Mes lunchs et collations anti-gaspillage pour cuisinière paresseuse

Voici une confession: en cuisine, je n’ai jamais aimé suivre une recette à la lettre. Je n’ai pas la patience ni la minutie pour bien exécuter la chose et arriver au même résultat que sur la photo. Et quand j’ai faim…ben j’ai faim! Cette paresse culinaire m’a d’ailleurs posé problème pendant un certain temps.

En effet, lorsque je suis partie de chez mes parents, j’ai développé quelques mauvaises habitudes. D’abords, j’étais souvent contrainte à jeter de la nourriture parce que je ne l’avais pas consommé à temps. Puis il m’arrivait beaucoup trop souvent de manger take out parce que je ne m’étais rien préparé d’avance, malgré le fait que mon frigo soit plein.

En adoptant un mode de vie Zéro déchet, j’ai pris conscience de l’impact environnemental, social et éthique que posait le gaspillage alimentaire. Puis, à la suite d’une foule de recherches et de réflexions, j’ai pu développer quelques techniques anti-gaspillage. Voici donc comment accommoder ses convictions environnementales à une personnalité de cuisinière paresseuse…

Les choses à ne pas faire

Faire l’épicerie le ventre vide

C’est connu: faire l’épicerie le ventre vide nous fait acheter des trucs simplement par appétit et ils finissent par moisir dans notre garde-manger ou notre frigo parce qu’on les oubli une fois le ventre rempli, et on n’avait pas prévu quand ou comment on allait les consommer…

Ne pas planifier ses repas

Acheter tous pleins de fruits et légumes, du pain et des produits périssables juste pour remplir le garde-manger, et se dire qu’on trouvera bien des idées de recette avec tout ça, c’est une erreur.

Pas obligé d’avoir une liste de recettes bien précises et se limiter à les faire selon un calendrier. Mais c’est quand même bien d’avoir une idée d’avance de ce qu’on va cuisiner, et avec quels ingrédients.

Ne pas cuisiner

Acheter des repas prêt-à-manger dans le rayon des surgelés est non seulement mauvais pour l’environnement à cause de tous les emballages, mais c’est aussi coûteux, et pas ce qu’il y a de plus sain pour la santé. Ces plats sont très souvent bourrés de sel et d’agents de conservation…

Mes super astuces anti-gaspillage

Faire des plus grosses recettes

Le repas pour lequel nous cuisinons généralement le plus est le souper. Alors pourquoi ne pas profiter de notre présence dans la cuisine, des ingrédients déjà tous sur le comptoir et des poêles chaudes pour faire ses lunchs de la semaine d’un coup!? Je fais une plus grosse batch de pâtes, de sauté, de légumes cuits, etc. Je mange mon souper et je sépare automatiquement le reste dans plusieurs plats à lunch (généralement maximum 3 pour éviter de congeler (je trouve que ça rend les plats beaucoup moins alléchants), pour éviter le gaspillage et pour ne pas me tanner.

Cette astuce permet d’abord de s’assurer d’avoir un lunch chaque jour et ainsi éviter les take out. Puis ça permet d’éviter de n’utiliser qu’un quart de brocoli et ne pas savoir quoi faire avec le reste, ou de ne pas avoir le temps de l’utiliser avant qu’il pourrisse.

Avoir une liste de repas-clé

Comme le mentionne Annie-Pier dans son article La simplicité dans l’assiette, une merveilleuse astuce est de se faire des modèles qu’on diversifiera de semaine en semaine.

Tssé, ces repas que vous aimez tellement que vous pourriez en manger chaque jour? Choisissez-en au moins trois, pour ne pas vous tanner, et apprenez à expérimenter et varier autour de la base. Pour ma part, j’ai ces 5 options:

  1. Sauté de légumes: des fois avec du riz, des fois avec du couscous, des fois avec des vermicelles. Je peux varier les légumes, la sauce et la protéine (pour ma part c’est tofu, tempeh, ou légumineuses, puisque je suis végétarienne). Puis on peut varier la sauce et l’assaisonnement. Sauce soya pour une touche asiatique, sauce au curry pour de l’indien, épices mexicaines, etc.
  2. Pâtes: et on varie la sauce…sauce tomate, pesto, huile et herbes, etc. Et on peut agrémenter le tour avec des légumes sautés ou des saucisses (végé).
  3. Sandwichs: On peut essayer un pain différents (pita-wrap, bagel, pain aux fruits, etc) et varier les ingrédients. Mes incontournables: les pousses, le tofu brouillé et la mayo épicée, MIAM <3
  4. Fajitas: légumes sautés avec tofu ou haricots noirs, et épices mexicaines. Roulé dans un pain pita et accompagné de guacamole ou salsa maison. YUM.
  5. Salade/bol bouddha: Tout fait de cru, pour les journées où on a pas eu le temps de cuisiner. On fout tout dans un bol et on s’amène une vinaigrette à l’huile d’olive et vinaigre balsamique à côté.

Avoir une liste de collations-clés

Pour ces moments dans la journée où on a une petite fringale. Ou encore quand on fait une sortie de quelques heures entre deux repas. Voici mes collations-clés:

  1. Barre granola maison: Je prends une journée dans la semaine pour les faire. Ça prend une heure maximum, et je peux varier selon mes envies. J’aime particulièrement les recettes qui ne demandent pas de cuisson. On mélange tout au blender, on presse le mélange dans un moule, on laisse figer au frigo, et on coupe en morceaux OU on fait des bouchées avec. Pour des idées de recettes, la meilleure place c’est Pinterest. Recherchez tout simplement «Granola bar ideas ». 😉
  2. Fruits: Tout simplement!
  3. Mélange de noix: J’achète mes préférées en vrac et séparément. Comme ça, je peux les utiliser pour autre chose, comme mon mélange de barre granola et dans mes céréales le matin. Je fais mon mélange maison, et des fois j’y inclue aussi des petits fruits, ou encore des fruits secs (remplis de nutriments), comme des canneberges ou des raisins.
  4. Smoothies ou jus maison: La meilleur façon de passer les fruits et légumes qui commencent à battre de l’aile.

Voilà comment j’arrive à éviter le gaspillage alimentaire tout en étant hyper paresseuse en cuisine! Avez-vous d’autres astuces à partager? Et SVP si vous en essayez une des miennes, donnez-moi votre avis en commentaire! 🙂

C’est décidé! J’achète une maison

Si on m’avait dit il y a 6 mois que je serais sous peu propriétaire d’une maison, je n’y aurais pas cru. J’étais tellement bien dans mon 4 et demi. Chaque chose était à  sa place, j’avais un petit balcon pour que je lise mes romans dans mes journées de congé ou pour faire du BBQ les soirs d’été. Je payais 850$ par mois et je mettais de côté de l’argent, et mes soucis. La tuyauterie pète, aweille appelle le gestionnaire. Le déneigement est pas fait, aweille appelle le gestionnaire. Aucun stress, disons-le. Mais ma bulle de «Mon appart est parfait pour nous» a vite pété quand mes voisins d’en bas sont déménagés. L’enfer. Je comprends d’ailleurs toujours pas comment des êtres humains peuvent vivre en faisant autant de bruit. Mais ça, c’est pas le sujet de l’article.

