Une St-Valentin Zéro déchet et anti-consommation

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La St-Valentin…

La fête de l’amour…

La fête du dilemme entre le désir de faire plaisir à l’être aimé, et le malaise d’adhérer à un processus de consommation quasi-imposé.

On va se le dire, c’est comme toutes les fêtes en fait: fête des mères, des pères, Pâques, Halloween, Noël…Soyons francs, elles ont perdue leur symbolique originale (religieuse dans la plupart des cas). Je n’ai pas toutes les notions d’histoire nécessaires pour expliquer le processus, mais on s’entend qu’elles sont désormais plus des occasions pour les entreprise de se remplir les poches sur le dos de l’amour que de se recueillir en toute spiritualité.

Sans parler aussi du fait que c’est assez absurde merci de réserver une seule journée dans l’année pour prouver notre amour, ou pour se réunir en famille. Pourquoi ne pas le faire tout au long de l’année? Certains dirons qu’avec notre train de vie métro-boulot-dodo à 100 miles à l’heure, c’est quasiment une bonne chose que ces fêtes existent pour nous rappeler qu’on a du monde à aimer et à prendre soin; pour nous faire faire pause le temps de dire « je t’aime!…Ok, bonheur et santé, bisous mais mkay bye j’ai du travail!».

Ouin, vu de même…

Aimons-nous avec des souvenirs plutôt qu’avec des choses

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« Collect moments, not things. »

Cette fameuse citation. Je L’ADORE.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand j’étais en couple, j’aimais mon copain parce que les moments qu’on passait ensemble me faisaient sentir vraiment bien et étaient inoubliables.

Dans un couple, chacun de ces moments est une brique de plus dans le mur du projet de vie qu’on bâtit ensemble. Si on ne fait que s’acheter mutuellement des choses dans le but de se prouver notre amour, ça s’entasse dans l’espace situé entre les quatre murs qu’on essaie de construire. Sauf que si on ne fait que se faire des cadeaux matériels et qu’on ignore la valeur des moments passés ensemble, l’espace se rempli trop vite, au point de déborder. Et nos murs finissent par tomber parce qu’on a pas assez travaillé dessus, ils n’étaient pas assez solides.

Bref, ma métaphore, j’y ai pensé fort (lol), et je crois qu’elle illustre bien tout ce que cette idée de s’aimer avec des souvenirs plutôt qu’avec des choses veut dire.

J’ai un cadeau pour vous! ?

Voici un Remus-méninges d’idées anti-consommation, zéro déchet et minimalistes pour la St-Valentin, et aussi pour toutes les autres fêtes que les business attendent avec impatience pour vider nos porte-feuilles! C’est parti:

  1. Un souper à la maison (j’adore cuisiner à deux!)
  2. Une soirée Netflix & chill (ben oui)
  3. Une randonnée en forêt, en montagne, ou même en ville! Aventurez-vous dans un quartier que vous n’avez jamais vu (je trouve très drôle d’aller dans les quartiers de riches et me sentir comme une intrus parmi ces manoirs à quatre garages! ?)
  4. Aller patiner ou faire du ski
  5. Boire une bouteille de vin (ou deux, ou trois) en écoutant vos albums préférés d’adolescence
  6. Créer quelque chose (peindre, dessiner, restaurer un vieux meuble, écrire une chanson…)
  7. Si vous n’êtes pas des personnes artistiques, vous pouvez toujours résoudre des problèmes mathématiques ou faire des expériences scientifiques… ? (Je sais pas moi, je vous connais pas!)
  8. Prendre un cours de yoga, de spinning, ou de danse!
  9. Aller à un gym d’escalade
  10. Vous faire une soirée relax, avec massage à l’huile de coco #miam
  11. Aller promener des chiens à la SPCA ?
  12. Regarder vos albums photo de bébé (fous rire garantis)
  13. Visiter un musée
  14. Jouer à des jeux de société
  15. Faire une tournée des bars
  16. Aller voir un spectacle (de musique, d’humour…)
  17. Aller voir une pièce de théâtre
  18. Si vous voulez quand même vous offrir un cadeau matériel, vous pouvez aller faire le tour des friperies avec un budget de 20$ chacun. Laissez aller votre créativité!
  19. Faire du bénévolat pour un organisme qui vous tient à cœur aux deux
  20. Ouvrir votre garde-robe à l’autre et le/la laisser choisir votre outfit pour la journée!
  21. Faire une journée decluttering avec la musique dans le tapis: On désencombre, on donne, on jette, allez!

Bon voilà vous voyez, c’est simple, non?

