Comment organiser un swap de vêtements dans votre ville

Dans notre ère de surconsommation et de fast-fashion, on peut remarquer une tendance qui grandit dans l’esprit des gens: on se sent mal de se débarrasser aussi vite de nos vêtements, on réalise qu’on dépense beaucoup trop dans la mode, et on a l’impression de se faire avoir avec toutes ces tendances toujours nouvelles. Difficile de suivre le rythme et de ne pas vider son compte de banque pour avoir du style!

Alors on trouve des alternatives, comme Annie-Pier nous en parlait dans son article Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf.

Nous avons tenté l’expérience d’organiser un swap de vêtements public. Cela m’a permis non seulement de trouver des morceaux pour agrémenter ma garde-robe durant mon année sans magasinage; nous avons aussi pu tâter le terrain: voir si ça allait attirer des gens, quel type de personne viendrait, y aurait-il des beaux choix?

Résultat: SUCCÈS! On a attiré presque une trentaine de personnes, et nous avons transformé une terrasse de bar en véritable friperie sociale. Il y en avait pour tous les goûts, et nous avons pu y voir autant des jeunes que des plus vieux, autant des hommes que des femmes. On a réalisé qu’il y avait de nombreuses raisons pour lesquelles les gens aiment les swaps: parce que c’est amusant, gratuit, on renouvelle sa garde-robe, on évite le gaspillage, et on passe du bon temps avec des personnes qu’on aime. Ou encore, on participe à un événement public et on fait plusieurs belles rencontres!

Notre Swap social sur la terrasse du resto-bar le Troquet

Dans les jours qui ont suivi l’événement, je me suis fais demander par plusieurs personnes comment s’y prendre pour bien organiser un swap chez soi et/ou dans sa ville. Par où commencer? Voici donc les étapes que nous avons suivies afin que notre événement soit un succès.

1. Choisir le nombre d’invités

Est-ce un événement public ou privé?

Si c’est public, il faudra choisir l’endroit en conséquence puisqu’il est difficile de prévoir exactement le nombre de participants. Aussi, si on prévoit plus qu’une trentaine de personnes, peut-être qu’un second organisateur pourrait être envisagé afin de s’alléger la tâche et de pouvoir bien répondre aux attentes des participants.

Si c’est privé, je dirais de s’en tenir à une dizaine de personnes maximum, question de garder une certaine intimité et un contrôle de l’état des lieux. Ça peut devenir chaotique 10 filles qui essaient des vêtements à l’intérieur d’un espace restreint ahah!

Enfin, le nombre d’invités influencera sur le choix du lieu: on veut assez d’espaces, et une ambiance conviviale.

2. Choisir le lieu

Allez-y selon le nombre d’invités, et selon l’espace.

Je suggère de voir avec les cafés ou les bars du coin si ils accepteraient de vous recevoir. Surtout ne pas arriver sans prévenir  avec 20 poches de vêtements et monopoliser 10 tables! Ce serait un énorme manque de respect, et une perte de crédibilité auprès des invités. Un swap, ça prend de la place, et on ne veut pas empêcher les autres clients de vivre une expérience agréable; ou encore, que le propriétaire se fâche car on en fait fuir.

Pour notre part, nous avons choisi un de nos resto-bars préférés. Nous avons parlé au propriétaire et lui avons expliqué le concept, l’espace dont on aurait besoin et le nombre d’invités potentiels. Il a accepté sans hésitation. Après tout, on lui apporte des clients, et on parle de lui via la promotion de l’événement sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi choisi le moment idéal afin de ne pas déranger personne, et de se retrouver vraiment entre-nous pour l’échange!

3. Choisir la date

Premièrement, il faut choisir un moment où la plupart des gens sera disponible. Ensuite, si c’est public, le meilleure move est de choisir une date et une heure peu achalandée pour le lieu choisi.

De plus, on prendra en considération l’ambiance qu’on désir: est-ce qu’on veut en faire un swap plus festif, style soirée de filles, vin et potins; ou plus relaxe, style dimanche après-midi en pyjama?

