C’est décidé! J’achète une maison

Si on m’avait dit il y a 6 mois que je serais sous peu propriétaire d’une maison, je n’y aurais pas cru. J’étais tellement bien dans mon 4 et demi. Chaque chose était à  sa place, j’avais un petit balcon pour que je lise mes romans dans mes journées de congé ou pour faire du BBQ les soirs d’été. Je payais 850$ par mois et je mettais de côté de l’argent, et mes soucis. La tuyauterie pète, aweille appelle le gestionnaire. Le déneigement est pas fait, aweille appelle le gestionnaire. Aucun stress, disons-le. Mais ma bulle de «Mon appart est parfait pour nous» a vite pété quand mes voisins d’en bas sont déménagés. L’enfer. Je comprends d’ailleurs toujours pas comment des êtres humains peuvent vivre en faisant autant de bruit. Mais ça, c’est pas le sujet de l’article.

La réflexion

Donc, petit à petit, pour échapper à la jungle qui avait en bas de chez nous, je me suis mise à penser à devenir propriétaire. Pas d’un condo. Pas d’un jumelé. Du bungalow toé. De la maison unifamiliale où j’allais avoir des voisins, certes, mais où j’allais aussi avoir la cri** de paix.

Mais là, les paramètres de mon désir de propriété s’entrechoquaient avec mon plus grand désir d’avoir une vie sans stress et où je n’allais pas décliner toutes les invitations du monde parce que je devais faire le corking de mes fenêtres ou désherber ma cour arrière.

Il s’agissait donc d’y aller avec modération et intelligence, en douceur. De peser les pour et les contre.

Après avoir pesé le pour et le contre, on a décidé d’aller de l’avant. En effet, on considérait que pour nous, les avantages surpassaient les inconvénients.

Mais par où commencer? Les premières étapes.

Il y a plusieurs grandes étapes quand on est dans le processus d’acheter une maison.

Regarder les maisons en vente pour déterminer nos besoins

Pages web de courtiers, recherche google, pages Facebook, promenade dans les quartiers visés… tous sont des moyens efficaces de cerner nos besoins. Combien de chambres on veut? Est-ce qu’avoir une cour arrière est important? 1 salle de bain seulement ou on rajoute 1 salle d’eau? Il ne faut pas prendre cette étape à la légère, car il est important de savoir ce qu’on veut vraiment. Cela va nous permettre de cibler rapidement et efficacement les propriétés qu’on veut visiter. II faut bien connaitre nos besoins, car une variété de maisons se retrouvent sur le marché, comme le démontrent ces photos prises sur le site de centris.

Identifier des maisons-types à aller visiter

Une fois que nos besoins sont identifiés, on fait une recherche ciblée avec nos critères. Cela permet de cibler les maisons qu’on veut visiter.  Les sites tels que Centris permettent d’inscrire des critères précis comme le style d’habitation recherché, la ville, le secteur, le nombre de chambres désiré, le nombre de salle de bain désiré, le nombre de stationnements et de garage désirés, le prix demandé et la superficie du terrain. On sauve tellement de temps quand on sait ce que l’on cherche.

Évaluer notre capacité financière

Notre capacité financière, c’est nous qui la déterminons, pas l’institution financière. La question qu’on s’est posée c’est: Combien d’argent on est prêts à mettre par mois pour le remboursement de notre hypothèque? Nous sommes partis de là pour faire nos calculs et on a validé le tout avec notre conseillère financière, pour s’assurer que le prêt qu’on prenait ne nous étoufferait pas.

Choisir une courtière immobilière

Pour les inexpérimentés en achat de maison que nous étions, la décision d’aller avec une courtière immobilière allait de soi. Bien sûr, quand nous sommes acheteurs, aller avec une courtière impliquait que notre marge de manoeuvre de négociation avec les vendeurs diminuait, mais on était prêts à prendre le risque. Et on a bien fait, car notre courtière nous a accompagné à travers toutes les étapes: dépôt de l’offre, inspection de la maison, réalisation d’expertise supplémentaire, choix du notaire, confirmation du financement, etc. On était bien informés de ce qu’on faisait et nous n’avions pas de mauvaises surprises, car notre courtière était là pour nous guider.

