Comment organiser un swap de vêtements dans votre ville

Dans notre ère de surconsommation et de fast-fashion, on peut remarquer une tendance qui grandit dans l’esprit des gens: on se sent mal de se débarrasser aussi vite de nos vêtements, on réalise qu’on dépense beaucoup trop dans la mode, et on a l’impression de se faire avoir avec toutes ces tendances toujours nouvelles. Difficile de suivre le rythme et de ne pas vider son compte de banque pour avoir du style!

Alors on trouve des alternatives, comme Annie-Pier nous en parlait dans son article Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf.

Nous avons tenté l’expérience d’organiser un swap de vêtements public. Cela m’a permis non seulement de trouver des morceaux pour agrémenter ma garde-robe durant mon année sans magasinage; nous avons aussi pu tâter le terrain: voir si ça allait attirer des gens, quel type de personne viendrait, y aurait-il des beaux choix?

Résultat: SUCCÈS! On a attiré presque une trentaine de personnes, et nous avons transformé une terrasse de bar en véritable friperie sociale. Il y en avait pour tous les goûts, et nous avons pu y voir autant des jeunes que des plus vieux, autant des hommes que des femmes. On a réalisé qu’il y avait de nombreuses raisons pour lesquelles les gens aiment les swaps: parce que c’est amusant, gratuit, on renouvelle sa garde-robe, on évite le gaspillage, et on passe du bon temps avec des personnes qu’on aime. Ou encore, on participe à un événement public et on fait plusieurs belles rencontres!

Notre Swap social sur la terrasse du resto-bar le Troquet

Dans les jours qui ont suivi l’événement, je me suis fais demander par plusieurs personnes comment s’y prendre pour bien organiser un swap chez soi et/ou dans sa ville. Par où commencer? Voici donc les étapes que nous avons suivies afin que notre événement soit un succès.

1. Choisir le nombre d’invités

Est-ce un événement public ou privé?

Si c’est public, il faudra choisir l’endroit en conséquence puisqu’il est difficile de prévoir exactement le nombre de participants. Aussi, si on prévoit plus qu’une trentaine de personnes, peut-être qu’un second organisateur pourrait être envisagé afin de s’alléger la tâche et de pouvoir bien répondre aux attentes des participants.

Si c’est privé, je dirais de s’en tenir à une dizaine de personnes maximum, question de garder une certaine intimité et un contrôle de l’état des lieux. Ça peut devenir chaotique 10 filles qui essaient des vêtements à l’intérieur d’un espace restreint ahah!

Enfin, le nombre d’invités influencera sur le choix du lieu: on veut assez d’espaces, et une ambiance conviviale.

2. Choisir le lieu

Allez-y selon le nombre d’invités, et selon l’espace.

Je suggère de voir avec les cafés ou les bars du coin si ils accepteraient de vous recevoir. Surtout ne pas arriver sans prévenir  avec 20 poches de vêtements et monopoliser 10 tables! Ce serait un énorme manque de respect, et une perte de crédibilité auprès des invités. Un swap, ça prend de la place, et on ne veut pas empêcher les autres clients de vivre une expérience agréable; ou encore, que le propriétaire se fâche car on en fait fuir.

Pour notre part, nous avons choisi un de nos resto-bars préférés. Nous avons parlé au propriétaire et lui avons expliqué le concept, l’espace dont on aurait besoin et le nombre d’invités potentiels. Il a accepté sans hésitation. Après tout, on lui apporte des clients, et on parle de lui via la promotion de l’événement sur les réseaux sociaux. Nous avons aussi choisi le moment idéal afin de ne pas déranger personne, et de se retrouver vraiment entre-nous pour l’échange!

3. Choisir la date

Premièrement, il faut choisir un moment où la plupart des gens sera disponible. Ensuite, si c’est public, le meilleure move est de choisir une date et une heure peu achalandée pour le lieu choisi.

De plus, on prendra en considération l’ambiance qu’on désir: est-ce qu’on veut en faire un swap plus festif, style soirée de filles, vin et potins; ou plus relaxe, style dimanche après-midi en pyjama?

Dans notre cas, c’était un samedi après-midi puisque les périodes les plus achalandées pour ce resto-bar sont l’heure du lunch en semaine, et les soirs. De plus, le samedi la majorité du monde ne travaille pas et se cherche des activités.

4. Lancer les invitations

Pour un swap public, vous ne pouvez pas passer à côté de l’événement Facebook. On crée un beau visuel, on écrit un petit texte attrayant, et on invite toutes les personnes qu’on croit que ça pourrait intéresser (j’avais invité 200 personnes pour le notre ahah!). En trois jours, nous avons eu plus de 100 personnes qui se sont mises intéressées à l’événement, et une vingtaine a confirmé sa présence!

Pour un événement privé, bah c’est à vous de voir. Un événement Facebook privé, un texto personnel à chaque invité, etc.

5. Prévoir l’équipement nécessaire

Il y a quelques indispensables pour un swap:

  • un miroir: idéalement assez grand pour se voir de la tête aux pieds.
  • un endroit pour essayer les vêtements: une pièce prévue à cet effet, ou encore un drap accroché dans un coin.
  • une table pour les accessoires.
  • des sacs pour transporter les items qui n’auront pas trouvé preneur.
  • dans le cas d’un swap privé, afin d’ajouter à la convivialité, on peut prévoir quelque chose à grignoter et à boire: thé et popcorn, bouchées et sangria, etc.

6. Accueillir les invités

Il faut impérativement arriver au moins 30 minutes avant les invités afin d’installer le tout, et pour accueillir les lève-tôts (il y a toujours une personne plus excitée que les autres qui va se mettre en route trop tôt). Quand les gens arrive, on leur explique la procédure, où mettre leurs choses, on leur montre où ils pourront se changer, etc.

7. S’occuper des items qui n’auront pas trouvé preneurs

Parce que l’idée d’un swap est de se débarrasser de ce qu’on ne porte plus et repartir avec des trucs qu’on aime. Je suggère de penser à un organisme de vote région où les items restants seront déposés comme don. Comme ça, pas de gaspillage, et on agi pour une bonne cause.

Vous êtes la personne qui a pris l’initiative d’organiser l’événement, c’est à vous de prendre la responsabilité de disposer de ces articles après le swap. Prévoyez une voiture et si possible demandez l’aide des participants pour transporter les sacs. Généralement les gens ressortent des swaps tellement heureux qu’ils se feront un plaisir d’aider.

Voilà, vous êtes paré(e) pour organiser un swap de vêtements CHEZ VOUS!

Si vous en organisez un, SVP venez me montrer des photos et me dire comment ça été!

Avez-vous d’autres astuces à proposer?

Qu’y a-t-il dans ma poubelle d’avril?

Après trois mois à m’initier au Zéro déchet, j’ai réussi à adopter une très grande partie des bonnes habitudes que demandent ce mode de vie: je me suis équipée des bons outils, j’ai commencé à composter, j’achète mes aliments secs en vrac, et je n’achète plus d’emballages. j’ai aussi (enfin) réussi à finir la plupart de mes produits de beauté embouteillés (shampoing, crème pour le corps, gel douche).

Ne sachant plus trop quoi changer pour en faire encore plus, j’ai décidé de me lancer un nouveau défi: garder tous les déchets que j’aurai produits pendant le quatrième mois de mon périple vers une vie plus écolo pour pouvoir constater où sont mes lacunes, ainsi que les déchets les plus difficiles à éliminer, et pourquoi. Petit suspense, j’ai fait une grande découverte! Je vous en parle plus loin… 😉

Qu’y a-t-il dans ma poubelle d’avril?

Voici la liste des trucs qui se trouvent dans ma poubelle d’avril. Précision: le contenu du bocal représente environ 90% des déchets que j’ai produits au courant du dernier mois. Le 10% manquant comprend des déchets qui étaient soit gros pour y entrer, soit produits pendant une sortie et je n’avais aucun moyen de le garder sur moi toute la journée. C’est parti:

Dans le bocal

⦁ Deux fourchettes en plastique: la première parce que je me suis fait voler celle en métal que je garde dans l’armoire au travail (en plus, y’a mon nom sur la boite dans laquelle elle se trouvait…), la deuxième le lendemain parce que j’ai oublié de m’emmener une nouvelle fourchette en métal.
⦁ Un couvercle de café pour emporter: parce que j’ai oublié ma tasse pleine de thé fraîchement infusé sur le comptoir de ma cuisine en allant au travail, et j’avais vraiment besoin de mon breuvage chaud matinal!
⦁ Deux tubes d’échantillons de crème hydratante: il y en aura d’autres à venir, je me force à tout finir les produits que j’avais déjà chez moi. Après ça, j’utiliserai de l’huile de coco pour hydrater ma peau si j’en ai besoin.
⦁ Quelques élastiques qui étaient autour de légumes que j’ai acheté.
⦁ Des autocollants de fruits et légumes.
⦁ Une boule de gommette qui traînait chez moi.
⦁ Une paire de bas de nylons beaucoup trop troués pour la vie.
⦁ Deux emballages de tofu et un emballage de saucisses végétariennes.
⦁ Un petit sac de chips: parce que je cravais vraiment trop pour des chips cette journée-là  (oups).
⦁ Des cheveux morts (miam): parce qu’on ne peut malheureusement pas composter nos cheveux si on les teint et/ou si on utilise des produits non naturels/bios dedans.
⦁ Un sac en filet tout déchiré dans lequel il y avait des avocats.