La réflexion

Donc, petit à petit, pour échapper à la jungle qui avait en bas de chez nous, je me suis mise à penser à devenir propriétaire. Pas d’un condo. Pas d’un jumelé. Du bungalow toé. De la maison unifamiliale où j’allais avoir des voisins, certes, mais où j’allais aussi avoir la cri** de paix.

Mais là, les paramètres de mon désir de propriété s’entrechoquaient avec mon plus grand désir d’avoir une vie sans stress et où je n’allais pas décliner toutes les invitations du monde parce que je devais faire le corking de mes fenêtres ou désherber ma cour arrière.

Il s’agissait donc d’y aller avec modération et intelligence, en douceur. De peser les pour et les contre.

Après avoir pesé le pour et le contre, on a décidé d’aller de l’avant. En effet, on considérait que pour nous, les avantages surpassaient les inconvénients.

Mais par où commencer? Les premières étapes.

Il y a plusieurs grandes étapes quand on est dans le processus d’acheter une maison.

Regarder les maisons en vente pour déterminer nos besoins

Pages web de courtiers, recherche google, pages Facebook, promenade dans les quartiers visés… tous sont des moyens efficaces de cerner nos besoins. Combien de chambres on veut? Est-ce qu’avoir une cour arrière est important? 1 salle de bain seulement ou on rajoute 1 salle d’eau? Il ne faut pas prendre cette étape à la légère, car il est important de savoir ce qu’on veut vraiment. Cela va nous permettre de cibler rapidement et efficacement les propriétés qu’on veut visiter. II faut bien connaitre nos besoins, car une variété de maisons se retrouvent sur le marché, comme le démontrent ces photos prises sur le site de centris.

Identifier des maisons-types à aller visiter

Une fois que nos besoins sont identifiés, on fait une recherche ciblée avec nos critères. Cela permet de cibler les maisons qu’on veut visiter.  Les sites tels que Centris permettent d’inscrire des critères précis comme le style d’habitation recherché, la ville, le secteur, le nombre de chambres désiré, le nombre de salle de bain désiré, le nombre de stationnements et de garage désirés, le prix demandé et la superficie du terrain. On sauve tellement de temps quand on sait ce que l’on cherche.

Évaluer notre capacité financière

Notre capacité financière, c’est nous qui la déterminons, pas l’institution financière. La question qu’on s’est posée c’est: Combien d’argent on est prêts à mettre par mois pour le remboursement de notre hypothèque? Nous sommes partis de là pour faire nos calculs et on a validé le tout avec notre conseillère financière, pour s’assurer que le prêt qu’on prenait ne nous étoufferait pas.

Choisir une courtière immobilière

Pour les inexpérimentés en achat de maison que nous étions, la décision d’aller avec une courtière immobilière allait de soi. Bien sûr, quand nous sommes acheteurs, aller avec une courtière impliquait que notre marge de manoeuvre de négociation avec les vendeurs diminuait, mais on était prêts à prendre le risque. Et on a bien fait, car notre courtière nous a accompagné à travers toutes les étapes: dépôt de l’offre, inspection de la maison, réalisation d’expertise supplémentaire, choix du notaire, confirmation du financement, etc. On était bien informés de ce qu’on faisait et nous n’avions pas de mauvaises surprises, car notre courtière était là pour nous guider.

Faire un budget

Il est très important de faire un budget et pas juste pour faire cute, mais bien pour s’appuyer dessus. En effet, les paiements mensuels sont habituellement plus importants lors de l’achat d’une maison, tout en étant loin d’être insurmontables. Il s’agit de bien gérer ses finances, de savoir exactement comment on reçoit par mois et le montant de nos dépenses récurrentes. On place le tout dans une grille et on calcule la différence. On s’alloue bien sûr des postes budgétaires pour les dépenses ponctuelles et on est flexibles sur des postes comme l’épicerie et les sorties. Pour un outil web efficace pour vous aider à faire votre budget, c’est par ici.

Les pièges à éviter

La capacité financière poussée au maximum

«Êtes-vous curieux de savoir jusqu’à combien vous pourriez payer pour une maison?», me dit ma conseillère financière, un grand sourire aux lèvres, devant mon chum plus-que-oui devant l’idée. Non merci.

On s’était fait approuvé pour le montant qu’on voulait.  J’avais passé beaucoup trop de temps à regarder toutes les propriétés qui sortaient sur le marché, à évaluer si elles correspondaient à  nos besoins, à identifier et re-identifier ces dits-besoins. Je savais donc exactement la fourchette de prix qu’on devait viser pour trouver une maison qui correspondait à nos besoins réels et non pas à notre capacité financière gonflée à bloc. On avait fait des simulations sur Internet et selon une banque en particulier, on pouvait emprunter jusqu’à 404 000$. Bin voyons donc. Le premier piège à éviter quand on achète une maison, c’est faire passer le besoin de la banque (accorder l’emprunt le plus haut possible avec les intérêts qui viennent avec) avant ses propres besoins (dans mon cas, trouver une charmante demeure, pas trop chère, pas trop grande, pas trop longue à entretenir et à côté de mon travail).

Le Extreme Makeover de la maison

Inévitablement, qui dit nouvelle maison dit souvent nouveaux meubles et décorations. Moi, je viens de faire le plus grand achat que je ferai probablement de toute ma vie. La dernière affaire que j’ai le goût de faire, c’est d’aller loader ma carte de crédit au Ikea pour acheter de nouveaux meubles et décorations. Nous avons acheté nos meubles il y a 1 an et demi, quand nous sommes déménagés en appartement. L’espérance de vie d’un divan ou d’un frigo dépasse largement les 18 mois. Ils sont payés, ils sont en excellent état et mieux encore, ils vont bien s’intégrer à notre nouvelle maison. Le deuxième grand piège à éviter est donc de dépenser pour acheter de nouveaux meubles et décorations en grande quantité.

La suite

Finalement, après avoir traversé les étapes mentionnées plus haut, non sans un certain stress (demandez à mon chum!!!), on a bien hâte de prendre possession de notre maison et d’y emménager. Je suis déjà dans la planification. On déménage dans deux mois, mais je fais 1 boite par jour pour calmer ma hâte. Je prévois les réparations mineures à faire dans la maison et me dote d’un calendrier de réalisation. On pense aux items dont on pourrait avoir besoin et j’en parle autour de moi, dans l’espoir que quelqu’un en ait un à me donner ou me prêter. Je rêve du jour où j’aurai mon bac de compost à moi et où je n’aurai pas à me faufiler en douce, le mardi soir, pour mettre mes restes de table dans les bacs de mes voisins.

Bref, mon chum et moi, on est fiers de la façon dont nous sommes devenus propriétaires, car nous sommes demeurés nous-mêmes tout au long du processus. Nous ne sommes pas tombés dans les pièges.

Et vous, êtes-vous propriétaires? Quelles sont vos impressions?

Pour d’autres articles sur le minimalisme ou le zéro déchet, visitez notre site web.