Dans notre cas, c’était un samedi après-midi puisque les périodes les plus achalandées pour ce resto-bar sont l’heure du lunch en semaine, et les soirs. De plus, le samedi la majorité du monde ne travaille pas et se cherche des activités.

4. Lancer les invitations

Pour un swap public, vous ne pouvez pas passer à côté de l’événement Facebook. On crée un beau visuel, on écrit un petit texte attrayant, et on invite toutes les personnes qu’on croit que ça pourrait intéresser (j’avais invité 200 personnes pour le notre ahah!). En trois jours, nous avons eu plus de 100 personnes qui se sont mises intéressées à l’événement, et une vingtaine a confirmé sa présence!

Pour un événement privé, bah c’est à vous de voir. Un événement Facebook privé, un texto personnel à chaque invité, etc.

5. Prévoir l’équipement nécessaire

Il y a quelques indispensables pour un swap:

  • un miroir: idéalement assez grand pour se voir de la tête aux pieds.
  • un endroit pour essayer les vêtements: une pièce prévue à cet effet, ou encore un drap accroché dans un coin.
  • une table pour les accessoires.
  • des sacs pour transporter les items qui n’auront pas trouvé preneur.
  • dans le cas d’un swap privé, afin d’ajouter à la convivialité, on peut prévoir quelque chose à grignoter et à boire: thé et popcorn, bouchées et sangria, etc.

6. Accueillir les invités

Il faut impérativement arriver au moins 30 minutes avant les invités afin d’installer le tout, et pour accueillir les lève-tôts (il y a toujours une personne plus excitée que les autres qui va se mettre en route trop tôt). Quand les gens arrive, on leur explique la procédure, où mettre leurs choses, on leur montre où ils pourront se changer, etc.

7. S’occuper des items qui n’auront pas trouvé preneurs

Parce que l’idée d’un swap est de se débarrasser de ce qu’on ne porte plus et repartir avec des trucs qu’on aime. Je suggère de penser à un organisme de vote région où les items restants seront déposés comme don. Comme ça, pas de gaspillage, et on agi pour une bonne cause.

Vous êtes la personne qui a pris l’initiative d’organiser l’événement, c’est à vous de prendre la responsabilité de disposer de ces articles après le swap. Prévoyez une voiture et si possible demandez l’aide des participants pour transporter les sacs. Généralement les gens ressortent des swaps tellement heureux qu’ils se feront un plaisir d’aider.

Voilà, vous êtes paré(e) pour organiser un swap de vêtements CHEZ VOUS!

Si vous en organisez un, SVP venez me montrer des photos et me dire comment ça été!

Avez-vous d’autres astuces à proposer?

J’ai éliminé 2017 objets de mon appartement en 5 mois

Vers la fin de l’année 2016, j’ai décidé de me lancer un défi, soit celui de Nourishing Minimalism, qui consiste à se débarrasser de 2017 objets durant la prochaine année. 5 mois après le début de l’aventure, l’objectif est atteint et le résultat est phénoménal!

Mes motivations

Pourquoi avoir envie de se débarrasser de ses biens matériels alors que la société de consommation nous martèle sans cesse que nous trouverons le bonheur au travers ceux-ci? Je ne saurais dire quel a été le déclencheur. L’envie d’une vie plus simple, moins chargée et dans un plus grand respect de l’environnement et des objets que je possédais m’habitait depuis très longtemps. Je pense à deux principaux facteurs qui m’ont poussé à faire le grand saut: ma participation à un colloque citoyen à Lyon lors de l’été 2016 et le visionnement du documentaire Minimalism: A documentary (que j’ai réécouté au moins 6 fois depuis qu’il est sorti sur Netflix). Et les raisons de ce changement de mode de vie sont multiples:

  • Avoir un appartement pour y vivre et non pour y entreposer des objets sans valeur;
  • Diminuer le temps que je passe à faire du ménage (époussetage, balai dans les garde-robe, ménage des bacs de rangement, etc.);
  • Valoriser les objets que je possède déjà en les utilisant de façon régulière et ainsi, en honorant la raison de leur achat;
  • Cesser l’achat d’objets non nécessaires et ainsi, avoir plus d’argent dans mes poches pour placer à la banque pour des projets futurs ;
  • Apprendre à être heureuse maintenant, avec ce que je possède, et non être en constante attente du bonheur. La fameuse phrase «Je serai heureuse quand…» me dérangeait royalement. Je serai heureuse quand j’aurai terminé ma maitrise, je serai heureuse quand j’aurai remboursé mon emprunt de voiture, je serai heureuse quand j’aurai ma maison, etc.

