Les 4 comportements les plus anti-écolos à l’épicerie

Quand on veut améliorer au plus possible sa consommation et son impact écologique, on revoit chaque aspect de sa vie: habillement, logement, alimentation… lorsqu’on en arrive à ce dernier point, on se frappe à une évidence: l’alimentation est bien LE domaine dont on ne pourra jamais se passer, et dans lequel on hésitera bien souvent à couper, puisque c’est aussi un plaisir et notre santé en est dépendante.

Dans la société d’aujourd’hui, où les pressions par rapport à la performance et à la rapidité priment, nous en sommes devenus aliénés. Nous optons pour la paresse et la facilité, n’agissant alors qu’à la surface de nos connaissances. Connaissances qui, au moment de leur acquisition, le sont bien souvent, et malgré nous, sans droit d’élaboration ni de remise en question.

Alors on opte pour ce qui est là, peu importe dans quel état, avec quelle histoire, ou avec quel impact. Parce que c’est plus simple et rapide comme ça.

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Chaque achat est un vote

Tout le monde a déjà entendu cette citation, qui est une vérité.

Allons droit au but: vous achetez emballé? Vous encouragez les emballages. Vous n’emmenez pas vos sacs d’épicerie? Vous financez leur production. Vous achetez de la viande pleine d’antibiotiques venant abattoirs cruels? Vous approuvez ces pratiques.

Ne dites pas le contraire.

Nos achats sont le reflet de nos valeurs et de ce que nous voulons pour le futur de la société. Mais il n’y a pas que les achats, les comportements aussi! Ceci vaut pour tout aspect de notre vie en communauté: céder sa place à une personne âgée dans l’autobus, mettre ses déchets dans la poubelle plutôt que sur le sol, ne pas écouter sa musique trop forte par respect pour les voisins, etc. Nous savons que nous devons éviter ces comportements, ces «règles non écrites», car si tout le monde se permettait tout, la vie en société ne serait pas comme nous la désirons.

Tout ceci dit, manger et faire son épicerie étant des nécessités, pourquoi ne pas faire de cette obligation une occasion d’adopter des comportements en harmonie avec nos valeurs?C’est-à-dire éthiques, responsables et respectueux des générations futures?

Voici donc une piste de départ pour devenir un bon consommateur à l’épicerie. Cette liste regroupe les comportements les plus anti-écolos dont j’ai pris conscience au courant des derniers mois, depuis que je pratique le Zéro déchet. J’espère qu’ils amèneront des réflexions et des réactions!

1. Ne pas emmener ses sacs d’épicerie

C’est probablement le premier point qui vous est venu en tête en lisant le titre de l’article. On va se le dire, en 2017, si tu n’amène toujours pas tes sacs réutilisables à l’épicerie, tu vas te faire regarder croche. En plus, avec la prise d’ampleur du compost administré par les municipalités, on rempli tellement moins vite notre poubelle, alors tous ces sacs plastiques prennent une éternité à être «réutilisés» en sac poubelle. Assez encombrant merci.

Oui, ça peut arriver de devoir faire une petite course imprévu et prendre un sac. Mais c’est le genre de situation qui devrait être d’une rareté extrême, en dernier recours absolu!

Si tu fais ton épicerie au complet sans sac, c’est parce que tu l’avais prévu ainsi…et on  va juste penser que tu fais une collection, ou que tu les manges. Sérieux, j’ai tellement hâte de voir comment les montréalais vont s’en sortir en 2018.*

Bref, se procurer des sacs réutilisables devrait être la première chose à faire si quelqu’un se dit écolo, et/ou veut se lancer dans le Zéro déchet. Je vous en parle un peu dans mon article 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet.

2. Utiliser les sacs de plastique disponibles à volonté dans la section des fruits et légumes

Ça devrait être payant, comme les sacs d’épicerie dans la plupart des supermarchés de nos jours. Malheureusement, souvent l’aspect financier n’étant que la seule manière d’influencer les comportements, ça en ferait peut-être réfléchir quelques uns sur l’utilisation qu’ils en font.

Premièrement, si c’est pour l’idée que ça va toucher le panier donc ce n’est pas propre…vous pensez qu’il sont arrivés comment à l’épicerie vos fruits? En volant? C’est surement une bonne dizaine de personnes qui les ont touchés dans le processus de transport…des gens dont vous n’avez aucune idée du niveau d’hygiène. De plus,  on ne sait pas trop où ils ont été déposés avant d’arriver sur les comptoirs, hein! Peut-être au fond d’un vieux camion? Ou dans une caisse avec des centaines d’autres fruits…donc l’argument du contact avec une surface sale n’est aucunement valable.