Minimalisme et médias sociaux: la fois où j’ai supprimé 500 amis Facebook

Outre l’épuration de son chez soi et de ses possession, le minimalisme touche aussi le virtuel: cette portion de notre vie sur laquelle nous nous tournons pour nous organiser, pour communiquer, pour répondre à nos questions…et sur laquelle nous nous dévoilons tous un peu trop, sans vouloir l’admettre!

Dans l’article qui suit, je n’aborderai que les médias sociaux, mais je vous invite à commenter avec votre impression des autres plateformes: courriels, fichiers, types d’applications, jeux, etc. J’en aborderai certainement quelques uns dans de futurs articles.

Quand j’ai réalisé que j’étais beaucoup trop connectée

Durant mon bacc en Communications, je me suis découvert une passion pour les médias sociaux et pour le marketing web. Enfin une façon d’engager réellement la conversation entre les entreprises et les consommateurs, et pour donner un certain pouvoir à ces derniers!

Je suis d’avis que l’internet est une chose merveilleuse, nous permettant de nous connecter au monde, d’apprendre gratuitement un nombre infini de choses, de faire passer un message à un très grand nombre de personnes à la vitesse de l’éclair… Par contre, c’est comme toute chose: C’est à consommer modérément, parce qu’en en abusant on peut rapidement atteindre un creux.

Est-il nécessaire d’être sur tous les réseaux?

Pendant mes études, pensant que c’était indispensable pour avancer dans la vie, j’ai été, pendant un moment, connectée sur à peu près tous les réseaux possibles: Twitter, Facebook, LinkedIn, Google+, Instagram, Snapchat, Pinterest, Foursquare, Youtube…name it, j’étais partout!

Puis j’ai finis par m’épuiser à tout garder up to date. C’était beaucoup trop compliqué, à la limite épuisant, et ça me causait un stress énorme. Je ne comprenais pas comment les « grands de la comm » y arrivaient! Puis j’ai réalisé qu’en fait, ils ciblaient leurs réseaux en fonction de leurs intérêts, et n’étaient pas nécessairement partout en même temps.

Bref, le seul « avantage » que j’ai tiré de mon utilisation folle des médias sociaux, c’est que j’ai pu comprendre comment chacun fonctionnait, et pouvoir NE PAS recommander la plupart d’entre eux aux entreprises que j’allais aider en tant que gestionnaire de communauté.

J’ai finis par supprimer Snapchat parce que c’est une vraie perte de temps. J’ai lâché Twitter et LinkedIn (mes comptes sont toujours ouverts mais ne sont pas actifs). Puis j’ai encore Pinterest et Youtube pour mon usage personnel, sans grande interaction.

Maintenant, les seuls profils que je tiens réellement à jour sont Facebook (surtout la page du blogue, ma page perso étant très calme), et mon Instagram.

Est-il nécessaire d’avoir une longue liste d’amis?

Le mois passé, alors que je parcourais mon fil d’actualité Facebook, j’ai eu le même déclic que quand je visionnais les story Snapchat et que j’ai décidé de supprimer cette application: J’ai réalisé que j’y voyais pratiquement juste des choses dont je me fou complètement. J’ai donc fais un tour dans ma liste de 800 amis Facebook, et je me suis mise à supprimer toutes les personnes qui entraient dans un ou plusieurs des critères suivants:

  • Si je les croise dans la rue, je ne les salue même pas;
  • Malgré le fait qu’ils soient dans mes amis Facebook, ils ne sont aucunement au courant de ce qui se passe dans ma vie (et vice-versa);
  • Je n’ai pas interagi (virtuellement ou réellement) avec eux depuis au moins six mois (sans compter ma famille éloignées ou mes amis voyageurs);
  • Je n’ai pas vraiment d’intérêt et/ou d’aisance à ce que cette personne voit mon profil ou mes publication en toute liberté.

Résultat: j’ai maintenant 246 amis, mon fil d’actualité est 10000 fois plus intéressant, et je perds beaucoup moins de temps à scroller dans mon fil pour savoir quoi de neuf!

Petite astuce: Saviez-vous que vous pouvez influencer l’algorithme Facebook en masquant les publications que vous n’aimez pas voir? En effet, à droite de chaque publication dans votre fil d’actualité se trouve un petit triangle qui vous propose de « masquer la publication ». Puis vous pouvez choisir de voir moins de contenu de la personne qui a publié (ou aimé, ou commenté…)

Est-il nécessaire de recevoir des notifications?

Un autre truc que j’ai modifié, c’est mes paramètres de notifications. Cela fait en sorte que maintenant j’allume mon téléphone seulement si j’en ai vraiment besoin, et j’ai réussi à me détacher du FOMO, cette fameuse dépendance qui se développe chez beaucoup de jeunes hyper-connectés.  Pour en découvrir plus sur le Fear Of Missing Out, j’ai trouvé cet article assez intéressant qui dit:

FoMO désigne depuis quelques années déjà un état de stress mental ou émotionnel qui touche certains accros d’internet et des réseaux sociaux. Le syndrome se traduit par une véritable angoisse liée à la crainte de rater quelque chose: un rendez-vous, un évènement, une promo, une info …

Cette peur induite par l’hyper-connexion et la multiplication des choix aboutit parfois à une impossibilité de se déconnecter et une incapacité à se décider. Au point que des psychologues se penchent sur ce nouveau phénomène: simple addiction à l’internet ou véritable compulsion pathologique ?*

Bref, depuis que j’ai complètement annulé les notifications Instagram (je dois absolument ouvrir l’appli pour voir mes notifications, je n’ai même pas le petit chiffre qui apparaît sur l’icone de l’application), il y certaines journées où j’oublis d’aller y faire un tour, et ça fait tellement du bien!

Aussi, j’ai désactivé les notifications push pour tous les groupes Facebook desquels je suis membre ainsi que retiré l’appli de l’accueil de mon téléphone, ce qui fait que je ne vois pas le petit chiffre sur l’icone lorsque j’ai des notifs. Résultat: je consulte l’application que deux ou trois fois par jour. En plus, ‘y retrouve uniquement du contenu qui m’intéresse, vu le ménage de ma liste d’amis!

Minimalisme et médias sociaux

En conclusion, le virtuel occupe une place très importante dans la vie de la plupart d’entre nous, et le minimalisme vise à revoir nos priorité, et réfléchir sur l’importance du temps, sur la façon dont on occupe celui-ci. Le fait de diminuer et mieux contrôler ma présence sur les médias sociaux a diminué mon stress, et fait en sorte que j’ai beaucoup plus de temps pour les choses qui comptent réellement dans ma vie: me concentrer sur mon implication en environnement, voir mes proches, planifier un gros voyage pour le printemps, etc.

Alors, êtes-vous trop connecté? Quelle place occupent les médias sociaux dans vote vie?

*FoMO ou JoMO: comment êtes-vous connectés ? https://c-marketing.eu/fomo-ou-jomo-comment-etes-vous-connectes/

Comment organiser des événements Zéro déchet?

Est-ce que comme moi, vous êtes celle qui pointe du doigt tous les éléments qui ne sont pas Zéro déchet lorsque vous allez à un événement que vous n’avez pas organisé? Ouf! Au lieu d’être la fille qui chiale toujours que les gens ne sont pas écolos, je suis passée en mode solution et je vous propose quelques trucs afin de rendre vos événements plus écoresponsables.