Ces 2017 objets, de quels objets s’agit-il?

Ces 2017 objets peuvent être classés entre 5 catégories principales.

  1. Articles de cuisine

J’ai dû ouvrir chacune des armoires de ma cuisine au moins 10 fois pour en arriver à l’épurer de tous les gadgets et de toute la vaisselle superflue qui s’y trouvait. Par exemple, les assiettes à fondue. Pourquoi avoir un kit réservé exclusivement à la fondue (repas que je mange environ 5 fois par année), alors qu’une simple assiette ronde fait l’affaire? Pourquoi avoir 10 bols mélangeurs dans ses armoires, alors que le maximum que j’utilise lorsque je cuisine 1 recette est 2 bols?

Même chose pour les ustentiles de cuisine ou de table. 4 spatules, c’est beaucoup trop. Une coutellerie avec 25 fourchettes, 25 couteaux et 25 cuillers alors que nous ne sommes que deux et que nous recevons rarement plus de 6 personnes à la fois est carrément inutile.

2. Articles de bureau

7 ans d’université, ça a certainement le pouvoir d’encombrer un bureau! Alors que je vois enfin le bout du tunnel (je suis à environ 1 mois du dépôt final de mon mémoire de maitrise, enfin!), il m’apparaissait important de faire le ménage de mon bureau afin de me débarrasser des fournitures scolaires que j’avais accumulées ces dernières années. J’avais l’habitude d’acheter de grands paquets de marqueurs ou de crayons au Costco. Résultat: j’ai donné plus de 200 crayons, marqueurs et feutres. J’ai aussi donné une cinquantaine de reliures à anneaux (les fameux cartables) et de pochettes en plastique ou en carton. Puis, je me suis débarrassé de mes dizaines et dizaines de trombones, de punaises, de clés USB, de liquide correcteur, etc. J’ai fait bien des parents heureux dans mon entourage (les fournitures scolaires en début d’année, ça coûte assez cher!).

3. Accessoires et vêtements

J’avais, dans ma garde-robe, une grande pochette pour y insérer individuellement des bijoux. J’avais plus de 200 paires de boucles d’oreilles (oui oui, c’est même pas une exagération!), une douzaine de bagues, une trentaine de colliers et 7-8 bracelets. Ceux qui me connaissent bien savent que je porte très peu de bijoux. Une paire de boucle d’oreilles discrète chaque jour, parfois une bague au doigt, mais sans plus. Il était donc évident que je devais me débarrasser de tout cet attirail. J’ai fait bien des heureuses autour de moi!

Côté vêtement, j’ai donné plus de 120 morceaux. Des morceaux que je ne portais pas, que je gardais au cas où je perdais du poids, des morceaux qui avaient fait leur temps, des morceaux d’occasion (robes, déguisements, etc.). Mon conjoint a fait l’exercice aussi de son côté et a donné une trentaine de morceaux. Disons que notre garde-robe est maintenant très épurée et que c’est beaucoup plus facile de trouver un morceau à mettre le matin.

4.Objets décoratifs et de rangement

Ce qui m’a énormément marquée pendant le désencombrement de mon appartement, c’est à quel point j’avais dépensé d’argent afin de me procurer des items pour mieux organiser les objets que je possédais. Cintres, bacs de rangement en plastique ou en tissu, boites de différentes grandeurs, crochets, attaches, pochettes de tissu ou de plastique, etc.

Plus précisément, c’est 16 bacs de rangement, 2 bibliothèques, 2 tables basse, 2 classeurs en métal, 1 classeur en plastique, 9 boites, 50 cintres, 8 crochets ainsi que 3 porte-documents.