Le 10% restant

⦁ Deux emballages take out de resto rapide: parce que je n’avais vraiment plus rien dans mon frigo j’ai du m’acheter un lunch deux fois.
⦁ Un autre couvercle de café pour emporter.
⦁ Un gros tube de crème pour le corps.

Les déchets inévitables

L’instigatrice du mode de vie Zéro déchet, Béa Johnson le dit elle-même: dans notre société et à notre époque, le Zéro déchet absolu n’existe pas. C’est un éternel parcours.

Oui, malheureusement, j’ai dans mon bocal certains déchets qui sont inévitables, ou dont l’alternative Zéro déchet m’est très difficilement accessible: emballage de tofu, autocollants sur les fruits et légumes, les bas de nylon (je suis obligée d’en porter au travail), et les cheveux.

Les déchets évitables et la leçon à en tirer

lestulipes.ca dechets avril 2017Lorsqu’on se lance dans une démarche de réduction de ses déchets, je crois que l’expérience de les accumuler pendant un temps pré-défini est une excellente manière de prendre conscience de nos succès et de ce que nous avons à travailler encore.

Dans mon cas, ça m’a permit de faire une découverte très intéressante: la plupart des déchets que j’ai produits pendant le dernier mois auraient pu être évités si j’avais mieux planifié mes sorties et mon horaire: me lever plus tôt le matin pour ne pas avoir à me presser et oublier mon thé, prendre le temps de bien faire mon lunch et y inclure des ustensiles, ou encore, planifier mes repas de la semaine et mon épicerie afin de ne pas manquer de bouffe et avoir un lunch à chaque jour.

Pour ce qui est des chips, c’est vraiment un fail parce que je savais parfaitement sur le moment que je n’en avais vraiment pas besoin, mais j’ai succombé à mes papilles qui n’en avaient pas mangé depuis trois mois. Pour l’avenir, je pourrais m’acheter des grains de pop-corn en vrac et les assaisonner à mon goût, ça me ferait une petite collation salée mais tout de même santé, et Zéro déchet.

Je me console tout de même en me disant que deux cafés pour emporter et deux lunch take out dans tout un mois, c’est quand même vraiment mieux qu’à chaque jour, comme plusieurs personnes le font. Rassurez-vous, ça n’enlève pas du tout que ma petite âme d’écolo pleurait dans son intérieur à chaque fois.

Bref, la planification est à la base du Zéro déchet: s’équiper d’une gourde, emmener ses sacs réutilisables a magasin, avoir des collations pour éviter d’acheter des produits emballés, penser à emmener un contenant pour mettre les restes au restaurant, etc. Tous ces exemples demandent d’être prévoyant. Oui, c’est un peu difficile au début puisqu’il faut repenser entièrement sa consommation et ses habitudes de vie, mais une fois les nouvelles habitudes implantées, tout se fait naturellement!

Alors, pour ceux qui pratiquent le Zéro déchet, qu’est-ce qui se ramasse généralement dans votre poubelle? Quelles sont vos astuces pour éviter le plus possible de déchets?

7 preuves que le Zéro déchet vous fera économiser de l’argent

Le Zéro déchet, c’est non seulement génial parce qu’on participe à sauver la planète, mais aussi parce que ça permet de faire des économies!

Quand je parle du Zéro déchet à mon entourage, je suis toujours surprise d’entendre dire que ça doit donnnc coûter cher et être compliqué!

Détrompez-vous.

Évidemment, adopter un mode de vie Zéro déchet ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut une certaine motivation, une ouverture d’esprit, de la débrouillardise et de la patience. C’est un changement total de ses habitudes de consommation et de vie, mais une fois que le déclic s’est fait, tout devient si naturel!

Voici donc 7 preuves qu’adopter un mode de vie Zéro déchet permet une économie d’argent. J’espère qu’elles en aideront certains à déclencher ce déclic motivateur:

1. On ne paie pas pour l’emballage

Saviez-vous que pour la plupart des produits emballés, 15% du prix est alloué à l’emballage? C’est du vrai gaspillage, considérant qu’on jette presque toujours l’emballage! En optant pour du seconde main, pour le vrac, et pour les produits sans emballages, ce 15% reste dans notre porte-feuille et peut être utilisé de manière beaucoup plus logique et raisonnable.

2. On achète uniquement la quantité dont on a besoin

Anecdote: À Noël passé, je voulais essayer une recette de tourtière végane, et pour pouvoir réussir la recette, j’avais besoin de clous de girofle et de muscade. N’ayant pas ces ingrédients dans mes armoires (puisque je ne les utilise jamais), j’ai acheté un pot de chaque dans la rangée des épices à l’épicerie. Résultat: je suis prise avec deux pots d’épices qui dorment dans mon garde-manger, que je n’ai pas touchés depuis le mois de décembre. C’est encombrant!

En optant pour le vrac, on peut acheter uniquement la quantité d’un produit dont on a besoin. On évite non seulement le gaspillage de bouffe, mais aussi le gaspillage d’argent, ET on ne s’encombre pas d’ingrédients qui ne nous servent à rien!

3. On fait la plupart de nos produits à la maison

Nettoyant tout usage à base de vinaigre, huile de coco partout et pour tout, fard à joue et à sourcils à base de poudre de cacao, dentifrice à base de bicarbonate de soude, etc. Tout ceci sont des ingrédients hyper abordables, naturelles, et pour la plupart, disponibles en vrac.

Encore là, on n’en prépare que la quantité dont on a besoin, on ne paie pas pour de l’emballage, et en plus, on fait du bien à notre santé puisqu’on n’utilise pas de produits remplis d’ingrédients chimiques et nocifs.

4. On achète principalement seconde main

Puisqu’on veut éviter la production de nouveau déchets, on se tourne toujours d’abord sur ce qui est déjà là, déjà produit. Tout le monde le sait, le seconde main coûte vraiment moins cher. C’en est presque drôle parfois, j’ai déjà trouvé un moule à muffins pour 1$ et des livres à 25 sous, tssé juste pour dire qu’ils ne les donnent pas…Et je ne sais pas pour vous, mais moi je suis super fière chaque fois que je fais une trouvaille dans une boutique d’usagée, et particulièrement quand c’est quelque chose dont j’avais vraiment besoin!

Par exemple, cette semaine je me cherchais des sneakers pour l’été qui s’en vient, et comme je ne magasine pas pendant un an, je capotais un peu. J’ai donc décidé de faire un tour au Village des Valeurs, et j’ai trouvé des Nike pour 10$!!! Oui ils ont déjà été portés (mais encore en excellent état). Je le vois comme un avantage: je n’aurai pas à les casser, donc pas d’ampoules aux pieds (je suis super sensible à ça), et le look déjà usé leur donne une certaine personnalité, contrairement à des souliers neufs hyper rigides et si blancs qu’on en a mal aux yeux rien qu’à les regarder! Et 10$ pour des Nike, on dira pas non. 😉

5. On obtient des rabais

De plus en plus de cafés offrent un rabais lorsqu’on apporte notre propre tasse, et certaines épiceries (comptoirs de boucherie, fromagers, boulangers…) offrent un rabais si on a notre contenant réutilisable. Le concept est assez nouveau, mais il est toujours possible d’en glisser un mot et de poser des questions aux commerçants, qui souvent se trouvent très ouverts à l’idée puisqu’elle leur permet d’épuiser moins vite leurs stocks d’emballages jetables!

6. On n’achète plus d’objets à usage unique

Papiers mouchoirs, tampons démaquillants, serviettes hygiéniques et tampons jetables, essuie-touts, ustensiles et vaisselle en plastique, napkins, etc… Tout ces objets nous ont été implantés dans la tête comme étant indispensables et inévitables, mais C’EST UN MENSONGE! Vous trouvez normal de payer pour un objet qu’on va utiliser deux minutes et le jeter tout de suite après? Pas moi!

C’est du vrai gaspillage de ressources premières, de production et d’argent! Chacun de ces objets est très facilement remplaçables par des options Zéro déchet! Pour en savoir plus sur les alternatives Zéro déchet, venez lire cet article.

Remplacer ces objets par leur alternative réutilisable permet premièrement de ne plus dépenser à répétition pour des objets jetables. Deuxièmement, on ne va presque plus au magasin pour renouveler les stocks, donc on économise énormément de temps et d’énergie. Et troisièmement, les options réutilisables sont tellement plus plaisantes et pratiques, vous vous demanderez pourquoi vous n’avez pas fait le switch avant!

7. On opte pour le durable et le réparable

Parfois vaut mieux payer un peu plus cher pour de la meilleure qualité ou du facilement réparable, plutôt que vraiment pas cher mais devoir remplacer après un court laps de temps, et devoir retourner au magasin, faire un choix, repayer pour la même chose, ET créer un déchet.

Nous en sommes aussi venus à une mentalité du  »brisé = poubelle ». Alors que pourtant, un petit tour chez le mécanicien, chez le cordonnier, ou un coup de fil à l’électricien nous en coûterait tellement moins cher et nous éviterait de créer un déchet et d’aller encore perdre du temps à magasiner pour un nouvel objet.

