Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir

Revoir sa consommation pour son bien-être, pour celui de la planète, et pour les autres

En janvier 2017, je me lançais le défi de ne pas magasiner pendant un an. J’étais gérante dans un grand magasin de mode depuis quelques mois (poste que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi). Le fait d’être témoins quotidiennement de la surconsommation, ainsi que mon manque constant d’argent m’a donné le dégoût du shopping, qui visiblement ne m’amenait rien de positif.

Mais mon désir de repenser ma consommation n’avait pas pour seul but de me détacher de l’importance qu’on accorde aux choses. En effet, il y avait aussi les questions environnementales et éthiques.

On le sait, la production de produits neufs a un impact énorme sur la planète. Une chose que l’on semble oublier, c’est que la plupart de nos achats pourraient être soit remplacés par des emprunts, ou encore acquis de manière plus respectueuse de l’environnement. On entend par là l’usagé, le fait maison, ou encore la réparation.

Vous la connaissez peut-être, cette expression qui dit tout: «Acheter, c’est voter ». Je la trouve tellement forte dans sa simplicité! Parce que oui, derrière chaque achat que nous faisons, il y a une approbation de la manière dont le produit est fait, et ce qu’il représente. L’exemple le plus connu, je crois, est celui des produits fabriqués dans ces pays où les ouvriers ne gagnent même pas un dollar par jour, et travaillent dans des conditions ignobles. Parfois même, ces objets sont faits par des enfants…Bref, acheter un produits fabriqué de cette façon, c’est d’encourager ces pratiques.

Voilà donc pourquoi j’ai choisi de cesser de magasiner neuf, sauf en dernier recours absolu. C’est-à-dire que j’ai réellement tenté tout autre option avant, sans résultat. À ce moment alors, je m’efforcerai de choisir minutieusement le produit dans le but qu’il soit le plus écologique et éthique possible.

Quand cesser de magasiner rime avec croissance personnelle

C’est un résultat auquel je ne m’attendais pas du tout: En arrêtant de magasiner, je me suis trouvée. J’ai grandi en tant que personne et je ne me suis jamais sentie aussi bien avec moi-même. Voici trois résultats merveilleux que mon année sans shopping a donné.

1. J’ai pu mettre presque 10 000$ de côté

Ceci ne veut pas dire qu’avant j’achetais pour 10 000$ de vêtements par année. Ça signifie plutôt que le simple fait de cesser de dépenser pour des vêtements et des choses neuves m’a laissé un  »lousse » qui m’a permis de modifier ma cotisation à mon compte CELI et y mettre plus d’argent par semaine. Cet argent étant prélevé automatiquement le jour de ma paie, je ne le vois même pas apparaître dans mon compte Chèque. Le montant de mon compte CELI augmente tout seul. Un an plus tard, j’ai assez d’économies pour partir en voyage pour une durée indéterminée!

De plus, puisque je vis très modestement, je n’ai plus de stress par rapport à l’argent. Je peux aller au resto, prendre un verre, ou me gâter de temps en temps sans m’inquiéter d’être capable de payer mes factures et mon loyer!

2. J’ai développé ma créativité

Le fait de cesser d’ajouter tout nouvel objet dans ma vie et dans mon logis m’a forcé à développer une appréciation réelle des choses que j’ai déjà, et devoir me débrouiller avec ce que j’ai.

Ceci est surtout valable pour la garde-robe. Étant une grande adepte de mode, j’avais tendance à me tanner vite de ma garde-robe et vouloir la renouveler presque chaque saison. Le défi a donc fait en sorte que j’ai dû trouver différentes utilités pour certains morceaux pour ne pas me tanner. Puis j’ai développé mon propre style, qui me représente vraiment. Pour en savoir plus, venez lire mon article: Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux.

J’ai recommencé la peinture <3

De plus, le fait d’arrêter de magasiner m’a donné plus de temps libres pour moi-même. Mon détachement face aux choses m’a redonné le goût de me trouver des hobbys que je laissais toujours de côté. En effet, j’ai recommencé à faire de la peinture, à lire, et je suis plus assidue et concentrée lorsque je travaille sur le blogue. La pratique d’activités de ce genre amplifie ma créativité.

3. J’ai plus confiance en moi

En développant mon propre style, et en ayant découvert le minimalisme, je n’attache plus d’importance aux tendances et à la pression de devoir être à la fine pointe de la technologie. Je me concentre donc beaucoup plus sur mon développement personnel ainsi que sur l’écoute de mes émotions. J’ai plus de facilité qu’avant à dire non, et à exprimer mes envies, mes opinions, et mes besoins.

De plus, je trouve que j’ai beaucoup plus de facilité dans mes relations interpersonnelles. Je m’intègre plus facilement qu’avant dans un groupe d’inconnus, et je ne stresse plus par rapport à ce que les autres pensent de moi. Mon bonheur est basé sur les relations, les expériences, et ma croissance personnelle plutôt que sur mes possessions, l’argent et l’image que je projette.

Choisir le minimalisme pour se retrouver

Le minimalisme est un mode de vie qui cherche à se détacher de l’importance accordée aux choses dans notre vie. Le minimaliste préfère se définir par ce qu’il est réellement, plutôt que par ce qu’il possède. Chaque objet dans sa vie a une réelle utilité, et il valorise les expériences, et la collecte de souvenirs plutôt que d’objets.

En diminuant sa consommation de matériel neuf, on apprend à apprécier encore plus les choses qu’on possède déjà. De plus, on se recentre réellement sur ce qui importe pour notre bien-être.

Êtes-vous minimaliste? Magasinez-vous beaucoup? Laissez-moi un commentaire et parlons-en!

Bilan de ma première année Zéro déchet 

Adopter un mode de vie Zéro déchet est un éternel parcours. En effet, dans la société d’aujourd’hui, il est très peu probable d’arriver à un impact 100% Zéro sur l’environnement. Toutefois, il est possible de modifier certaines habitudes afin de diminuer notre production de déchet. Afin d’illustrer cet éternel parcours et de prouver qu’il est parfaitement possible de faire la transition facilement, j’ai noté mon évolution depuis le jour où j’ai décidé de me lancer dans le Zéro déchet. Voici donc mon parcours, mois après mois pour 2017!

