Comment demeurer écolo avec des enfants en bas âge?

On le sait, avoir des enfants, ce n’est pas écologique. Ça pollue, un humain de plus sur la Terre. Mais il y a des façons de savourer les joies d’être parents tout en étant cohérent avec ses valeurs écologiques. Il suffit de faire des bons choix et de vulgariser clairement ses attentes vis-à-vis notre entourage.

Avant Noël, j’ai organisé un café-causerie avec trois amies soucieuses de générer le moins de déchets possibles en lien avec leur parentalité. Voici les trucs qui sont sortis de notre rencontre.

Troquer le jetable pour du lavable

C’est le principal truc dont nous avons discuté et c’est un des plus faciles à intégrer. J’ai séparé les recommandations en différents niveaux de difficulté/ impacts sur l’environnement. Ainsi:

Les couches

Niveau 1: On passe aux couches lavables à la maison

Niveau 2: On passe aux couches lavables partout, à la maison, en visite, en sortie, à la garderie, etc.

Niveau 3: On ne se procure pas de couches lavables neuves, mais on achète des usagées ou on emprunte celles de nos amies qui n’ont plus de petits aux couches.

Source: Site internet Ville de Valleyfield

Les lingettes/débarbouillettes

Ici, la même logique. Au lieu de prendre des lingettes jetables commerciales, on y va avec du lavable.

Niveau 1: Utilisez des lingettes lavables à la maison.

Niveau 2: Trainez vos lingettes lavables partout où vous allez. Truc: disposez de vos lingettes sales dans un sac imperméable (style plein-air ou sac recouvert de silicone ou de plastique pour masquer les odeurs). Faites-en un maison ou sinon, il y en a sur Etsy, faits au Québec.

Demain Demain, sur Etsy

Ça vaut autant pour les lingettes quand on change la couche que pour les débarbouillettes. Trainez une bouteille d’eau avec un morceau de coton pour essuyer la bouche du mini!

Acheter de seconde main ou emprunter

Les bébés grandissent tellement vite que c’est un véritable gaspillage d’argent d’acheter des vêtements neufs quand ils n’ont que quelques mois. Pour économiser des sous et être plus écolo, voici quelques trucs:

  • Faites le tour des trucs de vos amis ou frères et soeurs, il y en a en masse du stock !
  • Allez dans les boutiques de vêtements d’enfants de seconde main
  • Allez dans les friperies
  • Privilégiez les vêtements non genrés
  • Faites le tour des ventes de garage
  • Informez-vous s’il y a une joujouthèque dans votre ville
  • Utilisez le groupe Buy Nothing
Source: Pixabay

Exprimer clairement ses attentes

Le fabuleux shower de bébé fut une certaine source de stress pour certaines de mes amies. Voici des trucs qu’elles donnent pour faciliter le tout:

  • Confier le shower à une amie qui connait nos attentes et nos besoins
  • Demander que les cadeaux ne soient pas emballés
  • Demander de ne recevoir que des objets inscrits sur une liste que vous aurez faits à partir de vos besoins
  • Demander que tous les cadeaux reçus soient usagés et de seconde main
  • Demander des cartes-cadeaux à la pharmacie à la place d’objets

Mais bon, malgré toutes nos intentions, il y aura toujours 3-4 personnes qui ne comprendront pas vos demandes et qui vous amèneront du neuf, que ce soit un énième pyjama, des jeans pour bébé (sérieux?!), des gros jouets pour soi-disant stimuler votre enfant, etc. Ces cadeaux vous appartiennent et vous êtes libres d’en disposer comme vous le voulez, sans culpabilité. Voici les options:

  • Garder tout
  • Proposer des jouets à la garderie de notre enfant
  • Faire des dons à des organismes de charité, des maisons de naissances, des organismes d’accueil aux immigrants, etc.
  • Retournez les items au magasin et garder l’argent.

On ne vous en dit pas plus sur les showers de bébé, nous aurons un article complet là-dessus dans les prochaines semaines!

Quels sont vos trucs écolos avec vos jeunes enfants?

Grandes familles, minimalisme et zéro déchet: c’est possible !

Un commentaire auquel nous sommes souvent confrontées quand nous affirmons avoir un mode de vie zéro déchet et minimaliste, c’est: «On le sait bin! T’as pas d’enfants. Attends d’avoir des enfants, tu vas voir que tu vas changer d’idée».

Non justement. Parce que si j ‘ai des enfants, je voudrai que mon empreinte écologique demeure la plus basse. On a alors demandé à une grande famille (2 adultes, 4 jeunes enfants) leurs trucs pour continuer à être écolos après la naissance des enfants. On voit donc que le minimalisme et le zéro déchet est un mode de vie pour tous, et un maudit bon modèle à montrer à nos enfants!

Voici donc l’entrevue que nous avons faite avec Patrick !

Comment êtes-vous embarqués dans la grande aventure du zéro déchet?


Environnementalistes depuis longtemps, Marie-Anne et moi avons fait le choix du mode de vie zéro déchet après nous être renseignés sur le sujet. Nous avons décidé de commencer  avec le défi « un mois sans plastique » en juillet 2017 afin d’y aller de façon graduelle.

Puis, nous avons pris la décision de nous convertir aux couches lavables pour notre troisième enfant après avoir constaté que ce n’était pas si compliqué  ni aussi rebutant qu’on peut croire. 


Parallèlement, nous avons vu une augmentation des options pour pouvoir nous aider à tendre vers cet objectif avec la décision de Bulk Barn d’accepter les contenants réutilisables quelques mois auparavant  et l’ouverture de l’épicerie zéro déchet Nu à Ottawa. Graduellement, nous avons commencé à éliminer les emballages à usage unique en trouvant une option de rechange. Nous avons dû renoncer à quelques éléments n’étant pas disponible en « version » zéro déchet, mais rien qui a changé de façon majeure notre vie quotidienne. Et je pense qu’il s’agit là de la clé pour changer nos habitudes de vie. C’est d’y aller graduellement, en éliminant petit à petit les éléments les plus faciles. 

Et les enfants, dans tout ça?

Nous avons également mis les enfants dans le coup en les sensibilisant aux raisons de réduire les déchets dans notre vie. Pour les lunchs de mon fils, ça signifie souvent des restes pouvant être mis dans un thermos ou encore des sandwichs avec des protéines non emballées dans du plastique (thon en canne, viande froide achetée en vrac chez Wakim, etc.)

Pour les collations, ce sont des fruits pris en vrac dans une épicerie traditionnelle, des collations prises en vrac chez Bulk Barn, des biscuits/muffins faits maison ou du yogourt de chez Nu dont le pot est consigné (j’y ajoute du sirop d’érable et des graines de chanvre en vrac).