Pensez à l’avenir. N’est-ce pas génial de pouvoir se dire: « HAHA te souviens-tu il y a dix ans quand on a fait telle chose ou telle activité!? », et encore être capable de revivre les émotions du moment, après tout ce temps! Alors que le cadeau matériel, on l’a peut-être perdu, il n’est peut-être plus en bon état, il ne fonctionne probablement plus (vivre l’obsolescence programmée). Bref, aimons-nous avec des souvenirs plutôt qu’avec des choses.

Celle qu’on oublie trop souvent et qui pourtant, mérite tout l’amour du monde…

Il y en a aussi une qu’on oublie trop souvent quand vient le temps de donner de l’amour. Une qui nous en donne sans limite, de l’amour, et qu’on s’étonne qu’elle nous pardonne toujours notre absence de réciprocité…

Vous savez de qui je parle?

Oui, je parle de notre planète! Notre chère planète qui nous tient en vie, et dont on abuse sans se poser de questions. Pour la St-valentin, pourquoi ne pas s’engager à diminuer nos déchets, à réfléchir à l’impact de chacune de nos action, à modifier un peu notre mode de vie, nos habitudes de consommation? C’est elle qui mérite la plus belle preuve d’amour qu’on puisse offrir: s’engager au respect et à la reconnaissance de tout ce qu’elle nous offre jour après jour sans se plaindre: sa beauté et notre vie.

Qu’avez-vous de prévu pour la St-Valentin? Avez-vous d’autres idées de cadeaux ou d’activité écolo?

À lire pour aller plus loin:

Transformer des vieux t-shirts en joli tapis. Ou mon top 5 d’idées d’upcyclage.

L’upcyclage, vous connaissez?  Oui oui c’est un autre truc d’écolo.

Mais encore?

Bon, le recyclage, tout le monde connait. C’est le fait de récupérer une composante d’un objet afin d’en créer un nouveau. C’est un mode de traitement des déchets qui est une excellente option écologique puisqu’il ralenti la pollution, le gaspillage, et le prélèvement de matières premières dans la nature. Par contre, et peut-être à votre grande surprise, sachez que recycler n’est absolument pas suffisant pour se donner bonne conscience et se dire qu’on fait notre BA pour la planète à chaque jour! En effet, le recyclage devrait être une option de dernier recours, si on n’a pas de moyen de refuser, réduire ou réutiliser (voir mon billet sur le Zéro déchet ici) car il entraîne tout de même une production et le retrait de matières premières à la nature afin de produire ces objets recyclables. De plus, le recyclage demande énormément d’énergie: eau, gaz à effet de serre, utilisation de procédés chimiques, mécaniques complexes, et limites au nombre de fois qu’un objet peut être recyclé pour donner un objet qui sera à son tour re-recyclé.

Il existe aussi le downcycling, ou décyclage, qui est plus moche. Il s’agit du processus qui fait en sorte que le recyclage d’un produit donne un objet de qualité moindre au premier. Pa exemple, le plastique a une limite à la quantité de fois qu’il peut être recyclé afin de donner un article de qualité égale. C’est pourquoi on essaie d’éviter le plus possible cette matière, qui demande aussi beaucoup de produits chimiques et toxiques pour sa production, et qui peut rester pendant des centaines d’années dans la nature et les océans sans se décomposer. Beurk.

L’upcyclage quant à lui, est cool! En gros, c’est le fait de transformer un article qui nous semble bon pour la poubelle, en quelque chose soit de meilleur qualité, ou du moins dont le processus de transformation et l’utilité sont en harmonie avec l’environnement. Donc en résumé, upcycler c’est réutiliser et/ou transformer un objet au lieu de le jeter car son état premier ne sert pas ou plus. C’est génial parce que c’est écolo, et ça permet d’être hyper créatif. C’est un must pour les adeptes du Zéro déchet puisque la réutilisation est l’un des 5 principes-clés de ce mode de vie.

Mon top 5  d’idées d’upcyclage

Pensez-y à deux fois avant de jeter ces objets. Ils peuvent tous être facilement soit réutilisés à d’autres fins que leur utilité première, ou bien être transformés afin de devenir quelque chose de complètement différent, beau et/ou utile!

1.Bocaux en vitre et autres contenants

Pot de sauce, pot de cornichon, pot de beurre d’arachide…Une fois vide, NE JETEZ PAS! Gardez-les pour y mettre vos recettes, vos lunchs, vos achats en vrac, pour boire dedans, pour faire du rangement, etc. On peut même les peinturer pour en faire un joli pot de fleur, ou un chandelier.