Janvier :

  • Achat d’une tasse à café réutilisable et d’une gourde d’eau en inox que j’ai toujours sur moi
  • Achat par internet de sacs à fruit et légumes en filet
  • Achat par internet de lingettes démaquillantes réutilisables
  • Premier essai des mouchoirs en tissus
  • Première tentative d’épicerie sans déchet (en super marché): Mes seuls déchets ont été un emballage de tofu, des autocollants sur les fruits, des élastiques autour des asperges, et une boite de pâtes (en carton donc recyclable, au moins).
  • Dernier achat d’articles neufs (sous-vêtements et pantalons de sport)
À lire pour aller plus loin

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Un an sans magasinage!

Février:

  • Première tentative d’apporter mon propre contenant réutilisable au fast food du coin: Génial! Le propriétaire me parle de son idée de peut-être offrir rabais à ceux qui le font! (Depuis, chaque fois que j’y vais, il me charge moins cher hehehe)
  • Fabrication de fixatif à cheveux maison (recette de Bea Johnson): ça fonctionne, mais ça pu.
  • Achat de bas de nylon neufs ?
  • Première virée au Bulk Barn avec mes contenants (première épicerie 100% Zéro déchet!)
  • Conversion à la coupe menstruelle: J’ADORE

Mars:

  • Achat de pailles en stainless
  • Premier essai de serviettes hygiéniques réutilisables: pour moi c’est non…
  • Fini deux grosses bouteilles de shampoing et achat de shampoing solide
    -Début de mon désencombrement: échange de vêtements avec des amies et don de plusieurs lires dans des bibliothèques itinérantes
À lire pour aller plus loin:

Comment organiser un swap de vêtements dans votre ville

Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf?

J’ai éliminé 2017 objets de mon appartement en 5 mois

Avril:

Mai:

  • Arrêt du maquillage (sauf pour le crayon à sourcil): Transition difficile, ma peau se détoxifie et n’est pas très belle au début, mais après quelques semaines, elle n’a jamais été aussi belle!
À lire pour aller plus loin:

Pourquoi je me maquille plus?

Juin:

  • Organisation de notre premier événement d’échange de vêtements

  • Bénévolat au Festibière de Gatineau avec l’équipe d’Enviro Éduc-Action (ramasser la vaisselle sale, la laver, et la ramener dans les camions-restos)

Juillet:

Août:

  • Essai du projet 333
  • Adoption du dentifrice maison (huile de coco + bicarbonate de soude)
À lire pour aller plus loin:

Garde-robe minimaliste: Je tente le projet 333

Huile de coco: économiser grâce à 10 utilisations testées et approuvées

Septembre:

-Ménage virtuel: Suppression de près de 500 amis Facebook et réglage de mes applications afin de ne plus recevoir de notifications. Voir mon article sur le minimalisme et les médias sociaux

Octobre:

Source: http://bit.ly/2m4oKte

Novembre:

  • Organisation d’un événement-discussion sur le Zéro déchet et le minimalisme
  • Première tentative de fabrication de sacs à fruits et légumes

Décembre:

  • Fini mon tube de déodorant et achat d’une pierre d’alun
  • Fabrication de baume à lèvre maison (Huile de coco, beurre de karité et fécule de maïs)

Voilà ce qui conclue le bilan de ma première année de transition vers un mode de vie Zéro déchet. Ça s’est super bien passé. Je dirais que tout ce qu’il faut pour y arriver, c’est un peu de volonté, de la patience, et de l’ouverture d’esprit.

Comment se passe votre transition à vous?? Y a-t-il certaines habitudes qui vous semblent plus difficiles à changer que d’autres?

Bilan de ma première année minimaliste

Comme chaque fin d’année, il importe de faire un bilan et prendre du temps pour faire le point de l’année qui vient de se passer. Cette année, le bilan est tout particulier pour moi, car j’ai apporté des changements majeurs dans mes habitudes de consommation et mon mode de vie. Ce bilan permettra de faire un retour sur cette belle année et me fixer de nouveaux objectifs pour 2018.

2017, une année de lectures et de changements

Pour moi, l’année 2017 fut riche en lectures de toutes sortes, mais j’ai surtout lu des livres documentaires sur le minimalisme et le zéro-déchet. J’ai lu énormément pour m’imprégner de cette philosophie de vie et pour savoir pourquoi j’avais entrepris ce changement de cap. Certains livres portaient plus sur la philosophie du minimalisme et du zéro-déchet alors que d’autres portaient sur le comment. Voici quelques idées de livres pour ceux qui voudraient en connaitre plus sur ces modes de vie:

Évidemment, j’ai emprunté tous ces livres à la bibliothèque. Il ne sert à rien de s’encombrer de livres qui nous incitent à désencombrer notre maison. Pour le plaisir, j’ai calculé la valeur monétaire de tous les livres que j’ai empruntés cette année à la bibliothèque. Mon calcul s’élève à 941,00$. J’ai donc économisé près de 1000$ (avant taxes) en empruntant mes livres à la bibliothèque et en cessant de les acheter (ce que je faisais avant). Wow!

Le bilan minimaliste

  • Plus de 2000 objets en moins

Ceux qui suivent le blogue depuis quelque temps savent que je me suis débarrassée de 2017 objets en 5 mois. Ces 5 mois ont été vraiment libérateurs et j’ai réussi à ne pas me ré-encombrer par la suite. J’ai bien sûr de nouveaux objets, mais ce sont des objets qui rajoutent de la valeur à ma vie ou qui me permettent de produire moins de déchets (des plantes, une table de chevet, des sacs et couvercles en silicone pour ma nourriture, une coupe menstruelle, du papier de toilette lavable, etc.). Ma maison est très épurée et relaxante. Défi réussi!

  • Une cuisine simplifiée

Puis, en 2017, j’ai cessé de me casser la tête et j’ai cuisiné des repas simples que nous aimons. Cela m’a enlevé un stress immense et je suis toujours satisfaite de mes repas. Mon épicerie se fait super rapidement, car je sais où tout se trouve. Je rate rarement mes repas, car je sais les recettes et ingrédients par coeur. C’est parfois redondant, mais ça ne nous dérange pas. J’assume que certains me trouvent plate 😉 Si vous désirez plus de trucs pour vous simplifier la vie dans la cuisine, c’est par ici.