De pair avec le minimalisme


Ce virage est consistant avec des pratiques et une philosophie pour lesquels nous étions déjà un peu embarqués. En effet, du moment où nous avons fondé notre famille, nous avons privilégié la réutilisation en reprenant plusieurs des vêtements, en particulier ceux de mon neveu pour notre premier fils, ainsi que de notre nièce pour notre deuxième. Nous avons prêté ces mêmes vêtements pour d’autres neveux et nièces, et nous avons décidé de nous tourner davantage vers les boutiques de vêtements usagés pour enfants comme le Grenier d’Amélie ou encore le Boomerang Kids. Autant d’un point de vue environnemental que financier, ces choix sont définitivement les plus intéressants.


Pour des objets tels que les sièges d’autos, il est généralement déconseillé de les prendre usagés puisque leur historique est souvent inconnu. Toutefois, nous avons la chance d’avoir plusieurs amis avec des enfants, ce qui fait que nous avons pu faire des échanges de sièges d’autos dont nous savions l’historique. Sinon, pour tout le reste, les objets usagés utiles pour enfants abondent sur les sites de ventes en ligne.

Habiter près d’où on «vit»


En ce qui concerne notre mode de vie en général, nous avons également fait des choix pour réduire notre empreinte environnementale, tout en améliorant notre qualité de vie. Suite à un passage de quelques années dans les Hautes-Plaines, nous avons fait le choix de déménager plus près du centre-ville, dans Wrightville, un quartier mature, mixte et chaleureux au sein duquel plusieurs personnes de la génération des baby-boomers commencent à vendre leur maison unifamiliale au profit des jeunes familles.

Ce déménagement nous a permis de nous départir de notre deuxième voiture et, dans mon cas, de me permettre de me déplacer davantage en transport actif ou en transport collectif au travail et pour le travail (selon la saison, je ne me suis pas encore lancé dans le vélo d’hiver). Notre désormais famille nombreuse ne nous a pas permis de conserver une voiture compacte (Toyota Corolla) et nous avons dû nous résigner à nous tourner vers un véhicule plus gros et plus énergivore. Considérant qu’une fourgonnette consomme autant d’essence, et que c’est un type de voiture qui ne nous intéressait pas, nous avons opté pour un VUS six places. Nous avons fait plusieurs recherches afin de voir si un modèle hybride ou électrique était disponible à prix raisonnable pour une voiture de ce format, mais ce n’était malheureusement pas le cas.

La place des objets dans la famille


Au plan de la place des objets dans notre famille, nous avons graduellement revu notre approche. Avec une famille, il est facile d’accumuler plusieurs objets inutiles dont les enfants se servent peu ou pas.Un travail a dû être fait pour conscientiser les enfants pour diminuer l’importance des cadeaux aux anniversaires et nous avons même expérimenté les fêtes sans cadeau où une activité était privilégiée. Bien qu’il soit difficile d’éliminer complètement les cadeaux, nous avons tout de même réussi à réduire l’ampleur, ce qui est déjà un progrès par rapport à la situation usuelle. Cette philosophie minimaliste, nous tentons de l’intégrer jour après jour dans nos façons de faire. 

Pour des engagements gouvernementaux plus forts!


On pourrait terminer en disant qu’en ce qui a trait au mode de vie zéro déchet en particulier, ça demeure un objectif et qu’encore aujourd’hui nous avons du travail à faire pour éviter et éliminer certains déchets qui demeurent dans nos vies (on a qu’à penser aux fameux bonbons d’Halloween…!).

Ceci dit, bien que nous soyons fiers des efforts que nous mettons au plan individuel pour réduire notre empreinte environnementale, il demeure que la société doit aussi continuer de travailler à mettre en place les conditions favorables pour faciliter des comportements plus écolos. La pression ne doit pas seulement être sur les épaules des individus, elle doit aussi être mise sur les entreprises et le gouvernement, par l’adoption de réglementations plus sévères visant à influencer le marché et les comportements. Oui les consommateurs peuvent faire leur bout de chemin, mais on n’opère pas des changements aussi fondamentaux dans la vie des gens seulement par la sensibilisation. Il faut des options et il faut des incitatifs à changer nos comportements. Famille ou pas, nos vies sont déjà très compliquées, si on veut encourager les gens à changer, il faut des options crédibles et accessibles.

L’Outaouais de plus en plus écolo-minimaliste! – Bilan 2018 des Tulipes

WOW déjà la fin de 2018! Cela signifie aussi que le blogue est actif depuis maintenant deux ans…Il s’est passé tellement de choses depuis, et nous sommes extrêmement fières de tous les beaux projets qu’on a accomplis, ainsi que du nombre de personnes que nous atteignons un peu plus chaque jour.

Et c’est grâce à vous qui nous suivez, qui discutez avec nous, qui vous engagez à faire une différence avec vos actions, que nous arrivons à sensibiliser de plus en plus de gens en ce qui a trait à un mode de vie plus respectueux de la planète! Voici donc un bilan de ce qui s’est passé en 2018 avec Les Tulipes , sur le web et hors web…

Les Tulipes en quelques chiffres pour 2018

  • Le blogue rejoint en moyenne 1000 visiteurs uniques par mois
  • Nous avons publié 19 nouveaux articles
  • Notre page Facebook a atteint 2200 abonnés
  • Notre infolettre rejoint près de 200 personnes (abonnez-vous pour être aux premières loges pour nos nouveaux articles, événements, et autres!)
  • Nous avons organisé et/ou participé à 6 événements (voir plus bas)

Nouveauté: nous offrons nos services!

Nos articles les plus populaires

Pendant la dernière année, certains de nos articles ont fait plus réagir que d’autres, et nous sommes fières de vous repartager le top 10 de nos articles les plus lus durant la dernière année, au cas où vous en aviez manqué un!