J’ai aussi revu la décoration de mon appartement à la baisse. Maintenant, je n’ai plus 8 cadres sur mes murs, j’en ai 4. Ce sont des cadres que je trouve beaux, qui rajoutent un petit quelque chose à la pièce ou qui ont une signification pour moi. J’ai retiré toutes les chandelles que je possédais, car de toute façon, je ne les allume jamais. De nombreux bibelots ou vases décoratifs ont aussi pris la porte. Je ne possède maintenant que quelques items décoratifs, comme 2 plantes, une bouteille de bière-souvenir de la Gaspésie reconvertie en vase avec des fleurs artificielles colorées, et c’est pas mal cela. Tout le reste a été donné pour agrémenter un autre appartement que le mien.

5. Jeux, films, livres et autres articles de loisir

Quand j’étais au secondaire et au cégep (et donc, que j’avais de l’argent de poche mais sans grandes dépenses en contrepartie), j’ai acheté É-NOR-MÉ-MENT de films en DVD et de livres de toutes sortes. C’est plus de 100 films que j’ai donnés ou vendus, 4 séries télévisées, une centaine de romans et de livres d’université, etc. Jeux de cartes, jeu de toc, jeu de poker en double ont aussi été remis à des gens qui allaient réellement les utiliser (du moins, je l’espère). J’ai aussi redonné mon ancien casque à vélo devenu trop petit, des rollerblades que je n’avais pas utilisé depuis 9 ans ainsi qu’un ballon de soccer.

 

Trucs et astruces

  • Prendre des photos pour comparer avant et après. Malheureusement, je n’avais pas réalisé l’ampleur des changements que ce mode de vie allait apporter, alors je n’ai pris aucune photo avant de commencer. J’ai par contre des images mentales de mon appartement pré-désencombrement et je peux constater le changement.
  • Dresser une liste des objets dont on se débarrasse : afin de savoir combien d’objets avaient quitté mon appartement, j’ai tenu une liste numérotée.
  • Dès qu’un objet est donné, il faut le sortir de notre champ de vision pour pouvoir profiter des bienfaits immédiatement. Je mettais donc tous les objets donnés dans ma garde-robe d’entrée en attendant que les personnes viennent les récupérer.
  • En faire un petit peu chaque jour. J’ai remarqué que désencombrer pendant plus d’une heure est fatiguant mentalement. Il vaut mieux prévoir plusieurs petites périodes chaque jour (environ 10 minutes).
  • Ne pas se sentir obligé de tout donner immédiatement. Quand j’avais un doute par rapport à un objet, je le laissais à sa place. Je me laissais du temps pour réfléchir et pour voir si je l’utilisais. Si je ne l’avais pas utilisé après 1 semaine, je le donnais.

Quelle est la suite?

La partie désencombrement du processus est faite. Le prochain défi est donc de ne pas ré-encombrer mes espaces maintenant tous épurés. Jusqu’à maintenant, j’ai été très conscencieuse au niveau de mes achats ou de mes acquisitions. Je me suis procuré ce dont j’avais réellement besoin seulement et j’ai comme réflexe d’emprunter temporairement au lieu d’acheter.

J’ai donc confiance que le processus de désencombrement ne sera pas à recommencer dans quelques années et que mon mode de vie est suffisamment bien implanté pour me permettre de faire des achats éclairés.

Et je peux maintenant affirmer que je suis heureuse maintenant.

Et vous? Avez-vous commencé à désencombrer? Pourquoi le faites-vous?

Le défi «Ménage du printemps»: 1 défi par jour pour vous initier au minimalisme!

30 défis pour accueillir le printemps

On va faire ça tout simple. Pour l’arrivée du printemps (enfin), on a envie d’essayer quelque chose de spécial avec vous!

Cette année, on veut profiter pour de vrai de cette période dont plusieurs profitent pour faire le ménage du garage et des tiroirs à «bébelles».

Mais est-ce vraiment un ménage?