Faire un budget

Il est très important de faire un budget et pas juste pour faire cute, mais bien pour s’appuyer dessus. En effet, les paiements mensuels sont habituellement plus importants lors de l’achat d’une maison, tout en étant loin d’être insurmontables. Il s’agit de bien gérer ses finances, de savoir exactement comment on reçoit par mois et le montant de nos dépenses récurrentes. On place le tout dans une grille et on calcule la différence. On s’alloue bien sûr des postes budgétaires pour les dépenses ponctuelles et on est flexibles sur des postes comme l’épicerie et les sorties. Pour un outil web efficace pour vous aider à faire votre budget, c’est par ici.

Les pièges à éviter

La capacité financière poussée au maximum

«Êtes-vous curieux de savoir jusqu’à combien vous pourriez payer pour une maison?», me dit ma conseillère financière, un grand sourire aux lèvres, devant mon chum plus-que-oui devant l’idée. Non merci.

On s’était fait approuvé pour le montant qu’on voulait.  J’avais passé beaucoup trop de temps à regarder toutes les propriétés qui sortaient sur le marché, à évaluer si elles correspondaient à  nos besoins, à identifier et re-identifier ces dits-besoins. Je savais donc exactement la fourchette de prix qu’on devait viser pour trouver une maison qui correspondait à nos besoins réels et non pas à notre capacité financière gonflée à bloc. On avait fait des simulations sur Internet et selon une banque en particulier, on pouvait emprunter jusqu’à 404 000$. Bin voyons donc. Le premier piège à éviter quand on achète une maison, c’est faire passer le besoin de la banque (accorder l’emprunt le plus haut possible avec les intérêts qui viennent avec) avant ses propres besoins (dans mon cas, trouver une charmante demeure, pas trop chère, pas trop grande, pas trop longue à entretenir et à côté de mon travail).

Le Extreme Makeover de la maison

Inévitablement, qui dit nouvelle maison dit souvent nouveaux meubles et décorations. Moi, je viens de faire le plus grand achat que je ferai probablement de toute ma vie. La dernière affaire que j’ai le goût de faire, c’est d’aller loader ma carte de crédit au Ikea pour acheter de nouveaux meubles et décorations. Nous avons acheté nos meubles il y a 1 an et demi, quand nous sommes déménagés en appartement. L’espérance de vie d’un divan ou d’un frigo dépasse largement les 18 mois. Ils sont payés, ils sont en excellent état et mieux encore, ils vont bien s’intégrer à notre nouvelle maison. Le deuxième grand piège à éviter est donc de dépenser pour acheter de nouveaux meubles et décorations en grande quantité.

La suite

Finalement, après avoir traversé les étapes mentionnées plus haut, non sans un certain stress (demandez à mon chum!!!), on a bien hâte de prendre possession de notre maison et d’y emménager. Je suis déjà dans la planification. On déménage dans deux mois, mais je fais 1 boite par jour pour calmer ma hâte. Je prévois les réparations mineures à faire dans la maison et me dote d’un calendrier de réalisation. On pense aux items dont on pourrait avoir besoin et j’en parle autour de moi, dans l’espoir que quelqu’un en ait un à me donner ou me prêter. Je rêve du jour où j’aurai mon bac de compost à moi et où je n’aurai pas à me faufiler en douce, le mardi soir, pour mettre mes restes de table dans les bacs de mes voisins.

Bref, mon chum et moi, on est fiers de la façon dont nous sommes devenus propriétaires, car nous sommes demeurés nous-mêmes tout au long du processus. Nous ne sommes pas tombés dans les pièges.

Et vous, êtes-vous propriétaires? Quelles sont vos impressions?

Pour d’autres articles sur le minimalisme ou le zéro déchet, visitez notre site web.

Laisser un commentaire