Zéro déchet

  1. Bilan de ma première année Zéro déchet, par Élisa
  2. Restaurants: Comment produire moins de déchets?, par Annie-Pier
  3. Ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste, par Élisa
  4. Épicerie en vrac: les 3 astuces ultimes pour un magasinage efficace, par Élisa
  5. Écolos: pour aller encore plus loin!, par Annie-Pier

Minimalisme

  1. Bilan de ma première année minimaliste, par Annie-Pier
  2. Projet désencombrement: Comment désencombrer? (et tout la série pièce par pièce), par Annie-Pier
  3. Travailler peu et avoir une vie riche? Oui c’est possible!, par Élisa
  4. Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir, par Élisa
  5. Une minimaliste en voyage longue durée: Comment j’ai choisi mes bagages?, par Élisa

Les Tulipes en dehors du web

5 à 7 de la communauté zéro déchet – 18 Juin

Troc tes fringues, 2e édition -28 Juillet

Vivre lentement, vivre pleinement: conférence-discussion – 7 Août 

Le minimalisme ou comment vivre plus avec moins (Participation au Salon Mieux-Vivre) – 28 Septembre

Jason Zéro déchet en collaboration avec Chloé Bureau de Zéro déchet Gatineau-Outaouais – 4 Octobre

Atelier Zéro déchet d’Annie-Pier dans 3 classes de 6e année à l’école L’Orée du bois – 21 Novembre

Repair Café de Gatineau – 1ère édition – 2 Décembre

À venir pour Les Tulipes

Pour finir ce merveilleux et abondant bilan, nous avons une autre belle année en vue! Pour commencer l’année en beauté et laisser derrière-nous tous les abus des fêtes, joignez-vous à nous le 15 Janvier pour un 5 à 7 écolo au Troquet. 

Ensuite, le 1er Février, Annie-Pier donnera un atelier d’initiation au mode de vie zéro déchet pour l’Association pour l’environnement du quartier Limbour.

Cet été vous pouvez vous attendre à une 3e édition du Troc des Fringues. On est d’ailleurs vraiment fières du succès de cet événement qui fait maintenant partie, en quelques sortes, des incontournables pour la communauté écolo-minimaliste en Outaouais!!

Enfin, Annie-Pier travaille fort à nous préparer une série d’articles spécialement pour les familles. Pour vous donner quelques exemples, voici certains thèmes qui seront abordés: Famille avec un(e) jeune enfant, familles nombreuses, désencombrement lors du décès d’un proche, etc.

Encore un immense merci de nous suivre et de vous joindre à la cause. Chaque jour, une nouvelle personne change une petite habitude, et c’est ainsi qu’on va sauver le monde. Continuez de partager vos astuces, vos modes de vies, et vos fiertés, vous faites une différence!

Bonne année!

Écolos : pour aller encore plus loin !

Comme vous avez pu le constater depuis que vous nous suivez, notre blogue aborde deux thématiques bien spécifiques en lien avec l’environnement: le minimalisme et le zéro déchet. Par contre, nos modes de vie vont bien au-delà de ces thématiques. La plupart des gens sensibilisés au zéro déchet sont aussi bien sensibilisés sur les autres problématiques environnementales. Voici un petit survol d’autres aspects de nos vies et des actions que nous mettons en pratique au quotidien pour réduire notre empreinte écologique et améliorer notre qualité de vie.

1- Le rapport aux véhicules et à l’essence

On le sait, la consommation d’essence et l’achat de véhicules toujours plus gros et plus performants (camions et VUS) ont augmenté en flèche au Québec ces dernières années. Quelle contradiction, alors que les Québécois se considèrent plus écologiques et plus sensibilisés à l’environnement. De notre côté, Élisa n’a pas de voiture et j’ai vendu la mienne en octobre 2017. Alors que la société de consommation nous martèle que la voiture est le symbole de liberté absolue et qu’elle est un incontournable, il s’avère que le fait de vendre ma voiture a été très libérateur pour moi. En plus de marcher énormément, le vélo est devenu mon mode de transport numéro 1 six mois par année. Au besoin, je peux prendre la voiture de mon conjoint, qu’on partage maintenant à deux. Finalement, il reste toujours le covoiturage ou l’autobus!

Pour lire l’article d’Élisa sur les raisons pour lesquelles elle vit sans voiture, c’est par ici.

Faire ses déplacements à vélo: une solution économique et santé!

 

 

2- Alimentation, achat local, circuits courts

Un article paru dernièrement dans The Guardian présente des études récentes qui viennent à la conclusion qu’«éviter la viande et les produits laitiers est la meilleure façon de diminuer l’impact que nous avons sur la planète» [traduction libre]. Nous en sommes bien conscientes et tentons de limiter notre consommation de ces produits. Élisa est végétarienne depuis quelques années et de mon côté, j’ai énormément diminué sa consommation de produits laitiers et de viande. Je ne mange plus de yogourt et ne bois presque plus de lait.  Je mange un maximum d’un repas par jour avec de la viande, mais ces derniers temps, je dirais que je mange un repas avec de la viande aux 6-7 repas. 

L’été, lorsque la saison des marchés bat son plein, nous y achetons nos aliments frais. Non seulement on encourage l’économie locale, mais en favorisant les circuits courts, moins d’essence est gaspillée pour le transport des aliments et donc, moins de gaz à effets de serre sont produits. Les aliments dans les marchés sont souvent de meilleure qualité et on peut avoir la certitude qu’ils sont biologiques et donc qu’aucun engrais chimique ou pesticide n’a été utilisé.

Finalement, nous cultivons des fruits et légumes dans nos cours, via des bacs ou des jardinières. Non seulement on réduit notre facture d’épicerie l’été, mais on apprend les rudiments d’un potager et quelle fierté de manger les légumes que nous avons produits!

3-Minimalisme, diminution des achats, économie de partage

Qui dit écolo dit réflexion sur son mode de consommation. Vous nous suivez, vous savez que nous sommes minimalistes et que chaque achat que nous faisons est très réfléchi. Puis, nous avons développé de grands réflexes de partage. Besoin d’une robe pour un mariage? On l’emprunte à une amie au lieu de l’acheter! Envie de lire tel livre? On le réserve à la bibliothèque et on attend qu’il soit disponible. Le lèche-vitrine pour occuper le temps? Connait pas. Envie de rafraichir sa garde-robe? On organise un swap entre amies  et on échange nos vêtements. Le tout est très économique et bien sûr, écologique, car nous réutilisons les objets ou les partageons. Et il n’y a pas que des bénéfices pour la planète. Les économies sont énormes et permettent de dépenser pour des activités et des sorties au lieu d’objets. De plus, on crée des liens avec  notre communauté.

Pour des trucs pour organiser un swap de vêtements, consultez notre article.

Troc tes fringues juillet 2018

4- Type d’habitation et emplacement géographique

L’aménagement du territoire conjugué à nos choix individuels ont une grande influence sur notre empreinte environnementale. Habitez-vous près de votre lieu de travail? Devez-vous prendre votre voiture ou l’autobus pour vous y rendre? Pouvez-vous y aller à pied ou à vélo? Est-ce que votre maison est beaucoup trop grande pour vos besoins? Est-ce que vos appareils économisent l’énergie? Est-ce que votre maison est bien isolée? Habitez-vous à proximité des services, comme la pharmacie, l’épicerie, la bibliothèque, la banque, etc.?

Je travaille maintenant de la maison, donc j’ai énormément diminué mes émissions de GES en lien avec mes déplacements. 