Que ce soit pour une rencontre d’équipe au travail, un colloque de formation, une fête d’enfants ou une fête de quartier, il est possible de faire un événement pratiquement zéro déchet. Il suffit de planifier et d’anticiper. Voici quelques trucs pour vous aider à diminuer la quantité de déchets générés lorsque vous faites un événement, selon la nature de celui-ci.

Au travail

-Pas de distribution de bouteilles d’eau en plastique. Invitez les gens à amener leur bouteille d’eau lavable ou versez de l’eau dans des pichets de vitre pour vos invités.

-Ne servez pas vos repas dans des assiettes de plastiques ou de styromousse. Les assiettes lavables sont votre option numéro un, suivies par les assiettes compostables.

  • Compostez! Ne mettez pas vos restes de lunch dans la poubelle, mais compostez-les. Si vous n’avez pas de compost au travail, tentez de l’intégrer en sollicitant votre patron.

Fête d’enfants

-N’achetez pas de ballons, ce n’est pas recyclable et quand ça pète, c’est long à ramasser!

-Donnez les surprises en vrac et non dans des sacs-surprises en plastique. Privilégiez des surprises zéro déchet ou encore mieux, ne donnez pas de surprises. Quel parent saute de joie en voyant son enfant revenir avec plein de petites gogosses du Dollorama?

À ce propos, voici une vidéo à regarder absolument, de La Parfaite maman cinglante.

 

-Pour le gâteau, on veut de la vaisselle lavable ou compostable avec des ustensiles en métal ou compostables.

-Achetez les collations, croustilles, gâteries, en vrac et mettez-les dans des pots de vitre ou de plastique, sur une table pour tous. Vous éviterez de produire des déchets.

-Prévoyez des débarbouillettes ou des serviettes de table lavable pour laver les mains et les bouches des tous-petits

-Pour les parents Zéro déchet qui organisent une fête pour leur enfant, n’ayez pas peur d’indiquer à vos invités que vous n’avez pas de poubelle pour leur couche jetable. Cela les incitera à amener des couches lavables pour l’événement ou ils devront ramener la couche chez eux après la fête. Moins tentant…

Shower de bébé

-Privilégier les cadeaux usagés

-Éliminez les emballages-cadeaux, avec tout ce que ça implique de rubans et de choux.

-Si c’est un potluck, indiquez aux gens de bannir la pellicule plastique, le papier ciré ou le papier de plomb.

-Encore une fois, pas de ballons et de choux de toutes sortes pour les décorations. Idée originale: décorez avec des items que vous donnerez à la famille. Par exemple: faites une toile, créez un capteur de rêves, le tout dans les couleurs choisies par les parents. Succès garanti!

Souper d’amis à la maison

-Faire une épicerie en vrac pour les aliment secs

-Amenez vos plats à l’épicerie pour y mettre la viande

-Offrez des serviettes de tissu lavable et non des essuies-tout à vos invités

-Avertissez vos invités de votre mode de vie zéro déchet. S’ils arrivent avec des aliments suremballés, demandez-leur de repartir avec. Ce sera un pensez-y bien pour la prochaine fois.

Fête de quartier

-Prévoir de la vaisselle compostable

-Ne pas avoir de distributeur de ballons

-Embaucher quelqu’un pour trier les déchets, le compost et le recyclage

-Choisir un menu qui génère peu de déchets (ex: blé d’inde)

-Réutilisez vos pancartes pour annoncer la programmation ou le prix des repas offerts

-Incitez les gens à amener leurs bouteilles d’eau réutilisables et prévoyez un poste de ravitaillement

 

Avec tous ces petits conseils simples, rien de plus facile que d’adopter un virage vert pour vos prochains événements! Avez-vous d’autres trucs à nous conseiller?

Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux?

Cela fait déjà un mois que je me suis lancée dans le projet 333. Pour ceux qui ne connaissent pas, en gros il s’agit de vivre pendant trois moi avec uniquement 33 morceaux de vêtements. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article que j’ai écris sur le sujet ici!

Dans le présent article, j’explique comment j’ai choisi les 33 morceaux qui constituent ma garde-robe pendant les mois d’août, septembre et octobre 2017, puis je présente ces 33 morceaux.

Les critères de sélection

Afin de rendre l’expérience agréable, et pour rendre chaque morceau comme ayant une réelle raison d’être dans ma garde-robe, j’ai choisi mes morceaux en conséquence de quelques critères que voici:

  1. Doit s’agencer avec au moins trois autre morceaux,
  2. Je dois être à l’aise de porter l’article au moins deux fois par semaine,
  3. Idéalement, qu’il puisse être porté de différentes façons (voir plus bas pour des exemples),
  4. Doit être choisi en considérant le changement de saison,
  5. Peut être porté pour plus d’une occasion (travail, sortie, voyage, courses, soirée).

Libre à vous de suivre ces critères à la lettre ou d’en avoir des différents (mentionnez-les en commentaire, ça peut toujours être utile!).

Les articles que j’ai choisi

Voici donc la liste des articles que j’ai choisi. Pour le plaisir, et pour vous montrer qu’il est très facile d’avoir une garde-robe pratique, belle, et confortable, j’ai inscrit entre parenthèses les items que je me suis procurés sans acheter neuf, et l’endroit d’où ils viennent!Les autres morceaux ont été achetés neufs et avant le 1er janvier 2017 (vu mon défi d’un an sans shopping).

Hauts et robes:
  • 3 t-shirts longs: un vert forêt (déniché dans un swap), un gris foncé, un vert kaki
  • 4 t-shirt crop top: un ligné noir et blanc, un mauve, un gris et un noir (tous soit donnés par une amie ou dénichés dans un swap)
  • Une veste en tricot noire
  • Un crop top sans manche fleuri (donné par une amie)
  • Une blouse style boho orange
  • Deux chemises: Une noire (trouvé dans un swap) et une blanche
  • Un gilet ligné noir et vert avec col montant
  • Un veston long noir
  • Un petit manteau rouge (venant d’un swap encore!)
  • 4 robes: une cold-shoulders fleurie (encore d’un swap), une grise ample, une noire manches courtes (venant d’une friperie), une grise à motif sans manches
  • Une camisole noire
  • Une veste en jeans (que je porte littéralement chaque jour!)
Bas:
  • Deux paires de jeans: un skinny noir(donné par une amie), un mom jean
  • 4 jupes maxi: une beige, une noire, une grise et une brune et noir à motif ethnique (toutes dénichées dans un swap) 
  • Une paire de gaucho noirs (Mon premier achat neuf de l’année, lonnnnguement réfléchi!)
  • Une jupe crayon noire, avec des poche ?. (Achetée au Village des valeurs pour 3$)
  • Une paire de shorts en jeans
  • Une paire de leggings noirs

Comment j’arrive à ne pas me tanner?