2. Vieux t-shirts

Avec tous les DIY qu’on peut trouver sur Pinterest, NO WAY de se débarrasser de nos vieux vêtements en coton. Transformez-les en sac, en foulard, ou même en magnifique tapis tout coloré! Pour les causes perdues, découpez-les en carrés de différentes grosseurs afin d’en faire des mouchoirs en tissus, ou bien pour faire des guenilles et ainsi éliminer les diaboliques essuie-touts.

3. Vieux tricots

Pour ceux-ci il faut un peu de skills en couture et de la délicatesse afin de ne pas défaire les mailles. Découpez les manches pour en faire des legwarmers, des pantoufles, un cache-cou, ou même pour habiller votre chien (j’ai ri un peu en trouvant cette idée, fallait que je la partage ?)! C’est aussi possible d’en faire des mitaines, ou encore un sac. Faites votre tour sur Pinterest, ce ne sont pas les idées qui manquent!

4. Boites de soulier et autres contenants en matière recyclable

Si on a aucune autre option, et que malheureusement on doit acheter des articles emballés, on se console en se disant qu’au moins, il existe quelques idées pour leur donner une deuxième vie et ainsi retarder leur visite dans le bac de récupération.

Moins esthétiques, ces contenants (contenants de champignon en plastique, boites d’articles électroniques, boites de céréales, etc) peuvent être récupérés afin de faire du rangement. Les boites de souliers peuvent être réutilisées comme séparateur dans le tiroir à sous vêtement, ou pour faire des cadeaux (sans emballage, faits maisons ou achetés usagés bien sûr #sociétédeconsommation). On peut aussi les pimper pour organiser le bureau ou l’atelier (d’une pierre deux coup: on récupère les rouleaux de papier toilette)!

5. Le bois sous toutes ses formes

Boite de clémentines, palettes, branche d’arbre tombée, vieille porte, tablette ennuyante… Sortez le petit menuisier ou l’artiste en vous, et transformez-les en décoration, en boite de rangement, en meuble, ou bien en oeuvre d’art!

Parlant de bois, incluons le papier là-dedans. Saviez-vos que les papiers journaux peuvent être utilisés pour le bac à compost en remplacement du sac? Une autre bonne idée: gardez-les pour emballer vos cadeaux!

Voilà!

Vous avez réduit la fréquence à laquelle vous videz votre poubelle, et vous avez évité d’encombrer encore plus le dépotoir en donnant une deuxième vie à des objets qui à première vue ne paraissaient plus bons à rien. Vous avez créé quelque chose de vos propres mains, de beau et utile….Et ça vous fait du bien, avouez-le!

Quel est votre truc préféré? En avez-vous d’autres à suggérer?

 

Un an sans magasinage!

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Quand je suis partie de chez mes parents en mars 2016, j’ai tout fait pour emmener le moins de choses possible avec moi, question de vraiment démarrer à zéro.

J’ai rempli cinq sacs poubelle de vêtements et de cossins à donner, j’en ai rempli un autre avec plusieurs paires de souliers et des sacs à mains que je n’avais pas portés depuis un an. J’ai vendu certains livres d’école que je gardais «au cas ou…», j’ai jeté tous mes cahiers de notes de cours du Cégep et de l’Université (parce qu’à moins de te diriger vers un doctorat, non tu ne les réutiliseras pas). Pour finalement partir avec réellement le strict nécessaire.

Enfin c’est ce que je croyais…

Société de (sur)consommation

Vidéo percutante à voir: http://bit.ly/2jWk8lP

La statistique à retenir: un américain moyen se débarrasse d’environ 82 Lb de vêtements par année!

L’idée de la société de consommation fait beaucoup réfléchir, peu importe de quel domaine nous sommes issus.

J’ai étudié en communication donc j’ai découvert le concept principalement du point de vue marketing et publicité, qui sont en fait le point de départ de la chose, puisqu’ils sont les moyens utilisés pour faire naître les désirs.

Aubaine par ci, aubaine par là. Vous voulez être cool et fiter dans la société? Achetez ceci, vous en avez BESOIN! Et dans quelques mois, soit ça sera passé de mode, soit ça va briser, alors vous devrez en acheter un nouveau! Bref, on est conditionné pour acheter des choses qu’on veut, en croyant qu’on en a besoin. Alors on oublie les impacts écologiques, éthiques, économiques et psychologiques de ces achats. Finalement, le matérialisme et l’individualisme en viennent à s’emparer de nous, qu’on le veuille ou non.