Avez-vous d’autres enjeux écologiques à partager avec nous et la communauté Facebook, pour nous rendre encore plus conscientisés?

Pourquoi « Les tulipes »?

Les tulipes, ce n’est pas un simple nom cute! C’est en réalité le résultat d’un processus de réflexion et de recherche intense, qui signifie beaucoup pour moi!

J’écris ce court article afin de répondre aux questionnements de quelques abonnés et personnes de mon entourage.

Si vous avez bien surfé de fond en comble le blogue, vous en avez probablement découvert une part du secret dans la section À propos…

Trouver son nom de blogue: un véritable processus

Au moment de créer le blogue, j’ai beaucoup réfléchi pour trouver un nom. J’ai même failli abandonner quelques fois vu que je ne trouvais rien. Oui oui, abandonner parce que je n’avais pas de nom…demandez à tout bon blogueur, il vous confirmera oh combien c’est quelque chose d’important, le branding!

Au tout début, le blogue se voulait simplement un journal de bord sur mon parcours vers le Zéro déchet ainsi que mon défi d’un an sans magasinage. Donc, je voulais que ça sonne  » thématique nature » et simplicité, sans pour autant avoir un jeu de mot avec les mot  »écolo »,  »consommation », ou l’expression  »zéro déchet » dedans; et aussi pour avoir la possibilité de l’étendre vers quelque chose de plus vaste dans le future, si j’en avais envie. Je voulais aussi quelque chose de féminin et facile à mémoriser.

Ayant toujours été une grande artiste dans l’âme, je me suis donc mise à la recherche de quelque chose de beau, de poétique, mais ayant une symbolique forte…

Comme une illumination

J’étais assise chez moi, un peu perdue, à regarder autour de moi…puis  j’ai levé les yeux, et j’ai regardé les milles plantes sur le bord de ma fenêtre. Puis je me suis mise à me dire que les fleurs devaient bien avoir une symbolique. Alors j’ai tapé dans google  »symbolique des fleurs ». Au fil de ma recherche, j’ai pu découvrir que la tulipe signifie le dévoilement de son amour inconditionnel.

J’ai donc eu un déclic, en me disant que ça collait tellement avec ce que j’avais en tête pour le blogue: raconter mon parcours vers un mode de vie qui respecte mes valeurs, ainsi que le respect et l’amour que je porte à la nature.

Puis, les tulipes poussent quand? Au printemps! Symbole de renouveau, de nouveau départ…Quoi de mieux pour un blogue ayant pour but de promouvoir un mode de vie nouveau?

J’avais enfin trouvé!

De plus, en le mettant au pluriel, je me donnais la possibilité d’étendre l’équipe de rédaction dans le futur si j’en avais envie.

Enfin, plus le projet avance, plus je réalise que ça colle trop bien avec tous les sujets abordés dans le blogue:

  • Zéro déchet: Pour l’amour de la nature
  • Minimalisme: Pour l’amour d’une vie simple

Bref, les tulipes, c’est un blogue qui propage l’amour, le renouveau, ainsi que la (dé)croissance (de soi, et de la société). Nous croyons qu’il est toujours possible de changer pour le mieux, d’évoluer dans le bon sens. Nous souhaitons, via nos anecdotes, nos réflexions, et nos actions, inspirer d’autres petites tulipes à éclore vers un renouveau d’elles-mêmes, et à agir pour un renouveau collectif.

Épicerie en vrac: les 3 astuces ultimes pour un magasinage efficace

L’un des défis que peut présenter le mode de vie Zéro déchet est d’éliminer les emballages divers: épicerie, produits de beauté/hygiène, produits ménagers, etc. La meilleure manière de s’en sortir de ce côté est d’adopter le vrac pour se procurer tous ou une partie de ces produits. Je vous présente donc ici mes trois astuces préférées afin de rendre votre magasinage en vrac le plus efficace et agréable possible!

1. Apprivoiser les différents types de contenants

Avant de vous rendre au magasin de vrac, pensez aux types de produits que vous allez acheter. En effet, tous n’ont pas besoin de pots massons en vitres, et ceux-ci ne sont pas l’idéal pour tout…

Il existe différents types de contenants que l’on peut utiliser pour magasiner en vrac:

  • Pots Masson: Bons pour la plupart des produits, mais lourd si on n’est pas en voiture. De plus, les formats sont limités.
  • Autres types de pots: J’aime bien les pots de beurre d’arachide et celui d’Huile de coco en plastique de chez Costco. Ils ont un bon format pour y mettre une grande quantité d’aliment, et le fait qu’ils sont en plastique allège énormément mon magasinage. Je suis aussi fan des petits pots pour les épices. De plus, leur petite taille m’empêche d’en acheter trop et d’avoir, de un, une surprise à la caisse, et de deux, en avoir trop pour rien.
  • Plats de type tupperware: Pratiques pour des produits plus gros ou salissants (plus facile d’accès avec les mains), genre des barres de chocolat.
  • Sacs en tissus: Ce sont mes préférés puisqu’ils allègent énormément le transport. Ils sont géniaux pour tout les produits secs et solides (noix, pâtes, riz, etc) qui ne se propagent pas partout (comme par exemple la farine).
  • Contenants métalliques: Idéal pour le café et le thé puisqu’ils gardent la fraîcheur.
  • Bouteilles: Pour les huiles, les shampoings, crèmes, etc. On peu récupérer celles qu’on termine à la maison pour faire le plein! De plus, il existe des tonnes de différents formats et types de bouchons (pompe, bec verseur, aérosol, etc). Allez-y selon vos besoins et utilisez votre imagination!
  • Autres…il doit bien en exister encore plus. Laissez-les moi savoir en commentaire si vous avez des idées!

Si vous démarrez dans le Zéro déchet, je vous suggère une petite visite dans les friperies. On y trouve toutes sortes de beaux contenants en tout genre. En plus, quand ils sont beau on a encore plus envie de les utiliser, puis on n’est pas gêné.e de les avoir à la vue dans la cuisine!

Note: J’amène toujours un ou deux pots de plus de grosseur moyenne au cas où je ferais une trouvaille, ou si jamais je réalise que j’ai oublié quelque chose sur ma liste.

Enfin, je rappelle que dans certaines boutiques, on peut trouver du shampoing, du dentifrice, et une panoplie de produits de toilette, ainsi que des produits ménagers! Il est donc possible de récupérer une bouteille de shampoing vide, ou encore une bouteille avec bouchon aérosol. Il existe même des tubes à presser pour y mettre le dentifrice (facilement trouvable dans des magasins de plein air et voyage).

