Choisir ses batailles OU comment ne pas culpabiliser

Ça y est! Tu es converti, ç’a été l’illumination pour toi: le minimalisme et le mode de vie zéro déchets ça te branche, ça te buzz, ça te parle! Tu as fait le tour de chaque pièce de ton 4 et demi, tu as pris chaque objet dans tes mains et tu t’es demandé si ce bidule était vraiment nécessaire à ta vie.Tu t’es demandé s’il t’apportait du bonheur (ou autres sentiments d’allégresse) ou si c’était juste un autre cossin que tu gardes « au cas ou ». T’as fait le tour de ton fridge’ et de ta pantry: fini les emballages inutiles, vive le vrac!

Tu adhères à ce mode de vie à 100%.

Au fil de tes épiceries tu regardes ce qui pourrait être acheté en vrac, ce que tu pourrais faire toi-même, ce que tu n’achèteras plus. Tu ne fait plus d’achats impulsifs sur le net à 2h13 du matin. Tu sais que tu n’as pas besoin d’une quinzième chandelle parfumé, même si elle est soldée à 50%. Dans ton decluttering tu as gardé les autres, parce que t’aime ben ça, les chandelles parfumées.

Dimanche: ton plus vieux a de l’école demain, tu dois faire son lunch, et faire 150 brassées de lavage parce que ta middle child à vomis 3 fois dans son lit aujourd’hui. Ça et le souper, l’épicerie, la balayeuse, la moppe, te laver et entre tout ça, t’essaie de respirer un peu. Tu te rends compte que t’auras pas vraiment le temps de faire des muffins pour demain matin. Tu ajoutes des pattes d’ours à ta liste d’épicerie, parce que ça dépanne bien mais avec un pincement à ta conscience quand même un peu. Et tu sais quoi?

C’est pas grave!

T’en fait déjà pas mal, quand même!

Entre la job, les enfants, les corvées, ton couple, tes ami(e)s et tes soirées mondaines ça se pourrait bien que tu n’aies pas nécessairement le temps d’être zéro déchets tout le temps. Et t’aimes quand même mieux ça que d’avoir à justifier à ta progéniture pourquoi il avait des carottes comme side lunch et comme dessert aussi.

Tu feras des muffins demain, pis c’est ben correct comme ça.

Le mode de vie zéro déchets c’est un but ultime mais qui pourrait ne pas s’appliquer à 100% avec ta routine de vie.

L’important c’est que l’effort soit là

Que ta conscience écologique ait toujours le dessus sur la facilité mais pas sur ta santé mentale (i.e.: le stress de devoir toujours être parfaite dans ses convictions).

Ça s’applique aussi au minimalisme: le but n’est pas de se priver, mais de vivre avec l’essentiel et de faire ce qui nous tient vraiment à coeur. Si tu te sens brimé(e) dans ce choix de vie, slack un peu tes convictions et fait toi plaisir de temps en temps avec du matériel. Si ça te fait vraiment plaisir, que ce n’est pas un achat impulsif, que tu as contemplé les solutions les plus écolos ou que tu peux trouver ton bonheur dans le seconde main, go for it!

Y’a pas la police du minimalisme-écolo qui va te mettre en prison, c’est promis!

Sur ce, garde toujours en tête que tu t’es lancé(e) dans cette aventure avec de super intentions et de belles convictions… mais que chaque parcours a ses obstacles et que le mieux que tu peux faire, c’est faire de ton mieux!

Kim xoxo

2 réponses sur “Choisir ses batailles OU comment ne pas culpabiliser”

  1. IImportant d’en parler 🙂 ton article arrive à point dans ma vie, car après deux années à être à la maison avec mon petit, je retourne bientôt travailler et je pense que ce sera difficile d’être dans mon idéal des idéaux… (déjà, la garderie n’accepte pas les couches lavables, alors il faut essayer là où on peut :-/ ) Comme tu le dis, faisons des efforts sincères, tout en gardant en tête que la perfection dans ce domaine est encore actuellement un défi dans notre société.

Laisser un commentaire