C’est qu’on en met du temps, de l’énergie, du stress et de l’argent à consommer tous ces trucs qui n’assouvissent qu’un désir de se démarquer, alors qu’en fait, on fait comme tout monde. Méchante contradiction. En plus, ce désir, il ne dure pas, puisqu’il est bientôt remplacé par un autre plus moderne, plus beau, plus cool. Méchant gaspillage. Finalement, on en passe du temps dans les magasins, et de l’angoisse à trouver LA chose qui va nous faire sortir du lot, alors qu’on pourrait être en train de faire une belle activité en plein air avec notre famille ou de passer du bon temps au chalet avec nos amis. Méchante perte de temps.

Je pourrais en parler longtemps car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, mais mon article serait beaucoup trop long… On peut toujours aller prendre un café pour en discuter si vous voulez! (Je risque aussi fort bien d’en parler plus en profondeur dans un futur article)

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Cure de désintox

J’ai toujours adoré et j’aimerai toujours la mode. Pour moi, c’est comme un art, un moyen d’expression. C’est dévoiler une partie de soi sans avoir à parler. Et tant qu’à être obligé de s’habiller, pourquoi ne pas transformer cette corvée en partie de plaisir et laisser aller son imagination, sa créativité! J’ai toujours aimé expérimenter, agencer couleurs et matières, trouver des moyens d’avoir du style sans trop dépenser et en restant confortable.

Mais voilà…

À la fin de 2016, après déjà quelques mois à occuper mon nouveau poste de gestionnaire dans le commerce de détails (que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi), j’ai eu un choc. J’ai réalisé à quel point la mode va vite. Pouvez-vous deviner à quelle fréquence on recevait une «nouvelle tendance» à mettre de l’avant? Je peux facilement dire au moins une fois par mois. Ça ne laisse même pas le temps de porter l’item 10 fois qu’une «nouvelle tendance» fait sont apparition! Remarquez les guillemets: les tendances ne sont jamais réellement nouvelles, c’en sont en fait des vieilles qui reviennent, sous de nouvelles formes (pensez aux chokers et aux grosses lunettes vintages!). Mais ça, c’est un autre sujet.

Bref, j’ai réalisé que je dépensais beaucoup trop pour des vêtements ainsi que des articles neufs en tout genre et j’ai eu une grosse période de réflexion.

Malgré le fait qu’à peu près tout ce qui se trouve dans ma garde-robe ne m’aie coûté que quelques dollars, au bout du compte, deux conséquences:

  1. C’est plusieurs centaines de dollars qui sont sortis de mon porte-feuille uniquement à des fins d’apparence ou de plaisir instantané. Ces centaines de dollars, ça aurait pu être un billet d’avion vers un endroit que je rêve de visiter, une journée spa, un road trip à travers le Québec, ou encore, un placement bancaire pour l’achat futur d’une petite maison.
  2. C’est aussi une accumulation de biens qui finissent par dormir dans mon placard parce que je me tanne. Mais pourquoi je me tanne? Parce que j’ai acheté trop impulsivement, sans me demander si j’en avais vraiment besoin. Alors vient d’abord une perte de temps le matin quand on choisi ce qu’on va mettre. On considère l’item, mais on fini toujours par l’éliminer. Vient aussi une perte d’espace: vous savez tout comme moi à quel point c’est plaisant d’entrer dans une pièce épurée, avec uniquement le nécessaire qui s’y trouve! Enfin, peut en venir une perte de contrôle. Pensez à l’accumulation compulsive… Oh là là.

Quel gaspillage!

C’est là que j’ai décidé que j’allais me lancer un défi: Arrêter de magasiner et rentabiliser une bonne fois pour toute ma garde-robe et les choses que je possède déjà.

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Mes règles du jeu

Alors voilà, le défi est lancé, ça risque d’être intéressant.

Pour terminer, voici simplement les nuances que je souhaite énoncer pour que personne ne dise que je triche!

  • Je n’achèterai rien de neuf pendant un an, sauf en dernier recours absolu. Pourquoi un an? Parce que ce n’est pas trop long pour arriver à des conclusions,   et pas trop court pour être impressionnant si j’y arrive!
  • Mes premières options seront les friperies, les sites du genre Kijiji, et mes proches.
  • Le défi va de pair avec mon défi Zéro déchet: les produits ménagers et de beauté seront fait maison en majorité, et je tenterai de trouver un moyen de réutiliser avant de jeter (par exemple: vieux t-shirt transformé en torchon).