2. Prévoir ce qui ira dans chaque contenant

Afin d’accélérer le processus de magasinage, je recommande un moment de préparation avant de quitter la maison pour vous rendre à l’épicerie. Faites une liste des produits dont vous avez besoin et de la quantité nécessaire pour chacun. De cette façon, vous n’apporterez que des contenants/sacs/bouteilles dont vous avez besoin, et la bonne grosseur pour la quantité nécessaire.

Dans mon cas, j’ai pas mal toujours les mêmes choses: Un très gros pots en plastique pour mes pâtes, un autre grand contenant pour mes céréales, trois sacs en coton pour mes noix et mon riz, une boite en métal pour mon thé vert, ainsi que quelques pots d’extra pour différents types de produits dont j’ai besoin de temps en temps.

3. Respecter les règles d’hygiène et la façon de procéder selon la boutique

Avant de visiter un magasin de vrac pour la première fois, il est bon de faire un tour sur le site internet de l’entreprise afin de connaître les règles concernant l’hygiène et la façon de procéder pour la pesée des contenants. Ou encore de s’y rendre quelques jours avant d’y magasiner.

En effet, quelques boutiques exigent que l’ont fasse vérifier ses pots avant de les remplir afin d’assurer leur propreté.

Aussi, la plupart mettent à notre disposition des balances pour que l’on pèse soi-même ses pots et qu’on écrive le poids dessus. D’autres demandent que nous nous rendions au comptoir où les employés se chargeront de le faire pour nous.

Finalement, certaines épiceries ont des pots que l’on peut utiliser pour magasiner à condition de payer un dépôt. Ainsi, si vous y retournez, vous pouvez redonner le pot pour qu’il soit utilisé par quelqu’un d’autre, et ravoir votre montant laissé. C’est hyper pratique, puis ça encourage le partage et la réutilisation!

Note: personnellement je ne fais jamais peser mes sacs en tissus puisqu’ils ne pèsent presque rien.

Avez-vous des préférences concernant votre magasinage en vrac? Quelle astuce donneriez-vous à quelqu’un qui veut s’y rendre pour la première fois?

Liens utiles:

  • Pour les informations à propos du Bulk Barn et leur programme de contenants réutilisables, c’est ici: http://www.bulkbarn.ca/Programme-de-contenants-r%C3%A9utilisables/
  • Pour en savoir plus sur Nu Grocery, à Ottawa: http://nugrocery.com/how-it-works/

Ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste

Adopter une routine beauté Zéro déchet et minimaliste n’a pas été une grande difficulté pour moi. En effet, j’ai toujours utilisé peu de produits dans la salle de bain. Par contre, j’achetais tout en pharmacie donc je créais régulièrement des déchets avec les bouteilles de shampoings, gels douches, tube de dentifrice, maquillage, etc.

Je vous présente ici ce que j’utilise en date du mois de mars 2018. Certains produits changent parfois puisque j’aime tester différentes options. Ceci est ce qui fonctionne pour moi jusqu’ici. Chaque personne réagit différemment au même produit donc je vous invite à voir cet article comme étant une piste de départ pour les curieux.ses qui voudraient changer certaines habitudes!

J’aimerais aussi préciser que je n’utilise que des produits cruelty free (sans produits d’origine animale, ni testés sur les animaux), ce qui est très important pour moi et que j’encourage tout le monde à faire.

La douche

1. Cheveux

Pour laver mes cheveux, j’utilise un shampoing solide de La Savonnerie Saponaria, une entreprise de l’Outaouais.

La barre vient sans emballage (juste un petit morceau de papier enroulé autour). Elle n’est fait que d’ingrédients naturels et n’est pas testée sur les animaux.

C’est super simple à utiliser: On mouille nos cheveux et on frotte la barre sur nos cheveux. Ensuite on masse comme avec un shampoing liquide. Ça mousse moins, mais de toute façon, la mousse c’est une affaire de marketing qui nous fait croire que plus ça mousse, plus ça lave…C’est un gros mythe. J’ai les cheveux aussi propre que si j’utilisais un shampoing moussant.

Pour coiffer mes cheveux, je n’utilise rien. Vous ne vous en doutiez probablement pas mais mes cheveux sont extrêmement lisses et plats au naturel. Je dévoile aujourd’hui mon plus grand (bon peut-être pas le plus grand) secret…Je me fais faire une permanente une à deux fois par année pour avoir des bouclettes qui paraissent naturelles! BEN OUI. hahaha. ? Bref, cela me permet de ne pas avoir à coiffer mes cheveux le matin et je me fous de les mouiller sous la pluie ou à la plage l’été, ils se replacent automatiquement en séchant. Puis, je n’ai jamais besoin d’y mettre des produits ou de passer le fer dedans.

Bonus: En ne mettant rien dans mes cheveux, j’ai besoin de les laver beaucoup moins souvent (au deux semaines dans mon cas).

Pour revitaliser mes cheveux, une fois par mois, ou quand je sens que mes cheveux sont ternes et secs, je fais un masque à l’huile de coco. Ça consiste à me beurrer la tête d’huile de coco et de porter une serviette pendant une journée complète (genre un bon six heures). Ensuite, on les lave en profondeur dans la douche et on laisse sécher à l’air. Résultat: une tignasse douce douce douce et brillante! ?

2.Visage et corps

Pour me laver le visage, j’utilise un savon d’Alep (à gauche sur la photo). J’aurais tellement voulu connaître ce produit avant de découvrir le Zéro déchet. Je n’ai jamais eu aussi peu de boutons et la peau aussi lisse. Même pas besoin de crème hydratante!

Pour le corps, j’utilise présentement un savon de La Saponaria. Je pourrais très bien aussi utiliser mon savon d’Alep pour le corps en plus du visage (ce que je vais faire en voyage pour transporter le moins de choses possible).

En ce qui concerne les poils, j’utilise un rasoir jetable que j’avais déjà avant de me lancer dans le Zéro déchet. Je me rase plutôt rarement donc il dure très longtemps. De plus, je n’utilise pas de crème à raser. En effet, dans la douche avec la chaleur et le savon, le rasoir glisse sans problème et la peau est belle après. Si jamais vous avez à vous raser à sec, vous pouvez utiliser de l’huile de coco pour faire glisser le rasoir. En plus, ça hydrate la peau!

Les dents

Depuis quelques mois, je fais moi-même mon dentifrice. La recette prend cinq minutes à faire et ne comporte que trois ingrédients. La voici:

Deux portions d’huile de coco pour une portion de bicarbonate de soude. Ajouter une dizaine de gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée. Mélanger dans un contenant de votre choix. Voilààààà!

Attention ici aussi: Ça ne mousse pas! Mais je n’ai jamais senti ma bouche aussi propre et mes dents aussi douces.