  • Une épargne considérable

Ensuite, c’est 11 400$ entre janvier et septembre 2017 que j’ai mis de côté, dans un REER. C’est énorme. Ça s’explique par le fait que j’ai fini mes études et que je travaille à temps plein, mais aussi parce que j’ai arrêté de dépenser pour rien. Je suis plus sélective dans mes dépenses, j’essaie d’emprunter des objets ou d’en acheter des usagés à prix réduit quand je le peux. J’ai cessé d’acheter du maquillage (économie d’environ 150$ par année), je n’achète plus (ou presque!) de vêtements neufs (économie d’environ 600$ par rapport à l’année précédente), j’ai terminé mes paiements de voiture (économie de 2000$ par année), etc. Ce REER, il m’a permis de m’acheter une maison cette année, car il a couvert ma mise de fonds. C’est quand on additionne tous nos postes budgétaires qu’on se rend compte de tout l’argent qui est dépensé en trucs inutiles!

  • Plus de temps pour mes passe-temps

Le minimalisme m’a permis de prendre du temps pour moi, pour faire ce que j’aimais vraiment faire. Je joue au frisbee deux soirs par semaine. J’ai revu mes priorités et me suis mise indisponible les mercredis soirs, pour me permettre de jouer au frisbee avec mes amis et de passer une belle soirée avec eux. J’ai aménagé une table de casse-tête permanente dans mon sous-sol, où je passe plusieurs heures par semaine. Je lis environ 1 roman par semaine (minimum). Je poursuis tranquillement l’apprentissage de l’espagnol sur Internet. Pour la première fois de ma vie d’adulte, je suis allée voir une pièce de théâtre entre filles.

  • Vente de ma voiture

J’ai une voiture depuis que j’ai 16 ans. J’ai toujours cru que la voiture était un synonyme de liberté. Je pouvais aller où je voulais quand je le voulais. Dernièrement, ma voiture est devenue une fardeau pour moi. Je me suis rendue compte qu’on est beaucoup plus libre sans paiements, sans crédit et sans voiture à déneiger l’hiver.

Nous sommes déménagés plus près de mon travail. Je suis à 3km du bureau. Il devenait évident que nous pouvions nous débrouiller avec 1 seule voiture pour deux personnes. J’ai donc fait le saut et j’ai vendu ma voiture.

Avoir une voiture coûte environ 7000$ par année (paiements mensuels+assurances+plaques+entretien+réparations+ essence+ stationnement). Être conductrice occasionnelle de la voiture de mon conjoint et prendre un abonnement annuel pour l’autobus me coûtera environ 1500$. L’emplacement de ma maison me permet de me rendre à l’épicerie, à la pharmacie, au restaurant, à mon travail, à l’université et aux bars que je fréquente à pied ou à vélo.  Je suis donc libre de m’y rendre quand je veux. Et je me libère d’environ 6000$ par an. Pour moi, c’est ça la vraie liberté.

Le bilan zéro déchet

J’avais l’impression d’avoir faits de petits changements dans mon mode de vie, mais en additionnant tous les petits changements, je réalise que j’ai vraiment changer mes habitudes de vie et que je produis énormément moins de déchets.

Voici les trucs zéro-déchet que j’ai mis en application cette année:

  • Virage vers les mouchoirs en tissu
  • Coupe menstruelle au lieu des tampons
  • Vieilles retailles de chandail au lieu des guénilles jetables
  • Barres de savon pour remplacer le savon à main et le nettoyant à visage
  • Sacs en filet pour mes fruits et mes légumes
  • Couvercles en silicone et des sacs en silicone pour éviter la pellicule plastique, le papier de plomb et les ziploc
  • Moules à muffin en silicone pour éviter le papier à muffin
  • Magasinage dans les magasins de vrac pour la nourriture sèche
  • Affichage d’un auto-collant Pas de pub sur ma boite aux lettres
  • Compost dans ma nouvelle maison
  • Brosse à dent en bambou
  • Boules de séchage
  • Vente de ma voiture

Objectifs de la prochaine année

Donc, avec ce bilan en tête, mon principal objectif de la prochaine année est de continuer mes efforts pour avoir une vie plus simple, plus respectueuse de l’environnement. Plus spécifiquement, voici mes objectifs de la prochaine année:

Mes objectifs pour 2018
Mes objectifs pour 2018

D’un point de vue plus large, mes objectifs sont aussi les suivants:

  • Aller au travail à pied, à la course ou à vélo au moins 3 jours par semaine;
  • Poursuivre l’apprentissage de l’espagnol;
  • Apprendre à faire des travaux sur ma maison;
  • Faire du camping aussi souvent que possible;
  • M’impliquer dans mon association de quartier

Et vous? Êtes-vous satisfaits de votre année 2017? Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés?

Les Tulipes ont un an! Bilan 2017

WOW déjà un an que le blogue a été lancé! Il s’est passé tellement de choses dans les derniers mois. Voici donc un bilan de notre première année.

Commençons d’abord par remercier chacune des personnes qui a visité le blogue au courant de l’année. Que ce ne soit qu’une fois, ou régulièrement, sans vous, on aurait probablement pas eu la motivation et l’inspiration pour faire grandir ce beau projet.

Merci de votre engagement, vos commentaires, et vos partages. On aime vous lire et vous rencontrer. Mais surtout, on est touchées par la grandeur de la communauté écolo-minimaliste, communauté qui grandit jour après jour grâce à vous.

Les tulipes en quelques chiffres pour 2017

  • Le blogue rejoint en moyenne 1000 visiteurs uniques par mois
  • Notre page Facebook a atteint les 1200 j’aimes
  • Nous avons publié 54 articles
  • Notre super infolettre (lancée en décembre) compte presque 100 abonnés
  • Quatre personnes ont contribué de près ou de loin au blogue:

Nos articles les plus populaires

Pendant la dernière année, certains de nos articles ont fait plus réagir que d’autres, et nous sommes fières de vous repartager le top 10 de nos articles les plus lus durant la dernière année, au cas où vous en aviez manqué un!