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Bref, je me pose la question, comment diable en sommes-nous venus à normaliser des habitudes aussi néfastes sous prétexte qu’elles permettent de sauver de l’argent et simplifier nos vies? Sortir les poubelles, ouvrir des emballages, devoir relaver les aliments frais emballés, retourner sans cesse au magasin pour renouveler les stocks de produits à usages uniques, etc…

Est-ce vraiment une économie?

Voilà qu’adopter un mode de vie Zéro déchet est non seulement hyper gratifiants car on sauve la planète, c’est aussi très pratique, économique et ça simplifie la vie!

Alors, si vous n’aviez pas encore fait le saut dans la réduction de déchets, ceci vous a-t-il convaincu? Et si vous vous êtes déjà lancé, commentez en me laissant savoir ce que vous pensez de cet aspect économique du Zéro déchet: l’avez-vous constaté aussi? Quels autres aspects positifs le Zéro déchet amène-t-il dans votre vie?

On a rencontré Béa Johnson!!!

Le 19 avril dernier avait lieu à Ottawa la conférence Zero Waste Talk avec Béa Jonhson, la «guru» du Zéro déchet. L’événement était organisé par l’épicerie Nu Grocery, la première épicerie Zéro déchet qui ouvrira ses portes à Ottawa cet été.

Voici notre compte-rendu de l’événement!

Tout commence avec un mot de Valérie, la propriétaire de Nu Grocery. Elle nous souhaite la bienvenue, présente son projet, et passe le micro à Béa Johnson.bea johnson_conference zero dechet_lestulipes.ca

Béa prend la parole et commence par parler brièvement de son histoire et des raisons qui l’ont poussée à complètement changer son mode de vie et se lancer dans le minimalisme et le Zéro déchet. Nous n’étalerons pas les détails ici puisque nous voulons nous en tenir à la conférence, mais vous pouvez découvrir son mode de vie sur son blogue www.zerowastehome.com, ou encore dans son livre (dont on recommande la lecture à 100%), Zéro déchet.

Ce qui nous a particulièrement plu, c’est la transparence et l’authenticité de Béa. Elle admet avoir échoué plusieurs fois dans sa démarche, et elle s’assume complètement! Elle nous a d’ailleurs fait rire plusieurs fois en parlant de ses fails, comme lorsqu’elle a essayé le No Poo (un moyen de se laver les cheveux sans shampoing, avec du bicarbonate de soude et du vinaigre de cidre de pomme), et que son entourage lui suppliait d’arrêter vu l’odeur et l’apparence pas très positives de ses cheveux. «Let me tell you that, for me, this technique for me, is total bulls***, omg sorry Jesus!», a-t-elle lancé sur la scène (la conférence avait lieu dans une Église, vous comprendrez donc les rires qui ont éclatés dans la salle!).

Elle poursuit donc en expliquant en quoi consiste le Zéro déchet, avec les 5 règles d’or du mode de vie:

  • Refuser (ce dont nous n’avons pas besoin)
  • Réduire (ce dont nous avons besoin et ne pouvons pas refuser)
  • Réutiliser (ce que nous consommons et ne pouvons ni refuser, ni réduire)
  • Recycler (ce que vous ne pouvez ni refuser, ni réduire, ni réutiliser)
  • Composter (le reste)

Chaque point est abordé en détail avec des exemples concrets et ses exemples à elle, dont la visite de sa maison pour parler de la réduction de nos besoins.

Elle nous montre chaque pièce: la cuisine (des pots en vitres à profusion et un frigo à l’horizontale pour tout voir et ainsi éviter le gaspillage de nourriture), la salle de bain (si peu de produits de beauté, c’est merveilleux!) et les chambres (une quinzaine de morceaux de vêtements par personne, et le strict minimum dont une chambre a besoin).

Béa nous parle de son mode de vie minimaliste et de tous les avantages qui viennent avec: économie de temps, d’argent et d’énergie, moins de stress, etc. C’est tellement inspirant!

Tout au long de la conférence, Béa ne manque pas un instant de nous apprendre des choses. Nous découvrons le Furoshiki, une méthode japonaise pour emballer et transporter à peu près tout (lunch, cadeaux, etc). Nous apprenons aussi que l’huile de tournesol est remplie de vitamine E, et c’est pourquoi elle l’utilise sur sa peau tous les jours. Elle nous donne aussi des astuces pour éviter d’acheter à répétition le même objet parce qu’il casse ou s’use: payer un peu plus cher pour une meilleure qualité, ou encore, choisir des entreprises qui offrent une garantie à vie sans conditions.

Elle poursuit en expliquant pourquoi le plastique est une matière qu’il faut éviter à tout prix. Elle aborde la dangerosité du plastique sur la santé, puis le fait le plastique est extrêmement mauvais pour l’environnement. Saviez-vous que chaque particule de plastique qui a été créée depuis l’invention du plastique est toujours présente sur la planète? Ou encore que malgré qu’il soit recyclable, seulement une infime partie du plastique qu’on met dans nos bacs l’est réellement? Et pour la partie qui est recyclée, l’objet obtenu par la suite ne l’est malheureusement pas à son tour. À méditer…

À la suite de tous ces arguments hyper solides sur l’environnement, c’est l’aspect financier du monde de vie Zéro déchet qui est abordé. Elle nous explique que son mari était plutôt réticent lorsqu’elle a voulu changer les habitudes de la famille…jusqu’à ce qu’il fasse les états de compte et réalise que leur nouveau mode de vie avait fait en sorte qu’ils avaient diminué leurs dépenses de 40%! Cela s’explique entre autres avec le fait que la famille magasine beaucoup moins qu’avant, et le fait de faire l’épicerie en vrac fait économiser le prix de l’emballage (environ 15% du prix d’un produit emballé va à l’emballage. C’est dire qu’on en a appris des choses mardi passé!

Finalement, le discours de Béa Johnson se termine avec une phrase qu’on entend si souvent mais que pourtant, beaucoup semblent toujours ne pas tenir compte dans leur consommation: Acheter c’est voter. En résumé: chaque dollar dépensé est un encouragement envers des pratiques et l’exposition de notre vision de la société future.

Période de questions et réseautage

La conférence prend fin et une période de question suit. Plusieurs excellentes questions se font poser et Béa y répond avec une aisance et un professionnalisme hors pairs. En voici deux dont nous étions particulièrement curieuses d’entendre la réponse:

  • Si vous aviez le choix entre un produit local mais emballé, ou un produit importé sans emballage, vous choisiriez quoi? Sa réponse: Moi mon but, c’est d’avoir le bocal de déchets le moins rempli à la fin de l’année. J’ai choisi d’encourager le sans emballage parce que c’est ce que je crois qui est le mieux. Je comprends que certains ne sont pas en accord avec ça, mais c’est ma décision et je suis heureuse avec.
  • Comment faire pour faire comprendre notre nouveau mode de vie à notre entourage, et plus particulièrement aux proches? Sa réponse: Ça peut être très délicat lorsque vient le moment de refuser des cadeaux ou de faire des soirées à la maison et demander aux invités de ne rien amener qui produise des déchets, mais c’est important qu’ils respectent vos valeurs. Souvent, il faut travailler à trouver l’argument précis qui les fera tiquer, comme l’argent en ce qui concerne mon mari. Ça peut être la santé, l’environnement, ou bien l’économie de temps et de stress…

Après les questions, la plupart des gens quittent. Mais une douzaine de personnes (nous incluant), se lancent vers Béa pour lui parler. Notre tour venu, nous lui faisons par de notre admiration et d’à quel point elle est une inspiration. On en profite aussi pour mentionner qu’on a commencé un blogue sur le Zéro déchet et le minimalisme. Annie-Pier lui explique qu’elle fait le défi 2017 en 2017 (se débarrasser de 2017 objets en 2017). On lui mentionne qu’on est étonnées à quel point les deux modes de vie se rejoignent, et elle acquiesce. Une discussion d’une dizaine de minutes s’en suit.

S’il y a bien un mot pour décrire Béa Johnson, c’est passionnée. Tout devient un sujet de conversation infinie avec elle, on voit vraiment qu’elle a trouvé sa voie et qu’elle est heureuse.

Finalement, il faut bien qu’on laisse notre place aux autres personnes qui désirent échanger quelques mots avec la prêtresse du Zéro déchet! Alors on prend une photo, on la remercie, et on quitte, folles de joie et plus motivées que jamais à continuer dans le Zéro déchet et le minimalisme!

Avez-vous pu assister à l’événement? Peut-être dans une autre ville? Qu’en avez-vous pensé?

 

 

Notre défi 30 jours pour t’initier au minimalisme

Pour l’arrivée du printemps, nous avons décidé de créer un défi sur notre page Facebook afin de faire un VRAI ménage du printemps. Par VRAI ménage, on veut dire pas juste de mettre tes vieux bibelots à vendre sur kijiji et de changer les boites de place dans le garage.

Nenon.

Ce qu’on a voulu faire, c’était d’offrir à quiconque cherche à simplifier sa vie, un moyen accessible et amusant de désencombrer son logement, son esprit, son porte-feuille et son agenda.

