Un an sans magasinage: bilan des 6 premiers mois

Ça fait officiellement 6 mois que je n’ai pas magasiné pour des vêtements neufs. Ça a passé tellement vite, et je surprise à quel point ça se déroule bien! Je vous fais ici un petit bilan des 6 premiers mois, avec trois conclusions auxquelles je suis arrivées pendant ces derniers mois sans shopping, ainsi que ce que je prévois pour les six prochains.

1. J’ai économisé 3200$

Oui, 3200$! Comment j’ai fait le calcul? Vers la fin du deuxième mois, je commençais déjà à voir que mon compte de banque se vidait beaucoup moins vite qu’à l’habitude. Alors j’ai décidé de modifier les paramètre de mon compte CELI, pour y mettre 200$ par semaine, au lieu de 100$ (je reçois mes paies aux semaines). Donc 200$ x 16 semaines = 3200$ de plus dans mon CELI. C’est quand même fou quand je pense qu’il y a 6 mois, je n’aurais jamais été capable de faire ce changement.

Certains diront « Oui mais on ne dépense pas 200$ par semaine de vêtements! ». Non (mais certaines personnes oui), mais compte-tenu des autres dépenses que je fais (loyer, factures, sorties hebdomadaires, etc), le simple fait d’avoir arrêté d’acheter des vêtements et de faire des achats impulsifs m’a donné un lousse de plus qui me permet de mettre plus d’argent de côté, tout en étant tout de même capable d’avoir du plaisir (sorties au resto, cafés entre amis, etc)  et respecter mon budget.

Ce qui me rend le plus heureuse, c’est que mon projet de m’acheter une maison l’an prochain est de plus en plus réalisable, malgré que je ne gagne pas le plus fou des salaires.

2. J’ai diminué ma garde-robe de 80%

Ceci est vraiment drôle, puisqu’on pourrait penser que j’allais tout garder de peur de me tanner avec les mêmes vêtements pendant un an. Mais non! En étant obligée de faire avec ce que j’avais déjà, j’ai réalisé que ce sont toujours les mêmes morceaux que je tassais le matin en choisissant mes outfits, et toujours les mêmes que je préférait. Alors j’ai commencé à faire des sacs de vêtements à donner et j’ai éliminé ceux-ci:

  • Tout ce qui frippe facilement
  • Tout ce qui s’agence avec un seul autre morceau
  • Tous mes bijoux: je finis toujours par les enlever au courant de la journée
  • Tout ce que je gardais de côté  »au cas où »
  • Tout ce que je n’avais pas porté depuis six mois et plus
  • Tout ce qui trouvais une réponse négative à la question: « Si j’étais en train de magasiner là, maintenant, est-ce que je rachèterais ce morceau? »
  • Tout ce que j’avais en double: leggings, camisole noire, etc
  • Toutes les paires de bas qui ne sont pas noirs: C’est tellement plus simple de faire le tri après la lessive, toute matche!
  • Mes soutien-gorges plus ou moins confortables

Bref, toute  fite dans deux petits tiroirs et une vingtaine de cintres dans mon garde-robe, ainsi que trois paniers pour les sous-vêtements (culottes, bas, soutien-gorges).

J’ai besoin de faire le ménage beaucoup moins souvent, et tout ce que je porte, je l’aime et je suis confortable dedans.

J’ai aussi appris à réinventer certains morceaux: une robe que je peux porter en jupe (je fait un nœud à l’avant avec les manches), je superpose un haut sans manches et un chandail pour pouvoir porter le premier au travail (le code vestimentaire à mon travail interdit les épaules dénudées), etc.

 

3. J’ai trouvé des alternatives

Malgré le fait que j’ai arrêté de magasiner, je reste une grande adepte de mode! J’ai donc tout de même réussi à ajouter quelques morceaux (dont l’achat a été longuement réfléchi)  à ma garde-robe, sans dépenser un sous dans du neuf et dans les grandes chaînes.

Les échanges de vêtements

Premièrement, j’ai participé à deux échanges de vêtement. Le premier c’était avec une gang de filles, dans le café d’une de l’une d’elles, après les heures d’ouverture. Chacune apporte une une poche de vêtements qu’elles ne portent plus, on prépare du popcorn et du thé, et tout le monde pige dans tous les sacs. On se ramasse toutes en brassières à essayer du linge et à commenter ce que les autres essaient. Parfois on a des fous rire parce qu’on a l’air d’une patate, d’autres fois on saute de joie parce qu’on a trouvé LE morceau de rêve!

Puis chacune repart avec quelques morceaux pour agrémenter sa garde-robe. Les items qui n’ont pas trouvé preneurs sont remis à un organisme de charité du coin.

Le deuxième échange a été celui que nous avons organisé. J’y ai trouvé une dizaine de morceaux superbes. Je vous en parle plus dans mon précédent article: 

Les friperies

Quand il a commencé à faire plus chaud en avril, j’ai réalisé que je n’avais pas de souliers d’extérieur autres que des bottillons ou des ballerines. Je n’avais pas d’entre-deux. J’ai donc décidé d’aller faire un tour au Village des Valeurs, et j’ai trouvé des sneakers Nike pour 10$! Ça m’a vraiment fait réalisé qu’on est fou de toujours se pencher sur le neuf comme première et/ou unique option. Nous devrions toujours vérifier l’usager d’abord, faire appel à ce qui est déjà là, plutôt que d’encourager la production de masse et l’exploitation de ressources. Cette dernière option devrait en être une de dernier recours. En plus, on paie beaucoup moins cher pour le même item, oui déjà porté (très souvent ça a l’air complètement neuf), mais encore en excellent état d’usage.