Zéro déchet:

  1. 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet
  2. Mes lunchs et collations anti-gaspillage pour cuisinière paresseuse
  3. Les 4 comportements les plus anti-écolo à l’épicerie
  4. 7 preuves que le Zéro déchet vous fera économiser de l’argent
  5. Comment organiser des événements Zéro déchet

Minimalisme:

  1. J’ai éliminé 2017 objets de mon appartement en 5 mois
  2. Un an sans magasinage!
  3. Pourquoi j’ai quitté mon poste de gérante dans un grand magasin de mode?
  4. Pourquoi je ne me maquille plus?
  5. 5 façons dont le minimalisme vous fera gagner du temps

Les tulipes en dehors du web

Invitée à l’émission Le show du câble, sur les ondes de TVC Basse-Lièvre – 3 mars 2017

Conférence de Béa Johnson à Ottawa – 18 avril 2017

Bénévolat pour le Grand Ménage de Gatineau – 29 avril 2017

Swap social des Tulipes – 17 juin 2017

Bénévolat au Festibière avec l’équipe verte d’Enviro Éduc-Action – 9 juin 2017

Troc tes fringues à la Ferme Moore – 29 juillet 2017

Participation à l’émission Les Malins sur la première chaine d’ICI Radio-Canada – 29 juillet 2017

Conférence de The Minimalists – 1er septembre 2017

Participation au Festival Zéro déchet en tant que panéliste pour la conférence: Diminuer ses poubelles et sa facture – 14 octobre 2017

Bénévolat pour le Pique-nique zéro-déchet d’Enviro Éduc-Action – 26 octobre 2017

Événement-discussion sur le Minimaliste et le Zéro déchet – 18 novembre 2017

À venir pour Les tulipes…

Terminons en vous remerciant de nouveau. Cette année a été merveilleuse en ce qui concerne la cause environnementale au Québec. Un festival dédié au mouvement a eu lieu, puis de nombreux blogues et groupes de partage voient le jour. Nous souhaitons continuer de faire découvrir à quel point il est bon de vivre simplement, et en harmonie avec la planète.

Pour les mois à venir, nous vous réservons une série d’articles toujours plus inspirants les uns que les autres. Entre autres, on vous suggère de surveiller le mois de février, on vous prépare une Série désencombrement pièce par pièce pour ceux qui sont un peu perdus et ne savent pas trop par où commencer…

De plus, Élisa part en voyage au printemps pour une durée indéterminée. Vous aurez l’occasion de suivre son périple d’écolo-nomade, qui risque d’amener son lot de défis!!!

C’est donc avec fébrilité et plus motivées que jamais, que nous entamons 2018. Bonne année à tous!

5 habitudes à prendre en 2018

Vous avez remarqué que je n’ai pas utilisé le terme résolutions, mais bien le mot habitudes. C’est bien connu, passé la 3e semaine du mois de février, les résolutions tombent à l’eau. Que ce soit la carte de gym qui devient désuète ou le sac de chips qui y passe en 30 minutes, les résolutions prennent le bord! Pour 2018, je vous encourage donc à intégrer des habitudes durables dans votre quotidien avec qu’elles deviennent partie intégrante de votre mode de vie. J’ai déjà pris 4 de ces 5 habitudes dans les dernières années et j’ai remarqué une nette amélioration de ma qualité de vie. Les voici:

Habitude 1: Apprendre à dire non

Ce n’est pas facile de dire non à une invitation ou à un engagement, surtout quand nous n’avons rien de prévu à la date demandée. On se dit que nous n’avons pas d’excuses pour refuser. Mais la vérité est que nous n’avons pas besoin d’une excuse pour refuser une invitation. Nous pouvons simplement dire non pour nous permettre de ne rien faire le temps d’une soirée ou d’une journée.

Notre temps est précieux et il nous appartient. Il y a de plus en plus d’événements culturels, sociaux, écologiques et j’en passe! Si on regarde bien, dépendamment de la ville où nous sommes (Gatineau pour moi), il y a au moins un événement par jour qui m’intéresse. Ça peut être une pièce de théâtre, un show de musique, une conférence, des séances d’informations, etc. Si je le voulais, je serais à tous ces événements. Mais je dis non, parfois à contre coeur, parce que j’ai besoin d’être chez moi pendant mes temps libres, à lire des livres, m’entrainer, passer du temps avec mon chum, etc. Apprenez à dire non aux autres et faites-le pour vous. Ça révolutionnera votre vie. Pour des trucs pour alléger son agenda, c’est par ici:

Habitude 2: Jouer à des jeux de société

J’ai toujours aimé les jeux de société et les casse-tête. J’en ai fait toute mon enfance, toute ma jeunesse et je n’ai pas cessé à l’âge adulte. Jouer aux cartes ou même regarder mon grand-père jouer au Solitaire me calmait grandement. Au cégep, on passait toutes nos pauses à jouer au Joffre (les gens qui ont fréquenté le Centre collégial de Mont-Laurier se reconnaitront). À l’âge adulte, ça n’a pas cessé et depuis 4 ans, je suis dans une famille (ma belle-famille) qui adore les jeux.

Jouer à des jeux de société, ça permet de retrouver l’enfant en nous. L’enfant qui n’a pas de cellulaire pour gosser dessus, l’enfant qui n’a pas de souci. Cela permet de passer un temps de qualité avec notre entourage et ce, à un coût plutôt abordable. Pour 2018, je vous encourage à vous procurer des jeux et à jouer en famille ou entre amis, de façon régulière.

Habitude 3: Désencombrer sa maison

Pour ceux qui ont suivi le blogue, vous savez que j’ai désencombré mon appartement au courant de l’année 2017. J’y ai sorti plus de 2000 objets qui je n’utilisais pas, qui ramassaient la poussière ou que j’avais en double. Cela m’a apporté un bien fou! Le désencombrement est un processus continu. Il ne s’agit pas de donner tous ses objets en un coup de tête. Il s’agit d’évaluer si nous avons réellement besoin de nos possessions et de se débarrasser de celles qui n’ajoutent pas de valeur à notre vie. Si vous voulez désencombrer, mais que vous ne savez pas par où commencer, voici une vidéo du blogue Vivre avec moins qui donne plusieurs trucs.

Habitude 4: Simplifier vos repas

Qui n’a jamais été stressé à l’idée de varier ses repas, cuisiner des choses différentes, découvrir de nouveaux aliments? Moi, ça m’apportait un stress fou! Depuis que j’ai décidé de simplifier mes repas, la vie est beaucoup plus belle. On mange simplement chez nous. On mange plus souvent les mêmes repas, mais ça ne nous dérange pas, parce que ce sont des repas que nous aimons. Et étant donné que nous ne sommes pas à Un souper presque parfait, on s’en fout pas mal que nos plats soient pas très sophistiqués. Pas plus tard que la semaine dernière, on a mangé des crêpes au sirop d’érable pour souper. Puis c’était bon en maudit. Pour 2018, prenez l’habitude de simplifier vos repas.

Habitude 5: Prendre l’air plus souvent

C’est l’habitude que j’aimerais prendre. J’ai toujours aimé être dehors, mais pour une raison que j’ignore, depuis que je suis en ville, c’est-à-dire depuis 7 ans, je vais beaucoup moins dehors. Peut-être est-ce parce que j’habite en appartement et que je n’ai pas de cour. Nous verrons si cela changera dès que j’aurai emménagé dans ma maison. Je m’attends à du changement, puisque je serai à distance de marche de mon travail (3km), mais aussi des services: épicerie, bibliothèque, dépanneur, etc. Il sera donc beaucoup plus facile de faire mes commissions à pied et même me rendre au travail à pied, à la course ou en vélo. Je bougerai donc plus, j’irai plus souvent dehors et j’utiliserai moins souvent une voiture. Les bienfaits sont donc bons autant du  point de vue de la santé que du point de vue des finances.

 

Quelles habitudes allez-vous prendre en 2018?

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet (partie 3)

Ben oui toé, une troisième partie à la liste des articles à se procurer pour vivre pleinement un mode de vie Zéro déchet!

Pour expliquer la longueur de la liste, rappelons les 5 principes clés du mode de vie Zéro déchet selon Bea Johnson, l’instigatrice du mouvement:

  1. Refuser (le superflu/ ce dont on a pas besoin)
  2. Réduire (le nécessaire/ ce dont on a besoin)
  3. Réutiliser (ce qu’on consomme/ achète)
  4. Recycler (ce qu’on ne peut pas refuser, réduire ou réutiliser)
  5. Composter (le reste)

Donc voilà, ces 5 principes impliquent que l’on doive s’équiper des bons outils afin d’éviter de créer des déchets, et principalement des objets à usage unique. Il y a une alternative pour TOUT.

Je vous invite d’ailleurs à commencer avec les deux premières parties de la liste, qui regroupent les principaux objets qu’un adepte du Zéro déchet se doit d’avoir, ceux dans le présent article étant des items à se procurer si besoin il y a uniquement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, tout comme les deux premières parties, vous pourrez lire une courte définition de l’objet avec parfois mon opinion brève sur le sujet, la façon de vous procurer l’article en question, ainsi que les raisons pour lesquelles c’est si génial!

C’est parti…

1. Cafetière bodum

Ce qu’elle remplace: Toutes les manières de faire son café qui créent des déchets: filtres à café, cafetières à capsules, etc.

Pour les buveurs de café, voici une façon d’avoir sa dose quotidienne de caféine sans créer de déchets! En plus, c’est simple et rapide à faire.

Où la trouver: Dans tout bonne boutique de vaisselle et accessoires de cuisine. J’ai trouvé la mienne chez Stokes pour 5$! Il existe différentes grosseurs, selon le nombres de tasses que vous aurez besoin. La mienne est toute petite et ne fait qu’une tasse à la fois.

Pourquoi c’est génial: Ça fait du maudit bon café, et on peut ne préparer que la quantité dont on a besoin. En plus, c’est super rapide comme processus. Suffit de faire bouillir de l’eau, verser directement sur le café, attendre 5 minutes, et pousser le café au fond à l’aide du piston. Versez…et savourez!

2. Boule à thé ou infuseur magique

Ce que ça remplace: Les sachets de thé pré-emballés.

Parce que maintenant que vous vous êtes initié(e) au vrac, vous n’achetez plus votre thé pré-emballé. Ceci sont deux excellentes façons de continuer de le savourer, tout en ne créant pas de déchet.

Où les trouver: Encore là, dans les boutiques d’accessoires de cuisine. Ou encore, dans les boutiques de thé spécialisées. Parfois elles y seront de meilleur qualité et vous aurez plus de choix.

Pourquoi c’est génial: Avec les boutiques spécialisées, on a accès à du thé de meilleure qualité. Puis avec l’infuseur magique, le thé a de l’espace pour bien libérer ses saveurs dans l’eau chaude.

3. Paille en stainless

Ce qu’elle remplace: Les pailles en plastique.

Saviez-vous que près de 500 millions de pailles sont jetées PAR JOUR juste aux États-Unis??!*

Une fois qu’on a pris conscience de l’impact des pailles en plastique, vous remarquerez qu’on les voit PARTOUT ces fichus pailles. Le nombre de restaurants que je vois m’amener mon verre d’eau avec une paille, avant même d’avoir commandé…j’ai envie de leur lancer au visage à chaque fois. Je n’ai même pas eu le temps de demander qu’on ne m’en serve pas, elle est déjà sur la table! Je connais maintenant les restaurants qui font ça, et je m’efforce de leur faire savoir quand j’y pense.

Où la trouver: On peut trouver des pailles en stainless dans pas mal toutes les boutiques spécialisées dans le Zéro déchet. En Outaouais, il y a la boutique Planète Bébé et au restaurant Choux-Choux !

Pourquoi c’est génial: C’est tellement le fun de boire avec ça. C’est frais, et le bruit de la paille sur le verre éveille un petit plaisir inexplicable hihi. Mais plus sérieusement, on évite les pailles en plastique, et ça éveille beaucoup de discussions et de questionnements quand les gens nous voient utiliser ça!

4. Shampoing et savon solides

Ce qu’ils remplacent: Les shampoings et autres produits pour le corps en bouteille.

Où les trouver: Pour les savons, c’est facilement trouvable en pharmacie, mais je recommande d’encourager des artisans locaux, comme la Saponaria que j’aime beaucoup. Leurs produits sont tous écolos, vegans et non emballés (juste un petit bout de papier autour).

Pour les shampoings solides, on en trouve chez Lush et quelques savonneries en font. Ils ressemblent à des barres de savon, on les frotte sur nos cheveux et ça mousse (parfois moins) comme un shampoing normal.

Pourquoi c’est génial: Notre douche devient ultra minimaliste. Ces produits, quand on les achète d’entreprises locales, sont souvent fait de si peu d’ingrédients, et d’ingrédients naturels, qu’on peut les utiliser pour le corps ET pour le visage. Donc on économise de l’argent et de l’espace. De plus, on remplis notre poubelle vraiment moins vite puisqu’on n’a plus de bouteilles!

5. Sacs à collation réutilisables

Ce qu’ils remplacent: Les sacs ziploc.

Les sacs à collation en plastique, après les bouteilles d’eau en plastique, c’est probablement une des inventions les plus ridiculement anti-écolos que je déteste! On peut non seulement les remplacer par les sacs réutilisables, mais il existe aussi une merveilleuse astuce qu’on appelle les Furoshikis. Il s’agit d’une méthode de pliage de tissus japonaise qui a pour but d’emballer à peu près tout! Cadeaux, collations, petits objets à transporter, etc.

Où les trouver:Ils se trouvent généralement dans les boutiques spécialisées en Zéro déchet. Il existe aussi plusieurs artisans locaux qui en fabriquent, comme CréLuLu et  La belette verte en Outaouais.

Pourquoi c’est génial: Parce qu’on économise énormément d’argent: Plus besoin d’aller refaire le plein de sacs Ziploc à chaque mois. Puis c’est tellement mignon dans la boite à lunch, on ressent une petite fierté à les utiliser. De plus, ils sont fait en vinyle donc hyper faciles à nettoyer et durables.

Voici les sacs à collation de CréLuLu!

Voilà voilà! N’hésitez pas à commenter en me disant vos astuces préférées pour diminuer vos déchets quotidiennement!

*Journal Métro. Des pailles pas si inoffensives: http://journalmetro.com/dossiers/special-vert/966291/des-pailles-pas-si-inoffensives/

4 trucs pour en finir avec les excès des Fêtes!

Le temps des fêtes cogne à nos portes. Pour moi, Noël est synonyme d’excès. On achète beaucoup trop de cadeaux à trop de gens, on se procure des nouveaux vêtements juste pour l’occasion, on mange sans arrêt, on boit beaucoup plus d’alcool, on se couche tard, on produit énormément de déchets, etc. Dans cet article, je vous donne 4 trucs simples à mettre en place pour vous permettre de passer un Noël plus simple, moins essoufflant,  mais tout aussi plaisant.

1- Les millions de cadeaux 

Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve qu’on donne beaucoup trop de cadeaux inutiles aux enfants. Des tonnes de jouets, qu’ils ne prennent même plus le temps d’observer et de comprendre avant de demander un autre cadeau à ouvrir. Un défi de Noël existe et consiste à encourager les gens à ne donner que 4 cadeaux aux enfants:

C’est un bel effort, mais je demeure tout de même perplexe face à ce défi, car il encourage la consommation quand même. Un truc à porter pourrait être le truc dont ils ont besoin… Pour le truc à lire, pourquoi ne pas offrir à l’enfant une sortie mensuelle à la bibliothèque de quartier pour qu’il puisse se choisir des livres à lire? Bref, le  moins de cadeaux matériels neufs sont offerts, le mieux je m’en porterai.

Mon conseil: Diminuer de 50% le nombre de cadeaux qu’on voudrait donner cette année à nos proches. Cela vous amènera à réfléchir et vous poussera à sélectionner le meilleur présent pour vos proches. Vous serez plus intentionnels dans le choix de vos cadeaux et c’est ça la principale valeur du minimalisme.

2- Les bas de Noël

Il y a plusieurs dizaines d’années, au Québec, il n’y avait presque pas de cadeaux de Noël emballés. Les parents donnaient des bas de Noël à leurs enfants, dont le contenu pourrait surprendre: des pommes et des clémentines !  Les bas de Noël, c’est pourtant une pratique qui se perd dans de plus en plus de foyers québécois, au profit des cadeaux emballés. Et ce n’est pas seulement 1 cadeau qui a remplacé le bas, mais parfois 5-6 cadeaux.

Mon conseil: retourner aux bas de Noël. Depuis que je suis toute petite, j’ai un bas de Noël. C’est ce que je préfère. Ma mère y dépose des bas, des sous-vêtements, une carte-cadeau, un déodorant, un baume à lèvres, une palette de chocolat, etc. Tous de petits cadeaux dont j’ai  besoin. En plus, mon bas de Noël est le même depuis que j’ai 3-4 ans et on le réutilise chaque année. Imaginez tout le papier qu’on a sauvé!

 

3- La montagne de bouffe!

On le sait, aux fêtes, on mange tout le temps et on mange trop! Tous les repas sont des festins et pendant 3-4 jours, on ne ressent même plus la faim tellement on est bourrés constamment. Et on jette É-NOR-MÉ-MENT de nourriture. On achète trop, tout le monde est plein, bref, vous voyez la roue tourner.

Mon conseil: Entendez-vous avec vos proches pour ne faire qu’un grand souper ou repas. Permettez-vous de cuisiner des repas simples, légers, et pas du tout traditionnels pour le reste du temps des fêtes. Votre porte-feuille, votre corps et votre cuisine s’en porteront mieux. Ha! Pi arrêtez de faire du maudit gâteau aux fruits. C’est pas bon, personne en mange et ça finit toujours par se gaspiller!

4- Les nouveaux vêtements

«Je dois aller magasiner,  j’ai besoin d’un kit de Noël». J’ai entendu cette phrase des milliers de fois et je l’ai probablement prononcée 3-4 fois. Parce que pour moi, avant, Noël rimait avec chic. Et chic rimait avec nouveaux vêtements. Donc, en plus de me ruiner pour acheter plein de cadeaux inutiles à mes proches, je faisais les magasins pour me trouver du nouveau linge pour la soirée du 25 décembre. Aujourd’hui, il ne me viendrait même pas à l’idée de dépenser pour cela.

Mon conseil: Empruntez des vêtements à vos amis ou portez tout simplement des vêtements dans lesquels vous êtes confortables et que vous avez déjà. Parce que l’important est d’être ensemble, peu importe notre accoutrement.

Les 4 trucs que je vous ai donnés, en résumé, sont des trucs pour se mettre moins de pression sur les épaules pour les Fêtes. Moins de pression par rapport aux cadeaux, moins de pression pour faire des repas toujours plus gros les uns que les autres et moins de pression pour être sur votre 36. Bref, des trucs pour moins consommer et vivre un temps des fêtes plus intentionnel et ciblé sur ce qui compte vraiment pour vous.

Joyeux temps des fêtes à tous!

 

Noël Minimaliste et Zéro déchet: les 4 meilleures idées cadeaux!

Cette année, ce sera mon premier Noël en tant que minimaliste assumée. Je viens d’une famille étendue assez nombreuse, donc je suis habituée de ces partys de Noël où on ne voit pratiquement plus que l’étoile du sapin tellement il y a de cadeaux. Je dois donc faire face à toute cette déferlante consommatrice et faire comprendre à mes proches mes valeurs, leur expliquer que je ne veux pas de cadeaux…ou du moins que mes désir sont désormais très différents. Et je crois qu’une des meilleures façons de s’y prendre est de leur donner des exemples du type de cadeau qui fite avec mon mode de vie.

Réitérons que le minimalisme est un mode de vie qui cherche à se détacher des choses et de leur influence sur notre bien-être, pour ensuite prioriser ce qui compte réellement dans la vie: Les expériences, les relations avec les gens qu’on aime, le temps précieux, etc.

Fêter Noël (et tout autre fête traditionnelle) en tant que minimaliste peut à la fois s’avérer un défi et une chance

Un défi car on peut être confronté à une certaine incompréhension de la part de nos proches, et se sentir comme le mouton noir.  On doit leur faire comprendre, sans les brusquer qu’on ne veut pas de cadeau, ou du moins qu’on a des besoins extrêmement différents. Pour vous aider à vous en sortir, consultez mon article écrit un peu plus tôt cette année: 

Une chance puisqu’on aura eu le plus beau Noël de notre vie. On ne ressentira pas le besoin d’offrir et de recevoir des cadeaux matériels, et d’aller s’épuiser au centre d’achat dans le simple but de suivre une tradition superficielle. De plus, nous saurons profiter encore plus du moment présent, du temps précieux passé avec nos proches, ainsi que des merveilleux souvenirs qui seront créés.

Noël Minimaliste et Zéro déchet: idées cadeaux!

1. Une expérience

Le meilleur des compromis: On n’encombre personne d’un objet, puis on crée un souvenir! En plus, on peut offrir quelque chose à faire ensemble, ce qui ajoute à l’expérience! Voici quelques idées:

  • Des billets pour un spectacle, pièce de théâtre, cinéma, musée, partie de Hockey, etc. Selon les goûts de la personne.
  • Des entrées au spa
  • Un souper au restaurant
  • Une journée dans un gym d’escalade, ou dans un parc d’amusement, escape room, simulation (ou pas) de saut en parachute, etc
  • Une randonnée, visite d’un parc écologique, etc.
2. Du consommable

Ça aussi c’est merveilleux, puisque ça n’encombre pas, et ça fait plaisir aux 5 sens! On parle ici de tout ce qui finis par s’épuiser. On pense d’abord à de la nourriture (et là on peut se permettre d’être original): des confitures, des huiles aromatisées, des sauces piquantes, etc… Mais il existe d’autres types d’objets dits consommables:

  • Une bouteille d’alcool que la personne chère aime énormément
  • Du café
  • Des bougies ou de l’encens
  • Des savons et ou produits pour le corps (idéalement non emballés!)
  • Un certificat cadeau pour une boutique de vrac!
3. Un cadeau fait maison

Tellement symbolique: vous aurez passé du temps à confectionner quelque chose d’unique pour quelqu’un qui vous est cher! Ça peut être votre recette spéciale, des produis de beauté, un tricot, une peinture… Faites aller vos talents et votre créativité, le destinataire ne pourra que se sentir choyé de recevoir et de conserver cet objet.

4. Quelque chose d’hyper pratique

Tout dépendant des hobbys et du mode de vie de la personne, on peut lui demander ce qui lu manque pour faciliter sa vie, ou lui offrir un cadeau qui l’incitera à la simplifier, ou à adopter des meilleues habitudes:

  • des sacs à fruits et légumes en filet
  • Une cafetière french press
  • Une belle gourde ou une belle tasse à café réutilisable
  • Des lingettes démaquillantes réutilisables
  • Une brosse à dent en bambou
  • Pour plus d’idées, voir mon article 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Alors voilà, j’espère vous avoir donner une piste de départ afin de passer un Noël mémorable avec vos proches, qu’il soient minimalistes ou pas. Si vous avez d’autres idées, dites-moi les en commentaire, je les ajouterai peut-être à l’article! Joyeuses fêtes!!!

Pourquoi j’ai quitté mon poste de gérante dans un grand magasin de mode?

Ça faisait un an et demi que je travaillais comme gérante de quatre départements dans un grand magasin de mode. J’étais bien payée, j’avais des employeurs en or, des condition de travail hyper positives. Mais…

Pendant que j’occupais ce poste, j’ai découvert le minimalisme. J’en parlais partout autour de moi et sur le blogue, parce que tssé, ça été comme une révélation pour moi! Mais c’est alors que des questions ont commencé à venir de mon entourage: ‘

« Tu ne trouve pas que ton travail est en contradiction avec les valeurs que tu propage? »

« Dénoncer la fast fashion sur ton blogue, mais la supporter das ton travail…Ça ne te fait pas étrange? »

Ça m’a frappé, parce que je ne m’en était pas rendue compte au début. Je vivais le minimalisme chez moi avant tout, et ne m’étais pas posé la question quant à mon travail et l’harmonie de tous les aspects de ma vie. Je me justifiais en me disant que l’entreprise pour laquelle je travaillais avait une vision éthique et environnementale très respectable (ce qui est entièrement vrai, je tiens à le préciser pour ceux qui savent de quelle entreprise je parle). Je me sentais bien malgré tout.

Mais c’est en revenant de mes vacances (un roadtrip hyper ressourçant à travers le Québec), que la bulle m’a pété dans face… Je me suis rendue à l’évidence: bien que l’entreprise véhicule de merveilleuses valeurs, ça reste du commerce de détail, du fast fashion, et l’acquisition de choses y est promue comme étant un indispensable à l’atteinte du bonheur.

J’ai réalisé que je n’étais plus du tout à ma place. J’allais au travail à reculons, j’y ressentais un stress énorme, et je terminais mes journées épuisée comme jamais. Ce n’était pourtant pas le travail le plus demandant du monde (gérer des équipes et placer des vêtements, on s’entend). Mais la contradiction entre mes valeurs et mon poste, combinée avec mon désir d’en faire plus pour changer le monde… Disons que ça me grugeait maintenant le bien-être et le sentiment d’accomplissement.

 »Créez une vie de laquelle vous n’avez pas besoin de vacances »

De 40 h/semaine 8 à 5… à serveuse 25h/semaine, de soir!

Ouep, vous avez bien lu…Je travaille maintenant en moyenne 25h par semaine seulement…et je m’en sors parfaitement! Comment? Venez lire mon article!

En résumé, disons simplement que j’ai fais des choix de vie qui m’engagent à peu de grosses dépenses. J’ai aussi éliminé toutes les dépenses superflues, et j’ai un plan de vie bien précis qui me force à vivre de manière modeste (un voyage allez-simple au printemps).

