Ce qui restera après la COVID-19, j’espère!

Pas un autre article qui parle de la COVID-19? Bin oui. J’avais le goût de mettre mon grain de sel. Pour montrer qu’il n’y a pas que les tests de dépistage, l’isolement, le papier de toilette, les vieux et les jeunes qui respectent pas les consignes, les soucis économiques. Je ne veux rien minimiser, c’est vraiment pas évident ce qu’on vit et on sera touchés à différents niveaux, d’autres vraiment plus que certains.

Mais j’avais le goût de penser l’après un peu.

via Pixabay

Alors qu’on dit tout partout qu’on ne gaspille jamais une bonne crise (Churchill right?), plusieurs experts sortent pour dire que l’après COVID-19 va apporter des changements, ponctuels et durables. On parle de changement, de transition, mais on parle peu de concret. Je ne suis pas du tout une experte, mais voici les habitudes citoyennes que je souhaite retrouver après cette crise.

Faire du télétravail

Si on a été capable de mettre en place des mesures de télétravail dans un contexte de pandémie, je suis pas mal certaine qu’on sera capable de les maintenir une fois la crise passée. Moins de déplacements sur les routes, c’est plus de sécurité pour les marcheurs et les cyclistes, des routes de meilleure qualité, moins d’émissions de GES, du temps économisé dans notre journée pour s’adonner à d’autres activités, moins de dépenses en restaurants pour les diners et les cafés, moins de gaspillage alimentaire, une meilleure qualité de l’air, et.

Pis tsé, on va se le dire. Rester en pyjama pi se laver les cheveux deux fois moins souvent, c’est pas inintéressant non plus.

Pas mal certaine qu’actuellement, nous n’avons plus besoin de 6e lien entre Gatineau et Ottawa 😉

Cuisiner plus de repas

On ne se le dira pas, cuisiner plus de repas coûte souvent moins cher, mais surtout, c’est souvent plus santé. Plus de légumes, moins de sel ajouté, moins de gras. Il semblerait que plusieurs enfants et adolescents québécois ne savent pas cuisiner les repas de base, la culture du prêt-à-manger étant de plus en plus populaire dans les foyers québécois. Je pense toutefois que tout le monde doit avoir des compétences culinaires de base. Je me rappelle aussi les bons souvenirs d’enfance où je cuisinais avec ma grand-mère ou ma mère. On se souhaite que cette crise donnera le goût aux jeunes et moins jeunes de prendre le temps de se cuisiner de bons repas maisons, avec des produits locaux. Et à voir le rayon des légumineuses en épicerie, on se souhaite qu’une majorité de ses repas soit végé 😀

L’achat local

Devant la fermeture de plusieurs commerces et les cris du coeur lancés par les PME, la population a répondu présent et s’est ravitaillée dans les commerces de son quartier. On a commandé de la bouffe chez les restaurants qui offraient la livraison de mets préparés, certains ont commandé des livres électroniques chez des maisons d’édition québécoises, d’autres ont fait livré leurs livres. Certains sont allés acheter des jeux de société pour passer des moments en famille, d’autres sont allés marcher jusqu’au dépanneur du coin pour acheter cannage de lait. Ça n’atténuera certainement pas tous les effets de la crise, mais ça envoie un message clair aux entreprises d’ici que la population est capable de les soutenir en cas de besoin. Il faut maintenant apprendre à les soutenir point final, crise mondiale ou pas. J’espère que collectivement, on y parviendra.

L’exercice physique et le plein-air

On remarque beaucoup de gens qui prennent des marches ou qui vont prendre l’air dans leur cour arrière ces temps-ci. Pour s’occuper, les gens décident de bouger. Non seulement c’est excellent pour la santé physique, c’est aussi très bon pour la santé mentale, c’est gratuit et c’est carboneutre. On aime !

Crédit photo: Joke of the day

Du temps en famille

D’entrée de jeu, je dois dire que je n’ai pas d’enfants. Malgré les blagues sur Facebook sur le fait que si l’école continue d’être fermée, ce sont les parents qui trouveront un vaccin pour le coronavirus avant les experts (!!!), je vois plein de belles photos de moments familiaux dans nos foyers. Bricolage, école à la maison, exercice physique, bonhomme de neige, etc. Je pense que ça fait un bien de fou aux enfants de voir leurs parents et d’avoir du temps pour être avec eux. La famille, c’est précieux et quand on décide d’en fonder une, on doit la prioriser et passer du temps ensemble. J’espère que cela perdurera.

S’informer sur les actualités

En ce moment, je pense qu’on a une population pas mal plus informée qu’à l’ordinaire. Une population qui regarde les points de presse quotidiens, qui laisse la radio allumée, qui lit de nombreux articles dans les journaux, qui partagent des faits et des données scientifiques un peu partout. Je trouve ça tellement beau de voir ça. Je me dis que la société se porterait bien mieux si, au quotidien, on accordait autant de sérieux à se tenir informé et à engager des discussions sur nos enjeux de société.

Prendre des nouvelles de son entourage

-Allo

-Salut, ça va?

-Oui et toi?

-Oui, merci.

-Je voulais juste voir comment tu allais aujourd’hui, comment va le moral.

-Ahh, tu es bien gentille de m’appeler. Bin moi… (et la conversation continue).

Ai-je besoin d’en dire plus?

Si vous voulez être émus, regardez cette photo sur la quarantaine de Paulette.

Ralentir

Pour illustrer mes propos, je vais mettre deux images.

Ça:

Via PositivR.
Des dauphins qui nagent dans les canaux de Venise, car l’eau est plus claire et plus calme.

Pis ça:

Via La voix du Nord
Une qualité de l’air améliorée en Chine

L’entraide, la solidarité, la tolérance

Je suis allée faire l’épicerie pour mes beaux-parents qui reviennent de Floride hier. J’ai entendu au moins 4 personnes dire qu’elles faisaient la même chose à la caissière. J’ai partagé l’information sur l’initiative du CNA et de Facebook, de rémunérer des artistes pour des prestations en ligne. J’ai organisé un point de chute chez moi pour me faire livrer des repas prêts-à-manger.

Pas que je suis moins fine d’habitude, mais peut-être que oui dans le fond.

On sera peut-être plus solidaires de nos profs et de notre personnel soignant aussi.

Via Ipnoze

Des messages de solidarité et des demandes d’entraides, j’en vois des dizaines par jour sur les médias sociaux. Et je trouve ça touchant.

Ça, faudrait que ça continue, pour tout le monde.

Crédit photo : Party à la maison

C’est ce que je nous souhaite dans le Nouveau monde.

Il ne sera pas sans défis, il ne sera pas facile pour tout le monde, mais je pense qu’il sera beau et je l’espère, un peu plus simple.

Une réponse sur “Ce qui restera après la COVID-19, j’espère!”

  1. Très inspirant… de voir plusieurs initiatives de voir comment les liens familiaux, amicaux, de voisinage… se tissent et se solidifent. Oui il y a de l’espoir pour l’avenir. Très beau texte.

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