Je deviens minimaliste

Ça fait un mois que j’ai commencé mon défi de ne pas magasiner pendant un an et je me suis fait demander par des proches comment ça se passait jusqu’à maintenant. Voici donc un article-réponse à toutes ces questions…. et le dévoilement du sens véritable de ma résolution.

Je dois l’avouer, ce que j’ai découvert ces dernières semaines, c’est finalement bien plus que l’urgence pour moi d’arrêter le shopping…

Minima-quoi???

D’abord,  l’aspect financier du défi est, comme vous devez vous en douter, un des premiers résultats qu’on remarque lorsque qu’on coupe une dépense aussi importante que le shopping. En effet, rien qu’un mois plus tard, j’en vois des résultats, ce qui est génial (je vous en parle dans quelques instants). Mais imaginez-vous que l’instauration dans ma vie d’une philosophie sans achats matériels neufs a, sans le vouloir, entraîné une reconsidération totale de ma consommation et de l’ensemble des choses que je possède.

C’est en parcourant plusieurs blogues au court des dernières semaines que j’ai découvert le minimalisme, un concept (ou devrais-je dire, un mode de vie) super intéressant qui consiste à diminuer nos possession au strict minimum afin de recentrer nos priorités sur les expériences plutôt que sur les choses. Ça correspond tellement à ce qui trottait dans ma tête au moment d’écrire mon article sur ma résolution no shopping. Donc non seulement j’ai pris la décision de, premièrement cesser tout achat de nouvelle chose, mais aussi de diminuer peu à peu le nombre de choses que je possède. En fait, j’ai déjà commencé le grand ménage, et non seulement de ma garde-robe! Mais bien de toutes les sphères de ma vie et de mon logement…

Bref, 2017 sera véritablement une année decluttering de fond en comble pour moi!

À lire: l’article d’Annie-Pier sur son impressionnant désencombrement:

Réconciliation avec mon compte de banque

Il fallait s’y attendre, en arrêtant de magasiner, la vitesse à laquelle mon compte de banque se vide a diminué considérablement. Pour aussi peu que je ne stresse plus à l’idée qu’un paiement débit soit refusé parce que j’ai oublié de vérifier le solde avant de faire une dépense (oui, ma consommation en était à ce point il y a quelques mois seulement). Aussi, j’ai enfin eu un petit coussin me permettant de me gâter d’une façon hyper satisfaisante: J’ai fais une de ces épiceries mes amis!

Je vous le dit, mon bol à fruit et ma cuisinière ont failli se mettre à danser. ??

les_tulipes_epicerie

De plus, au rythme où les choses vont,  la possibilité d’augmenter ma cotisation (soit la fréquence, soit le montant, c’est encore à voir) à mon CELI devient tranquillement réalisable. Ce serait si beau de pouvoir amasser plus rapidement que prévu le montant nécessaire à l’achat de ma petite maison dont je rêve! UPDATE 2018: J’ai réussi à amasser un bon montant, mais mon projet a changé! Je prends un allez-simple vers l’ouest du Canada en Avril 2018!!

Finalement, en ce qui a trait à l’argent, en voyant ces résultats je réalise que les dépenses pour du matériel neuf occupent vraiment une énorme partie de notre porte-feuille. Celles-ci étant maintenant complètement éliminées de mon budget, mes dépenses de ce dernier mois n’ont consisté qu’en le paiement de mon loyer et mes factures mensuelles, mes épiceries, mes cafés quasi-quotidiens (dans une tasse réutilisable bien sûr!), et les quelques sorties entre amis. Je reçois ma paie à chaque semaine, et croyez-le ou non, il m’est arrivé une semaine de n’avoir même pas dépensé 100$ que la paie suivante était déposée dans mon compte.

Je vous le dit, ce petit coussin créé ajoute à la motivation!