Ce que je découvre avec mon défi sans shopping, c’est qu’on peut avoir tellement de créativité avec sa garde-robe! voici donc quelques idées qui peuvent amener une piste de départ à ceux qui seraient en manque d’inspiration. Je ferais peut-être un article avec plus d’exemples de comment je diversifie ma garde-robe avec le moins de morceaux possibles (laissez-moi savoir si ça vous intéresse, je suis un peu gênée de jouer les blogueuses modes haha!)

1.La superposition

J’adore superposer mes morceaux. Ça me permet d’abord de pouvoir porter différents morceaux dans des situations qu’ils ne pourraient pas être portés. Comme par exemple ma petite robe à bretelle: je dois impérativement avoir les épaules couvertes au travail, donc je la porte avec soit mon gilet noir en dessous, ou encore avec une blouse par dessus! Dans cette deuxième option, elle a l’air d’une jupe.

2.La modification de la fonction d’origine

Ça c’est ce que j’adore avec les défis: la créativité est notre allié! Dans les exemple ici: une jupe maxi portée plus haute en fait une robe, et la chemise blanche attachée à l’avant au lieu de simplement lousse, ajoute du style à la tenue! Et comme vous pouvez voir, je porte la même jupe sur les deux photos, et ça ne parait pas! Donc je peux la porter quelques fois dans la même semaine sans que ça fasse étrange ahaha!

 

Alors, avez-vous déjà relevé le défi 333? Si oui, vous en pensez quoi? Comment vous en êtes-vous sortis? Et si vous n’avez jamais tenté l’expérience, est-ce quelque chose qui pourrait vous intéresser? Pourquoi?

7 phrases que les adeptes du minimalisme et du zéro déchet sont tannés d’entendre!

« Ton appartement doit être vide»

Non, mon appartement n’est pas vide. Je n’ai pas juste ma brosse à dent, 1 fourchette, 1 sofa et 1 plante chez moi. En fait, j’ai beaucoup d’objets. Mais presque chacun des objets a son utilité et sa valeur. C’est ce que veut dire le minimalisme pour moi. Ce n’est pas d’avoir le moins d’objets possible, mais c’est que chaque objet qu’on possède nous serve à quelque chose. C’est pour cette raison que j’ai épuré plus de 2000 objets de mon appartement en 5 mois: pour me débarrasser du surplus et pour me désencombrer des objets que je n’utilise pas. Bien sûr, vivant à deux, il faut faire des compromis. Mon appartement n’est pas aussi épuré que je ne le souhaiterais ou qu’il ne le serait si je vivais seule. Mais je sais que les objets que mon conjoint garde ajoutent peut-être une valeur à sa vie, alors je me dois de respecter cela.

« Ton mode de vie n’est pas viable, car tu ne fais pas rouler l’économie de la société»

Wow. Celle-ci, c’est la meilleure. Je suis de celle qui croit que l’économie doit être au service des gens et non l’inverse. Et je ne veux certainement pas participer à faire rouler une économie qui détruit l’environnement et l’écosystème, fait travailler des millions de personnes dans des conditions plus qu’inhumaines et qui ne sert qu’une poignée de tous puissants. L’offre et la demande, cela fonctionne des deux côtés. Si on cesse de surconsommer et si on produit plus de produits écoresponsables, éthiques et qui ont été produits dans de bonnes conditions humaines, le marché s’adaptera. Je ne m’excuserai pas de consommer en suivant mes valeurs. Et de toute façon, comme disait Laure Waridel, acheter, c’est voter! Je ne m’excuserai certainement pas de voter chaque jour!

«C’est parce que tu n’as pas d’enfants»

Je n’ai pas d’enfants, effectivement. Mais je suis certaine que le jour où j’en aurai, je ne changerai rien de mon mode de vie. Je pense déjà à des alternatives bébé pour quand j’aurai un enfant. Tout est dans la planification. Bon, je sais que c’est un peu extrême de planifier sa grossesse et son mode de vie 3-4 ans d’avance, mais c’est peut-être ces réflexions précoces qui vont assurer mon succès dans mon cheminement vers le zéro-déchet absolu. Et je vois plein de familles qui réussissent à garder leur vie simple, parfois non sans accrochage avec la famille qui veut gâter les enfants de gogosses inutiles mais bref… On traversera le pont quand on sera rendus!

«C’est trop compliqué»

Cette excuse est lamentable. C’est tellement simple et facile le zéro-déchet, une fois qu’on s’est habitués au changement. Oui, il y a une période de transition de quelques semaines (ou mois) où il faut faire plus d’efforts et persévérer, mais une fois passés, ce mode de vie devient accessible pour monsieur et madame tout le monde. C’est facile de penser à amener ses sacs de fruits et légumes en filet et ses plats en même temps que ses sacs réutilisables, c’est facile de rajouter une bouteille d’eau dans notre sac quand on sort, c’est facile d’arrêter au magasin en vrac qui de toute façon, est sur la route de l’épicerie et d’amener nos propres plats. C’est facile d’essayer la coupe menstruelle, c’est facile de couper des vieux T-shirts pour en faire des mouchoirs lavables.

«C’est juste une passe, tu m’en reparleras dans 2 ans»

Une membre de ma famille m’a dit cette phrase quand j’ai parlé de ma transition vers le minimalisme et le zéro déchet. Parce que c’est tellement difficile de juste me supporter dans mes choix et de m’encourager. Je crois que cette condescendance mal déguisée reflète en fait une certaine insécurité. Je crois que mon mode de vie brusque certaines personnes de mon entourage et au lieu de remettre en question leurs propres habitudes ou leur choix de consommation, il est plus facile de ridiculiser mes choix. Mais je suis certaine que ce mode de vie me suivra. Parce qu’après seulement quelques mois, j’en ressens tous les bénéfices. Et je ne voudrais jamais revenir en arrière.

«Avoir une voiture, ce n’est pas très minimaliste»

Premièrement, il faut garder en tête que le minimalisme est un parcours, pas une destination. Cela veut dire que tout ne se fait pas du jour au lendemain, que tout progresse à un rythme qu’on a décidé. J’ai une voiture, parce que j’ai besoin de me déplacer pour le travail. J’ai une voiture, parce que je suis à 8  minutes de mon travail en voiture, contrairement à presque 60 minutes en bus. Je sais que je suis trop loin de mon milieu de travail et je travaille là-dessus. Malheureusement, un bail, ça ne se brise pas assez facilement et tant qu’à me rapprocher juste pour me rapprocher, j’aime mieux bien le faire et bien choisir ma future maison. Ma voiture ajoute indéniablement une valeur à ma vie en ce moment. Je sais que ce ne sera pas toujours le cas. Chaque chose en son temps.

«Je vois que tu as acheté un produit emballé. Tu n’as pas vraiment un mode de vie zéro déchet dans le fond»

Ouf! Comme je déteste me faire dire cela, surtout venant d’une personne qui achète des produits emballés sans arrêt. Mais il ne faut pas le prendre personnel! C’est peut-être l’insécurité de l’autre qui parle, face à un mode de vie qu’elle ne partage pas. Je suis humaine, il m’arrive, et souvent encore, d’acheter des produits emballés. Parce que c’est plus facile ainsi ou parce que je ne trouve pas d’alternative près de chez moi. Ce serait contre-productif de faire 20 minutes de voiture pour aller me procurer un fromage non emballé juste pour ne pas produire de déchet, considérant l’essence et le temps que cela me prend. Je considère quand même avoir un mode de vie zéro déchet, et ce, même si j’en produis quelques-uns. Comme toute démarche, c’est progressif. Plus les changements sont intégrés uns à uns et pas vus comme un boulet, plus ils sont susceptibles d’être durables. Je préfère modifier mon mode de vie petit à petit et que cela devienne une habitude que de tout chambouler d’un coup et me tanner parce que c’est trop de travail!