Qu’en pensez-vous? Êtes-vous du genre à beaucoup magasiner? Croyez-vous qu’on consomme trop?

À lire pour aller plus loin:

N’oubliez pas de vous abonner au blogue afin d’être aux premières loges quand un nouvel article est publié! 🙂

 

Mise à jour janvier 2018: Un an plus tard, mission accomplie! Venez lire le bilan ici:

Défi Zéro déchet: Semaine #1

Ça fait un peu plus d’une semaine que j’ai commencé le défi et j’ai pleins de choses à raconter! ?

Mais avant, je veux apporter une petite précision sur le Zéro déchet et sur ma transition.

En fait, le défi ultime du Zéro déchet ne vise pas l’élimination totale de déchets de notre quotidien, c’en est à peu près impossible. Car oui, bien qu’on fasse tout pour y arriver, reste qu’à notre époque et dans notre société, il y aura toujours un petit quelque chose qu’on arrivera pas à contrôler ou à éviter. Vivre de manière Zéro déchet, c’est un éternel parcours, et on ne peut que faire du mieux qu’on peut.

Béa Johnson, l’instigatrice du mouvement Zéro déchet, garde un pot avec les déchets qu’elle produit en un an avec sa famille. On y retrouve les chewing-gums des amis de ses enfants qui viennent à la maison, des bâtons de suçons, quelques pansements, des autocollants venant des fruits et légumes de l’épicerie, et quelques autres petit trucs anodins comme ça.

C’est tout!

Pour ma part, j’ai décidé que je ne comptabiliserai pas ma production de déchets avant quelques mois puisque je veux terminer les produits emballés (shampoing, gel douche, savon vaisselle, détergent…) que j’ai chez moi avant de dire que je vis réellement un mode de vie zéro déchet. Ce serait selon moi absurde de les jeter alors qu’il reste du produit encore très bon dedans. Après, je verrai si certains des contenants peuvent être réutilisés pour y mettre mes produits faits maison ou bien pour aller les remplir dans un magasin de vrac.

Alors voici le bilan de ma première semaine de transition vers le Zéro déchet, mes constatations et des petits conseils que je me permets de vous donner si vous désirez vous y mettre aussi.

Les étapes les plus faciles à franchir:

Quand on a pas le choix d’acheter des articles emballés, choisir le contenant recyclable/compostable OU qu’on va pouvoir réutiliser (bocaux en vitre par exemple)

Il suffit de prendre cinq secondes et observer l’emballage. C’est toujours clairement indiqué. S’il n’y a pas de mention recyclable ou compostable, on refuse.

Toujours avoir un sac réutilisable sur soi

On ne sait jamais quand ça peut servir (achat imprévu, temps chaud qui oblige à retirer un morceau de vêtement qu’on ne saura pas où mettre, etc). Il en existe qui se plient tout petit pour rentrer dans le sac à main ou une poche de manteau.

Toujours avoir une tasse (si on est un buveur de café/thé), ou une gourde réutilisable avec soi

La plupart des cafés offrent un rabais lorsqu’on apporte sa propre tasse! De plus, saviez-vous qu’une bouteille d’eau en plastique prend environ 400 ans à se décomposer dans la nature? C’est dégueulasse!

Me voici en photo l’an passé,  si naïve et insouciante…untitled-design-2

Utiliser le séchoir au lieu du papier dans les toilettes publiques après s’être lavé les mains

S’il n’y a pas de séchoir, dites-vous que vos mains vont sécher à l’air dans la minute qui suit. Au pire des pires, c’est de l’eau, vos jeans vont sécher.

Composter

Surtout quand le service est offert par votre municipalité! J’en ai encore beaucoup à apprendre sur le compostage. Un petit cours sur le sujet pourrait m’être très utile dans le futur car je rêve d’avoir mon propre potager, avec toutes sortes de légumes et de fines herbes! J’ajoute ça à ma bucket list.

Les défis supplémentaires:

Remplacer les mouchoirs en papier par des mouchoirs en tissus

J’ai encore un peu de misère à m’y faire. La sensation du tissus est vraiment différente comparée au papier, et il y a un énorme travail à faire dans notre tête par rapport à l’hygiène et la commodité (qui, en réalité, ne sont pas du tout des problèmes). J’aborderai le sujet en détails dans un futur article, parce que ça vaut la peine d’en parler (raisons environnementales, utilitaires et de common sens).

Acheter en vrac

En fait les épiceries en vrac c’est vraiment génial, autant du point de vue écologique qu’économique. C’est un petit défi pour moi puisque je n’ai pas de voiture et qu’elles se trouvent un peu loin de chez moi, mais il suffit de planifier et je devrais très bien m’en sortir. En plus, de plus en plus d’endroits acceptent qu’on utilise nos propres pots! À bas le plastique!