Il existe différentes recettes de dentifrice maison, à vous de choisir celle qui vous convient. J’en avais testé une à base d’argile verte mais ça irritait mes gencives, donc je suis revenue à cette recette-ci.

Ensuite, bien sûr, j’utilise une brosse à dent en bambou! Compostable et tellement jolie! 🙂

Le déo

Pour le déo je suis présentement en mode test. Je dois dire que mes conclusions tardent à arriver puisque je ne m’en mets pas chaque jour (j’ai la chance de ne pas suer beaucoup). D’abord je termine un tube de déo que j’ai entamé il y a un an (ça dure une éternité!!!).

Ensuite, j’ai récemment acheté une pierre d’alun. C’est spécial à utiliser car il faut se mouiller les aisselles pour que ça fonctionne (on mouille la pierre et on la frotte sur nos aisselles). Donc il faut idéalement l’appliquer genre en sortant de la douche.

Je teste aussi l’huile essentielle de palmarosa. J’en mets une goutte sur mon doigt et je frotte sous mon bras. J’aime bien cette option: je ne sue pas quand j’en mets et ça sent super bon! (À mettre avant de sortir par contre car ça sent beaucoup, on veut laisser le temps à l’odeur de se dissiper un peu).

Il existe aussi des recettes DIY un peu partout sur le web, mais je n’ai jamais les ingrédients sous la main. De plus, le moins d’ingrédients et le moins de travail, le mieux!

Laissez-moi savoir en commentaire qu’est-ce que vous préférez!

Le maquillage

Depuis avril 2017 je ne me maquille plus, sauf pour le crayon à sourcils. Résultat: ma trousse de voyage et ma salle de bain sont hyper épurées. De plus, j’économise beaucoup de temps le matin, puis je sais toujours où tout se trouve!

Alors voilà, ceci est ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste! C’est important de savoir que c’est du cas par cas. Ma routine n’est pas une but ultime à atteindre si l’ont veut épurer sa salle de bain et diminuer ses déchets. Cela est ce qui fonctionne bien pour moi, et ce avec quoi je me sens bien.

Le mieux est de faire soi-même ses expériences et explorer les différentes alternatives, car il en a pour tous les goûts et besoins!

Dites-moi en commentaire ce que vous utilisez ou si vous avez des questions, il me fera plaisir de vous répondre! 🙂

Restaurants: Comment produire moins de déchets?

Pour ceux qui ne me connaissent pas,  Annie-Pier a travaillé dans deux restaurants pour un total cumulé de près de 8 ans (Valentine, Mikes). De son côté, Élisa est serveuse depuis quelques mois. C’est phénoménal la quantité de déchets qui sont produits, surtout dans les restaurants de type fast-food ou comptoir. En tant que consommateur, nous pouvons avoir un impact sur les habitudes de ces commerces, en encourageant les restaurants à être plus écoresponsables, en boycottant ceux qui ne le sont pas et en demandant des changements.

Par contre, cet article ne s’adresse pas directement aux consommateurs, mais bien aux restaurateurs. L’objectif est de donner des trucs d’envergure différente afin de réduire les déchets générés en cuisine et en salle à manger.

1- Compostez

Le compost est absent d’énormément de restaurants! Toute la nourriture  est envoyée à la poubelle. Que ce soit les pelures de bananes, les extrémités des piments, les pieds de brocoli (qui sont rarement utilisés) ou autres, le tout est jeté. Résultat: on peut sortir jusqu’à 7 grands sacs de poubelle par jour pour un restaurant de taille et d’affluence moyennes. Les sacs sont super lourds, ils puent, quand ils perçent ils coulent, bref, c’est dégoûtant. À penser que tous ces déchets ne seront pas compostés mais bien enfouis, c’est encore plus dégoûtant.

Solution: instaurer des stations de compost dans la cuisine, mais aussi dans la salle à manger. Quand c’est du libre-service par cabarets, les gens pourront trier et mettre leurs restants de nourriture dans le compost et le reste à la poubelle. Bon, le mieux serait que la vaisselle soit aussi compostable (voir le point 4).

2-Bannissez les pailles de plastique

Les fameuses pailles de plastique! Elles sont partout, absolument partout, mais ô combien polluantes. C’est fou de penser qu’une paille dont l’utilisation est aussi éphémère ne se décomposera pas avant des centaines d’années. De plus en plus de restaurants entament une réflexion par apport à la paille de plastique. Si certains ne la donnent pas automatiquement, d’autres l’ont carrément bannie. Le bar Ou Quoi Salon Urbain, dans le Vieux-Hull, ne donne plus de pailles et en a des compostables si les clients insistent.

Solution: Ne plus offrir systématiquement des pailles en plastique. Se procurer des pailles biodégradables et les donner seulement sur demande.

Cesser d’offrir automatiquement des pailles dans les breuvages

3- Pas de roll-ups

C’est quoi un roll-up? C’est quand vous recevez vos ustensiles enroulés dans une serviette de table jetable et maintenue avec un papier autocollant. Ce n’est pas tout le monde qui utilise une serviette en mangeant (je me salis très rarement, donc je n’utilise jamais ma serviette). Mais pour avoir accès à mes ustensiles, je dois ouvrir le roll-up. Je gaspille ainsi le papier autocollant et la serviette.

Solution: Arrêtez de nous amener nos ustensiles dans des roll-ups! Disposez les ustensiles directement sur le napperon (avec ou sans serviette, pour moi sans).

4- Avoir seulement de la vaisselle et des instruments lavables ou du moins, compostables

Au Mikes, chaque fois que vous commandez une pizza, cela signifie qu’un sac de plastique est mis à la poubelle. Parce que chaque portion de croûte est gardée séparément dans un sac de plastique. Chaque fois que vous prenez une salade du jardin, votre vinaigrette vous est servie dans une petite coupe de plastique qui sera jetée après votre repas. Dès que vous demandez de la mayonnaise, elle arrive dans la même petite coupe de plastique. Toute confiture utilisée le matin provient de petits casseaux jetables. Chaque portion de fève aux lards est aussi servie dans cette chère coupe. Chaque jour, tous les jours, chaque client, tous les clients. C’est énormément de déchets, mais c’est aussi des coûts qui pourraient être évités par le restaurant.

Dans les chaines de restauration rapide, comme le Valentine, même si les gens mangent sur place, leur nourriture est servie dans de la vaisselle jetable. Bols à poutine, assiettes à club sandwich, ustensiles, tout est jeté après utilisation.

Solution: Il s’agit seulement de se munir de petits ramequins de céramique ou de petites coupes lavables, qui peuvent être lavées à la plonge et réutilisées dans les assiettes. Il s’agit d’un coût plus important pour le restaurateur au premier achat, mais qui se rentabilisera rapidement. Pour les aliments gardés dans les sacs de plastique, il s’agit de se doter de plats avec couverts. Aussi, remplacer les bâtonnets de café en plastique ou en bois par des cuillères.