Et vous? Avez-vous déjà fait face à de tels commentaires? Comment réagissez-vous?

L’art de la simplicité, par Dominique Loreau: 7 passages qui font réfléchir

Lorsque j’ai décidé de m’initier au minimalisme il y a quelques mois déjà, j’ai découvert Dominique Loreau. Ses livres sont très prisés par tous ceux qui désirent simplifier leur vie. L’art de la simplicité est probablement sont plus populaire. Curieuse de voir ce qu’il pouvait apporter de si merveilleux, je me le suis procurée.

Bien que ça m’ait pris plusieurs semaines à le terminer (je n’avais pas lu de livre complet depuis plusieurs mois. Ah! la fin des études…), j’ai apprécié en grande partie les sujets abordés (matérialisme vs minimalisme, bien-être, spiritualité, etc). Comme j’ai pris l’habitude à l’université d’annoter toutes mes lectures, j’ai eu le réflexe de surligner tous les passages que je trouvais inspirants.

L’art de la simplicité: 7 passages qui m’ont fait réfléchir

Alors j’ai enfin fini le livre, et j’avais envie de partager avec vous mes citations préférées qu’on peut retrouver dans ce livre. Parce que parfois ce ne sont que de simples citations qui nous ouvrent une toute nouvelle perception. N’hésitez pas à commenter en me disant votre préférée!

« Dans une maison, ce n’est pas la décoration qui devrait être essentielle, mais les personnes qui s’y trouvent. » -p.35

« La plupart du temps, les gens sont plus accablés par l’idée de ce qu’ils ont à faire que par ce qu’ils font en réalité. C’est pour cela que les paresseux sont souvent déprimés. Il est aujourd’hui prouvé que l’inactivité ralentit le métabolisme et entraîne une chute de tension. » -p.86

« Le zen nous met en garde contre les objets d’art et contre l’empreinte signée d’un artiste sur une oeuvre. Il demande à l’homme de n’être ni le maître ni le sujet des choses et des autres, de ne pas devenir l’esclave de lui-même, de ses émotions, de ses principes ni de ses désirs. La beauté, selon le zen, est un état de non-préoccupation, une liberté à l’égard de tout. Une fois que cet état est atteint, tout est beau. C’est un état d’esprit, l’acceptation de l’inévitable, l’appréciation de l’ordre cosmique, de la pauvreté matérielle et de la richesse spirituelle. » -p.105

« La simplicité ne signifie pas éliminer ce que l’on aime, mais éliminer ce qui ne contribue pas ou plus à notre bonheur. » -p.117

« Être beau, c’est d’abord être soi. » -p.127

« Critiquer ne dira rien sur les gens, mais en revanche en dira long sur vous: vous êtes une personne qui critique. » -p.258

« Le succès prend ses racines dans l’esprit et se concrétise dans le monde matériel, jamais dans le sens inverse. » p.270

Voilà donc 7 passages qui m’ont marqué. Bien sûr, il y en beaucoup plus, et ceux-ci sont ceux qui m’ont marqué personnellement. Si vous avez lu le livre et avez noté d’autres passages inspirants, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires! Et tant qu’à y être, donnez-moi votre avis sur le livre!

 

Minimalisme, zéro déchet et santé

Plusieurs raisons m’ont amenées à adopter un mode de vie minimaliste: l’envie d’économiser et d’épargner, désencombrer mon appartement, mon agenda et mon esprit, avoir plus de temps pour faire ce que j’aime, identifier mes priorités, etc. En ce qui a trait au mode de vie zéro déchet, je voulais surtout économiser sur le prix de l’emballage et diminuer mon empreinte écologique.

Je ne me doutais pas qu’en adoptant ces modes de vie, cela allait avoir un effet immédiat sur ma santé. Voici de quelles façons:

1- Plus de temps pour faire ce qu’on aime

Depuis que je suis minimaliste, j’y pense deux fois avant de prendre un engagement. En effet, les engagements que je prends et qui n’ajoutent pas de valeur à ma vie m’enlèvent du temps pour faire des activités que j’aime réellement. Et il s’avère que les activités que j’aime pratique sont de nature sportive: ultimate frisbee, volleyball, natation, entrainement, vélo, etc. Depuis que je suis minimaliste, j’ai le temps de faire ses activités presque chaque jour et cela a un impact certain sur ma santé. Je suis plus en forme, j’ai plus d’énergie et j’ai un meilleur sommeil. Je mange mieux, je me sens plus détendue et j’ai une meilleure confiance en moi.

Plein de temps et des sous de côté pour faire du plein-air et du camping.

2-Rendez-vous chez des professionnels, assurances ou pas

Le minimalisme m’a amené a repenser mes priorités et à m’assurer de les respecter. Pendant mes périodes de réflexion, j’ai pris conscience à quel point la santé est un poste budgétaire élastique et que nous sommes réticents à dépenser de l’argent pour notre santé. Combien de fois ai-je repoussé ou annulé un rendez-vous chez un professionnel de la santé parce que je n’avais pas d’assurances ou que je n’étais plus couverte pour ce service? D’un autre côté, je n’avais aucun mal à dépenser plusieurs dizaines de dollars par semaine pour aller souper au restaurant.

Tranche de vie: J’ai toujours eu de gros maux de tête et ce, depuis que je suis toute petite. Je mangeais des tylenols comme des bonbons. C’est même pas une  blague, mon chiro m’a dit que j’avais probablement des maux de tête quand j’en prenais moins souvent, parce que mon corps était en sevrage. 15 tylenols et 10 advil par semaine, ça peut juste être mauvais pour la santé. Bref, je suis allée chez le chiro parce que j’avais une assurance qui me remboursait 50% du montant de mes séances jusqu’à concurrence de 300$. Le chiro m’a tellement fait de bien que j’ai écoulé ma couverture rapidement. Mon premier réflexe: me dire que je n’irais plus chez le chiro, car je ne suis plus assurée. ERREUR! Après réflexion, je me suis demandée pourquoi je me priverais des soins en chiropratie. Pour la première fois depuis 15 ans, je passais plusieurs semaines sans avoir mal à la tête. Au courant des 6 derniers mois, je peux compter mes maux de tête sur les doigts d’une seule main alors qu’avant, j’avais un léger mal de tête pratiquement tous les jours et un gros mal de tête minimalement 1 fois par semaine. J’AI RÉALISÉ À QUEL POINT LES 50$ MENSUELS QUE JE DÉPENSAIS CHEZ MON CHIRO ÉTAIENT EN FAIT UN INVESTISSEMENT DANS MA SANTÉ. Et depuis, je ne me pose plus de questions. J’ai même commencé à me faire masser aux 6 semaines pour détendre mes muscles et c’est génial.

3- Moins de stress

Chaque fois que je repense à quel point j’étais encombrée les dernières années, je ne peux pas m’empêcher de ressentir un certain stress. J’avais tellement d’objets inutiles! Ils étaient omniprésents: dans mes armoires de cuisine, dans mes étagères de salon, empilés dans des bacs en plastique dans mon garde-robe, dans mes tiroirs de salle de bain, dans ma voiture, sur mon frigidaire, etc. Maintenant, quand je regarde tous mes espaces épurés, je me sens super bien. Je me sens détendue et je sais que j’ai pris la bonne décision. Je n’ai plus à me stresser pour mon ménage ou l’organisation de mes objets, je peux seulement relaxer et profiter du moment présent.

Des surfaces lisses et aérées dans tout l’appartement: apaisement instantané!

4-Meilleure alimentation

La transition vers un mode de vie zéro déchet m’a forcée à repenser mes habitudes de consommation. J’étais une grande consommatrice de poulet, en mangeant 3-4 fois par semaine. Je mangeais aussi un peu de boeuf haché et du porc. Ces aliments sont emballées dans des barquettes de styromousse non recyclables au Québec et dans la pellicule plastique. J’ai essayé de procurer des viandes en épicerie dans mes propres plats, mais toutes les épiceries ont refusé, sauf le IGA Des Grives (Gatineau). Ma réaction a donc été de cesser ma consommation de viande, pour cesser d’acheter autant d’aliments emballés.  À l’épicerie, les aliments les moins emballés sont les légumes et les fruits. Je consommais déjà beaucoup de ces aliments, mais depuis que je ne mange plus de viande, je consomme ces aliments en quantité industrielle.

Il faut aussi dire que consommer moins d’aliments emballés dans du plastique n’est que bénéfique pour notre santé, car nous nous protégeons des émanations toxiques de ce type d’emballage.

Le minimalisme a aussi eu un impact sur mon épicerie. Sans savoir pourquoi, je voulais toujours que mon épicerie me coûte le moins cher possible. J’achetais donc des aliments de moins bonne qualité et je retirais de mon panier des aliments qui n’étaient pas en spécial. Tout ça pour sauver 10$ rendue à la caisse. Mais le jour d’après, je n’avais aucun problème à aller magasiner pour un 20e chandail et une 12e paire de pantalons et faire monter ma facture à 60$. Quelle contradiction! Je coupais dans mes besoins essentiels pour me procurer des biens inutiles. Maintenant, ma facture d’épicerie me coûte ce qu’elle me coûte et je ne culpabilise pas rendue à la caisse, car je sais que mon panier est rempli de bons aliments pour ma santé.

 

Une alimentation sans viande pousse à intégrer davantage de légumes et de fruits dans son assiette.

 

Depuis que j’ai adopté un mode de vie minimaliste, zéro-déchet et végétarien, je peux réellement affirmer que j’ai vu un changement significatif sur ma santé, non serait-ce que pour les maux de tête et ma forme physique en général.

Et vous, avez-vous observé des changements sur votre santé? Quels sont-ils?

Garde-robe minimaliste: je tente le projet 333

Le 1er août 2017 marquait le début d’une nouvelle étape de ma démarche minimaliste. Après un désencombrement intense de ma bibliothèque, de l’ensemble de mon appartement et de ma garde-robe, j’ai décidé de me lancer dans le projet 333 dont j’ai déjà un peu parlé dans cet article! Je le mentionnais aussi dans mon bilan de 6 mois sans shopping.

Qu’est-ce que le projet 333?

C’est très simple (j’espère ben, c’est un défi minimaliste!). Le projet a été créé par Courtney du blogue Be more with less. On choisi 33 morceaux (ou moins, mais pas plus!) dans sa garde-robe que l’ont portera pendant 3 mois. Ces 33 morceaux incluent les bijoux, les accessoires, les vêtements d’extérieur, et les souliers. Ils n’incluent PAS les sous-vêtements, les pyjama, ni les vêtements de sport (et ceux-ci ne doivent être portés QUE pour dormir ou faire du sport!). Tout ce qui reste et n’est pas choisi, on le range hors de notre vue pendant les trois prochains mois.

Pourquoi ce défi est-il si populaire?

D’après mes recherches sur d’autres blogues de personnes qui ont tenté l’expérience, plusieurs conclusions en ressortent:

  • Le projet 333 aide à faire le point sur ses réels besoins en terme de vêtements.
  • Il développe la conscience de soi, la confiance en soi, et la créativité.
  • Il fait apprendre à apprécier ce qu’on a.
  •  Ça me fera peut-être réaliser autre chose…à voir!

Comment je m’y suis prise?

J’ai d’abord commencé par tout sortir de ma garde-robe et de mes tiroirs. Vous auriez du voir ma chambre, méga bordel. Moi qui pensais m’être déjà m’être débarrassée d’absolument tout les vêtements qui ne m’étaient pas nécessaires avec mon défi d’un an sans magasinage, il m’en reste encore beaucoup!

Ceci fait, j’ai commencé à sélectionner tous mes items préférés. Genre ceux que je porte au moins une fois par semaine tellement je me sens bien, confortable et belle dedans. J’ai aussi choisi les morceaux que je sais faciles à agencer: une paire de jeans, un chandail noir, une jupe noire, une veste en jeans. Puis j’ai compté: 50 morceaux. Ouf, je devais encore couper.

Alors pour avoir une meilleure vue d’ensemble j’ai tout foutu le reste dans une grosse poche de voyage que j’ai eue en participant à une compétition universitaire (enfin elle a une utilité haha!).

Donc j’ai refais le tri parmi les 50 morceaux choisis et je les ai pris un à la fois dans mes mains. Je m’assurais d’être capable de faire au moins trois outfits avec chaque morceau, et de voir si il y avait différentes façons de les porter (jupe maxi qui peut être montée jusque sous les épaules et devenir une robe sans manches, chemisier qui peut être ouvert, ou encore noué à l’avant, etc). Et j’ai finis par avoir mes 33 morceaux! Yé!

Note importante: pensez à la saison et aux occasions qui s’en viennent! Mes trois mois sont Août, Septembre, et Octobre. J’ai donc dû inclure un manteau léger pour l’arrivée de l’automne. Et si je décide de retenter l’expérience pour les trois mois suivants, je devrai considérer le temps des fêtes et l’hiver qui vient…

Ma petite exception

Je me suis permise d’ajuster une seule règle du défi: je n’ai pas inclus les accessoires, sacs et souliers dans mon défi.

La raison est que je suis déjà très minimaliste en ce qui concerne les accessoires. En effet, je ne porte aucun bijoux, et j’ai juste deux sacs (sac à dos Matt & Nat et mini sac à main noir, deux items super polyvalents!). En ce qui concerne les souliers, j’ai des problèmes avec mes pieds (je dois d’ailleurs prendre rendez-vous chez le podiatre pour renouveler mes orthèses…). Donc je garde trois paires au travail, que je change selon le niveau d’inconfort (pour ne pas dire douleur…). Pour ce qui est de la vie de tous les jours, j’ai trois paires que j’alterne selon les occasions: une paire d’espadrilles, des bottillons noirs, et des souliers style Toms. Trois items qui ne sont aucunement superflus.

