Faut pas virer fou

La dépendance au désencombrement

Pour le minimalisme comme dans toute chose, faut pas virer fou. Le processus de désencombrement peut être très overwhelming (je n’ai pas trouvé l’équivalent français pour décrire la sensation qu’on a quand on désencombre). On en ressent tellement de satisfaction qu’on a le goût de tout jeter par les fenêtres. La première chose qu’on fait en rentrant à la maison, c’est scruter les espaces communs afin de voir si on ne pourrait pas se débarrasser de quoi que ce soit. On s’endort en pensant à ce qu’on pourrait donner. On se réveille et la première chose qu’on fait, c’est aller dans le débarras pour trouver 2-3 objets à donner, dans l’espoir de faire le vide dans nos étagères, mais aussi dans nos têtes.

Le désencombrement contre-productif

Mais faut quand même pas virer fou. C’est mon conjoint qui m’a lancé cette phrase cette semaine, alors que je m’acharnais à vouloir donner quelques-uns des verres à bière de sa collection alors qu’il refusait obstinément. Et après avoir refusé d’entendre ce qu’il me disait, j’ai pensé à mon comportement. Effectivement, le désencombrement était en train de prendre le dessus sur ma vie.  J’étais tombée dans le piège du désencombrement, celui qui est trop excessif et  m’éloignait du mode de vie minimaliste que je voulais avoir. Parce que ma tête était pleine. Parce que je n’arrivais pas à me reposer, toujours à la recherche d’objets à donner. Il faut dire que je fais le défi 2017 en 2017, de Nourishing Minimalism, qui consiste à se débarrasser de 2017 objets cette année. Je suis rendue à 1500 objets en 3 mois et alors que je devrais m’arrêter et me réjouir d’avoir pu éliminer le superflu de ma vie, je focalise sur les 600 objets que j’ai encore à la maison et qui m’empêchent de relever mon défi.

Alors que fondamentalement, mon défi est atteint. J’ai réussi à alléger mon appartement et ma vie de 1500 objets. Quand je regarde autour de moi, chaque objet a son espace précis dans l’appartement et a son utilité. J’ai atteint les limites du désencombrement que je pouvais atteindre.

On est rarement seuls dans notre aventure vers le minimalisme

Le minimalisme m’a permis de désencombrer mon appartement, ma vie, mon horaire et ma tête et me permets maintenant de passer plus de temps à faire ce que j’aime réellement et de passer des moments privilégiés avec mon chum. On ne s’entend pas toujours sur les objets à donner, mais ça ne doit pas devenir une source de conflits. Il faut comprendre que nos actions vers un mode de vie minimaliste a des impacts sur ceux autour de nous, particulièrement ceux qui habitent avec nous. Et il faut respecter leur rythme ou leur volonté (ou leur absence de volonté) de tendre vers un mode de vie plus minimaliste. Il ne faut pas forcer la main et surtout, il faut accepter les 2-3 bacs pleins de papiers désordonnés. Il faut faire fi de cela et se concentrer sur les espaces désencombrés. Bref, faut pas virer fou.

2 réponses sur “Faut pas virer fou”

  1. Ahh que je me reconnais dans ce texte il n’y a pas si longtemps. Mon copain possède beaucoup plus d’objets que moi & quand nous avons déménagé en juillet 2016, j’ai voulu me débarrasser de beaucoup de mes affaires, mais des siens aussi.

    L’important n’est pas le nombre, mais d’être bien avec les objets qui nous entoure. Et vu qu’on est jamais vraiment seul dans le processus, ça consiste aussi à faire des compromis.

    Merci, je me sens moins seule dans ma folie au désencombrement. 🙂

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