Bref, une piste de départ pour s’initier au minimalisme.

Maintenant que le défi est terminé, et vu le succès qu’il a eu auprès de nos abonnés, nous souhaitions le rendre accessible à tout le monde qui se joindrait à nous dans le futur, comme toi qui lis ceci en ce moment, question de t’éviter d’avoir à scroller pendant des heures sur notre page Facebook, parce que ça serait vraiment se compliquer la vie, donc pas très minimaliste de notre part, tssé.lestulipes.ca (3)

Alors c’est parti, voici les 30 défis qu’on t’invite à suivre un à la fois, jour après jour. Libre à toi de suivre l’ordre ou non. On t’invite à nous laisser tes impressions pour chaque défi, ou même des photos dans les commentaires! Bonne chance!

Jour 1 – Ménage de la garde-robe: Sélectionner minimum 10 morceaux qui iront dans un grand sac à donner (garde le sac, on va le remplir tout au long du mois).

Jour 2 – Soirée Zéro-techno: À partir de 19h00, on oublie le téléphone, la télé, la tablette, et l’ordinateur et on se trouve une activité qui nous plait: lire un livre, cuisiner, peindre, jeux de société, etc.

Jour 3 – Ménage de la bibliothèque: Faire le tri et sélectionner minimum 5 livres à donner. Les ajouter au sac à dons.

Jour 4 – Prendre le temps de faire un lunch: Parce que manger take out coûte cher, est moins santé, et prend du temps de notre pause. Voir l’article d’Annie-Pier, Se faire un lunch pour faire grossir son compte de banque!

Jour 5 – Établir 3 priorités pour la semaine à venir: Et établir un plan pour s’en tenir et les accomplir.

Jour 6 – Trouver une alternative Zéro déchet pour un article habituel à l’épicerie: Le minimalisme va de paire avec le Zéro déchet. Moins d’emballages = plus de temps et d’argent, une cuisine mieux rangée, et moins de produits transformés et nocifs. Voir l’article d’Élisa, Les 4 comportements les plus anti-écolos à l’épicerie.

Jour 7 – Ménage du tiroir/boite à  »gogosses »: Faire le tri et passer à l’action…recycler, donner, jeter, ranger au bon endroit.

Jour 8 – Ménage de la salle de bain: Se défaire des bouteilles en tout genre de trop (shampoing, crème, cosmétiques…). Parce qu’on en a juste besoin d’une!

Jour 9 – Journée sans maquillage: En as-tu VRAIMENT besoin? Voir l’article d’Annie-Pier, Pourquoi je ne me maquille plus?

Jour 10 – Journée sans achats: La clé, c’est d’être prévoyant(e). On évite les magasins si on n’en a pas absolument besoin.

Jour 11 – Ménage de la cuisine: Plats en trop ou en mauvais état; couverts, ustensiles, petits électros qui amassent la poussière…TOUT DOIT PARTIR!

Jour 12 – Journée axée sur les gens plutôt que les choses: On complimente nos amis et collègues sur un aspect de leur personnalité ou sur leur travail plutôt que sur leur vêtements ou leurs possessions. Voir l’article d’Élisa, Les vrais compliments.

Jour 13 – Déplacer un rendez-vous planifié pour les mauvaises raisons: Si on dit oui juste pour faire plaisir, et qu’on serait vraiment plus heureux de prendre ce temps pour faire autre chose, on se ment à soi-même et c’est nocif pour l’esprit.

Jour 14 – Apprendre à alléger son horaire: Annuler au moins 1 engagement dans le mois à venir. Voir l’article d’Annie-Pier, Alléger son agenda pour alléger sa vie.

Jour 15 – Ménage du  »virtuel »: Supprimer les amis Facebook dont on se fout un peu, trier les courriels, organiser le bureau et les applications, se désabonner des infolettres qu’on supprime toujours sans même les lire…Pour vous guider, voir l’article d’Élisa,Minimalisme et médias sociaux: la fois où j’ai supprimé 500 amis Facebook.

Jour 16 – Ménage des papiers: Trier les vieux travaux d’école, recycler les cartes de souhait et les vieilles factures, etc.

Jour 17 – Évaluer notre consommation point de vue déchets: Certaines habitudes peuvent facilement être modifiées pour diminuer son impact sur l’environnement. Voir l’article d’Élisa, Zéro déchet: 5 pistes de départ pour vous y mettre aussi!

Jour 18 – Ménage des fils: Vieux fils de téléphones qui ne fonctionnent plus, fils à l’abandon qu’on n’ignore la fonction exacte, etc. Tout ça, hop à l’éco-centre ou dans le sac de dons, selon le cas.

Jour 19 – Sortir prendre une marche avec un sac poubelle: Ramasser chaque déchet qui traîne sur notre chemin. Quel type de déchet est le plus fréquent? Pourquoi? Quelles solutions pourraient être apportées?

Jour 20 – Visiter un commerce d’aliments/produits en vrac: Se familiariser avec le concept, les économies que ça apporte, et les produits offerts. Acheter ou non est à ta discrétion!

Jour 21 – Analyser ses dépenses de la dernière année: Est-ce que chaque dépense vaut chaque minute de travail?

Jour 22 – Ménage de la penderie: Tous les draps, les serviettes, et les couvertures en trop et en mauvais état doivent partir. On répare, on donne, on transforme, ou on jette!

Jour 23 – Analyser sa production de de déchets à l’extérieur: Penser à apporter un plat hermétique au restaurant, pour les restes; une gourde réutilisable pour l’eau, des sacs réutilisables pour les achats en tout genre, etc. Voir l’article  5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet.

Jour 24 – Réflexion sur ce qui nous rend vraiment heureux: Comment je peux faire plus de ce qui me rend heureux(se) dans la vie? Comment puis-je atteindre mes buts? Qu’est-ce qui m’en empêche?

Jour 25 – Réflexion sur les cadeaux: S’encombrer de peur de décevoir, c’est malsain pour soi, et pour la relation avec nos proches. Apprendre à refuser et trouver des alternative est un long processus, mais très faisable et satisfaisant! Voir l’article d’Élisa, Minimalisme et cadeaux: comment s’en sortir?

Jour 26 – Chaque objet à sa place: Une pièce à la fois, on ramasse chaque objet qui n’est pas à sa place et on lui assigne un endroit précis, qu’il doit toujours retrouver à la fin de la journée. Si l’objet finit toujours ailleurs, c’est peut-être signe qu’il est superflus!

Jour 27 – Se défaire pour de bon de tous les objets amassés pendants tout le mois! Et amener chacun à l’endroit approprié: éco-centre, magasin de seconde main, vendre, etc.

Jour 28 – Se créer une capsule de vêtements: On choisi un nombre restreint de morceaux (20 à 40) qui constituerons notre garde-robe pour les deux prochains mois, le reste doit être rangé loin du regard et il est interdit d’y toucher jusqu’à dans deux mois! Voir l’article d’Élisa, Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux?

Jour 29 – Journée sans se plaindre: On réfléchi avant de parler, et on n’ouvre la bouche que si ce qu’on a a dire est utilise ou positif.

Jour 30 – Se fixer des objectifs précis pour le mois à venir: Et établir un plan d’action pour les réaliser!

Voilà, le défi est ACCOMPLI. Bienvenus dans le club des écolo-minimalistes! Avoue que ça fait du bien de faire le vide, de se recentrer sur les priorité, sur ce qui nous fait vraiment du bien. Le minimalisme est un mode de vie merveilleux qui peut changer, et même parfois sauver des vies (voir le documentaire The Minimalists sur Netflix!).

Pour la suite, et pour ne rien manquer de nos aventures et nos réflexions, abonne-toi au blogue ICI, et suis-nous sur Facebook!

Alors, comment tu te sens? Quel a été ton défi préféré et pourquoi??

Zéro déchet: 5 pistes de départ pour vous y mettre aussi!

Ça fait trois mois que je m’intéresse au mouvement Zéro déchet et que j’avance tranquillement dans mon parcours vers ce mode de vie. Détrompez-vous, je suis loin d’y être entièrement…

Et c’est normal.

Un éternel parcours, un éternel bonheur!

Il y a tant d’habitudes à changer, tant de questions à se poser, tant de recherches à faire (mais c’est vraiment plus simple que ça en a l’air, je vous en parle plus loin).

Par exemple, j’ai encore chez moi plusieurs emballages jetables dont je veux terminer le contenu avant de les jeter: bouteilles de shampoing, cosmétiques, produits ménagers, etc; certains aliments dont l’alternative Zéro déchet n’existe pas ou est très difficile à trouver (tofu, lait de soya, certaines sauces, etc). J’ai aussi des objets brisés dont j’aimerais me débarrasser, mais dont je n’ai aucune idée quoi faire avec: ventilateur, chaufferette, bouilloire, stores en plastique… Si quelqu’un peut m’éclairer, écrivez-moi svp!