Alors c’est parti! Je prépare un article avec les morceaux que j’ai choisi, et je vous reviens dans trois mois pour un bilan et mes astuces. Je suis plutôt excitée de voir ce que ce défi va m’apporter…

Aviez-vous déjà entendu parler du projet 333? Si oui, l’avez-vous essayé et qu’en avez-vous pensé? Et si non, seriez-vous tenté par l’expérience?

La simplicité dans l’assiette

Voici une question FON-DA-MEN-TALE: «Pourquoi on peut manger le même déjeuner tous les jours de l’année sans se tanner, alors qu’on refuse de manger un même repas deux fois de suite?» Avouez que la question se pose. Et la réponse peut différer selon les personnes…Pour moi, cela a été une révélation. Me casser la tête dans la cuisine était un choix qui découlait d’une certaine pression sociale que je ressentais et qui me forçait à diversifier mes repas, à être plus créative, à essayer de nouveaux aliments, etc. J’ai toujours été traditionnelle en cuisine, j’aime manger les mêmes repas, j’aime en faire en quantité industrielle pour avoir des lunchs pour la semaine et je n’aime pas essayer de nouvelles choses. Je n’aime pas suivre les recettes, je n’aime pas dénicher de nouveaux aliments au supermarché. J’aime la simplicité, quoi!

J’ai donc décidé de simplifier ma vie dans la cuisine en cessant de culpabiliser lorsque je faisais les mêmes repas. Ça m’enlève un stress immense. En effet, je ne me mets plus de pression pour chercher de nouveaux plats à cuisiner, je ne me casse pas la tête à l’épicerie et je suis absolument certaine d’aimer les mets que je prépare. Et je mange toujours mes repas préférés.

Voici donc quelques petits trucs pour simplifier sa cuisine.

1-Faire son menu d’avance

Je n’ai jamais été de celles qui planifiaient les repas de la semaine, malgré mon obsession pour l’organisation. Quand j’étais plus jeune, je me souviens que ma mère mettait une feuille au frigo avec la liste des repas de la semaine, jour par jour. Je préfère vous avertir tout de suite, je n’ai jamais été capable de planifier mes repas. Mais je vous invite tout de même à essayer, cela marchera peut-être pour vous. C’est bien simple, il s’agit de prendre une feuille et d’y inscrire les jours de la semaine ainsi que les repas planifiés.

Lundi- Pizza maison

Mardi- Riz aux légumes

Mercredi- Fajitas

Jeudi-Pâtes sauce rosée avec légumes

Vendredi- Pain, brie, crudités et salade de pâtes

Rien de plus facile que ce menu. Pour tous les repas, j’ai des légumes. J’achète donc une variété de légumes (champignons, zuchinis, piments, brocolis, tomates, oignons verts, concombres, carottes, etc.), que je coupe en revenant de l’épicerie et qui sont prêts à mettre sur ma pizza, cuire dans la poêle pour accompagner mon riz, mettre dans mes fajitas, garnir mes pâtes sauce rosée et manger en crudités. Quand on y pense, la préparation de ces légumes est pas mal le plus gros de ma cuisine. Le reste est la cuisson des féculents. Je sais quelle sauce j’aime dans mes pâtes, quel fromage brie j’aime, la quantité de poivre pour me donner le repas parfait. Je ne suis donc jamais déçue de mes choix.

*J’ai récemment adopté une alimentation végétarienne. Cela est une adaptation pour les premières semaines, mais il est tout à fait possible de simplifier sa cuisine avec une alimentation végétarienne.  Il ne suffit qu’ajouter des pois chiches dans son riz ou du tofu dans ses fajitas au lieu du poulet.

2- Se faire des modèles à diversifier

Je sais que je me fais au moins deux repas de pâtes par semaine. Je varie mes sortes de pâtes et de sauce, ainsi que les légumes que je mets. Mon modèle de base est pâte+sauce+légumes. Je peux faire plein de plats à partir de ceci: linguine alfredo aux champignons, penne sauce tomate aux courges, spaghetti sauce tomate gratiné, fettucine pesto, tomates et bocconcini, etc. Les possibilités sont infinies.

Même chose pour la pizza. On peut manger une pizza par semaine en variant ce qu’on met dessus. Sur pâte traditionnel, sur pain naan, sur pita, sur fajitas. Avec une sauce aux tomates,  une sauce alfredo, une sauce au pesto, une sauce BBQ. Avec des champignons, des piments, des tomates, des oignons, des zuchinis, des brocolis, etc. Encore une fois, le modèle de base est très flexible et on peut faire plein de choses différentes.

Tentez le coup avec des burgers, des fajitas, des salades, etc.

3-Acheter les mêmes choses à l’épicerie

Faire mon épicerie est un vrai jeu d’enfants. Avec ma liste en main, je me dirige directement vers les aliments dont j’ai besoin. Comme je prends toujours les mêmes aliments et les mêmes marques, je sais ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Je fais toujours les allées et les sections dans le même ordre pour être plus efficace et pour ne rien oublier.

4- Tous les soupers n’ont pas à être presque parfaits

Les émissions culinaires ont monté en flèche au courant des dernières années, tout comme les chroniques cuisine lors des différents talk-show ou des rubriques dans les magazines. Tous nous incitent à diversifier notre cuisine, à monter nos assiettes comme si elles étaient des oeuvres d’art, etc. Mes assiettes sont loin d’être cutes, et c’est bien correct comme cela. Il n’y a que le minimum d’ingrédients, parce que je n’aime pas suivre une recette et je n’aime pas acheter 1001 épices à l’épicerie, épices qui auront le temps de sécher dans mon armoire avant que je les réutilise. Mais mes assiettes sont délicieuses et c’est l’essentiel.

Des pâtes, de la sauce, quelques légumes. Aussi simple que délicieux.

5-Ne pas prendre les commentaires personnels

«Tu es tellement difficile!», «Je ne pourrais pas manger toujours les mêmes repas, ça devient redondant!»

Vous allez certainement recevoir quelques commentaires des gens de votre entourage quand vous leur direz que vous simplifiez votre cuisine. Ne le prenez pas personnel. Laissez les gens s’exprimer et continuez de faire vos choses. Vous connaissez les bienfaits sur votre stress, votre temps et disons-le, votre porte-feuille. Cela est amplement suffisant et de toute façon, vous n’avez pas à convaincre les autres de simplifier aussi leur cuisine. La cuisine est une passion pour plusieurs et il faut le respecter. Ne vous en faites donc pas avec les commentaires et continuez de faire ce qui vous rend heureux.

Le minimalisme, pour certains, passe aussi par simplifier tous les aspects de sa vie, dont la cuisine. Simplifier ma cuisine a diminué mon niveau de stress et m’a permis de gagner du temps, que ce soit en faisant mon épicerie ou mes repas eux-mêmes.

Qu’en pensez-vous? Avez-vous simplifier votre cuisine aussi? Quels ont été les bienfaits? Avez-vous constaté des inconvénients?