Je vous accorde un brin de raison uniquement si vous ne lavez pas vos fruits et légumes avant de les manger. Mais si c’est votre cas, permettez-moi d’être légèrement dégoûtée. Il ne faut pas penser qu’aux germes, mais aussi aux pesticides…C’est un autre sujet, mais pour des astuces sur comment bien laver ses fruits et légumes, voici un lien utile: http://bit.ly/2nQzVry

De plus, c’est complètement inutile d’y mettre des fruits ou des légumes dont on va enlever la chair (oranges, bananes, patates, etc).

Deuxièmement, au départ, l’idée de ces sacs est pour faciliter le transport des grandes quantités ou des petits fruits et légumes (raisins, fèves, grande quantité de pommes, etc). La solution est alors très simple: utiliser des sacs réutilisables! La plupart sont en filet donc il est facile pour le caissier de voir ce qu’il y a dedans. J’en parle aussi dans cet article.

3. Acheter de l’eau embouteillée

La pire affaire. Nous avons la chance de vivre dans un pays civilisé, où l’eau est de qualité supérieure, gratuite, et disponible à volonté.

Certains dirons qu’ils optent pour l’eau embouteillée pour éviter les fluors, chlores, et produits prétendument cancérigènes présents dans l’eau d’aqueduc, mais ce qu’ils oublient, c’est que tous ces produits se retrouvent probablement aussi, et même en plus grande quantité dans les produits de beauté et de nettoyage que nous utilisons quotidiennement.

Il existe aussi plusieurs trucs pour purifier l’eau du robinet si on ne veut vraiment pas prendre de chance :carafe avec filtre, filtre au charbon, faire bouillir l’eau, la laisser reposer sur le comptoir pour que les chlores et compagnie se volatilisent, etc.

Pour aller plus loin, je vous invite à faire vos propres recherches. Sinon, j’ai trouvé ces deux liens qui sont assez détaillés et intéressants:

  1. http://www.consoglobe.com/eau-bouteille-vs-eau-robinet-2503-cg
  2. http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=eau_robinet_do

Outre l’aspect santé, l’impact environnemental des bouteilles de plastique est tout simplement dégueulasse. Je ne crois pas vous apprendre grand chose. Et bien qu’étant considéré comme matière recyclable, ce n’en sont même pas que la moitié qui sont réellement recyclées. La plupart se retrouvent dans les dépotoirs…et dans les océans. De plus, le plastique n’est pas recyclable à l’infini, et comme j’en ai déjà parlé un peu ici, le recyclage n’est aucunement une solution ultime.

Bref, arrêtez de payer pour de l’eau, vous économiserez de l’argent et de l’énergie (c’est lourd des caisses d’eau!). Procurez-vous une gourde réutilisable que vous garderez dans votre sac, vous aurez toujours votre réserve de liquide vital sur vous, et pourrez le remplir n’importe où, n’importe quand!

4. Acheter des fruits et légumes déjà coupés, préparés et/ou emballés:

Non seulement ça coûte plus cher (main d’oeuvre, emballage), mais c’est aussi sur-emballé (beurk), de moins bonne qualité (ils n’ont pas été nécessairement lavés, ils ne sont pas à l’air libre, donc des bactéries peuvent s’y installer facilement, et ils ont peut-être été hors des frigos plus longtemps qu’on ne le croit) et ça ne sauve pas vraiment du temps, comme on pourrait le croire (ouvrir le paquet, relaver les fruits/légumes…). Cet article explique le tout en détails.

 »Although these foods don’t need the extended refrigeration or incur the transportation costs of the mass-market varieties, they still require extra packaging, extra handling, cleansing, and extra labor, all of which mean higher costs for the environment than if you did the slicing and dicing yourself. » 

En conclusion, lorsque nous allons faire notre épicerie, nous faisons des achats, donc nos votons. Nous exposons au grand jour nos valeurs ainsi que notre vision de ce que méritent les générations à venir. Changer ses comportements et éliminer ceux cités dans cet article ne nous en demandera pas plus d’effort ni de temps, simplement un léger changement d’habitudes, et cela nous en coûtera même moins cher!

N’oublions pas que l’offre va selon la demande…

*http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/766548/montreal-interdiction-sacs-plastique-emplettes-coderre-denis-2018

3 réponses sur “Les 4 comportements les plus anti-écolos à l’épicerie”

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