Ce qu’on vous offre, c’est une réelle occasion de vous désencombrer du superflu dans votre logis et dans votre vie. Chaque jour abordera un aspect à repenser: la garde-robe, la cuisine, la bibliothèque, le porte-feuille, l’esprit, le corps, les relations, tout y passera!

On vous apporte un point de départ pour intégrer une petite part de minimalisme dans votre quotidien. À vous de l’adopter et de l’adapter à votre façon par la suite!

Comment se joindre au défi?

Suivez notre page Facebook et découvrez chaque jour…le défi du jour! Donnez-nous vos impressions, vos idées de défi et/ou publiez en commentaire des photos de votre cheminement!

Alors, tu relève le défi?!

Je deviens minimaliste

Ça fait un mois que j’ai commencé mon défi de ne pas magasiner pendant un an et je me suis fait demander par des proches comment ça se passait jusqu’à maintenant. Voici donc un article-réponse à toutes ces questions…. et le dévoilement du sens véritable de ma résolution.

Je dois l’avouer, ce que j’ai découvert ces dernières semaines, c’est finalement bien plus que l’urgence pour moi d’arrêter le shopping…

Minima-quoi???

D’abord,  l’aspect financier du défi est, comme vous devez vous en douter, un des premiers résultats qu’on remarque lorsque qu’on coupe une dépense aussi importante que le shopping. En effet, rien qu’un mois plus tard, j’en vois des résultats, ce qui est génial (je vous en parle dans quelques instants). Mais imaginez-vous que l’instauration dans ma vie d’une philosophie sans achats matériels neufs a, sans le vouloir, entraîné une reconsidération totale de ma consommation et de l’ensemble des choses que je possède.

C’est en parcourant plusieurs blogues au court des dernières semaines que j’ai découvert le minimalisme, un concept (ou devrais-je dire, un mode de vie) super intéressant qui consiste à diminuer nos possession au strict minimum afin de recentrer nos priorités sur les expériences plutôt que sur les choses. Ça correspond tellement à ce qui trottait dans ma tête au moment d’écrire mon article sur ma résolution no shopping. Donc non seulement j’ai pris la décision de, premièrement cesser tout achat de nouvelle chose, mais aussi de diminuer peu à peu le nombre de choses que je possède. En fait, j’ai déjà commencé le grand ménage, et non seulement de ma garde-robe! Mais bien de toutes les sphères de ma vie et de mon logement…

Bref, 2017 sera véritablement une année decluttering de fond en comble pour moi!

À lire: l’article d’Annie-Pier sur son impressionnant désencombrement:

Réconciliation avec mon compte de banque

Il fallait s’y attendre, en arrêtant de magasiner, la vitesse à laquelle mon compte de banque se vide a diminué considérablement. Pour aussi peu que je ne stresse plus à l’idée qu’un paiement débit soit refusé parce que j’ai oublié de vérifier le solde avant de faire une dépense (oui, ma consommation en était à ce point il y a quelques mois seulement). Aussi, j’ai enfin eu un petit coussin me permettant de me gâter d’une façon hyper satisfaisante: J’ai fais une de ces épiceries mes amis!

Je vous le dit, mon bol à fruit et ma cuisinière ont failli se mettre à danser. ??

les_tulipes_epicerie

De plus, au rythme où les choses vont,  la possibilité d’augmenter ma cotisation (soit la fréquence, soit le montant, c’est encore à voir) à mon CELI devient tranquillement réalisable. Ce serait si beau de pouvoir amasser plus rapidement que prévu le montant nécessaire à l’achat de ma petite maison dont je rêve! UPDATE 2018: J’ai réussi à amasser un bon montant, mais mon projet a changé! Je prends un allez-simple vers l’ouest du Canada en Avril 2018!!

Finalement, en ce qui a trait à l’argent, en voyant ces résultats je réalise que les dépenses pour du matériel neuf occupent vraiment une énorme partie de notre porte-feuille. Celles-ci étant maintenant complètement éliminées de mon budget, mes dépenses de ce dernier mois n’ont consisté qu’en le paiement de mon loyer et mes factures mensuelles, mes épiceries, mes cafés quasi-quotidiens (dans une tasse réutilisable bien sûr!), et les quelques sorties entre amis. Je reçois ma paie à chaque semaine, et croyez-le ou non, il m’est arrivé une semaine de n’avoir même pas dépensé 100$ que la paie suivante était déposée dans mon compte.

Je vous le dit, ce petit coussin créé ajoute à la motivation!

Un soir, j’ai ouvert ma garde-robe…

En l’espace que de quelques semaines, le fait de cesser d’ajouter des nouvelles choses à mon logement m’a comme fait reprendre contact avec celles qui s’y trouvaient déjà.

Voici un exercice que j’ai fait, et je vous propose de l’essayer (et bien sûr de m’en donner des nouvelles!):

Un soir où je n’avais rien de prévu, j’ai ouvert ma garde-robe et, étant une grande adepte de la mode, je me suis demandé, un peu découragée, comment j’allais passer une année avec les mêmes vêtements sans me tanner. Alors j’ai sorti tous les morceaux dont j’étais incapable de me souvenir la dernière fois portée. Puis j’ai fait de essais, des essais et des essais. J’ai mixé les matières et les couleurs, superposé des chandails par dessus des robes sans manches pour pouvoir les mettre au travail, mis des leggings sous des longs pulls pour donner un effet tunique, recouvert d’un veston afin d’avoir un look professionnel, accessoirisé avec les multiples foulards et bijoux que je n’arrive jamais à pull off. Et voilà! Redécouverte totale de mon garde-robe.

S’il y a une manière de résumer la chose, je pourrais dire que j’ai magasiné chez moi-même!

Tout  ce qu’il faut, c’est de choisir un moment qui ne sera consacré qu’à cette activité,  mettre sa musique préférée au fond, se motiver un peu et user de sa créativité.

Détachement face aux choses

En découvrant le minimalisme, je n’ai qu’une seule envie: faire le grand ménage! Un decluttering comme ils disent: revoir toutes les catégories d’objets qui se trouvent chez nous et se débarrasser du superflu.

La garde-robe étant déjà passée au cash l’année dernière, j’ai attaqué mes livres. Je les ai regardé un à la fois, puis évalué pour chacun la nécessité et la raison de le garder. Plusieurs avaient été achetés dans des magasins de seconde main, vraiment pas cher, et je n’ai jamais fini par les lire. D’autres avaient déjà été lus et jamais retouchés ni prêtés. Alors que d’autres étaient un mystère total: aucune idée comment je les avais eu, ni
pourquoi je les gardais. Tous ceux-là ont été mis dans une pile « à donner ». J’ai décidé de les emmener, une petite quantité à la fois, dans les bibliothèques itinérantes (un concept de partage que je trouve absolument génial) qui se trouvent un peu partout dans la ville.

Au total, je me suis débarrassé d’un peu plus de la moitié de ma bibliothèque.

lestulipes-bibliotheque

Ceux que j’ai gardé sont mes livres d’université qui traitent de la communication, qui est une passion pour moi, et ils sont tous annotés donc je crois utile de les conserver pour référence future. Les autres sont des romans que j’ai vraiment aimé, quelques classiques (j’ai étudié la littérature au Cégep), et des livres inspirants (comme Zéro déchet de Béa Johnson).

Les prochaines étapes de mon désencombrement sont la salle de bain, la penderie (draps, serviettes, etc), et les objets de décoration. Viendront ensuite le virtuel (ménage des courriels et des favoris, tri des documents inutiles gardés dans l’ordinateur, etc), puis le mental (introspection profonde et réflexion sur mon bonheur, sur les aspects de ma personnalité à améliorer, mes objectifs personnels , spiritualité, etc).

À lire pour aller plus loin:

En conclusion, je suis vraiment heureuse d’avoir découvert le minimalisme. C’est un mode de vie qui correspond parfaitement avec ma vision de la vie et de la société, et je suis impatiente de vous en parler plus en détails.

Si vous avez des liens, des livres, des trucs à me suggérer, svp partagez-moi ça!

Je meurs de curiosité et de motivation!