Minimalisme et médias sociaux: la fois où j’ai supprimé 500 amis Facebook

Outre l’épuration de son chez soi et de ses possession, le minimalisme touche aussi le virtuel: cette portion de notre vie sur laquelle nous nous tournons pour nous organiser, pour communiquer, pour répondre à nos questions…et sur laquelle nous nous dévoilons tous un peu trop, sans vouloir l’admettre!

Dans l’article qui suit, je n’aborderai que les médias sociaux, mais je vous invite à commenter avec votre impression des autres plateformes: courriels, fichiers, types d’applications, jeux, etc. J’en aborderai certainement quelques uns dans de futurs articles.

Quand j’ai réalisé que j’étais beaucoup trop connectée

Durant mon bacc en Communications, je me suis découvert une passion pour les médias sociaux et pour le marketing web. Enfin une façon d’engager réellement la conversation entre les entreprises et les consommateurs, et pour donner un certain pouvoir à ces derniers!

Je suis d’avis que l’internet est une chose merveilleuse, nous permettant de nous connecter au monde, d’apprendre gratuitement un nombre infini de choses, de faire passer un message à un très grand nombre de personnes à la vitesse de l’éclair… Par contre, c’est comme toute chose: C’est à consommer modérément, parce qu’en en abusant on peut rapidement atteindre un creux.

Est-il nécessaire d’être sur tous les réseaux?

Pendant mes études, pensant que c’était indispensable pour avancer dans la vie, j’ai été, pendant un moment, connectée sur à peu près tous les réseaux possibles: Twitter, Facebook, LinkedIn, Google+, Instagram, Snapchat, Pinterest, Foursquare, Youtube…name it, j’étais partout!

Puis j’ai finis par m’épuiser à tout garder up to date. C’était beaucoup trop compliqué, à la limite épuisant, et ça me causait un stress énorme. Je ne comprenais pas comment les « grands de la comm » y arrivaient! Puis j’ai réalisé qu’en fait, ils ciblaient leurs réseaux en fonction de leurs intérêts, et n’étaient pas nécessairement partout en même temps.

Bref, le seul « avantage » que j’ai tiré de mon utilisation folle des médias sociaux, c’est que j’ai pu comprendre comment chacun fonctionnait, et pouvoir NE PAS recommander la plupart d’entre eux aux entreprises que j’allais aider en tant que gestionnaire de communauté.

J’ai finis par supprimer Snapchat parce que c’est une vraie perte de temps. J’ai lâché Twitter et LinkedIn (mes comptes sont toujours ouverts mais ne sont pas actifs). Puis j’ai encore Pinterest et Youtube pour mon usage personnel, sans grande interaction.

Maintenant, les seuls profils que je tiens réellement à jour sont Facebook (surtout la page du blogue, ma page perso étant très calme), et mon Instagram.

Est-il nécessaire d’avoir une longue liste d’amis?

Le mois passé, alors que je parcourais mon fil d’actualité Facebook, j’ai eu le même déclic que quand je visionnais les story Snapchat et que j’ai décidé de supprimer cette application: J’ai réalisé que j’y voyais pratiquement juste des choses dont je me fou complètement. J’ai donc fais un tour dans ma liste de 800 amis Facebook, et je me suis mise à supprimer toutes les personnes qui entraient dans un ou plusieurs des critères suivants:

  • Si je les croise dans la rue, je ne les salue même pas;
  • Malgré le fait qu’ils soient dans mes amis Facebook, ils ne sont aucunement au courant de ce qui se passe dans ma vie (et vice-versa);
  • Je n’ai pas interagi (virtuellement ou réellement) avec eux depuis au moins six mois (sans compter ma famille éloignées ou mes amis voyageurs);
  • Je n’ai pas vraiment d’intérêt et/ou d’aisance à ce que cette personne voit mon profil ou mes publication en toute liberté.

Résultat: j’ai maintenant 246 amis, mon fil d’actualité est 10000 fois plus intéressant, et je perds beaucoup moins de temps à scroller dans mon fil pour savoir quoi de neuf!

Petite astuce: Saviez-vous que vous pouvez influencer l’algorithme Facebook en masquant les publications que vous n’aimez pas voir? En effet, à droite de chaque publication dans votre fil d’actualité se trouve un petit triangle qui vous propose de « masquer la publication ». Puis vous pouvez choisir de voir moins de contenu de la personne qui a publié (ou aimé, ou commenté…)

Est-il nécessaire de recevoir des notifications?

Un autre truc que j’ai modifié, c’est mes paramètres de notifications. Cela fait en sorte que maintenant j’allume mon téléphone seulement si j’en ai vraiment besoin, et j’ai réussi à me détacher du FOMO, cette fameuse dépendance qui se développe chez beaucoup de jeunes hyper-connectés.  Pour en découvrir plus sur le Fear Of Missing Out, j’ai trouvé cet article assez intéressant qui dit:

FoMO désigne depuis quelques années déjà un état de stress mental ou émotionnel qui touche certains accros d’internet et des réseaux sociaux. Le syndrome se traduit par une véritable angoisse liée à la crainte de rater quelque chose: un rendez-vous, un évènement, une promo, une info …

Cette peur induite par l’hyper-connexion et la multiplication des choix aboutit parfois à une impossibilité de se déconnecter et une incapacité à se décider. Au point que des psychologues se penchent sur ce nouveau phénomène: simple addiction à l’internet ou véritable compulsion pathologique ?*

Bref, depuis que j’ai complètement annulé les notifications Instagram (je dois absolument ouvrir l’appli pour voir mes notifications, je n’ai même pas le petit chiffre qui apparaît sur l’icone de l’application), il y certaines journées où j’oublis d’aller y faire un tour, et ça fait tellement du bien!

Aussi, j’ai désactivé les notifications push pour tous les groupes Facebook desquels je suis membre ainsi que retiré l’appli de l’accueil de mon téléphone, ce qui fait que je ne vois pas le petit chiffre sur l’icone lorsque j’ai des notifs. Résultat: je consulte l’application que deux ou trois fois par jour. En plus, ‘y retrouve uniquement du contenu qui m’intéresse, vu le ménage de ma liste d’amis!

Minimalisme et médias sociaux

En conclusion, le virtuel occupe une place très importante dans la vie de la plupart d’entre nous, et le minimalisme vise à revoir nos priorité, et réfléchir sur l’importance du temps, sur la façon dont on occupe celui-ci. Le fait de diminuer et mieux contrôler ma présence sur les médias sociaux a diminué mon stress, et fait en sorte que j’ai beaucoup plus de temps pour les choses qui comptent réellement dans ma vie: me concentrer sur mon implication en environnement, voir mes proches, planifier un gros voyage pour le printemps, etc.

Alors, êtes-vous trop connecté? Quelle place occupent les médias sociaux dans vote vie?

*FoMO ou JoMO: comment êtes-vous connectés ? https://c-marketing.eu/fomo-ou-jomo-comment-etes-vous-connectes/

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