Un soir, j’ai ouvert ma garde-robe…

En l’espace que de quelques semaines, le fait de cesser d’ajouter des nouvelles choses à mon logement m’a comme fait reprendre contact avec celles qui s’y trouvaient déjà.

Voici un exercice que j’ai fait, et je vous propose de l’essayer (et bien sûr de m’en donner des nouvelles!):

Un soir où je n’avais rien de prévu, j’ai ouvert ma garde-robe et, étant une grande adepte de la mode, je me suis demandé, un peu découragée, comment j’allais passer une année avec les mêmes vêtements sans me tanner. Alors j’ai sorti tous les morceaux dont j’étais incapable de me souvenir la dernière fois portée. Puis j’ai fait de essais, des essais et des essais. J’ai mixé les matières et les couleurs, superposé des chandails par dessus des robes sans manches pour pouvoir les mettre au travail, mis des leggings sous des longs pulls pour donner un effet tunique, recouvert d’un veston afin d’avoir un look professionnel, accessoirisé avec les multiples foulards et bijoux que je n’arrive jamais à pull off. Et voilà! Redécouverte totale de mon garde-robe.

S’il y a une manière de résumer la chose, je pourrais dire que j’ai magasiné chez moi-même!

Tout  ce qu’il faut, c’est de choisir un moment qui ne sera consacré qu’à cette activité,  mettre sa musique préférée au fond, se motiver un peu et user de sa créativité.

Détachement face aux choses

En découvrant le minimalisme, je n’ai qu’une seule envie: faire le grand ménage! Un decluttering comme ils disent: revoir toutes les catégories d’objets qui se trouvent chez nous et se débarrasser du superflu.

La garde-robe étant déjà passée au cash l’année dernière, j’ai attaqué mes livres. Je les ai regardé un à la fois, puis évalué pour chacun la nécessité et la raison de le garder. Plusieurs avaient été achetés dans des magasins de seconde main, vraiment pas cher, et je n’ai jamais fini par les lire. D’autres avaient déjà été lus et jamais retouchés ni prêtés. Alors que d’autres étaient un mystère total: aucune idée comment je les avais eu, ni
pourquoi je les gardais. Tous ceux-là ont été mis dans une pile « à donner ». J’ai décidé de les emmener, une petite quantité à la fois, dans les bibliothèques itinérantes (un concept de partage que je trouve absolument génial) qui se trouvent un peu partout dans la ville.

Au total, je me suis débarrassé d’un peu plus de la moitié de ma bibliothèque.

lestulipes-bibliotheque

Ceux que j’ai gardé sont mes livres d’université qui traitent de la communication, qui est une passion pour moi, et ils sont tous annotés donc je crois utile de les conserver pour référence future. Les autres sont des romans que j’ai vraiment aimé, quelques classiques (j’ai étudié la littérature au Cégep), et des livres inspirants (comme Zéro déchet de Béa Johnson).

Les prochaines étapes de mon désencombrement sont la salle de bain, la penderie (draps, serviettes, etc), et les objets de décoration. Viendront ensuite le virtuel (ménage des courriels et des favoris, tri des documents inutiles gardés dans l’ordinateur, etc), puis le mental (introspection profonde et réflexion sur mon bonheur, sur les aspects de ma personnalité à améliorer, mes objectifs personnels , spiritualité, etc).

À lire pour aller plus loin:

En conclusion, je suis vraiment heureuse d’avoir découvert le minimalisme. C’est un mode de vie qui correspond parfaitement avec ma vision de la vie et de la société, et je suis impatiente de vous en parler plus en détails.

Si vous avez des liens, des livres, des trucs à me suggérer, svp partagez-moi ça!

Je meurs de curiosité et de motivation!

5 réponses sur “Je deviens minimaliste”

  1. Chouette témoignage. Pour ma part je suis très tenté par cette aventure qui semble être une philosophie qui va vraiment dans le bon sens. Mais bon, avec deux enfants à la maison je vais peut-être attendre encore !

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