En plus, avec ma découverte du minimalisme, je dois trouver des manières de relever les deux défis de façon à ce qu’ils soient chacun réalisable tout en respectant l’autre…

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Je crois avoir franchi au moins les étapes les plus primordiales. C’est certain que ma lecture du livre Zéro déchet de Bea Johnson a aidé du point de vue connaissances. Puis j’ai joins des groupes Facebook et commencé à suivre quelques blogues sur le sujet, ce qui m’a permis de réaliser que je ne suis pas du tout seule dans cette démarche, et c’est très motivant de voir ces philosophies de partage et d’entraide.

À mon tour, je partage via ce blogue mes réflexions, mes astuces et mes anecdotes, et ça ferait plus que mon bonheur si ça en inspirait certains à se lancer dans l’aventure, ou du moins à ouvrir une piste de réflexion.

Par où commencer?

Donc vous voulez réduire votre production de déchets, mais vous ne savez pas trop par où commencer… C’est normal! Depuis notre naissance on vit dans une société du tout jetable et des emballages à ne plus finir. On a du mal à croire que ça pourrait en être autrement. Pour certains c’est extrêmement difficile de concevoir une vie sans déchets. Pour d’autres, la motivation vient plus facilement.

Avant tout, je crois utile de rappeler les trois états d’esprit fondamentaux à intégrer pour se lancer dans le Zéro déchet que j’avais énoncés au début de mon aventure:

  1. Ça ne se fait certainement pas du jour au lendemain,
  2. Il faut être ouvert d’esprit et ouvert au changement,
  3. Une fois le no waste lifestyle implanté, ce sont des économies en temps, en énergie et en argent qui nous attendent!

Gardez ces trois points en tête, et tout devrait bien aller!

Au cours des trois derniers mois, j’ai eu l’occasion de réfléchir beaucoup sur mes habitudes de vies et sur ma consommation. J’ai réalisé qu’une bonne partie de mes actions étaient faites à cause d’une certaine ignorance, et même parfois à cause de la paresse, ou de l’indifférence. Ces états d’esprits sont extrêmement malsains, pour soi-même et pour la planète. Depuis que je travaille à les combattre, je me rends compte que j’en suis non seulement plus heureuse, je mets vraiment l’accent sur les priorités, je me sens en harmonie avec mes valeurs… et j’ai plus d’argent!

Comment je m’y suis prise?

Voici mes 5 pistes de départ pour intégrer le Zéro déchet dans sa vie. Commencez par simplement porter une réflexion sur chaque point en vous posant des questions (et en y répondant sincèrement!):

  • Pourquoi je ne le fais pas? Est-ce par paresse? Par ignorance (vous ne le savez pas, et c’est normal!)? Par idée préconçue (ça prend du temps, ça coûte cher…)?
  • Pourquoi certains le font et ne semblent pas y trouver de difficulté?
  • Est-ce que c’est plus facile que je le crois?
  • Comment/où puis-je trouver l’information pour changer mes habitudes?
  • Quels seraient les impacts si j’intégrais ce concept dans ma vie? (impact écologique, économique, temps, énergie, etc)

Ensuite, choisissez une des pistes de départ, et donnez-vous une échéance: une semaine, un mois, trois mois, un an…Allez-y à votre rythme! Chaque geste compte, et la pire des choses serait d’essayer d’aller trop vite, de vous démotiver et d’abandonner.

Voici donc les 5 pistes de départ pour s’initier au mode de vie Zéro déchet:

1.Trouver des alternatives réutilisables aux objets à usage unique, voire même repenser à la réelle nécessité de certains.

Les essuie-touts peuvent être remplacés par un simple linge à vaisselle, les bouteilles en plastiques par une gourde réutilisable, les contenants de fast food par un plat tupperware, etc. Pensez à la vitesse à laquelle votre poubelle se remplie, et aux économies d’argent que vous feriez!

À lire pour aller plus loin: 

5-objets-indispensables-pour-ladepte-du-zero-dechet

2.Considérer l’idée de fabriquer soi-même ses produits ménagers et cosmétiques

Il existe des tas de recettes sur internet. Les résultats seront très souvent identiques, et parfois même meilleurs que les produits vendus en magasin. De plus, vous savez ce qui s’y trouve et comment c’est fait: terminé les produits chimiques et non-éthiques (tests sur les animaux, exploitation d’humains vivants dans des conditions atroces, etc). Finalement, la plupart des ingrédients se trouvent très souvent déjà dans nos maisons, donc on économise de l’argent!

3.Envisager d’acheter ses aliments secs en vrac

On amène nos propres contenants, donc on élimine les emballages; on n’achète que la quantité dont on a besoin, donc on élimine le gaspillage; et on ne paie pas pour de l’emballage, donc on économise des sous!

4.Refuser les emballages

C’est probablement le défi le plus difficile à relever. TOUT est emballé, c’en frustrant! Mais remarquez comme la plupart des aliments emballés sont très souvent ceux qui sont les plus transformés et les moins bons pour la santé: chips, bonbons, boissons gazeuses, biscuits, gâteaux, etc. Depuis que je les ai éliminé, c’est drôle, mais je me sens en meilleure forme et ma peau paraît plus saine! Ne pas oublier: chaque achat est un vote: acheter emballé, c’est encourager le processus.

L’autre défi par rapport aux emballages est l’achat d’objets neufs, comme les électroniques. Ce qui amène au prochain point…

5.N’acheter neuf qu’en dernier recours absolu

Le Zéro déchet va de paire avec le minimalisme dans le sens qu’il prône la réutilisation, la durabilité, et l’utilisation maximale des objets. Si ça fonctionne toujours on n’en achète pas un autre, si c’est brisé on le fait réparer, si ce n’est vraiment, mais absolument plus utilisable, on en dispose de la bonne façon (poubelle, recyclage, don de certaines pièces à des bricoleurs, écocentre, etc), et on tente de s’en procurer un autre seconde main plutôt que neuf. Les proches, les sites de partage, les groupes Buy Nothing, et les friperies, devraient permettre de trouver ce que l’on cherche.

Si vraiment, on ne trouve rien, alors on va pour le neuf. Et autant que possible, on choisi la marque durable, qui redonne et agit de manière éthique.

En conclusion

Le mode de vie Zéro déchet est un défi, certes. Mais un défi surmontable, et gratifiant. Non seulement on a un impact positif sur la planète, mais au final on en retire plus de temps, plus d’énergie, et plus d’argent, en plus de la fierté. L’idée peut paraître pour certains comme impossible, mais il ne suffit que d’un brin de motivation et d’ouverture d’esprit, puis la machine se met en marche. Une étape à la fois, chacun à son rythme. Chaque petit geste compte, et c’est ensemble qu’on va faire une différence.

À vous la parole! Quelle piste de départ avez-vous choisi? Quelles réflexions vous sont venues en tête? Discutons!

Les 4 comportements les plus anti-écolos à l’épicerie

Quand on veut améliorer au plus possible sa consommation et son impact écologique, on revoit chaque aspect de sa vie: habillement, logement, alimentation… lorsqu’on en arrive à ce dernier point, on se frappe à une évidence: l’alimentation est bien LE domaine dont on ne pourra jamais se passer, et dans lequel on hésitera bien souvent à couper, puisque c’est aussi un plaisir et notre santé en est dépendante.

Dans la société d’aujourd’hui, où les pressions par rapport à la performance et à la rapidité priment, nous en sommes devenus aliénés. Nous optons pour la paresse et la facilité, n’agissant alors qu’à la surface de nos connaissances. Connaissances qui, au moment de leur acquisition, le sont bien souvent, et malgré nous, sans droit d’élaboration ni de remise en question.

Alors on opte pour ce qui est là, peu importe dans quel état, avec quelle histoire, ou avec quel impact. Parce que c’est plus simple et rapide comme ça.

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Chaque achat est un vote

Tout le monde a déjà entendu cette citation, qui est une vérité.

Allons droit au but: vous achetez emballé? Vous encouragez les emballages. Vous n’emmenez pas vos sacs d’épicerie? Vous financez leur production. Vous achetez de la viande pleine d’antibiotiques venant abattoirs cruels? Vous approuvez ces pratiques.

Ne dites pas le contraire.

Nos achats sont le reflet de nos valeurs et de ce que nous voulons pour le futur de la société. Mais il n’y a pas que les achats, les comportements aussi! Ceci vaut pour tout aspect de notre vie en communauté: céder sa place à une personne âgée dans l’autobus, mettre ses déchets dans la poubelle plutôt que sur le sol, ne pas écouter sa musique trop forte par respect pour les voisins, etc. Nous savons que nous devons éviter ces comportements, ces «règles non écrites», car si tout le monde se permettait tout, la vie en société ne serait pas comme nous la désirons.

Tout ceci dit, manger et faire son épicerie étant des nécessités, pourquoi ne pas faire de cette obligation une occasion d’adopter des comportements en harmonie avec nos valeurs?C’est-à-dire éthiques, responsables et respectueux des générations futures?

Voici donc une piste de départ pour devenir un bon consommateur à l’épicerie. Cette liste regroupe les comportements les plus anti-écolos dont j’ai pris conscience au courant des derniers mois, depuis que je pratique le Zéro déchet. J’espère qu’ils amèneront des réflexions et des réactions!

1. Ne pas emmener ses sacs d’épicerie

C’est probablement le premier point qui vous est venu en tête en lisant le titre de l’article. On va se le dire, en 2017, si tu n’amène toujours pas tes sacs réutilisables à l’épicerie, tu vas te faire regarder croche. En plus, avec la prise d’ampleur du compost administré par les municipalités, on rempli tellement moins vite notre poubelle, alors tous ces sacs plastiques prennent une éternité à être «réutilisés» en sac poubelle. Assez encombrant merci.

Oui, ça peut arriver de devoir faire une petite course imprévu et prendre un sac. Mais c’est le genre de situation qui devrait être d’une rareté extrême, en dernier recours absolu!

Si tu fais ton épicerie au complet sans sac, c’est parce que tu l’avais prévu ainsi…et on  va juste penser que tu fais une collection, ou que tu les manges. Sérieux, j’ai tellement hâte de voir comment les montréalais vont s’en sortir en 2018.*

Bref, se procurer des sacs réutilisables devrait être la première chose à faire si quelqu’un se dit écolo, et/ou veut se lancer dans le Zéro déchet. Je vous en parle un peu dans mon article 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet.

2. Utiliser les sacs de plastique disponibles à volonté dans la section des fruits et légumes

Ça devrait être payant, comme les sacs d’épicerie dans la plupart des supermarchés de nos jours. Malheureusement, souvent l’aspect financier n’étant que la seule manière d’influencer les comportements, ça en ferait peut-être réfléchir quelques uns sur l’utilisation qu’ils en font.

Premièrement, si c’est pour l’idée que ça va toucher le panier donc ce n’est pas propre…vous pensez qu’il sont arrivés comment à l’épicerie vos fruits? En volant? C’est surement une bonne dizaine de personnes qui les ont touchés dans le processus de transport…des gens dont vous n’avez aucune idée du niveau d’hygiène. De plus,  on ne sait pas trop où ils ont été déposés avant d’arriver sur les comptoirs, hein! Peut-être au fond d’un vieux camion? Ou dans une caisse avec des centaines d’autres fruits…donc l’argument du contact avec une surface sale n’est aucunement valable.

Je vous accorde un brin de raison uniquement si vous ne lavez pas vos fruits et légumes avant de les manger. Mais si c’est votre cas, permettez-moi d’être légèrement dégoûtée. Il ne faut pas penser qu’aux germes, mais aussi aux pesticides…C’est un autre sujet, mais pour des astuces sur comment bien laver ses fruits et légumes, voici un lien utile: http://bit.ly/2nQzVry

De plus, c’est complètement inutile d’y mettre des fruits ou des légumes dont on va enlever la chair (oranges, bananes, patates, etc).

Deuxièmement, au départ, l’idée de ces sacs est pour faciliter le transport des grandes quantités ou des petits fruits et légumes (raisins, fèves, grande quantité de pommes, etc). La solution est alors très simple: utiliser des sacs réutilisables! La plupart sont en filet donc il est facile pour le caissier de voir ce qu’il y a dedans. J’en parle aussi dans cet article.

3. Acheter de l’eau embouteillée

La pire affaire. Nous avons la chance de vivre dans un pays civilisé, où l’eau est de qualité supérieure, gratuite, et disponible à volonté.

Certains dirons qu’ils optent pour l’eau embouteillée pour éviter les fluors, chlores, et produits prétendument cancérigènes présents dans l’eau d’aqueduc, mais ce qu’ils oublient, c’est que tous ces produits se retrouvent probablement aussi, et même en plus grande quantité dans les produits de beauté et de nettoyage que nous utilisons quotidiennement.

Il existe aussi plusieurs trucs pour purifier l’eau du robinet si on ne veut vraiment pas prendre de chance :carafe avec filtre, filtre au charbon, faire bouillir l’eau, la laisser reposer sur le comptoir pour que les chlores et compagnie se volatilisent, etc.

Pour aller plus loin, je vous invite à faire vos propres recherches. Sinon, j’ai trouvé ces deux liens qui sont assez détaillés et intéressants:

  1. http://www.consoglobe.com/eau-bouteille-vs-eau-robinet-2503-cg
  2. http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=eau_robinet_do

Outre l’aspect santé, l’impact environnemental des bouteilles de plastique est tout simplement dégueulasse. Je ne crois pas vous apprendre grand chose. Et bien qu’étant considéré comme matière recyclable, ce n’en sont même pas que la moitié qui sont réellement recyclées. La plupart se retrouvent dans les dépotoirs…et dans les océans. De plus, le plastique n’est pas recyclable à l’infini, et comme j’en ai déjà parlé un peu ici, le recyclage n’est aucunement une solution ultime.

Bref, arrêtez de payer pour de l’eau, vous économiserez de l’argent et de l’énergie (c’est lourd des caisses d’eau!). Procurez-vous une gourde réutilisable que vous garderez dans votre sac, vous aurez toujours votre réserve de liquide vital sur vous, et pourrez le remplir n’importe où, n’importe quand!

4. Acheter des fruits et légumes déjà coupés, préparés et/ou emballés:

Non seulement ça coûte plus cher (main d’oeuvre, emballage), mais c’est aussi sur-emballé (beurk), de moins bonne qualité (ils n’ont pas été nécessairement lavés, ils ne sont pas à l’air libre, donc des bactéries peuvent s’y installer facilement, et ils ont peut-être été hors des frigos plus longtemps qu’on ne le croit) et ça ne sauve pas vraiment du temps, comme on pourrait le croire (ouvrir le paquet, relaver les fruits/légumes…). Cet article explique le tout en détails.

 »Although these foods don’t need the extended refrigeration or incur the transportation costs of the mass-market varieties, they still require extra packaging, extra handling, cleansing, and extra labor, all of which mean higher costs for the environment than if you did the slicing and dicing yourself. » 

En conclusion, lorsque nous allons faire notre épicerie, nous faisons des achats, donc nos votons. Nous exposons au grand jour nos valeurs ainsi que notre vision de ce que méritent les générations à venir. Changer ses comportements et éliminer ceux cités dans cet article ne nous en demandera pas plus d’effort ni de temps, simplement un léger changement d’habitudes, et cela nous en coûtera même moins cher!

N’oublions pas que l’offre va selon la demande…

*http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/766548/montreal-interdiction-sacs-plastique-emplettes-coderre-denis-2018

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet (partie 2)

Je vous présentais précédemment 5 objets de base à avoir afin de faire un pas de plus vers un mode de vie Zéro déchet.

Pour lire la partie 1 de la liste:5-objets-indispensables-pour-ladepte-du-zero-dechet

Voici donc la suite.

Tout comme la première partie, j’indique d’abord ce que l’objet remplacera, suivi d’une courte définition, puis des conseils pour se procurer les articles ainsi que les raisons pourquoi ils sont géniaux!

C’est parti…

Brosse à dent en bambou

Ce qu’elle remplace: les brosses à dent en plastique

Les brosses à dent en plastique ne sont malheureusement pas recyclables. Saviez-vous que ce sont plus de 4,9 milliards de brosses à dents en plastique qui sont jetées chaque année dans nos cours d’eau et nos dépotoir?

Le bambou utilisé pour la fabrication des brosses à dent en est un qui n’est pas consommé par les pandas (yay! pour les animaux), et il pousse extrêmement vite (près de 4 pieds par jour) donc c’est une bonne ressource renouvelable.

Où se la procurer: OLA Bamboo est une entreprise de Gatineau. Les produits sont disponibles chez Multiservices Vert, un commerce local en Outaouais. Sinon, elles sont désormais disponibles en pharmacie! Pour consulter la liste de tous les points de vente d’OLA Bamboo, c’est par ici.

Pourquoi c’est génial: De un, elles sont super belles! De deux, le manche est 100% compostable, et elles ne coûtent pas plus cher qu’une brosse à dent en plastique.

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Source: http://olabamboo.com/

Bocaux et contenants réutilisables

Ce qu’ils remplacent: sacs ziploc, sacs de congélation, sacs en plastique dans les boutiques de vrac, l’achat de produits emballés, etc.

J’en parle un peu dans mon article sur l’upcyclage. Ils peuvent entre autres servir à faire du rangement, à y mettre vos lunchs et vos recettes, mais surtout à magasiner en vrac!

De plus en plus de commerces de vrac acceptent les contenants réutilisables. Il suffit de faire peser votre bocal à l’arrivée, de le remplir, puis refaire une pesée avec son contenu. Le poids du pot est alors déduit du total. Fini les emballages!

Où les trouver: Complètement inutile de les acheter neufs! Récupérez les pots de cornichon, de beurre d’arachide, de sauce, etc. Ou allez faire un tour dans les friperies, il y en a des tonnes! J’en ai trouvé plusieurs, souvent vendus à moins d’un dollar.

Pourquoi c’est génial: Notre production de déchets en est réduite considérablement. Les achats en vrac sont super puisqu’on peut acheter juste la quantité qu’on a besoin. Aussi, ça fait si beau sur une étagère! hihi

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Mouchoirs en tissus

Ce qu’ils remplacent: Les mouchoirs en papiers, les sacs en papier dans les cafés, les sacs ziploc, etc.

Les mouchoirs en papier sont un objet à usage unique, ce qui signifie qu’on l’achète pour l’utiliser une fois et le jeter ensuite. Donc en optant pour ce type d’objet, on jette littéralement notre argent aux poubelles (désolée de péter votre balloune).

Les mouchoirs en tissus quant à eux sont durables et pratiques. On peut les utiliser pour plusieurs choses: se moucher, oui, mais aussi pour y mettre son croissant acheté dans un café et ainsi éviter un déchet de plus (le petit sac en papier), y emballer nos collations, etc. On peut même s’en servir comme accessoire mode!

Où les trouver: Dans les friperies ou les faire maison. Idéalement choisir un tissus 100% coton pour la douceur. Moi j’ai commencé par découper une vieille taie d’oreiller en plusieurs carrés, question de prendre le temps de m’habituer sans débourser. Vous pouvez aussi vérifier auprès de vos grand-parents, il y a de fortes chances qu’ils aient gardé les leurs (parce que oui, pas plus tard qu’à leur époque, les mouchoir en papier étaient tabous. qu’est-ce qui s’est passé pour que notre société évolue si vite vers le tout-jetable??)

Pourquoi ces génial: Ce n’est pas moins hygiénique que le papier (il suffit de les laver plus souvent si on est malade). On s’essuie le nez avec un coin puis on le repli dans notre sac/poche. On peut choisir le format, la grandeur, la couleur, etc. De plus, les mouchoirs en tissus ont plus d’une utilité, comme mentionné plus haut.

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Contenants hermétiques de style tupperware

Ce qu’ils remplacent: Les contenants pour emporter dans les restaurants et à l’épicerie.

Ceux-ci demandent un brin de préparation et d’audace. Au début ça peut être un peu intimidant d’arriver dans un fast-food et demander d’avoir son repas dans son contenant réutilisable. À la longue, et surtout si on retourne souvent au même endroit, les employés s’habituent et vous accueilleront à bras ouverts.

Même chose pour l’épicerie, au comptoir des viandes, fromages, poissonnerie, etc. (dont je ne vous recommande pas la consommation si vous voulez être écolo à 100%, vu l’impact environnemental énorme de l’industrie des produits d’origine animale, mais c’est un autre sujet).

Enfin, pensez à en amener un si vous allez au restaurant. Au cas où vous voudriez prendre les restes pour emporter . Petit plus, les gens qui sont avec vous risquent fort bien de vous donner les leurs, vu qu’ils n’oseront pas demander un contenant jetable en votre compagnie mehehe. #bouffegratuite

Où les trouver: Tout le monde en a déjà chez soi. Sinon, achetez seconde main ou demandez à vos proches s’ils en ont en trop. Vous n’en aurez pas besoin de plus qu’un ou deux.

Pourquoi c’est génial: Votre poubelle se remplira vraiment moins vite, et si votre contenant est hermétique, vous pourrez le transporter dans votre sac sans risque. Aussi, les réactions des gens autour de soi sont magnifiques quand ils nous voient sortir notre pot!

Pour mesdames: la coupe menstruelle

Ce qu’elle remplace: Tampons et serviettes sanitaires

Les produits féminins jetables sont tellement néfastes pour l’environnement, et personnellement, je n’ai jamais ressentis de réel confort à les utiliser. Irritations, assèchements, anxiété d’avoir débordé, etc.

La cup, c’est la vie. J’ai commencé à l’utiliser en février 2017, et je ne comprends pas pourquoi je ne m’y suis pas convertie plus tôt. Elle est faite de silicone chirurgical, donc super sécuritaire et hygiénique, et elle peut être portée jusqu’à 10 heures sans problème.

Au début c’est un peu difficile de la mettre comme il faut. Mais si on suit bien les instructions et qu’on commence par la porter à la maison et pour quelques heures seulement, on devient vite habituée et vendue!

Il existe aussi les serviettes hygiéniques lavables, mais pour moi c’est non. Je ne m’y sens pas confortable et je stresse à l’idée de déborder ou de sentir.

Où la trouver: La coupe est disponible en pharmacie dans la rangée des produits d’hygiène féminine.

Pourquoi c’est génial: D’abord, elle dure longtemps (on doit en principe la changer une fois par année, mais si on l’entretien bien et qu’on la stérilise après chaque semaine de règles, sa durée de vie peut être prolongée sans problème), ce qui signifie une économie d’argent. Aussi, une fois qu’on a compris comment bien la mettre en place, on ne la sent pas du tout, et les fuites sont impossibles. Enfin, le fait qu’on puisse la garder en place jusqu’à 10 heures est parfait pour une journée au travail sans tracas.

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C’est ce qui conclue la deuxième partie de ma liste d’articles zéro déchets. Encore une fois, je fais appel à vous pour m’indiquer ce que vous ajouteriez à la liste. 

Pour accéder à la troisième partie de la liste, c’est par ici:

 

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Vouloir adopter un mode de vie Zéro déchet signifie qu’il faut non seulement changer ses habitudes, mais repenser entièrement sa consommation, ses possessions, et sa routine.

En effet, oui décider d’utiliser le séchoir au lieu du papier dans les toilettes publiques est un excellent move; oui, faire le choix d’éviter les restaurants rapides pour ne pas créer des déchets est une super initiative; et oui, composter est merveilleux, mais le Zéro déchet c’est plus que ça…

C’est se munir des bonnes armes afin de combattre avec efficacité les ennemis que sont le gaspillage et la pollution. ⚔️

Je vous le dis tout de suite, il va peut-être falloir faire certains achats. Mais soyez sans crainte, je vous donne des astuces afin de vous les procurer à prix abordables, et parfois même gratuitement! À noter, vu mon autre défi de l’année (Zéro shopping) je ne vous parlerai jamais d’acheter du neuf (à moins d’encourager une entreprise locale, pour des raisons d’hygiène et de santé, ou à moins que vous ayez vraiment tout essayé avant de choisir cette option).

Les objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Voici donc un petit guide sur les objets que tout bon écolo devrait, en règle générale, posséder. L’objectif ici est, oui d’éviter de créer des déchets, mais aussi d’éliminer complètement l’achat d’objets à usage unique (ce qui signifie, vous l’aurez deviné, des économies! $$$).

1. Sacs réutilisables

Ce qu’ils remplacent: les sacs d’épicerie et les sacs de magasinage.

C’est probablement l’objet écolo le plus répandu et reconnu dans notre société, mais qui pourrait l’être encore plus. L’idée de les utiliser pour l’épicerie est acquise de manière assez considérable pour dire que le gros de la chose (sensibilisation) est fait. Ce qui me déçoit, c’est que l’idée n’est que très rarement poursuivie quand c’est l’heure du shopping.

Je travaille dans un centre commercial et je vois tellement souvent des gens avec plusieurs (parfois une dizaine) sacs venant de différentes boutiques. Pourquoi ne pas tout mettre dans un même grand sac de tissus? Me semble que ça sauverait non seulement la planète, mais de l’effort physique, non? Serait-ce par vanité? Pour satisfaire un besoin d’admiration des autres envers les marques qu’on consomme? La question est posée…

Où les trouver: Inutile de les acheter neufs (à moins qu’ils aient un beau message comme le mien de chez LUSH hihi. En fait je ne m’en sert même pas pour magasiner, mais pour transporter mon équipement d’escalade). Faites un tour à la friperie, ou demandez à vos proches s’ils en ont en surplus. C’est assuré qu’il y a un ami ou un parent qui oublie toujours les siens et qui en achète un à chaque fois à l’épicerie. Tssé c’est juste 1,99$

Pourquoi c’est génial: Il en existe de toutes les sortes, styles, couleurs, de toutes les grosseurs et de tous les formats. J’aime particulièrement ceux en tissus épais. Ils sont vraiment solide et se plient facilement pour entrer dans mon sac. Pour l’épicerie, je préfère ceux avec une forme rectangulaire pré-fabriquée, un fond rigide et des ganses assez longues (pour mettre sur mes épaules vu que je voyage en autobus).

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 2. Sacs à fruits et légumes (en filet ou en tissus mince)

Ce qu’ils remplacent: Les petits sacs en plastique disponibles à volonté dans la section des fruits et légumes à l’épicerie.

Je ne m’embarquerai certainement pas dans les utilisations absurde que certaines personnes en font (mettre un seul fruit dans un sac ou y mettre une grappe de bananes, par exemple), je vais en perdre mes moyens.

En tout cas, l’idée ici est de faire comprendre que c’est un bien beau geste d’emmener ses sacs d’épicerie réutilisables, mais si ceux-ci sont remplis de ces petits sacs en plastique, ça revient au même en ce qui concerne l’impact négatif sur la planète.

Où les trouver: J’ai trouvé les miens sur Ebay pour 3$ chacun (les filets blancs sur la photo ci-bas). J’adore leur format, c’est parfait pour mettre les quantités dont j’ai besoin et c’est facile pour la caissière de voir ce qu’il y a dedans. J’ai vu plusieurs personnes se servir des sacs à lessive en filet, ou encore de s’en fabriquer maison avec de vieux t-shirts! Il existe aussi quelques entreprises locales qui en fabriquent, comme SAKSAC  et Oko créations. (si vous en connaissez d’autres, écrivez-moi, je vais les ajouter)

Pourquoi c’est génial: C’est tout simplement vraiment satisfaisant de ne plus ramener ces fichus sacs de plastique à la maison!

3. Gourde réutilisable

Ce qu’elle remplace: L’achat de bouteilles d’eau en plastique.

Je crois que c’est le truc qui m’exaspère le plus en tant qu’écolo. Saviez-vous que ça peut prendre jusqu’à 1000 ans à une bouteille de plastique pour se décomposer dans la nature? C’est dégueulasse! De plus, non seulement le plastique est fait avec du pétrole et on ne sait trop quels autres produits toxiques, mais l’eau embouteillée est la plupart du temps exactement la même que celle du robinet. Donc en gros l’eau embouteillée, c’est une grosse arnaque…

Et c’est malheureusement une solution trop facile pour plusieurs personnes.

Où la trouver: Dans les friperies ou auprès des proches (y’a toujours quelqu’un qui en a en une ou deux de trop). Choisir idéalement une bouteille en acier inox pour la durabilité et pour garder froid plus longtemps.

Pourquoi c’est génial: On a toujours notre provision d’eau disponible sur soi, on économise de l’argent (payer pour de l’eau, quelle absurdité!), et il en existe de tous les styles!

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4. Tasse réutilisable

Ce qu’elle remplace: De un, les tasses en carton. De deux, les couvercles en plastique rarement recyclables.

Où la trouver: Dans les friperies ou auprès des proches.

Pourquoi c’est génial: D’abord, on obtient des rabais dans la plupart des cafés lorsqu’on amène notre tasse réutilisable! De plus, le café restera chaud plus longtemps si on s’équipe d’une bonne tasse en stainless. Enfin, je vous conseille d’en choisir une avec un couvercle hermétique afin de pouvoir la glisser dans votre sac sans risquer un dégât.

5. Lingettes démaquillantes lavables

Ce qu’elles remplacent: Les tampons démaquillants jetables.

On va se le dire, les tampons démaquillants jetable, quel gaspillage. Le pire c’est qu’on les utilise généralement juste pour les yeux, le reste du visage étant lavé avec une simple débarbouillette. À la limite, on n’en a même pas absolument besoin.

Où les trouver: Il en existe dans les pharmacies et dans certaines boutiques écolos, mais vous risquez de payer un peu cher. J’ai commandé les miennes d’une boutique française, mais il existe des entreprises locales qui en fabriquent comme La belette verte, une entreprise de l’Outaouais. Si vous êtes doué en couture, il existe plusieurs tutoriels sur internet pour les fabriquer soi-même avec du tissus approprié.

Pourquoi c’est génial: Plus de tours au magasin pour refaire le plein de tampons jetables. En plus, c’est tout doux pour la peau!

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Alors voilà qui conclue la première partie des objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet. Comme vous pouvez le voir, adopter un mode de vie écolo, c’est repenser l’ensemble de ses habitudes de consommation. Mais il faut garder en tête qu’une fois les bons outils intégrés dans notre routine, les choses se feront  en grande partie d’elles-mêmes! On y gagne non seulement en terme d’argent, mais aussi en temps et en énergie (moins de visites au magasin, on sort les poubelles moins souvent, et on a toujours sur nous les choses nécessaires à notre bien-être).

Pour voir la suite, c’est par ici!
Et vous, aviez-vous déjà intégré certains de ces articles dans votre mode de vie? Lesquels ajouteriez-vous? 

Huile de coco: économiser grâce à 10 utilisations testées et approuvées

Ça fait presque deux mois que j’ai commencé le Zéro déchet et je dois vous parler de l’huile de coco, parce qu’elle me facilite énormément la tâche.

Je suis une super fan de l’huile de coco. J’en ai deux pots chez moi: un moyen pour la cuisine, et la chaudière de 2,3 litres du Costco dans ma salle de bain ?. J’en ai aussi dans un petit pot remplis à la main que je garde dans ma pharmacie pour les divers usages quotidiens de ma routine beauté.

L’huile de coco c’est génial pour trois raisons: D’abords, parce qu’elle goûte et sent super bon. Pleine de saveur, elle permet d’ajouter un peu d’exotisme aux plats. Et l’odeur! Ah…Ça sent le soleil quoi! Attention par contre en cuisine: elle est assez calorique et grasse, alors on modère.

Deuxièmement, elle n’est pas juste bonne en cuisine, mais aussi dans la salle de bain. Elle permet d’éliminer l’achat de plein d’autres produits (voir la liste plus bas). Donc, adopter l’huile de coco dans sa vie, c’est faire des économies!

Enfin, elle a plusieurs bienfaits, comme d’être hydratante et réparatrice. Il paraîtrait aussi qu’elle a des bienfaits anti-viraux et qu’elle aide à diminuer le cholestérol.

Je sais qu’il existe des centaines d’utilisations possibles de l’huile de coco, il suffit d’une brève recherche sur internet pour trouver des idées. Mais à un moment donné, on ne peut pas tout faire, et une grande partie de ces idées ne sont pas vraiment vraies (faire pousser les poils de sourcils par exemple. J’ai essayé et ça ne fonctionne pas! Si oui, ça doit prendre une éternité).

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Alors voici mon top 10 d’utilisations de l’huile de coco, testées et approuvées:

  1. Le classique, en cuisine: En remplacement du beurre/margarine dans les recettes. Ou encore dans un smoothie pour ajouter du goût (une cuillerée).
  2. Démaquillant pour les yeux: ÇA MARCHE.
  3. Pour enlever les frisottis dans les cheveux: À appliquer en petite quantité, pour éviter l’effet «cheveux gras» C’est aussi possible de se faire un masque réparateur: On enduis toute la chevelure d’une bonne couche d’huile de coco, on recouvre avec un casque de bain, et on passe la nuit avec le tout sur la tête. Le lendemain, petit saut dans la douche et hop! Une tête bien hydratées et brillante!
  4. Crème de rasage: Parce qu’au fond, tout ce que tu veux, c’est que ça glisse. En plus, la peau va l’absorber super vite et être bien hydratée!
  5. Hydratant pour le visage: à appliquer seulement sur les zones très sèches, car étant une matière grasse, l’huile de coco est comédogène, donc ça peut boucher les pores et créer des boutons.
  6. Comme anti-cerne: avant d’aller au lit, j’en mets un peu autour des yeux. Le lendemain, je trouve que j’ai vraiment meilleure mine et l’air réveillée (juste l’air…).
  7. Huile à massage: Parce que ça glisse, ça hydrate, et ça sent bon!
  8. Sur les piqûres d’insecte: Il parait que ça calme la démangeaison et favorise la guérison. Je n’ai pas encore essayé mais avec mon type de peau qui est comme un buffet à volonté pour les moustiques, j’en aurai amplement l’occasion cet été…
  9. Pour calmer les coups de soleil: Pareil que le point précédent. Je brûle à rien (#redheadproblems). À date, j’ai toujours utilisé du gel d’aloès. Petit test à prévoir (si je brûle, mais la question ne se pose même pas…) pour comparer les deux.
  10. Comme lubrifiant: Ben oui!

Les économies faites grâce à l’huile de coco

Alors en résumé, grâce à cette matière grasse miraculeuse, je n’achète plus de:

  • Démaquillant
  • Crème à raser (je n’en ai jamais acheté de ma vie de toute façon. J’ai jamais vraiment compris à quoi ça servait, et je n’ai jamais eu de problème avec mon rasage malgré tout…)noix-de-coco-palmier
  • Crème hydratante pour le corps
  • Crème hydratante pour le visage
  • Huile à massage
  • Masque pour les cheveux
  • Lubrifiant
  • Autres huiles végétales

Ouf! Je suis essoufflée rien qu’à écrire la liste. C’est fou comme on dépense inutilement pour être belle. Et là, c’est mon moment réflexion et coup de gueule

Fichue société de consommation.

On nous fait croire qu’on a pas le choix et qu’on a BESOIN de tout avoir séparément, alors que tout ces produits dont on ignore le contenu (venez pas me dire que vous comprenez la liste des ingrédients de votre crème à raser!), peuvent en fait être remplacés simplement par un pot destiné initialement à la cuisine.

Non mais on en perd du temps dans l’allée des crèmes hydratantes à choisir LA crème qui saura rendre notre peau si douce et d’«apparence saine» (la fameuse expression qu’on entend dans les pubs, assez louche vous ne trouvez pas? Votre peau sera saine, mais juste en apparence…). Mais tous ces produits sont faits de quoi? D’aloès, d’huile de coco, d’huile d’argan, de plantes…et d’autres trucs transformés qui préservent la texture et la conservation. Pourquoi ne pas simplement s’hydrater directement de la source?

Allez-y! Trempez vos mains dans ce pot d’huile de coco divine, et badigeonnez-vous de la tête aux pieds en guise de protestation contre les coups de marketing qui veulent (à peu près littéralement) votre peau !

Ok je m’emporte peut-être un peu. Faites-le pas pour vrai là…?

Prochaine étape: Utiliser l’huile de coco dans des recettes de cosmétiques et produits d’hygiène maison (déodorant, baume à lèvres, dentifrice, etc.). J’ai hâte! Je termine mes petits pots et je vous en reparle, ok?!

Avez-vous aussi adopté l’huile de coco? Quelle utilisation en faites-vous? Avez-vous des recettes à me suggérer?