En conclusion, j’avais envie de vous partager une publication qu’on avait fait sur notre page Facebook. Celle-ci expose exactement mon propos et les raisons pour lesquelles j’ai choisi de ne plus encourager la société de consommation, non seulement en repensant ma consommation à proprement parler, mais aussi en ne travaillant plus pour elle.

Parce que faire de l’argent avec les mouvements qui le dénoncent, c’est l’art du capitalisme, et c’est tout simplement aberrant. C’est tellement bien exécuté que beaucoup de monde se fait avoir, dont moi jusqu’à il n’y a pas si longtemps. C’est pourquoi il faut dénoncer, exposer la réalité, et agir (surtout agir) en conséquence.

Comment déjouer le Black Friday et le Cyber Monday?

De nombreuses personnes attendent les événements annuels que sont le Black Friday, ou de sa traduction québécoise, le Vendredi fou et le Cyber Monday (Cyber lundi). On serait fous de s’en passer, de cet événement qui est fait pour le consommateur et qui lui permet de faire des économies! Je vous arrête tout de suite. Le Black Friday ne sert qu’un groupe: les grandes multinationales et ce, souvent, au détriment de nos commerces locaux.

«Cette période est très importante pour les commerçants, parce que c’est à ce moment-là qu’ils engrangent tous les profits. Si elle est mauvaise, ils vont avoir une mauvaise année.  Les commerçants savent que le consommateur a un budget. Le truc est de l’attirer dans leurs magasins pour qu’il dépense son budget chez eux… et tant pis s’il n’a plus de budget puisqu’eux auront réalisé leurs ventes! Voilà la logique de ces fameux soldes »(Benoit Duguay, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal).

Voici quelques chiffres:

  • Pour l’année 2015, «1,2 million de Canadiens ont prévu prendre un congé de maladie pour profiter des soldes»
  • En 2015, 6,4 millions de Canadiens affirmaient qu’ils allaient payer leurs achats du vendredi fou avec leur budget vacances.
  • Pour 2013, aux États-Unis, les retombées économiques du Black Friday se chiffraient à 61,4 milliars, soit une moyenne de 413,02$ par personne.
  • En 2013, les 3 sites web avec le plus de visites en ligne la journée du Black Friday étaient Amazon, Wal-Mart et Best Buy.

 

Mais alors, comment ne pas tomber dans le piège de la surconsommation?

1- Ne pas confondre désir et besoin

Cette télé 48 pouces écran plat, en avez-vous vraiment besoin? Ou est-ce que vous en avez besoin parce qu’elle est affichée à 40% de rabais? Souvent, les bas prix annoncés nous amènent à confondre nos besoins avec nos désirs. J’ai souvent entendu « À ce prix-là, tout le monde en a besoin!».  Par contre, n’oubliez pas que tout achat a un prix, même s’il est réduit. Si vous achetez un téléviseur à 500$ au lieu de 800$, vous n’avez pas économisé 300$. VOUS AVEZ DÉPENSÉ 500$.

Je me suis souvent fait prendre par les soldes en magasin. Des assiettes à fondue à seulement 5$ chacune? Vendu. Or,  je mange de la fondue seulement 2 par année. Les assiettes standard peuvent très bien accueillir ma nourriture. Un chargeur portatif sans prise de téléphone à rabais? Wow! Je manque rarement de batteries sur mon cellulaire parce que je le charge toutes les nuits… Un autre achat inutile.

Bref, si j’avais su distinguer mes désirs de mes besoins plus tôt, j’aurais économisé des milliers de dollars. Surtout, je n’aurais pas encombré mon appartement de 1001 objets inutiles.

2-Faire une liste de nos besoins et trouver des façons de se procurer ces objets sans le Black Friday

Ensuite, une façon de ne pas se faire prendre, c’est de faire une liste de nos besoins, quelques semaines avant le dit Black Friday. Vous éviterez donc les achats impulsifs. Il y a de bonnes chances qu’en vérité, les items sur votre liste vous paraissent moins indispensables quelques semaines après les avoir écrits. Vous avez donc moins de chances de vouloir vous les procurer lors du Black Friday.

Et soyez pragmatiques. Il y a tellement de façons de se procurer des objets et ce, à coût nul ou très faible. Vous désirez un nouveau livre? Empruntez-le à la bibliothèque ou faites le tour de votre réseau. Faites le tour des magasins de seconde main. Ce sont de vraies mines d’or. Joignez un groupe Buy Nothing dans votre quartier. Je ne compte plus combien d’appareils de cuisine ou électroniques qui se sont donnés sur ce groupe! J’ai moi-même donné une mijoteuse, un petit malaxeur pour smooties, une caméra numérique, etc. Voici quelques images d’items populaires  lors du Black Friday que j’aurais pu me procurer via mon groupe Buy Nothing:

3-Visiter les commerces locaux d’abord

Ensuite, si vous jugez que vous avez absolument besoin d’un item et que vous le voulez neuf, allez d’abord visiter des commerces locaux ou de marques québécoises. Un dollar dépensé dans un commerce local sera maintenu, dans une plus grande proportion, dans l’économie locale. À l’inverse, un dollar dépensé dans une multinationale n’encouragera que très peu l’économie locale, mis à part de financer le salaire d’un employé. Pour ma part, je préfère payer un peu plus cher, mais savoir que je permets à des gens d’ici et à des entreprises d’ici de créer de la richesse.   Pour en savoir plus sur l’achat local, consultez cet article de Signé local.com

4- Participez à la Journée sans achat

Finalement, en réponse à la frénésie du Black Friday est née la Journée sans achat. Elle se tient la même journée que le Black Friday et elle incite les consommations à ne rien acheter. Vous verrez que c’est beaucoup plus facile qu’on le pense. En fait, aller magasiner et acheter des objets est plus une habitude qu’autre chose. Vous aurez probablement le goût de continuer cette journée et de la transformer en semaine sans achat, mois sans achat et qui sait, peut-être, en année sans achat. Élisa tente l’expérience cette année et elle s’en sort très bien. Si vous voulez en savoir plus sur ses sources de motivation, ses trucs ou ses résultats, c’est par ici et  ici.

Sources:

Le Black Friday en chiffres http://ludismedia.com/black-friday-chiffres/ (27 novembre 2014)

La folie du Vendredi fou gagne la capitale nationale http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002207/vendredi-fou-black-friday-ottawa (25 novembre 2016)

Pourquoi le Black Friday nous rend fous? http://www.lesaffaires.com/blogues/daniel-germain/pourquoi-le-black-friday-nous-rend-fous/583608 (24 novembre 2015)