Accepter que tout ne se fait pas du jour au lendemain

C’est-à-dire le dilemme entre la volonté de tout convertir en zéro déchet tout de suite, et l’embarras face à l’idée de jeter les produits de beauté et ménagers ainsi que la nourriture pré-emballée qu’on a déjà. Puis se résoudre à les finir avant de tester les DIY qui pullulent sur Pinterest! Ça nous met en standby pendant plusieurs mois, mais le gaspillage, C’EST NON!

Faire savoir nos intentions à nos prochessix_pack_rings

Leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas être offusqués si on refuse certaines offres (cadeaux, chocolats, et autres trucs venant dans des emballages jetables). C’est aussi de leur demander d’éviter d’emmener des déchets chez nous. Comme par exemple, les bières en canettes reliées avec ce foutu plastique qui en plus de polluer, étouffe plein d’animaux sauvages… Bref, beaucoup de discussions à l’horizon, et c’est bien car c’est en parlant que les esprits s’éveillent!

Emmener ses propres contenants dans les cafés et restaurants rapides

Jusqu’à maintenant, je l’ai fait juste une fois pour acheter un croissant dans un café. Je ne sais pas si ça fonctionnerait dans un resto rapide. Cette semaine je me suis fais des lunchs à chaque jour (#fierté), donc je n’ai pas eu l’occasion de tenter l’expérience. Je crois que je vais aller m’informer avant d’essayer, au cas où je me fais dire non (je ne verrais pas pourquoi, mais bon).

En tout cas, la réaction des employés du café était priceless. On peut voir que le sujet est encore tabou avec l’évolution de leurs pensées sur leur visage: Jugement total et moquerie -> remise en question -> admettre que c’est une fichu de bonne idée. ???

En conclusion, je dirais que ça se fait vraiment une étape à la fois. C’est une énorme adaptation, un total changement de nos habitudes, de l’essai-erreur, et au final, une collection d’anecdotes en tout genre ainsi que des tonnes de petites fiertés!

Yayyyyyyyyyy! ❤

À lire pour aller plus loin:

 

Le Zéro déchet: Quoi, pourquoi, comment?

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La naissance de la p’tite écolo en moi

La cause environnementale m’a toujours tenu à cœur. Je me souviens d’un cours au primaire où on nous enseignait la différence entre les déchets et le recyclage, et pourquoi c’était important. On nous avait expliqué que de notre vivant, on ne serait probablement pas témoin des réels impacts de nos mauvaises habitudes, mais que nos enfants et les générations à venir pourraient en souffrir énormément si on ne changeait rien. On avait appris les 3 grands R à se remémorer lorsque vient le temps de jeter quelque chose: est-ce Recyclable, Récupérable, ou Réutilisable? Si non, alors ça va à la poubelle.

Bon, c’est assez élémentaire comme notion, mais tssé, j’avais 7 ans! Ça m’a marqué. Ça a été la première prise de conscience de ma vie. J’ai compris que je faisais partie d’une société, que mes actions pouvaient influencer le cours de l’histoire et l’état de notre planète.

Bref, depuis ce temps, j’ai toujours ressenti un grand inconfort lorsque je dois jeter du papier ou du plastique à la poubelle.

En guise d’introduction, je vous invite cordialement à visiter ces deux liens assez percutants:

Je dirais, sans ironie, que ça ne sent pas très bon tout ça…

Le mode de vie Zéro déchet: Origines et définition 

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Je n’arrive pas à me rappeler comment j’ai découvert le concept, mais c’était vers la fin de 2016. Voici ce que j’en ai appris. Vous comprendrez pourquoi c’est venu me chercher.

En quoi consiste exactement le Zéro déchet?

Le mouvement a fait son apparition il y a quelques années, avec la publication du livre Zero Waste de Béa Johnson, une Française qui l’appliquait depuis 2008 et qui maintenant, avec sa famille de 4, ne produit qu’un kilo de déchets par an! J’ai lu son livre et j’ai beaucoup surfé sur son blogue. C’est vraiment impressionnant et inspirant.

Update: On a fini par aller voir Béa Johnson en conférence en 2017!! Voir ICI pour le bilan.

Les 5 mots clés selon elle: Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Composter (dans cet ordre!)

