec les gens qu’on aime, le temps précieux, etc.

Fêter Noël (et tout autre fête traditionnelle) en tant que minimaliste peut à la fois s’avérer un défi et une chance

Un défi car on peut être confronté à une certaine incompréhension de la part de nos proches, et se sentir comme le mouton noir.  On doit leur faire comprendre, sans les brusquer qu’on ne veut pas de cadeau, ou du moins qu’on a des besoins extrêmement différents. Pour vous aider à vous en sortir, consultez mon article écrit un peu plus tôt cette année: 

Une chance puisqu’on aura eu le plus beau Noël de notre vie. On ne ressentira pas le besoin d’offrir et de recevoir des cadeaux matériels, et d’aller s’épuiser au centre d’achat dans le simple but de suivre une tradition superficielle. De plus, nous saurons profiter encore plus du moment présent, du temps précieux passé avec nos proches, ainsi que des merveilleux souvenirs qui seront créés.

Noël Minimaliste et Zéro déchet: idées cadeaux!

1. Une expérience

Le meilleur des compromis: On n’encombre personne d’un objet, puis on crée un souvenir! En plus, on peut offrir quelque chose à faire ensemble, ce qui ajoute à l’expérience! Voici quelques idées:

  • Des billets pour un spectacle, pièce de théâtre, cinéma, musée, partie de Hockey, etc. Selon les goûts de la personne.
  • Des entrées au spa
  • Un souper au restaurant
  • Une journée dans un gym d’escalade, ou dans un parc d’amusement, escape room, simulation (ou pas) de saut en parachute, etc
  • Une randonnée, visite d’un parc écologique, etc.
2. Du consommable

Ça aussi c’est merveilleux, puisque ça n’encombre pas, et ça fait plaisir aux 5 sens! On parle ici de tout ce qui finis par s’épuiser. On pense d’abord à de la nourriture (et là on peut se permettre d’être original): des confitures, des huiles aromatisées, des sauces piquantes, etc… Mais il existe d’autres types d’objets dits consommables:

  • Une bouteille d’alcool que la personne chère aime énormément
  • Du café
  • Des bougies ou de l’encens
  • Des savons et ou produits pour le corps (idéalement non emballés!)
  • Un certificat cadeau pour une boutique de vrac!
3. Un cadeau fait maison

Tellement symbolique: vous aurez passé du temps à confectionner quelque chose d’unique pour quelqu’un qui vous est cher! Ça peut être votre recette spéciale, des produis de beauté, un tricot, une peinture… Faites aller vos talents et votre créativité, le destinataire ne pourra que se sentir choyé de recevoir et de conserver cet objet.

4. Quelque chose d’hyper pratique

Tout dépendant des hobbys et du mode de vie de la personne, on peut lui demander ce qui lu manque pour faciliter sa vie, ou lui offrir un cadeau qui l’incitera à la simplifier, ou à adopter des meilleues habitudes:

  • des sacs à fruits et légumes en filet
  • Une cafetière french press
  • Une belle gourde ou une belle tasse à café réutilisable
  • Des lingettes démaquillantes réutilisables
  • Une brosse à dent en bambou
  • Pour plus d’idées, voir mon article 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Alors voilà, j’espère vous avoir donner une piste de départ afin de passer un Noël mémorable avec vos proches, qu’il soient minimalistes ou pas. Si vous avez d’autres idées, dites-moi les en commentaire, je les ajouterai peut-être à l’article! Joyeuses fêtes!!!

Pourquoi j’ai quitté mon poste de gérante dans un grand magasin de mode?

Ça faisait un an et demi que je travaillais comme gérante de quatre départements dans un grand magasin de mode. J’étais bien payée, j’avais des employeurs en or, des condition de travail hyper positives. Mais…

Pendant que j’occupais ce poste, j’ai découvert le minimalisme. J’en parlais partout autour de moi et sur le blogue, parce que tssé, ça été comme une révélation pour moi! Mais c’est alors que des questions ont commencé à venir de mon entourage: ‘

« Tu ne trouve pas que ton travail est en contradiction avec les valeurs que tu propage? »

« Dénoncer la fast fashion sur ton blogue, mais la supporter das ton travail…Ça ne te fait pas étrange? »

Ça m’a frappé, parce que je ne m’en était pas rendue compte au début. Je vivais le minimalisme chez moi avant tout, et ne m’étais pas posé la question quant à mon travail et l’harmonie de tous les aspects de ma vie. Je me justifiais en me disant que l’entreprise pour laquelle je travaillais avait une vision éthique et environnementale très respectable (ce qui est entièrement vrai, je tiens à le préciser pour ceux qui savent de quelle entreprise je parle). Je me sentais bien malgré tout.

Mais c’est en revenant de mes vacances (un roadtrip hyper ressourçant à travers le Québec), que la bulle m’a pété dans face… Je me suis rendue à l’évidence: bien que l’entreprise véhicule de merveilleuses valeurs, ça reste du commerce de détail, du fast fashion, et l’acquisition de choses y est promue comme étant un indispensable à l’atteinte du bonheur.

J’ai réalisé que je n’étais plus du tout à ma place. J’allais au travail à reculons, j’y ressentais un stress énorme, et je terminais mes journées épuisée comme jamais. Ce n’était pourtant pas le travail le plus demandant du monde (gérer des équipes et placer des vêtements, on s’entend). Mais la contradiction entre mes valeurs et mon poste, combinée avec mon désir d’en faire plus pour changer le monde… Disons que ça me grugeait maintenant le bien-être et le sentiment d’accomplissement.

 »Créez une vie de laquelle vous n’avez pas besoin de vacances »

De 40 h/semaine 8 à 5… à serveuse 25h/semaine, de soir!

Ouep, vous avez bien lu…Je travaille maintenant en moyenne 25h par semaine seulement…et je m’en sors parfaitement! Comment? Venez lire mon article!

En résumé, disons simplement que j’ai fais des choix de vie qui m’engagent à peu de grosses dépenses. J’ai aussi éliminé toutes les dépenses superflues, et j’ai un plan de vie bien précis qui me force à vivre de manière modeste (un voyage allez-simple au printemps).

En conclusion, j’avais envie de vous partager une publication qu’on avait fait sur notre page Facebook. Celle-ci expose exactement mon propos et les raisons pour lesquelles j’ai choisi de ne plus encourager la société de consommation, non seulement en repensant ma consommation à proprement parler, mais aussi en ne travaillant plus pour elle.

Parce que faire de l’argent avec les mouvements qui le dénoncent, c’est l’art du capitalisme, et c’est tout simplement aberrant. C’est tellement bien exécuté que beaucoup de monde se fait avoir, dont moi jusqu’à il n’y a pas si longtemps. C’est pourquoi il faut dénoncer, exposer la réalité, et agir (surtout agir) en conséquence.

C’est décidé! J’achète une maison

Si on m’avait dit il y a 6 mois que je serais sous peu propriétaire d’une maison, je n’y aurais pas cru. J’étais tellement bien dans mon 4 et demi. Chaque chose était à  sa place, j’avais un petit balcon pour que je lise mes romans dans mes journées de congé ou pour faire du BBQ les soirs d’été. Je payais 850$ par mois et je mettais de côté de l’argent, et mes soucis. La tuyauterie pète, aweille appelle le gestionnaire. Le déneigement est pas fait, aweille appelle le gestionnaire. Aucun stress, disons-le. Mais ma bulle de «Mon appart est parfait pour nous» a vite pété quand mes voisins d’en bas sont déménagés. L’enfer. Je comprends d’ailleurs toujours pas comment des êtres humains peuvent vivre en faisant autant de bruit. Mais ça, c’est pas le sujet de l’article.

La réflexion

Donc, petit à petit, pour échapper à la jungle qui avait en bas de chez nous, je me suis mise à penser à devenir propriétaire. Pas d’un condo. Pas d’un jumelé. Du bungalow toé. De la maison unifamiliale où j’allais avoir des voisins, certes, mais où j’allais aussi avoir la cri** de paix.

Mais là, les paramètres de mon désir de propriété s’entrechoquaient avec mon plus grand désir d’avoir une vie sans stress et où je n’allais pas décliner toutes les invitations du monde parce que je devais faire le corking de mes fenêtres ou désherber ma cour arrière.

Il s’agissait donc d’y aller avec modération et intelligence, en douceur. De peser les pour et les contre.

Après avoir pesé le pour et le contre, on a décidé d’aller de l’avant. En effet, on considérait que pour nous, les avantages surpassaient les inconvénients.

Mais par où commencer? Les premières étapes.

Il y a plusieurs grandes étapes quand on est dans le processus d’acheter une maison.

Regarder les maisons en vente pour déterminer nos besoins

Pages web de courtiers, recherche google, pages Facebook, promenade dans les quartiers visés… tous sont des moyens efficaces de cerner nos besoins. Combien de chambres on veut? Est-ce qu’avoir une cour arrière est important? 1 salle de bain seulement ou on rajoute 1 salle d’eau? Il ne faut pas prendre cette étape à la légère, car il est important de savoir ce qu’on veut vraiment. Cela va nous permettre de cibler rapidement et efficacement les propriétés qu’on veut visiter. II faut bien connaitre nos besoins, car une variété de maisons se retrouvent sur le marché, comme le démontrent ces photos prises sur le site de centris.

Identifier des maisons-types à aller visiter

Une fois que nos besoins sont identifiés, on fait une recherche ciblée avec nos critères. Cela permet de cibler les maisons qu’on veut visiter.  Les sites tels que Centris permettent d’inscrire des critères précis comme le style d’habitation recherché, la ville, le secteur, le nombre de chambres désiré, le nombre de salle de bain désiré, le nombre de stationnements et de garage désirés, le prix demandé et la superficie du terrain. On sauve tellement de temps quand on sait ce que l’on cherche.

Évaluer notre capacité financière

Notre capacité financière, c’est nous qui la déterminons, pas l’institution financière. La question qu’on s’est posée c’est: Combien d’argent on est prêts à mettre par mois pour le remboursement de notre hypothèque? Nous sommes partis de là pour faire nos calculs et on a validé le tout avec notre conseillère financière, pour s’assurer que le prêt qu’on prenait ne nous étoufferait pas.

Choisir une courtière immobilière

Pour les inexpérimentés en achat de maison que nous étions, la décision d’aller avec une courtière immobilière allait de soi. Bien sûr, quand nous sommes acheteurs, aller avec une courtière impliquait que notre marge de manoeuvre de négociation avec les vendeurs diminuait, mais on était prêts à prendre le risque. Et on a bien fait, car notre courtière nous a accompagné à travers toutes les étapes: dépôt de l’offre, inspection de la maison, réalisation d’expertise supplémentaire, choix du notaire, confirmation du financement, etc. On était bien informés de ce qu’on faisait et nous n’avions pas de mauvaises surprises, car notre courtière était là pour nous guider.

Faire un budget

Il est très important de faire un budget et pas juste pour faire cute, mais bien pour s’appuyer dessus. En effet, les paiements mensuels sont habituellement plus importants lors de l’achat d’une maison, tout en étant loin d’être insurmontables. Il s’agit de bien gérer ses finances, de savoir exactement comment on reçoit par mois et le montant de nos dépenses récurrentes. On place le tout dans une grille et on calcule la différence. On s’alloue bien sûr des postes budgétaires pour les dépenses ponctuelles et on est flexibles sur des postes comme l’épicerie et les sorties. Pour un outil web efficace pour vous aider à faire votre budget, c’est par ici.

Les pièges à éviter

La capacité financière poussée au maximum

«Êtes-vous curieux de savoir jusqu’à combien vous pourriez payer pour une maison?», me dit ma conseillère financière, un grand sourire aux lèvres, devant mon chum plus-que-oui devant l’idée. Non merci.

On s’était fait approuvé pour le montant qu’on voulait.  J’avais passé beaucoup trop de temps à regarder toutes les propriétés qui sortaient sur le marché, à évaluer si elles correspondaient à  nos besoins, à identifier et re-identifier ces dits-besoins. Je savais donc exactement la fourchette de prix qu’on devait viser pour trouver une maison qui correspondait à nos besoins réels et non pas à notre capacité financière gonflée à bloc. On avait fait des simulations sur Internet et selon une banque en particulier, on pouvait emprunter jusqu’à 404 000$. Bin voyons donc. Le premier piège à éviter quand on achète une maison, c’est faire passer le besoin de la banque (accorder l’emprunt le plus haut possible avec les intérêts qui viennent avec) avant ses propres besoins (dans mon cas, trouver une charmante demeure, pas trop chère, pas trop grande, pas trop longue à entretenir et à côté de mon travail).

Le Extreme Makeover de la maison

Inévitablement, qui dit nouvelle maison dit souvent nouveaux meubles et décorations. Moi, je viens de faire le plus grand achat que je ferai probablement de toute ma vie. La dernière affaire que j’ai le goût de faire, c’est d’aller loader ma carte de crédit au Ikea pour acheter de nouveaux meubles et décorations. Nous avons acheté nos meubles il y a 1 an et demi, quand nous sommes déménagés en appartement. L’espérance de vie d’un divan ou d’un frigo dépasse largement les 18 mois. Ils sont payés, ils sont en excellent état et mieux encore, ils vont bien s’intégrer à notre nouvelle maison. Le deuxième grand piège à éviter est donc de dépenser pour acheter de nouveaux meubles et décorations en grande quantité.

La suite

Finalement, après avoir traversé les étapes mentionnées plus haut, non sans un certain stress (demandez à mon chum!!!), on a bien hâte de prendre possession de notre maison et d’y emménager. Je suis déjà dans la planification. On déménage dans deux mois, mais je fais 1 boite par jour pour calmer ma hâte. Je prévois les réparations mineures à faire dans la maison et me dote d’un calendrier de réalisation. On pense aux items dont on pourrait avoir besoin et j’en parle autour de moi, dans l’espoir que quelqu’un en ait un à me donner ou me prêter. Je rêve du jour où j’aurai mon bac de compost à moi et où je n’aurai pas à me faufiler en douce, le mardi soir, pour mettre mes restes de table dans les bacs de mes voisins.

Bref, mon chum et moi, on est fiers de la façon dont nous sommes devenus propriétaires, car nous sommes demeurés nous-mêmes tout au long du processus. Nous ne sommes pas tombés dans les pièges.

Et vous, êtes-vous propriétaires? Quelles sont vos impressions?

Pour d’autres articles sur le minimalisme ou le zéro déchet, visitez notre site web.

Minimalisme et médias sociaux: la fois où j’ai supprimé 500 amis Facebook

Outre l’épuration de son chez soi et de ses possession, le minimalisme touche aussi le virtuel: cette portion de notre vie sur laquelle nous nous tournons pour nous organiser, pour communiquer, pour répondre à nos questions…et sur laquelle nous nous dévoilons tous un peu trop, sans vouloir l’admettre!

Dans l’article qui suit, je n’aborderai que les médias sociaux, mais je vous invite à commenter avec votre impression des autres plateformes: courriels, fichiers, types d’applications, jeux, etc. J’en aborderai certainement quelques uns dans de futurs articles.

Quand j’ai réalisé que j’étais beaucoup trop connectée

Durant mon bacc en Communications, je me suis découvert une passion pour les médias sociaux et pour le marketing web. Enfin une façon d’engager réellement la conversation entre les entreprises et les consommateurs, et pour donner un certain pouvoir à ces derniers!

Je suis d’avis que l’internet est une chose merveilleuse, nous permettant de nous connecter au monde, d’apprendre gratuitement un nombre infini de choses, de faire passer un message à un très grand nombre de personnes à la vitesse de l’éclair… Par contre, c’est comme toute chose: C’est à consommer modérément, parce qu’en en abusant on peut rapidement atteindre un creux.

Est-il nécessaire d’être sur tous les réseaux?

Pendant mes études, pensant que c’était indispensable pour avancer dans la vie, j’ai été, pendant un moment, connectée sur à peu près tous les réseaux possibles: Twitter, Facebook, LinkedIn, Google+, Instagram, Snapchat, Pinterest, Foursquare, Youtube…name it, j’étais partout!

Puis j’ai finis par m’épuiser à tout garder up to date. C’était beaucoup trop compliqué, à la limite épuisant, et ça me causait un stress énorme. Je ne comprenais pas comment les « grands de la comm » y arrivaient! Puis j’ai réalisé qu’en fait, ils ciblaient leurs réseaux en fonction de leurs intérêts, et n’étaient pas nécessairement partout en même temps.

Bref, le seul « avantage » que j’ai tiré de mon utilisation folle des médias sociaux, c’est que j’ai pu comprendre comment chacun fonctionnait, et pouvoir NE PAS recommander la plupart d’entre eux aux entreprises que j’allais aider en tant que gestionnaire de communauté.

J’ai finis par supprimer Snapchat parce que c’est une vraie perte de temps. J’ai lâché Twitter et LinkedIn (mes comptes sont toujours ouverts mais ne sont pas actifs). Puis j’ai encore Pinterest et Youtube pour mon usage personnel, sans grande interaction.

Maintenant, les seuls profils que je tiens réellement à jour sont Facebook (surtout la page du blogue, ma page perso étant très calme), et mon Instagram.

Est-il nécessaire d’avoir une longue liste d’amis?

Le mois passé, alors que je parcourais mon fil d’actualité Facebook, j’ai eu le même déclic que quand je visionnais les story Snapchat et que j’ai décidé de supprimer cette application: J’ai réalisé que j’y voyais pratiquement juste des choses dont je me fou complètement. J’ai donc fais un tour dans ma liste de 800 amis Facebook, et je me suis mise à supprimer toutes les personnes qui entraient dans un ou plusieurs des critères suivants:

  • Si je les croise dans la rue, je ne les salue même pas;
  • Malgré le fait qu’ils soient dans mes amis Facebook, ils ne sont aucunement au courant de ce qui se passe dans ma vie (et vice-versa);
  • Je n’ai pas interagi (virtuellement ou réellement) avec eux depuis au moins six mois (sans compter ma famille éloignées ou mes amis voyageurs);
  • Je n’ai pas vraiment d’intérêt et/ou d’aisance à ce que cette personne voit mon profil ou mes publication en toute liberté.

Résultat: j’ai maintenant 246 amis, mon fil d’actualité est 10000 fois plus intéressant, et je perds beaucoup moins de temps à scroller dans mon fil pour savoir quoi de neuf!

Petite astuce: Saviez-vous que vous pouvez influencer l’algorithme Facebook en masquant les publications que vous n’aimez pas voir? En effet, à droite de chaque publication dans votre fil d’actualité se trouve un petit triangle qui vous propose de « masquer la publication ». Puis vous pouvez choisir de voir moins de contenu de la personne qui a publié (ou aimé, ou commenté…)

Est-il nécessaire de recevoir des notifications?

Un autre truc que j’ai modifié, c’est mes paramètres de notifications. Cela fait en sorte que maintenant j’allume mon téléphone seulement si j’en ai vraiment besoin, et j’ai réussi à me détacher du FOMO, cette fameuse dépendance qui se développe chez beaucoup de jeunes hyper-connectés.  Pour en découvrir plus sur le Fear Of Missing Out, j’ai trouvé cet article assez intéressant qui dit:

FoMO désigne depuis quelques années déjà un état de stress mental ou émotionnel qui touche certains accros d’internet et des réseaux sociaux. Le syndrome se traduit par une véritable angoisse liée à la crainte de rater quelque chose: un rendez-vous, un évènement, une promo, une info …

Cette peur induite par l’hyper-connexion et la multiplication des choix aboutit parfois à une impossibilité de se déconnecter et une incapacité à se décider. Au point que des psychologues se penchent sur ce nouveau phénomène: simple addiction à l’internet ou véritable compulsion pathologique ?*

Bref, depuis que j’ai complètement annulé les notifications Instagram (je dois absolument ouvrir l’appli pour voir mes notifications, je n’ai même pas le petit chiffre qui apparaît sur l’icone de l’application), il y certaines journées où j’oublis d’aller y faire un tour, et ça fait tellement du bien!

Aussi, j’ai désactivé les notifications push pour tous les groupes Facebook desquels je suis membre ainsi que retiré l’appli de l’accueil de mon téléphone, ce qui fait que je ne vois pas le petit chiffre sur l’icone lorsque j’ai des notifs. Résultat: je consulte l’application que deux ou trois fois par jour. En plus, ‘y retrouve uniquement du contenu qui m’intéresse, vu le ménage de ma liste d’amis!

Minimalisme et médias sociaux

En conclusion, le virtuel occupe une place très importante dans la vie de la plupart d’entre nous, et le minimalisme vise à revoir nos priorité, et réfléchir sur l’importance du temps, sur la façon dont on occupe celui-ci. Le fait de diminuer et mieux contrôler ma présence sur les médias sociaux a diminué mon stress, et fait en sorte que j’ai beaucoup plus de temps pour les choses qui comptent réellement dans ma vie: me concentrer sur mon implication en environnement, voir mes proches, planifier un gros voyage pour le printemps, etc.

Alors, êtes-vous trop connecté? Quelle place occupent les médias sociaux dans vote vie?

*FoMO ou JoMO: comment êtes-vous connectés ? https://c-marketing.eu/fomo-ou-jomo-comment-etes-vous-connectes/