Et pour les 6 mois à venir alors?

En ce qui concerne la deuxième moitié de l’année, je compte continuer mon désencombrement. J’ai encore quelques morceaux que j’hésite à donner, mais qui n’ont pas été porté depuis plusieurs semaines.

Il y a aussi le concept de garde-robe capsule et le projet 333 qui me trottent dans la tête. Je dois définitivement tenter l’expérience pour le deuxième. Je vous tiens au courant…

Enfin, dans les mois qui viennent je veux faire une introspection quant aux effets de la mode et de la consommation sur mon bien-être personnel, sur ma confiance en moi, ainsi que sur le niveau d’importance que je porte à tout ça, et pourquoi. Article à venir sur le sujet, bien sûr!

À bientôt!

Mise à jour janvier 2018: Mission accomplie! Venez lire le bilan ici:

Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf?

Vous êtes tannés de votre linge, mais vous ne voulez pas en acheter du nouveau? Il existe de nombreuses alternatives!

1. Les swaps ou échanges de vêtements

Les swaps, ou échanges de vêtements, sont pour vous! Il existe différentes façons de faire des swaps. Les deux plus courantes sont de faire une soirée swap, c’est-à-dire d’inviter une dizaine de personnes chez soi et leur dire d’amener du linge à donner/échanger. Tour à tour, chaque personne présente ses morceaux et les personnes intéressées se manifestent et repartent avec les morceaux choisis.

La deuxième façon la plus courante est de faire un sac de vêtements qui changera de mains et qui permettra à chaque personne de prendre des morceaux et de renflouer le sac avec ses propres vêtements. Il suffit de faire un circuit et d’identifier dans quel ordre devra se promener le sac. Quand la 1ère personne a terminé, elle contacte la 2e et ainsi de suite.

Dans les deux cas, on peut y faire de belles trouvailles sans dépenser un sou et en valorisant les objets qui existent déjà ! Il faut par contre faire attention de ne pas tomber dans le piège du «C’est gratuit». Les swaps vont tester votre capacité à reconnaitre les vêtements ou accessoires dont vous avez réellement besoin et à ne prendre que ceux-ci. Quelques trucs pour ne pas tout ramasser: se donner une limite de morceaux à rapporter, inscrire sur un papier ou sur votre téléphone les morceaux que vous cherchez et vous en tenir à cette liste ou encore, demander à une amie de vous accompagner et de vous surveiller 😉

swap.minimalisme.lestulipes.ca

 2.  Les magasins de seconde main

St-Vincent-de-Paul, Village des valeurs, Friperie de l’Amitié, Bibi Shop, et j’en passe! Il y a beaucoup de magasins de seconde main ou de friperies dans le coin, des deux côtés de la rivière. Les vêtements sont souvent en très bon état et à un prix ridicule. Même chose pour les accessoires comme les lunettes de soleil, chapeaux, foulards, souliers, sacs à main, etc. Certains magasins offrent même un pourcentage de rabais aux étudiants ou vous accordent un rabais si vous apportez des objets à donner. C’est gagnant-gagnant.

3. Les groupes Facebook de ventes, d’échanges ou de dons

Facebook est une mine d’or pour trouver des groupes de ventes, d’échanges ou de dons. Par exemple, le groupe Bric à Brac a près de 50 000 membres des 4 coins de l’Outaouais. Chaque jour, il y a des dizaines d’annonces de vêtements à vendre à petit prix. Il existe aussi des groupes axés spécialement sur la vente de vêtements. Inscrivez seulement le mot clé Vêtements dans la barre recherche sur Facebook et plusieurs apparaitront. Finalement, pour les dons de vêtements ou d’accessoires, il y a toujours les groupes Buy Nothing.

4. Organiser un événement de financement/charité/à vocation sociale

Une coopérative de la région, Créagora organise un Troc Party, le 17 mai prochain. Les fonds amassés via la vente de vêtements iront à la coopérative et tous les vêtements et accessoires invendus iront à une maison d’hébergement. Chaque item est vendu entre 2 et 8$.

Pour s’inscrire à l’événement, cliquez sur le lien suivant.

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5. Les prêts de vêtements

Une astuce sous-utilisée est d’emprunter des vêtements, de façon ponctuelle, à des amis ou de la famille. Par exemple, vous êtes invitée à un mariage? Au lieu d’acheter une robe que vous ne risquez de porter une seule fois, pourquoi ne pas faire le tour de votre réseau pour emprunter cette robe? Même chose pour des pantalons de randonnées, un coupe-vent, un manteau pour aller faire du ski ou du snow, etc.

Dans tous les cas, on vous invite à y penser à deux fois avant d’acheter du linge neuf. Il existe tellement de linge en bon état qui dort dans les placards depuis des années. Il s’agit de leur redonner vie en permettant à quelqu’un d’autre de les porter.  On vous laisse sur une adaptation de la pyramide de Maslow, version achats (source de la photo:Sarah Lazarovic)

 

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Quelle alternative préférez-vous parmi celles présentées? Avez-vous d’autres idées?