5-Changer son mode d’approvisionnement

Si on veut vraiment amener un gros changement dans son restaurant et qu’on a la possibilité de le faire, il est suggéré de changer son mode d’approvisionnement. Les restaurants indépendants ont davantage de flexibilité que les chaines ou les franchises en ce qui concerne le mode d’approvisionnement. Quand il s’agit de chaines ou de franchises, les aliments arrivent souvent suremballés et transportés dans des sacs ou des boites aux couleurs de l’entreprise. On a aussi peu d’options pour le choix des matériaux pour les contenants de livraison ou au comptoir. Résultat: beaucoup de restaurants servent leurs repas ou mettent leurs aliments dans des contenants de styromousse. On vous rappelle que le styromousse n’est pas recyclable. C’est donc zéro écolo.

Solution: On tente donc de privilégier les circuits courts et les aliments qui ne sont pas suremballés. On tente d’acheter nos aliments secs, comme le riz, les bâtonnets de canelle, les croûtons à salade dans un magasin en vrac. On demande de recevoir nos poivrons non emballés (individuellement ou groupés). Il faut tenter au maximum d’éviter les contenants en styromousse et on favorise les contenants en carton recyclé et recyclable ou compostable. Il est aussi possible d’inciter la clientèle à amener ses propres plats pour les mets à emporter en offrant un pourcentage de rabais sur la commande.

Encouragez les restaurants que vous fréquentez à intégrer de petits gestes au quotidien.

Et dites-nous, connaissez-vous des restaurants zéro-déchet ou qui font un effort pour le devenir?

Bilan de ma première année Zéro déchet 

Adopter un mode de vie Zéro déchet est un éternel parcours. En effet, dans la société d’aujourd’hui, il est très peu probable d’arriver à un impact 100% Zéro sur l’environnement. Toutefois, il est possible de modifier certaines habitudes afin de diminuer notre production de déchet. Afin d’illustrer cet éternel parcours et de prouver qu’il est parfaitement possible de faire la transition facilement, j’ai noté mon évolution depuis le jour où j’ai décidé de me lancer dans le Zéro déchet. Voici donc mon parcours, mois après mois pour 2017!

Janvier :

  • Achat d’une tasse à café réutilisable et d’une gourde d’eau en inox que j’ai toujours sur moi
  • Achat par internet de sacs à fruit et légumes en filet
  • Achat par internet de lingettes démaquillantes réutilisables
  • Premier essai des mouchoirs en tissus
  • Première tentative d’épicerie sans déchet (en super marché): Mes seuls déchets ont été un emballage de tofu, des autocollants sur les fruits, des élastiques autour des asperges, et une boite de pâtes (en carton donc recyclable, au moins).
  • Dernier achat d’articles neufs (sous-vêtements et pantalons de sport)
À lire pour aller plus loin

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Un an sans magasinage!

Février:

  • Première tentative d’apporter mon propre contenant réutilisable au fast food du coin: Génial! Le propriétaire me parle de son idée de peut-être offrir rabais à ceux qui le font! (Depuis, chaque fois que j’y vais, il me charge moins cher hehehe)
  • Fabrication de fixatif à cheveux maison (recette de Bea Johnson): ça fonctionne, mais ça pu.
  • Achat de bas de nylon neufs ?
  • Première virée au Bulk Barn avec mes contenants (première épicerie 100% Zéro déchet!)
  • Conversion à la coupe menstruelle: J’ADORE

Mars:

  • Achat de pailles en stainless
  • Premier essai de serviettes hygiéniques réutilisables: pour moi c’est non…
  • Fini deux grosses bouteilles de shampoing et achat de shampoing solide
    -Début de mon désencombrement: échange de vêtements avec des amies et don de plusieurs lires dans des bibliothèques itinérantes
À lire pour aller plus loin:

Comment organiser un swap de vêtements dans votre ville

Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf?

J’ai éliminé 2017 objets de mon appartement en 5 mois

Avril:

Mai:

  • Arrêt du maquillage (sauf pour le crayon à sourcil): Transition difficile, ma peau se détoxifie et n’est pas très belle au début, mais après quelques semaines, elle n’a jamais été aussi belle!
À lire pour aller plus loin:

Pourquoi je me maquille plus?

Juin:

  • Organisation de notre premier événement d’échange de vêtements

  • Bénévolat au Festibière de Gatineau avec l’équipe d’Enviro Éduc-Action (ramasser la vaisselle sale, la laver, et la ramener dans les camions-restos)

Juillet:

Août:

  • Essai du projet 333
  • Adoption du dentifrice maison (huile de coco + bicarbonate de soude)
À lire pour aller plus loin:

Garde-robe minimaliste: Je tente le projet 333

Huile de coco: économiser grâce à 10 utilisations testées et approuvées

Septembre:

-Ménage virtuel: Suppression de près de 500 amis Facebook et réglage de mes applications afin de ne plus recevoir de notifications. Voir mon article sur le minimalisme et les médias sociaux

Octobre:

Source: http://bit.ly/2m4oKte

Novembre:

  • Organisation d’un événement-discussion sur le Zéro déchet et le minimalisme
  • Première tentative de fabrication de sacs à fruits et légumes

Décembre:

  • Fini mon tube de déodorant et achat d’une pierre d’alun
  • Fabrication de baume à lèvre maison (Huile de coco, beurre de karité et fécule de maïs)

Voilà ce qui conclue le bilan de ma première année de transition vers un mode de vie Zéro déchet. Ça s’est super bien passé. Je dirais que tout ce qu’il faut pour y arriver, c’est un peu de volonté, de la patience, et de l’ouverture d’esprit.

Comment se passe votre transition à vous?? Y a-t-il certaines habitudes qui vous semblent plus difficiles à changer que d’autres?

Bilan de ma première année minimaliste

Comme chaque fin d’année, il importe de faire un bilan et prendre du temps pour faire le point de l’année qui vient de se passer. Cette année, le bilan est tout particulier pour moi, car j’ai apporté des changements majeurs dans mes habitudes de consommation et mon mode de vie. Ce bilan permettra de faire un retour sur cette belle année et me fixer de nouveaux objectifs pour 2018.