En gros, le but c’est de délaisser et de réduire au maximum le plastique et notre utilisation de matières jetables, autant les articles à usage unique que les matières recyclables. Oui oui, car même si c’est tout de même mieux de recycler du papier que de le jeter aux poubelles, reste que c’est un arbre qui a été mis à terre à la base. Alors on évite idéalement tout type d’emballage.

Vous l’aurez compris, les épiceries en vrac, les pots Masson et les DIY deviennent généralement les meilleurs amis des adeptes du Zéro déchet. On aime!

C’est aussi de toujours garder en tête qu’on peut faire mieux. Ce n’est pas parce qu’une tasse au coffee shop est recyclable ou compostable qu’on devrait avoir la conscience tranquille et y retourner tous les jours sans sa tasse réutilisable. Encore une fois, ce sont des matières premières qui sont arrachées dans la nature pour produire ces tasses, ainsi que des tonnes d’eau et d’énergie qui sont utilisée en usine pour la transformation de cette matière première.

Mais il y a du positif! Depuis Béa Jonhson, plusieurs personnes de partout dans le monde se lancent le défi, et de plus en plus, on peut voir le mouvement prendre de l’ampleur dans différents domaines. Que ce soit des entreprises: épiceries en vrac qui permettent d’emmener nos propres contenants, sacs en plastique payants, récupération des contenants, etc; ou encore par des mesures administratives/législatives: traitement par les municipalités des déchets compostables, ou bien depuis janvier 2018, la loi montréalaise interdisant les sacs plastiques!

En gros, nous sommes sur la bonne voie, mais je crois tout de même qu’en 2017, on devrait vraiment être rendu plus loin que ça.

C’est toute dans notre tête!

La première fois qu’on entend parler du concept, plein de réflexions nous viennent en tête…

  • C’est impossible que je produise 900 kilos de déchet par an? *
  • Je fais ma part puisque je recycle, c’est suffisant non?
  • Ouais mais tout est rendu recyclable ou compostable maintenant…
  • Ça doit tellement être compliqué et coûter cher??! Voir ici pour les preuves qu’en fait c’est moins cher!
  • Me moucher dans du tissus, ARK.

Hahaha! J’ai pensé à tout ça a début, mais à force de faire des recherches, et en faisant preuve d’ouverture d’esprit, j’ai réalisé que j’avais tort, et ma motivation a grandi, grandi, grandi! J’aborderai tous ces points dans de futurs articles. 🙂

Finalement, voici trois choses que je juge extrêmement importantes à toujours garder en tête si le défi nous intéresse:

  1. Ça ne se fait certainement pas du jour au lendemain,
  2. Il faut être ouvert d’esprit et ouvert au changement,
  3. Une fois le no waste lifestyle implanté, ce sont des économies en temps, en énergie et en argent qui nous attendent!

Qu’en pensez-vous?

*http://bit.ly/2iXQE97

Renaissance du blogue: Bilan d’une année de changements et projets à venir

Ça fait déjà un an que je n’ai pas publié sur le blog. C’est triste. Mais laissez-moi vous expliquer pourquoi je l’ai délaissé, et pourquoi l’envie me prend de le faire revivre.

Je dois avouer que durant 2016, je n’ai jamais réellement ressenti l’envie (ou l’inspiration?) pour écrire et c’est un peu triste, parce qu’écrire, c’est le fun et ça permet plein de choses: exprimer sa créativité, se rappeler des beaux souvenirs, faire de l’introspection, se vider le cœur, élaborer des projets, raconter des histoires, apprendre des choses aux gens, etc.

Mais il y a une raison pour laquelle je n’ai pas fait tout ça cette année. Du moins, pas par écrit. C’est parce qu’en 2016 j’ai franchi deux grandes étapes de ma vie d’adulte, et je pense que ça a joué beaucoup sur ma liste de priorités d’emploi du temps. Laissez-moi vous raconter.

Une année de changement

D’abord, en mars, j’ai dû quitter le nid parental et me trouver mon propre chez-moi. J’avais déjà vécu en appartement en 2011-2012 à Montréal, mais c’était à une période peut-être un peu trop précaire de ma vie pour ça, et j’ai fini par revenir chez mes parents après un an. Cette fois-ci, c’est pour de bon, mais je ne me suis quand même pas trop éloigné de la famille, puisque j’ai emménagé avec ma petite sœur Virginie, qui est partie en Août étudier à Montréal. Puis c’est Valérie, une très bonne amie avec qui j’ai plein de points communs, qui est venue me rejoindre dans mon appart du vieux Hull.

Ensuite, j’ai trouvé un emploi super en gestion, dans une entreprise de mode que j’adore (update: j’ai fini par quitter cet emploi en octobre 2017, voir mon article pour comprendre Pourquoi j’ai quitté mon poste de gérante dans un grand magasin de mode). J’y travaillais déjà depuis quelques mois comme serveuse au café, mais j’avais vraiment envie/besoin de plus de responsabilités et de défis, alors je me suis lancé dans l’aventure. J’ai donc pu partir en formation pendant trois semaines à Montréal pendant le mois de Juin, et participer à la préparation de notre magasin qui a ouvert ses portes à Ottawa en Août.

Bref, ces deux grands accomplissements ont fait que j’ai travaillé la majeure partie de mon année à établir une certaine routine. Fallait bien que je mette mes choses et mes pensées en ordre, afin de pouvoir bâtir, l’esprit tranquille, mes projets à venir!

Projets à venir

Pour 2017 j’ai décidé de me donner deux défis qui vont me demander énormément de self-control: C’est pourquoi j’ai pensé à faire revivre le blogue et de lui donner une deuxième vie. J’y publierai mon cheminement, les réflexions que ça m’apporte, des astuces, et peut-être même des DIY! Il ne sera plus uniquement consacré au voyage, mais plutôt à la vie de tout les jours d’une Y un peu hippie à l’ère de la consommation excessive, de grands questionnements sur l’avenir de notre planète, et du numérique qui est présent pratiquement dans toutes les sphères de notre vie.

 Mais c’est quoi tes défis Élisa???, me direz-vous!

Les voici:

  1. Adopter un mode de vie Zéro déchet.
  2. Ne pas magasiner pour des vêtements ou des articles neufs.

Détails, nuances, et le pourquoi du comment, ICI:

Et vous, avez-vous des résolutions? Pensez-vous que je vais y arriver? Avez-vous des conseils? Des idées d’articles?

 

À bientôt!

Quand j’ai compris que chez moi, c’est ailleurs pour les autres

Voici une réflexion que j’ai eu pendant mon voyage solo en Europe.

Trouvez-vous que la ville où vous vivez vaut le détour pour tous les touristes du monde?

Probablement bof.

Je me suis dis ça pendant longtemps, au point où je m’étais promis de ne pas faire mes études à Gatineau, tellement c’est plate comme ville. Je me suis même exilée à Montréal pendant un an, dans le but d’y faire mon baccalauréat, et pourtant le même programme d’études se donne en Outaouais. Des circonstances particulières ont fait que je suis revenue au bout d’un an, et c’est probablement la meilleure décision que j’ai pu prendre pour mon avenir, mais ça c’est une autre histoire.

Bon.

Pensez-y un peu. On a tous une routine et des activités qui se répètent un peu toujours, on est tous tellement habitués de voir sans cesse les mêmes paysages, tellement convaincus qu’on a tout vu, tout fait, et que ça semble vraiment mieux ailleurs. On ne comprend pas les touristes qu’on croise dans nos boutiques. « Voyons, c’est pas si fou ici, y’a pas grand chose à voir…pourquoi ils viennent visiter ma ville? »

Mais c’est en visitant des villes ultra-touristiques que j’ai réalisé que les parisiens, les romains, les londoniens se disent probablement quelque chose de semblable à propos de leur ville. La tour Eiffel ne leur fait certainement pas le même effet qu’aux touristes qui sont prêt à faire la queue pendant deux heures pour la monter. Je ne dis pas qu’ils ont nécessairement envie de quitter leur ville, vous comprenez ce que je veux dire.

C’est aussi en marchant ailleurs que dans les grands centres touristiques que j’ai réalisé qu’il y a du beau partout. La majorité des centaines de photos que j’ai prises pendant le dernier mois sont des photos de la nature et de l’architecture des petits quartiers éloignés des centres-ville. C’est là que je me suis mise à apprécier, et à vivre plutôt que simplement voir. Je me suis mise à apprécier les petits détails, la beauté des choses anodines, et le bien-être des coins tranquilles. Tout à coup j’ai eu comme un peu hâte de rentrer pour aller explorer mon quartier, trouver des nouvelles activités et des nouveaux endroits chouettes dans ma ville, parce que c’est certain qu’il y en a!

Quand on fini par prendre conscience de ça, c’est comme si un nouveau monde s’ouvrait à nous. Il suffit de regarder autour de soi, de se rendre au bons endroits, aux bons moments, de sortir des sentiers battus, explorer, s’attarder aux petits détails…et réaliser que parfois, on a pas nécessairement besoin de se trouver à des centaines de kilomètre de chez soi pour s’évader.