Comment déjouer le Black Friday et le Cyber Monday?

De nombreuses personnes attendent les événements annuels que sont le Black Friday, ou de sa traduction québécoise, le Vendredi fou et le Cyber Monday (Cyber lundi). On serait fous de s’en passer, de cet événement qui est fait pour le consommateur et qui lui permet de faire des économies! Je vous arrête tout de suite. Le Black Friday ne sert qu’un groupe: les grandes multinationales et ce, souvent, au détriment de nos commerces locaux.

«Cette période est très importante pour les commerçants, parce que c’est à ce moment-là qu’ils engrangent tous les profits. Si elle est mauvaise, ils vont avoir une mauvaise année.  Les commerçants savent que le consommateur a un budget. Le truc est de l’attirer dans leurs magasins pour qu’il dépense son budget chez eux… et tant pis s’il n’a plus de budget puisqu’eux auront réalisé leurs ventes! Voilà la logique de ces fameux soldes »(Benoit Duguay, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal).

Voici quelques chiffres:

  • Pour l’année 2015, «1,2 million de Canadiens ont prévu prendre un congé de maladie pour profiter des soldes»
  • En 2015, 6,4 millions de Canadiens affirmaient qu’ils allaient payer leurs achats du vendredi fou avec leur budget vacances.
  • Pour 2013, aux États-Unis, les retombées économiques du Black Friday se chiffraient à 61,4 milliars, soit une moyenne de 413,02$ par personne.
  • En 2013, les 3 sites web avec le plus de visites en ligne la journée du Black Friday étaient Amazon, Wal-Mart et Best Buy.

 

Mais alors, comment ne pas tomber dans le piège de la surconsommation?

1- Ne pas confondre désir et besoin

Cette télé 48 pouces écran plat, en avez-vous vraiment besoin? Ou est-ce que vous en avez besoin parce qu’elle est affichée à 40% de rabais? Souvent, les bas prix annoncés nous amènent à confondre nos besoins avec nos désirs. J’ai souvent entendu « À ce prix-là, tout le monde en a besoin!».  Par contre, n’oubliez pas que tout achat a un prix, même s’il est réduit. Si vous achetez un téléviseur à 500$ au lieu de 800$, vous n’avez pas économisé 300$. VOUS AVEZ DÉPENSÉ 500$.

Je me suis souvent fait prendre par les soldes en magasin. Des assiettes à fondue à seulement 5$ chacune? Vendu. Or,  je mange de la fondue seulement 2 par année. Les assiettes standard peuvent très bien accueillir ma nourriture. Un chargeur portatif sans prise de téléphone à rabais? Wow! Je manque rarement de batteries sur mon cellulaire parce que je le charge toutes les nuits… Un autre achat inutile.

Bref, si j’avais su distinguer mes désirs de mes besoins plus tôt, j’aurais économisé des milliers de dollars. Surtout, je n’aurais pas encombré mon appartement de 1001 objets inutiles.

2-Faire une liste de nos besoins et trouver des façons de se procurer ces objets sans le Black Friday

Ensuite, une façon de ne pas se faire prendre, c’est de faire une liste de nos besoins, quelques semaines avant le dit Black Friday. Vous éviterez donc les achats impulsifs. Il y a de bonnes chances qu’en vérité, les items sur votre liste vous paraissent moins indispensables quelques semaines après les avoir écrits. Vous avez donc moins de chances de vouloir vous les procurer lors du Black Friday.

Et soyez pragmatiques. Il y a tellement de façons de se procurer des objets et ce, à coût nul ou très faible. Vous désirez un nouveau livre? Empruntez-le à la bibliothèque ou faites le tour de votre réseau. Faites le tour des magasins de seconde main. Ce sont de vraies mines d’or. Joignez un groupe Buy Nothing dans votre quartier. Je ne compte plus combien d’appareils de cuisine ou électroniques qui se sont donnés sur ce groupe! J’ai moi-même donné une mijoteuse, un petit malaxeur pour smooties, une caméra numérique, etc. Voici quelques images d’items populaires  lors du Black Friday que j’aurais pu me procurer via mon groupe Buy Nothing:

3-Visiter les commerces locaux d’abord

Ensuite, si vous jugez que vous avez absolument besoin d’un item et que vous le voulez neuf, allez d’abord visiter des commerces locaux ou de marques québécoises. Un dollar dépensé dans un commerce local sera maintenu, dans une plus grande proportion, dans l’économie locale. À l’inverse, un dollar dépensé dans une multinationale n’encouragera que très peu l’économie locale, mis à part de financer le salaire d’un employé. Pour ma part, je préfère payer un peu plus cher, mais savoir que je permets à des gens d’ici et à des entreprises d’ici de créer de la richesse.   Pour en savoir plus sur l’achat local, consultez cet article de Signé local.com

4- Participez à la Journée sans achat

Finalement, en réponse à la frénésie du Black Friday est née la Journée sans achat. Elle se tient la même journée que le Black Friday et elle incite les consommations à ne rien acheter. Vous verrez que c’est beaucoup plus facile qu’on le pense. En fait, aller magasiner et acheter des objets est plus une habitude qu’autre chose. Vous aurez probablement le goût de continuer cette journée et de la transformer en semaine sans achat, mois sans achat et qui sait, peut-être, en année sans achat. Élisa tente l’expérience cette année et elle s’en sort très bien. Si vous voulez en savoir plus sur ses sources de motivation, ses trucs ou ses résultats, c’est par ici et  ici.

Sources:

Le Black Friday en chiffres http://ludismedia.com/black-friday-chiffres/ (27 novembre 2014)

La folie du Vendredi fou gagne la capitale nationale http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002207/vendredi-fou-black-friday-ottawa (25 novembre 2016)

Pourquoi le Black Friday nous rend fous? http://www.lesaffaires.com/blogues/daniel-germain/pourquoi-le-black-friday-nous-rend-fous/583608 (24 novembre 2015)

 

 

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