2017, une année de lectures et de changements

Pour moi, l’année 2017 fut riche en lectures de toutes sortes, mais j’ai surtout lu des livres documentaires sur le minimalisme et le zéro-déchet. J’ai lu énormément pour m’imprégner de cette philosophie de vie et pour savoir pourquoi j’avais entrepris ce changement de cap. Certains livres portaient plus sur la philosophie du minimalisme et du zéro-déchet alors que d’autres portaient sur le comment. Voici quelques idées de livres pour ceux qui voudraient en connaitre plus sur ces modes de vie:

Évidemment, j’ai emprunté tous ces livres à la bibliothèque. Il ne sert à rien de s’encombrer de livres qui nous incitent à désencombrer notre maison. Pour le plaisir, j’ai calculé la valeur monétaire de tous les livres que j’ai empruntés cette année à la bibliothèque. Mon calcul s’élève à 941,00$. J’ai donc économisé près de 1000$ (avant taxes) en empruntant mes livres à la bibliothèque et en cessant de les acheter (ce que je faisais avant). Wow!

Le bilan minimaliste

  • Plus de 2000 objets en moins

Ceux qui suivent le blogue depuis quelque temps savent que je me suis débarrassée de 2017 objets en 5 mois. Ces 5 mois ont été vraiment libérateurs et j’ai réussi à ne pas me ré-encombrer par la suite. J’ai bien sûr de nouveaux objets, mais ce sont des objets qui rajoutent de la valeur à ma vie ou qui me permettent de produire moins de déchets (des plantes, une table de chevet, des sacs et couvercles en silicone pour ma nourriture, une coupe menstruelle, du papier de toilette lavable, etc.). Ma maison est très épurée et relaxante. Défi réussi!

  • Une cuisine simplifiée

Puis, en 2017, j’ai cessé de me casser la tête et j’ai cuisiné des repas simples que nous aimons. Cela m’a enlevé un stress immense et je suis toujours satisfaite de mes repas. Mon épicerie se fait super rapidement, car je sais où tout se trouve. Je rate rarement mes repas, car je sais les recettes et ingrédients par coeur. C’est parfois redondant, mais ça ne nous dérange pas. J’assume que certains me trouvent plate 😉 Si vous désirez plus de trucs pour vous simplifier la vie dans la cuisine, c’est par ici.

  • Une épargne considérable

Ensuite, c’est 11 400$ entre janvier et septembre 2017 que j’ai mis de côté, dans un REER. C’est énorme. Ça s’explique par le fait que j’ai fini mes études et que je travaille à temps plein, mais aussi parce que j’ai arrêté de dépenser pour rien. Je suis plus sélective dans mes dépenses, j’essaie d’emprunter des objets ou d’en acheter des usagés à prix réduit quand je le peux. J’ai cessé d’acheter du maquillage (économie d’environ 150$ par année), je n’achète plus (ou presque!) de vêtements neufs (économie d’environ 600$ par rapport à l’année précédente), j’ai terminé mes paiements de voiture (économie de 2000$ par année), etc. Ce REER, il m’a permis de m’acheter une maison cette année, car il a couvert ma mise de fonds. C’est quand on additionne tous nos postes budgétaires qu’on se rend compte de tout l’argent qui est dépensé en trucs inutiles!

  • Plus de temps pour mes passe-temps

Le minimalisme m’a permis de prendre du temps pour moi, pour faire ce que j’aimais vraiment faire. Je joue au frisbee deux soirs par semaine. J’ai revu mes priorités et me suis mise indisponible les mercredis soirs, pour me permettre de jouer au frisbee avec mes amis et de passer une belle soirée avec eux. J’ai aménagé une table de casse-tête permanente dans mon sous-sol, où je passe plusieurs heures par semaine. Je lis environ 1 roman par semaine (minimum). Je poursuis tranquillement l’apprentissage de l’espagnol sur Internet. Pour la première fois de ma vie d’adulte, je suis allée voir une pièce de théâtre entre filles.

  • Vente de ma voiture

J’ai une voiture depuis que j’ai 16 ans. J’ai toujours cru que la voiture était un synonyme de liberté. Je pouvais aller où je voulais quand je le voulais. Dernièrement, ma voiture est devenue une fardeau pour moi. Je me suis rendue compte qu’on est beaucoup plus libre sans paiements, sans crédit et sans voiture à déneiger l’hiver.

Nous sommes déménagés plus près de mon travail. Je suis à 3km du bureau. Il devenait évident que nous pouvions nous débrouiller avec 1 seule voiture pour deux personnes. J’ai donc fait le saut et j’ai vendu ma voiture.

Avoir une voiture coûte environ 7000$ par année (paiements mensuels+assurances+plaques+entretien+réparations+ essence+ stationnement). Être conductrice occasionnelle de la voiture de mon conjoint et prendre un abonnement annuel pour l’autobus me coûtera environ 1500$. L’emplacement de ma maison me permet de me rendre à l’épicerie, à la pharmacie, au restaurant, à mon travail, à l’université et aux bars que je fréquente à pied ou à vélo.  Je suis donc libre de m’y rendre quand je veux. Et je me libère d’environ 6000$ par an. Pour moi, c’est ça la vraie liberté.

Le bilan zéro déchet

J’avais l’impression d’avoir faits de petits changements dans mon mode de vie, mais en additionnant tous les petits changements, je réalise que j’ai vraiment changer mes habitudes de vie et que je produis énormément moins de déchets.

Voici les trucs zéro-déchet que j’ai mis en application cette année:

  • Virage vers les mouchoirs en tissu
  • Coupe menstruelle au lieu des tampons
  • Vieilles retailles de chandail au lieu des guénilles jetables
  • Barres de savon pour remplacer le savon à main et le nettoyant à visage
  • Sacs en filet pour mes fruits et mes légumes
  • Couvercles en silicone et des sacs en silicone pour éviter la pellicule plastique, le papier de plomb et les ziploc
  • Moules à muffin en silicone pour éviter le papier à muffin
  • Magasinage dans les magasins de vrac pour la nourriture sèche
  • Affichage d’un auto-collant Pas de pub sur ma boite aux lettres
  • Compost dans ma nouvelle maison
  • Brosse à dent en bambou
  • Boules de séchage
  • Vente de ma voiture

Objectifs de la prochaine année

Donc, avec ce bilan en tête, mon principal objectif de la prochaine année est de continuer mes efforts pour avoir une vie plus simple, plus respectueuse de l’environnement. Plus spécifiquement, voici mes objectifs de la prochaine année:

Mes objectifs pour 2018
Mes objectifs pour 2018

D’un point de vue plus large, mes objectifs sont aussi les suivants:

  • Aller au travail à pied, à la course ou à vélo au moins 3 jours par semaine;
  • Poursuivre l’apprentissage de l’espagnol;
  • Apprendre à faire des travaux sur ma maison;
  • Faire du camping aussi souvent que possible;
  • M’impliquer dans mon association de quartier

Et vous? Êtes-vous satisfaits de votre année 2017? Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés?