Mon premier anniversaire en tant que minimaliste assumée

Un mode de vie qui me trottait dans la tête depuis un bout

Ça fait des années que je lance des idées nouvelles, pour Noël et pour mon anniversaire. «Aucun emballage!», «Aucun objet, que des escapades ou certificats-cadeaux pour des activités!» ou encore «Aucun cadeau, mais on fait une activité en famille!». Ces initiatives sont toujours mortes dans l’œuf, parce que les gens autour de moi étaient frileux à l’idée de modifier les traditions ou leurs habitudes, et je me ralliais, peut-être par manque de conviction. Mais cette année, ce fut différent. En effet, j’ai assumé mon mode de vie minimaliste et j’ai fait en sorte que tout le monde autour de moi le sache (via le blogue, notamment).

Cela a donc amené les gens autour de moi à me poser des questions, alors que mon anniversaire approchait, sur ce que je désirais avoir. J’ai aussi dû défaire quelques idées préconçues et cela a donné lieu à de bonnes discussions.

Oser demander ce qu’on veut

Ma belle-famille, mon copain, ma mère et mon beau-père, tous m’ont posé la même question : «Donc là, c’est quoi tu veux pour ta fête?». J’ai dû me creuser quelque peu le cerveau afin de voir s’il me manquait des choses à la maison, des choses dont j’avais réellement besoin et que j’allais utiliser. J’avais le goût d’avoir une plante depuis quelque temps. Je n’ai jamais eu le pouce vert et je n’ai jamais pris le temps de m’occuper d’une plante. J’avais envie de relever ce nouveau défi et avouons-le, c’est tellement beau une plante dans un décor minimaliste! Cliché, je sais…

La semaine de ma fête, je suis donc allée avec ma belle-maman chez un fleuriste afin qu’on me choisisse une plante que j’allais aimer et dont j’allais vouloir prendre soin.

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Ma belle plante que j’adore !

La transition vers le mode de vie Zéro déchet nécessite aussi quelques achats afin de se doter d’objets permanents qui remplaceront les objets à usage unique. Mon conjoint m’a donc offert des sacs de congélation en silicone (commandés via le web), que j’utilise pour congeler ma viande, mes fruits, etc. Finalement, ma belle-sœur m’a offert de beaux sacs à fruits de chez Saksac pour mes achats à l’épicerie.

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Mes beaux sacs de chez Saksac! Très hâte de les utiliser et remplacer mes grands sacs à lavage en filet!

Ma mère m’a offert un crédit voyage, c’est-à-dire une valeur en argent qu’elle me remettra lorsque je ferai un prochain voyage.

Ma meilleure amie m’a donné un beau sac à sandwich en tissu, de Coudki et m’a payé mon déjeuner aux Miels d’Anicet. J’en ai profité, sur place, pour acheter des pains de savon Mélia en vrac. Un moment parfait, avec des amies parfaites. Faites le plein d’expérience et le vide d’objets, qu’ils disent…

Et j’ai reçu un peu d’argent de la famille. Je peux donc l’utiliser à ma guise. En bonne minimaliste, je l’ai déposé à la caisse afin de les placer dans mes REER.

Oser se débarrasser de ce dont on n’a pas besoin

Un bout plus difficile pour certains est de refuser des cadeaux ou de s’en départir par la porte d’en arrière.  Il peut être délicat d’avoir à retourner un cadeau. On ne veut pas blesser les personnes, on ne veut pas faire de malaise, etc. Par contre, les minimalistes devront nécessairement faire face à ces situations. Il faut apprendre à le faire avec tact et sans blesser les gens. Par exemple, à Noël cette année, j’ai reçu des cadeaux que je savais que je n’allais pas utiliser, comme des draps santé. Connaissant la valeur de ces draps, j’ai préféré le mentionner immédiatement, plutôt que les laisser prendre la poussière dans la garde-robe. Je trouve que les draps santé sont trop chauds et je suis incapable de dormir là-dedans. C’est donc ma belle-sœur qui en a hérité et elle les adore! Elle les utilise et est super confortable dedans. C’est donc gagnant-gagnant.

Remercier les gens de respecter nos décisions

Le mode de vie minimaliste a certainement un impact sur les gens autour de nous. En adoptant ce mode de vie, on bouscule quelque fois notre entourage et on l’amène à se remettre en question. Il faut faire part de notre reconnaissance envers les gens qui respectent notre mode de vie et qui font des efforts pour le connaître, le comprendre, et le respecter.

J’ai récemment reçu une carte de remerciements de mes collègues à la Table jeunesse Gatineau, à la suite de mon départ du conseil d’administration. Ils ont eu la charmante attention de choisir une carte compostable et qui contient des semences, pour que je puisse la composter éventuellement. C’est une petite attention qui fait toute la différence pour moi.

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Dans le papier de cette carte, il y a des graines de 10 fleurs sauvages différentes.

En conclusion, je peux dire qu’assumer mon mode de vie minimaliste a contribué à clarifier la situation pour tout le monde quant à ma position envers les cadeaux matériels. Cela m’a donné le courage nécessaire pour oser demander ce dont j’ai besoin, mais aussi pour me départir des objets qui m’avaient été offerts et que je gardais par culpabilité. Surtout, cela m’a donné la parfaite justification pour refuser les petits cadeaux et gadgets de toutes sortes et m’a permis de vivre, peut-être pour la première fois, un anniversaire en parfaite adéquation avec mes valeurs.

Si vous voulez des trucs pour gérer les anniversaires et les cadeaux, en tant que minimaliste ou en tant que proche d’un minimaliste, allez lire cet article d’Élisa:

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Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf?

Vous êtes tannés de votre linge, mais vous ne voulez pas en acheter du nouveau? Il existe de nombreuses alternatives!

1. Les swaps ou échanges de vêtements

Les swaps, ou échanges de vêtements, sont pour vous! Il existe différentes façons de faire des swaps. Les deux plus courantes sont de faire une soirée swap, c’est-à-dire d’inviter une dizaine de personnes chez soi et leur dire d’amener du linge à donner/échanger. Tour à tour, chaque personne présente ses morceaux et les personnes intéressées se manifestent et repartent avec les morceaux choisis.

La deuxième façon la plus courante est de faire un sac de vêtements qui changera de mains et qui permettra à chaque personne de prendre des morceaux et de renflouer le sac avec ses propres vêtements. Il suffit de faire un circuit et d’identifier dans quel ordre devra se promener le sac. Quand la 1ère personne a terminé, elle contacte la 2e et ainsi de suite.

Dans les deux cas, on peut y faire de belles trouvailles sans dépenser un sou et en valorisant les objets qui existent déjà ! Il faut par contre faire attention de ne pas tomber dans le piège du «C’est gratuit». Les swaps vont tester votre capacité à reconnaitre les vêtements ou accessoires dont vous avez réellement besoin et à ne prendre que ceux-ci. Quelques trucs pour ne pas tout ramasser: se donner une limite de morceaux à rapporter, inscrire sur un papier ou sur votre téléphone les morceaux que vous cherchez et vous en tenir à cette liste ou encore, demander à une amie de vous accompagner et de vous surveiller 😉

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 2.  Les magasins de seconde main

St-Vincent-de-Paul, Village des valeurs, Friperie de l’Amitié, Bibi Shop, et j’en passe! Il y a beaucoup de magasins de seconde main ou de friperies dans le coin, des deux côtés de la rivière. Les vêtements sont souvent en très bon état et à un prix ridicule. Même chose pour les accessoires comme les lunettes de soleil, chapeaux, foulards, souliers, sacs à main, etc. Certains magasins offrent même un pourcentage de rabais aux étudiants ou vous accordent un rabais si vous apportez des objets à donner. C’est gagnant-gagnant.

3. Les groupes Facebook de ventes, d’échanges ou de dons

Facebook est une mine d’or pour trouver des groupes de ventes, d’échanges ou de dons. Par exemple, le groupe Bric à Brac a près de 50 000 membres des 4 coins de l’Outaouais. Chaque jour, il y a des dizaines d’annonces de vêtements à vendre à petit prix. Il existe aussi des groupes axés spécialement sur la vente de vêtements. Inscrivez seulement le mot clé Vêtements dans la barre recherche sur Facebook et plusieurs apparaitront. Finalement, pour les dons de vêtements ou d’accessoires, il y a toujours les groupes Buy Nothing.

4. Organiser un événement de financement/charité/à vocation sociale

Une coopérative de la région, Créagora organise un Troc Party, le 17 mai prochain. Les fonds amassés via la vente de vêtements iront à la coopérative et tous les vêtements et accessoires invendus iront à une maison d’hébergement. Chaque item est vendu entre 2 et 8$.

Pour s’inscrire à l’événement, cliquez sur le lien suivant.

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5. Les prêts de vêtements

Une astuce sous-utilisée est d’emprunter des vêtements, de façon ponctuelle, à des amis ou de la famille. Par exemple, vous êtes invitée à un mariage? Au lieu d’acheter une robe que vous ne risquez de porter une seule fois, pourquoi ne pas faire le tour de votre réseau pour emprunter cette robe? Même chose pour des pantalons de randonnées, un coupe-vent, un manteau pour aller faire du ski ou du snow, etc.

Dans tous les cas, on vous invite à y penser à deux fois avant d’acheter du linge neuf. Il existe tellement de linge en bon état qui dort dans les placards depuis des années. Il s’agit de leur redonner vie en permettant à quelqu’un d’autre de les porter.  On vous laisse sur une adaptation de la pyramide de Maslow, version achats (source de la photo:Sarah Lazarovic)

 

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Quelle alternative préférez-vous parmi celles présentées? Avez-vous d’autres idées? 

5 façons dont le minimalisme vous fera gagner du temps

Un des constats majeurs que j’ai fait depuis que j’ai adopté un mode de vie minimalisme est l’économie de temps qu’il m’apporte. Avant, j’étais constamment occupée,  je m’achetais souvent des repas au restaurant parce que «je n’avais pas le temps de me faire de lunch» et j’étais découragée par le temps que je passais à faire du ménage dans mon appartement. 4 mois après avoir adopté un mode de vie minimaliste, j’ai plein de temps libre pour faire ce que j’aime vraiment, j’apporte toujours un lunch fait maison et à part l’entretien général (lavage, vaisselle, etc.), je ne passe que très peu de temps à faire le ménage. Vous voulez savoir comment le minimalisme parvient à sauver du temps comme cela? Voici cinq façons.

  • Moins d’objets : moins de temps à ramasser et faire le ménage

Fini l’époussetage des bibelots, des dizaines de cadres, du réveil-matin et bien plus, sur ma commode à linge. Alors qu’avant,je devais épousseter chaque objet et les soulever pour nettoyer ma commode, je ne fais que passer une guénille rapide sur la surface de ma commode et le tour est joué!

Même chose sur le comptoir de cuisine. Avant, je devais non seulement laver la surface, mais épousseter chaque gadget de cuisine qui s’y trouvait : grille-pain, mijoteuse, malaxeur pour smootie et grille-panini (!). Maintenant, il n’y a que le grille-pain sur le comptoir. Le lavage se fait bien plus rapidement.

Vous avez compris le concept, mais je donne un autre exemple encore : ma vanité de salle de bain. Elle ne comprend maintenant que le verre qui comporte nos brosses à dent, le savon à main et un vase avec une fleur artificielle (pour la déco quand même!). Fini les tubes de crèmes hydratantes, les déodorants, les rasoirs, les bijoux, les baumes à lèvres, les comprimés de tylenol, etc. Maintenant que j’ai épuré mon armoire de salle de bain ainsi que tous les tiroirs pour ne garder que l’essentiel, cela me donne de l’espace de rangement supplémentaire où je peux ranger les items qui trainaient sur ma vanité. Un coup de lavette et le tour est joué!

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  • Moins de temps à chercher ses objets 

Dans un appartement minimaliste, le moindre objet qui traine ou qui n’est pas à sa place saute aux yeux! Effectivement, chaque objet a sa place et celle-ci se doit d’être respectée. En remettant chaque objet à sa place après chaque utilisation, on s’assure de ne pas perdre de temps à le chercher parce qu’on l’aurait laissé trainer à quelque part. Et comme nous avons moins d’objets et que nous avons passé 3-4-5 fois dans chaque racoin de la maison pour faire du désencombrement, nous avons une connaissance fine de l’emplacement de nos objets. Fini la perte de temps pour chercher ses clés, la râpe à fromage, son casque de vélo, sa prise de cellulaire, etc.

  • Moins de temps dans les magasins

Qui dit minimalisme dit moins de virées dans les centres d’achat. En effet, les seuls commerces que j’ai faits dans les derniers mois sont l’épicerie, le Bulk Barn ainsi que la pharmacie. Il faut dire que je n’ai jamais été une fille qui aimait magasiner. Après 45 minutes de magasinage, j’étais exténuée pour le reste de la journée! Trop de gens, trop d’objets, trop de vêtements, trop de publicité, musique trop forte, etc. La beauté du minimalisme est que je n’ai plus à me rendre dans les magasins et ce, même quand j’ai besoin de quelque chose. Comme alternative aux magasins (et donc aux dépenses!), j’emprunte les objets en question à mon entourage, j’inscris l’objet dont j’ai besoin sur mon groupe local Buy Nothing  ou je me rends tout simplement compte que je n’en ai pas réellement besoin. Dans le dernier mois, via le groupe Buy Nothing, j’ai obtenu un tube de crème hydratante, une tasse de peinture à tableau noir et 4 pots masson 1 L. Le tout sans aucune dépense et en valorisant des objets qui ne l’étaient plus dans leur maison actuelle.

  • Garde-robe épurée : plus de temps pour dormir le matin

Paradoxalement, pour une fille qui ne magasinait pas beaucoup, j’avais énormément de vêtements. Plusieurs qui m’ont été donné par des amies, certains que je trainais depuis le secondaire et le cégep et d’autres que je m’étais procurée dans les grandes chaines. J’en avais tellement dans ma garde-robe que je ne voyais plus ce que j’avais vraiment et je me plaignais de n’avoir rien à porter. Ironique, n’est-ce pas?

J’ai donc décidé de purger ma garde-robe. Chaque vêtement est passé sous une évaluation fine. Au bout du compte, ce sont plus de 100 morceaux qui ont quitté mon appartement. Et maintenant, au lieu de passer 15 minutes chaque matin à me demander ce que j’allais porter et ne pas être satisfaite, je balaie des yeux ma garde-robe pendant 10 secondes et je sais que peu importe le morceau que je choisirai, j’allais être satisfaite parce que ma garde-robe ne contient que des vêtements que j’adore porter.

De plus, étant donné que j’ai cessé de me maquiller et que je me contente maintenant d’une coiffure plus naturelle, je sauve en moyenne 20 minutes chaque matin. C’est 20 minutes que je prends pour dormir à la place et c’est tout simplement GÉ-NI-AL.

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  • Moins de temps à accorder à des trucs non prioritaires = plus de temps pour faire ce qu’on aime vraiment

Le minimalisme m’a amenée à analyser les activités de ma vie quotidienne afin de voir ce à quoi j’attribuais mon temps. J’avais toujours l’impression d’être à bout de souffle et de manquer d’énergie, car je ne savais pas m’arrêter. L’université à temps plein, des dizaines d’heures de travail par semaine, du bénévolat pour plusieurs organisations, et ce, simultanément. Et quand j’avais du temps libre, j’assistais à un 5 à 7, à un panel, à une conférence, etc. Je croyais que ce mode de vie avait un sens pour moi jusqu’à temps que je m’arrête et que je me questionne vraiment. Qu’est-ce que ce rythme de vie effréné ajoutait comme valeur à ma vie?  Et la réponse : absolument aucune valeur. J’ai même réalisé que ce mode de vie enlevait de la valeur à ma vie, car il grugeait le temps dont j’aurais eu besoin pour faire les trucs que j’aimais vraiment. Ce fut une révélation  pour moi et maintenant, j’ai cessé plusieurs de mes implications, je travaille seulement 28 heures par semaine (sur papier pour l’instant, mais ça devrait se placer sous peu 😉 ) et j’ai plein de temps pour faire ce que j’aime vraiment. Je me suis réinscrire au ultimate frisbee pour cet été, j’ai recommencé à lire de nombreux romans, je vais nager et j’ai plus de temps pour cuisiner mes lunchs. Je n’ai plus peur des espaces blancs dans mon horaire. Au contraire, je les accueille avec grand bonheur, car ces moments me permettront de m’adonner à des activités que j’aime vraiment et de me reposer.

Bref, le mode de vie minimaliste, en plus de vous faire économiser de l’argent (ce sujet fera l’objet d’un article ultérieurement), contribue à sauver énormément de temps. Il s’agit de l’un de ses nombreux avantages. Avez-vous adopté ce mode de vie? Qu’est-ce qui vous retient? Si vous l’avez adopté, constatez-vous comme moi l’énorme gain de temps qui s’y rattache?

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On a rencontré Béa Johnson!!!

Le 19 avril dernier avait lieu à Ottawa la conférence Zero Waste Talk avec Béa Jonhson, la «guru» du Zéro déchet. L’événement était organisé par l’épicerie Nu Grocery, la première épicerie Zéro déchet qui ouvrira ses portes à Ottawa cet été.

Voici notre compte-rendu de l’événement!

Tout commence avec un mot de Valérie, la propriétaire de Nu Grocery. Elle nous souhaite la bienvenue, présente son projet, et passe le micro à Béa Johnson.bea johnson_conference zero dechet_lestulipes.ca

Béa prend la parole et commence par parler brièvement de son histoire et des raisons qui l’ont poussée à complètement changer son mode de vie et se lancer dans le minimalisme et le Zéro déchet. Nous n’étalerons pas les détails ici puisque nous voulons nous en tenir à la conférence, mais vous pouvez découvrir son mode de vie sur son blogue www.zerowastehome.com, ou encore dans son livre (dont on recommande la lecture à 100%), Zéro déchet.

Ce qui nous a particulièrement plu, c’est la transparence et l’authenticité de Béa. Elle admet avoir échoué plusieurs fois dans sa démarche, et elle s’assume complètement! Elle nous a d’ailleurs fait rire plusieurs fois en parlant de ses fails, comme lorsqu’elle a essayé le No Poo (un moyen de se laver les cheveux sans shampoing, avec du bicarbonate de soude et du vinaigre de cidre de pomme), et que son entourage lui suppliait d’arrêter vu l’odeur et l’apparence pas très positives de ses cheveux. «Let me tell you that, for me, this technique for me, is total bulls***, omg sorry Jesus!», a-t-elle lancé sur la scène (la conférence avait lieu dans une Église, vous comprendrez donc les rires qui ont éclatés dans la salle!).

Elle poursuit donc en expliquant en quoi consiste le Zéro déchet, avec les 5 règles d’or du mode de vie:

  • Refuser (ce dont nous n’avons pas besoin)
  • Réduire (ce dont nous avons besoin et ne pouvons pas refuser)
  • Réutiliser (ce que nous consommons et ne pouvons ni refuser, ni réduire)
  • Recycler (ce que vous ne pouvez ni refuser, ni réduire, ni réutiliser)
  • Composter (le reste)

Chaque point est abordé en détail avec des exemples concrets et ses exemples à elle, dont la visite de sa maison pour parler de la réduction de nos besoins.

Elle nous montre chaque pièce: la cuisine (des pots en vitres à profusion et un frigo à l’horizontale pour tout voir et ainsi éviter le gaspillage de nourriture), la salle de bain (si peu de produits de beauté, c’est merveilleux!) et les chambres (une quinzaine de morceaux de vêtements par personne, et le strict minimum dont une chambre a besoin).

Béa nous parle de son mode de vie minimaliste et de tous les avantages qui viennent avec: économie de temps, d’argent et d’énergie, moins de stress, etc. C’est tellement inspirant!

Tout au long de la conférence, Béa ne manque pas un instant de nous apprendre des choses. Nous découvrons le Furoshiki, une méthode japonaise pour emballer et transporter à peu près tout (lunch, cadeaux, etc). Nous apprenons aussi que l’huile de tournesol est remplie de vitamine E, et c’est pourquoi elle l’utilise sur sa peau tous les jours. Elle nous donne aussi des astuces pour éviter d’acheter à répétition le même objet parce qu’il casse ou s’use: payer un peu plus cher pour une meilleure qualité, ou encore, choisir des entreprises qui offrent une garantie à vie sans conditions.

Elle poursuit en expliquant pourquoi le plastique est une matière qu’il faut éviter à tout prix. Elle aborde la dangerosité du plastique sur la santé, puis le fait le plastique est extrêmement mauvais pour l’environnement. Saviez-vous que chaque particule de plastique qui a été créée depuis l’invention du plastique est toujours présente sur la planète? Ou encore que malgré qu’il soit recyclable, seulement une infime partie du plastique qu’on met dans nos bacs l’est réellement? Et pour la partie qui est recyclée, l’objet obtenu par la suite ne l’est malheureusement pas à son tour. À méditer…

À la suite de tous ces arguments hyper solides sur l’environnement, c’est l’aspect financier du monde de vie Zéro déchet qui est abordé. Elle nous explique que son mari était plutôt réticent lorsqu’elle a voulu changer les habitudes de la famille…jusqu’à ce qu’il fasse les états de compte et réalise que leur nouveau mode de vie avait fait en sorte qu’ils avaient diminué leurs dépenses de 40%! Cela s’explique entre autres avec le fait que la famille magasine beaucoup moins qu’avant, et le fait de faire l’épicerie en vrac fait économiser le prix de l’emballage (environ 15% du prix d’un produit emballé va à l’emballage. C’est dire qu’on en a appris des choses mardi passé!

Finalement, le discours de Béa Johnson se termine avec une phrase qu’on entend si souvent mais que pourtant, beaucoup semblent toujours ne pas tenir compte dans leur consommation: Acheter c’est voter. En résumé: chaque dollar dépensé est un encouragement envers des pratiques et l’exposition de notre vision de la société future.

Période de questions et réseautage

La conférence prend fin et une période de question suit. Plusieurs excellentes questions se font poser et Béa y répond avec une aisance et un professionnalisme hors pairs. En voici deux dont nous étions particulièrement curieuses d’entendre la réponse:

  • Si vous aviez le choix entre un produit local mais emballé, ou un produit importé sans emballage, vous choisiriez quoi? Sa réponse: Moi mon but, c’est d’avoir le bocal de déchets le moins rempli à la fin de l’année. J’ai choisi d’encourager le sans emballage parce que c’est ce que je crois qui est le mieux. Je comprends que certains ne sont pas en accord avec ça, mais c’est ma décision et je suis heureuse avec.
  • Comment faire pour faire comprendre notre nouveau mode de vie à notre entourage, et plus particulièrement aux proches? Sa réponse: Ça peut être très délicat lorsque vient le moment de refuser des cadeaux ou de faire des soirées à la maison et demander aux invités de ne rien amener qui produise des déchets, mais c’est important qu’ils respectent vos valeurs. Souvent, il faut travailler à trouver l’argument précis qui les fera tiquer, comme l’argent en ce qui concerne mon mari. Ça peut être la santé, l’environnement, ou bien l’économie de temps et de stress…

Après les questions, la plupart des gens quittent. Mais une douzaine de personnes (nous incluant), se lancent vers Béa pour lui parler. Notre tour venu, nous lui faisons par de notre admiration et d’à quel point elle est une inspiration. On en profite aussi pour mentionner qu’on a commencé un blogue sur le Zéro déchet et le minimalisme. Annie-Pier lui explique qu’elle fait le défi 2017 en 2017 (se débarrasser de 2017 objets en 2017). On lui mentionne qu’on est étonnées à quel point les deux modes de vie se rejoignent, et elle acquiesce. Une discussion d’une dizaine de minutes s’en suit.

S’il y a bien un mot pour décrire Béa Johnson, c’est passionnée. Tout devient un sujet de conversation infinie avec elle, on voit vraiment qu’elle a trouvé sa voie et qu’elle est heureuse.

Finalement, il faut bien qu’on laisse notre place aux autres personnes qui désirent échanger quelques mots avec la prêtresse du Zéro déchet! Alors on prend une photo, on la remercie, et on quitte, folles de joie et plus motivées que jamais à continuer dans le Zéro déchet et le minimalisme!

Avez-vous pu assister à l’événement? Peut-être dans une autre ville? Qu’en avez-vous pensé?

 

 

Faut pas virer fou

La dépendance au désencombrement

Pour le minimalisme comme dans toute chose, faut pas virer fou. Le processus de désencombrement peut être très overwhelming (je n’ai pas trouvé l’équivalent français pour décrire la sensation qu’on a quand on désencombre). On en ressent tellement de satisfaction qu’on a le goût de tout jeter par les fenêtres. La première chose qu’on fait en rentrant à la maison, c’est scruter les espaces communs afin de voir si on ne pourrait pas se débarrasser de quoi que ce soit. On s’endort en pensant à ce qu’on pourrait donner. On se réveille et la première chose qu’on fait, c’est aller dans le débarras pour trouver 2-3 objets à donner, dans l’espoir de faire le vide dans nos étagères, mais aussi dans nos têtes.

Le désencombrement contre-productif

Mais faut quand même pas virer fou. C’est mon conjoint qui m’a lancé cette phrase cette semaine, alors que je m’acharnais à vouloir donner quelques-uns des verres à bière de sa collection alors qu’il refusait obstinément. Et après avoir refusé d’entendre ce qu’il me disait, j’ai pensé à mon comportement. Effectivement, le désencombrement était en train de prendre le dessus sur ma vie.  J’étais tombée dans le piège du désencombrement, celui qui est trop excessif et  m’éloignait du mode de vie minimaliste que je voulais avoir. Parce que ma tête était pleine. Parce que je n’arrivais pas à me reposer, toujours à la recherche d’objets à donner. Il faut dire que je fais le défi 2017 en 2017, de Nourishing Minimalism, qui consiste à se débarrasser de 2017 objets cette année. Je suis rendue à 1500 objets en 3 mois et alors que je devrais m’arrêter et me réjouir d’avoir pu éliminer le superflu de ma vie, je focalise sur les 600 objets que j’ai encore à la maison et qui m’empêchent de relever mon défi.

Alors que fondamentalement, mon défi est atteint. J’ai réussi à alléger mon appartement et ma vie de 1500 objets. Quand je regarde autour de moi, chaque objet a son espace précis dans l’appartement et a son utilité. J’ai atteint les limites du désencombrement que je pouvais atteindre.

On est rarement seuls dans notre aventure vers le minimalisme

Le minimalisme m’a permis de désencombrer mon appartement, ma vie, mon horaire et ma tête et me permets maintenant de passer plus de temps à faire ce que j’aime réellement et de passer des moments privilégiés avec mon chum. On ne s’entend pas toujours sur les objets à donner, mais ça ne doit pas devenir une source de conflits. Il faut comprendre que nos actions vers un mode de vie minimaliste a des impacts sur ceux autour de nous, particulièrement ceux qui habitent avec nous. Et il faut respecter leur rythme ou leur volonté (ou leur absence de volonté) de tendre vers un mode de vie plus minimaliste. Il ne faut pas forcer la main et surtout, il faut accepter les 2-3 bacs pleins de papiers désordonnés. Il faut faire fi de cela et se concentrer sur les espaces désencombrés. Bref, faut pas virer fou.

Notre défi 30 jours pour t’initier au minimalisme

Pour l’arrivée du printemps, nous avons décidé de créer un défi sur notre page Facebook afin de faire un VRAI ménage du printemps. Par VRAI ménage, on veut dire pas juste de mettre tes vieux bibelots à vendre sur kijiji et de changer les boites de place dans le garage.

Nenon.

Ce qu’on a voulu faire, c’était d’offrir à quiconque cherche à simplifier sa vie, un moyen accessible et amusant de désencombrer son logement, son esprit, son porte-feuille et son agenda.

Bref, une piste de départ pour s’initier au minimalisme.

Maintenant que le défi est terminé, et vu le succès qu’il a eu auprès de nos abonnés, nous souhaitions le rendre accessible à tout le monde qui se joindrait à nous dans le futur, comme toi qui lis ceci en ce moment, question de t’éviter d’avoir à scroller pendant des heures sur notre page Facebook, parce que ça serait vraiment se compliquer la vie, donc pas très minimaliste de notre part, tssé.lestulipes.ca (3)

Alors c’est parti, voici les 30 défis qu’on t’invite à suivre un à la fois, jour après jour. Libre à toi de suivre l’ordre ou non. On t’invite à nous laisser tes impressions pour chaque défi, ou même des photos dans les commentaires! Bonne chance!

Jour 1 – Ménage de la garde-robe: Sélectionner minimum 10 morceaux qui iront dans un grand sac à donner (garde le sac, on va le remplir tout au long du mois).

Jour 2 – Soirée Zéro-techno: À partir de 19h00, on oublie le téléphone, la télé, la tablette, et l’ordinateur et on se trouve une activité qui nous plait: lire un livre, cuisiner, peindre, jeux de société, etc.

Jour 3 – Ménage de la bibliothèque: Faire le tri et sélectionner minimum 5 livres à donner. Les ajouter au sac à dons.

Jour 4 – Prendre le temps de faire un lunch: Parce que manger take out coûte cher, est moins santé, et prend du temps de notre pause. Voir l’article d’Annie-Pier, Se faire un lunch pour faire grossir son compte de banque!

Jour 5 – Établir 3 priorités pour la semaine à venir: Et établir un plan pour s’en tenir et les accomplir.

Jour 6 – Trouver une alternative Zéro déchet pour un article habituel à l’épicerie: Le minimalisme va de paire avec le Zéro déchet. Moins d’emballages = plus de temps et d’argent, une cuisine mieux rangée, et moins de produits transformés et nocifs. Voir l’article d’Élisa, Les 4 comportements les plus anti-écolos à l’épicerie.

Jour 7 – Ménage du tiroir/boite à  »gogosses »: Faire le tri et passer à l’action…recycler, donner, jeter, ranger au bon endroit.

Jour 8 – Ménage de la salle de bain: Se défaire des bouteilles en tout genre de trop (shampoing, crème, cosmétiques…). Parce qu’on en a juste besoin d’une!

Jour 9 – Journée sans maquillage: En as-tu VRAIMENT besoin? Voir l’article d’Annie-Pier, Pourquoi je ne me maquille plus?

Jour 10 – Journée sans achats: La clé, c’est d’être prévoyant(e). On évite les magasins si on n’en a pas absolument besoin.

Jour 11 – Ménage de la cuisine: Plats en trop ou en mauvais état; couverts, ustensiles, petits électros qui amassent la poussière…TOUT DOIT PARTIR!

Jour 12 – Journée axée sur les gens plutôt que les choses: On complimente nos amis et collègues sur un aspect de leur personnalité ou sur leur travail plutôt que sur leur vêtements ou leurs possessions. Voir l’article d’Élisa, Les vrais compliments.

Jour 13 – Déplacer un rendez-vous planifié pour les mauvaises raisons: Si on dit oui juste pour faire plaisir, et qu’on serait vraiment plus heureux de prendre ce temps pour faire autre chose, on se ment à soi-même et c’est nocif pour l’esprit.

Jour 14 – Apprendre à alléger son horaire: Annuler au moins 1 engagement dans le mois à venir. Voir l’article d’Annie-Pier, Alléger son agenda pour alléger sa vie.

Jour 15 – Ménage du  »virtuel »: Supprimer les amis Facebook dont on se fout un peu, trier les courriels, organiser le bureau et les applications, se désabonner des infolettres qu’on supprime toujours sans même les lire…Pour vous guider, voir l’article d’Élisa,Minimalisme et médias sociaux: la fois où j’ai supprimé 500 amis Facebook.

Jour 16 – Ménage des papiers: Trier les vieux travaux d’école, recycler les cartes de souhait et les vieilles factures, etc.

Jour 17 – Évaluer notre consommation point de vue déchets: Certaines habitudes peuvent facilement être modifiées pour diminuer son impact sur l’environnement. Voir l’article d’Élisa, Zéro déchet: 5 pistes de départ pour vous y mettre aussi!

Jour 18 – Ménage des fils: Vieux fils de téléphones qui ne fonctionnent plus, fils à l’abandon qu’on n’ignore la fonction exacte, etc. Tout ça, hop à l’éco-centre ou dans le sac de dons, selon le cas.

Jour 19 – Sortir prendre une marche avec un sac poubelle: Ramasser chaque déchet qui traîne sur notre chemin. Quel type de déchet est le plus fréquent? Pourquoi? Quelles solutions pourraient être apportées?

Jour 20 – Visiter un commerce d’aliments/produits en vrac: Se familiariser avec le concept, les économies que ça apporte, et les produits offerts. Acheter ou non est à ta discrétion!

Jour 21 – Analyser ses dépenses de la dernière année: Est-ce que chaque dépense vaut chaque minute de travail?

Jour 22 – Ménage de la penderie: Tous les draps, les serviettes, et les couvertures en trop et en mauvais état doivent partir. On répare, on donne, on transforme, ou on jette!

Jour 23 – Analyser sa production de de déchets à l’extérieur: Penser à apporter un plat hermétique au restaurant, pour les restes; une gourde réutilisable pour l’eau, des sacs réutilisables pour les achats en tout genre, etc. Voir l’article  5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet.

Jour 24 – Réflexion sur ce qui nous rend vraiment heureux: Comment je peux faire plus de ce qui me rend heureux(se) dans la vie? Comment puis-je atteindre mes buts? Qu’est-ce qui m’en empêche?

Jour 25 – Réflexion sur les cadeaux: S’encombrer de peur de décevoir, c’est malsain pour soi, et pour la relation avec nos proches. Apprendre à refuser et trouver des alternative est un long processus, mais très faisable et satisfaisant! Voir l’article d’Élisa, Minimalisme et cadeaux: comment s’en sortir?

Jour 26 – Chaque objet à sa place: Une pièce à la fois, on ramasse chaque objet qui n’est pas à sa place et on lui assigne un endroit précis, qu’il doit toujours retrouver à la fin de la journée. Si l’objet finit toujours ailleurs, c’est peut-être signe qu’il est superflus!

Jour 27 – Se défaire pour de bon de tous les objets amassés pendants tout le mois! Et amener chacun à l’endroit approprié: éco-centre, magasin de seconde main, vendre, etc.

Jour 28 – Se créer une capsule de vêtements: On choisi un nombre restreint de morceaux (20 à 40) qui constituerons notre garde-robe pour les deux prochains mois, le reste doit être rangé loin du regard et il est interdit d’y toucher jusqu’à dans deux mois! Voir l’article d’Élisa, Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux?

Jour 29 – Journée sans se plaindre: On réfléchi avant de parler, et on n’ouvre la bouche que si ce qu’on a a dire est utilise ou positif.

Jour 30 – Se fixer des objectifs précis pour le mois à venir: Et établir un plan d’action pour les réaliser!

Voilà, le défi est ACCOMPLI. Bienvenus dans le club des écolo-minimalistes! Avoue que ça fait du bien de faire le vide, de se recentrer sur les priorité, sur ce qui nous fait vraiment du bien. Le minimalisme est un mode de vie merveilleux qui peut changer, et même parfois sauver des vies (voir le documentaire The Minimalists sur Netflix!).

Pour la suite, et pour ne rien manquer de nos aventures et nos réflexions, abonne-toi au blogue ICI, et suis-nous sur Facebook!

Alors, comment tu te sens? Quel a été ton défi préféré et pourquoi??

Minimalisme et cadeaux: comment s’en sortir?

Le minimalisme est un mode de vie qui consiste en un détachement face aux choses, autant sur le plan matériel, psychologique, que spirituel. Quelqu’un qui pratique le minimaliste cherche à se défaire du plus possible de possessions et de pensées superflues, afin de se recentrer su les priorité, sur les choses utiles, et sur ce qu’il est vraiment. 

Un jour j’expliquais mon nouveau mode de vie à des amis, et l’un d’eux m’a dit:  »Ok mais ça veut dire que maintenant tu refuse les cadeaux? »

Non, ça ne veut pas dire ça.

Voici donc quelques trucs pour s’en sortir…

Si vous êtes celui/celle qui offre un cadeau à un minimaliste

Bon, votre ami(e) est rendu minimaliste, QUE FAIRE?

Surtout, SURTOUT, ne pas faire ceci:

  1.  Ne pas poser de questions: Si vous vous dites que vous connaissez la personne donc que vous savez ce qu’elle aime ou ce qu’elle a besoin, détrompez-vous. Adopter un mode de vie minimaliste amène une immense transformation de sa consommation, de ses goûts et de ses désirs. Posez des questions, demandez à votre ami ce qui lui ferait plaisir, demandez-luit soyez ouvert à ses réponses!
  2. Ne pas écouter les réponses: Le minimaliste vous répondra quelque chose du genre  »Je ne veux rien de matériel, pas d’objets. Ce que je veux, c’est vivre des expériences, créer des souvenirs, être avec ceux que j’aime »…Ça peut être un peu difficile à comprendre au début car on est tellement habitués à nos  »traditions » d’offrir quelque chose de tangible, mais vous verrez, ce sera amusant de faire aller votre créativité pour trouver le cadeau parfait !
  3. Se sentir offusqué face au refus de votre cadeau: Les remords, l’amertume et la culpabilité sont les pires sentiments qu’une relation peut vivre. Si vous n’avez pas trouvé LE cadeau pour votre ami minimaliste, n’achetez tout simplement rien. Il/elle va se sentir obligé de l’accepter de peur de vous vexer, et il y a de fortes chances qu’il finisse par s’en défaire au bout de quelques semaines/mois, parce qu’il n’en a malheureusement pas besoin.

Si vous êtes le/la minimaliste qui doit recevoir un cadeau

Vous avez travaillé fort à implanter des nouvelles habitudes dans votre mode de vie, et vous avez fait le grand ménage chez vous. Il ne faudrait surtout pas que tous ces efforts soient gâchés par l’arrivée de nouveaux objets inutiles et de sentiments déplaisants…

Afin que tout se passe bien la prochaine fois que vous aurez à vous faire gâter, voici les choses à faire:

  1. En parler avec ses proches: Faites-leur part de vos nouvelles habitudes. Expliquez-leur pourquoi vous ne voulez rien recevoir de matériel (à moins de combler un réel besoin), et pourquoi eux cherchent-ils tant à s’en tenir au tangible? Plusieurs discussions intéressantes au menu!
  2. Donner des idées d’alternatives: Le concept est très nouveaux, et assez tabou pour certains. Il faut donc leur donner des pistes de départ et des exemples concrets afin de les guider. Utilisez des mots précis: Activité, expérience, apprentissage, souvenir, etc. Aller prendre un café, recevoir un massage, faire de la randonné, visiter un musée, voir un spectacles, etc.
  3. Ne pas se sentir coupable: Vous cherchez à vous simplifier la vie et vous seriez plus qu’heureux que d’autres se joignent à vous, les sentiments de culpabilité et de remord n’ont pas leur place. Une attitude positive est primordiale. Si les discussions se sont bien passées, ces sentiments ne devraient pas faire surface.

Pour pousser la réflexion plus loin et pour trouver quelques idées, venez lire mon article sur la St-Valentin! Je n’y parle pas que de l’amour 😉

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Avez-vous déjà eu à offrir un cadeau à quelqu’un qui n’en voulait pas? Ou si vous êtes le minimaliste, comment vous en sortez-vous? Avez-vous des astuces à partager?

Alléger son agenda pour alléger sa vie

 

Le minimaliste est souvent abordé du point de vue de la consommation d’objets matériels. C’est une vision bien étroite de ce mode de vie si complet. Le minimalisme consiste aussi à alléger son horaire, afin de faire de la place à ce qui compte vraiment et pour nous permettre de nous reposer.

L’hyper sollicitation et les médias sociaux

Chaque jour, via les médias sociaux, nous recevons des invitations pour assister à des événements de toutes sortes : spectacles de musique, atelier de poésie, panels ou conférences, ciné-projection, assemblées générales, 5 à 7 réseautage, rencontres avec des politiciens, souper avec des amis, shower de mariage ou de bébé, etc. N’ayons pas peur de le dire : nous sommes hyper sollicités. Le secteur des loisirs n’a jamais été aussi lucratif et actif. Il y a des événements tous les jours et pour tous les goûts. Et tous ces événements sont présentés comme des incontournables. Ne tombez pas dans le piège.

Savoir ralentir

Durant de nombreuses années, j’étais de tous les événements. Étudiante à temps plein et travailleuse à temps partiel, j’ai déjà été impliquée auprès de 5 organisations en même temps. Ajoutons à cela quelques séances d’entrainement par semaine et bien sûr, une vie sociale pour ne pas perdre la tête. En tant que jeune étudiante, je ressentais une certaine pression à m’impliquer. D’autant plus qu’autour de moi, on me martelait que c’était normal que je sois dans le jus, car j’étais aux études et que j’étais jeune. Je devais faire mes preuves, travailler deux fois plus fort que les autres pour prouver que j’étais compétente et intelligente. Jusqu’au jour où j’ai frappé un mur et que j’ai réalisé que tout cela était faux. Je devais m’enlever cette pression des épaules et m’écouter.

Choisir ce qui compte vraiment

À partir de ce moment, j’ai donc mis mes limites. Au travail, pas plus de deux soirées par semaine. Pas plus d’un souper par semaine avec mes amis. Je me suis mise à trier les invitations que je recevais et pour chacune d’entre elle, je me suis posé les 3 questions suivantes :

  • Est-ce que cela changera quelque chose à ma vie dans 2 ans si je manque cet événement?
  • Est-ce que je blesserai quelqu’un profondément en n’y allant pas?
  • Est-ce que je serai plus heureuse si j’assiste à cet événement?

Pour 90% des événements auxquels j’étais invitée, les trois réponses à ces questions étaient non. J’ai donc appris à dire non à la  majorité des invitations que je recevais. Depuis cette prise de conscience, j’ai donc plus de temps pour moi, pour faire ce que j’aime. Je passe plus de temps de qualité avec mon copain, j’ai recommencé à lire des romans (chose impossible durant l’université, car cela prenait le dessus sur les travaux scolaires!) et je me permets plus de journées sans planification. Pour la première fois depuis des années, je profite donc de la vie.

Votre défi

Votre défi d’aujourd’hui est donc de prendre votre agenda du mois d’avril et d’épurer un peu.Adobe Spark (6).jpg

Bloquez au moins quatre soirées libres et respectez-les. Ne les garnissez pas d’événements à la dernière minute. Et parcourez les événements auxquels vous prévoyez assister et posez-vous les trois questions plus haut. Si vous répondez non à toutes ces questions, tentez de vous défaire de votre engagement. Expliquez votre décision aux gens qui vous ont fait l’invitation. Les gens comprendront et ne seront pas offusqués. Réservez-vous au moins une journée libre par semaine.

Regardez votre agenda épuré. Comment vous sentez-vous?

Les vrais compliments

''Faites des compliments aux gens. Nourrissez leurs forces, pas leurs faiblesses'

Chaque jour, on reçoit des compliments, on en fait, ou on est témoins d’interactions qui les mettent en scène. C’est facile de complimenter, et ça fait plaisir! Parfois c’est un collègue a remarqué notre nouvelle coiffure, une amie trouve que notre nouvelle jupe nous va bien, ou bien notre nouveau Iphone qui suscite des réactions, parfois même de l’admiration, et nous donne de l’attention.

Mais ces marques d’affection sont superficielles.

Avez-vous remarqué comme on passe vite à autre chose après avoir reçu ces mots gentils? On dit merci, parfois, une courte discussion s’en suit,  »J’ai voulu essayer quelque chose de nouveau »,  »Je l’ai acheté pour seulement 10$! ».

Puis on continue de vaquer à nos occupations.

Qu’est-ce qu’un compliment?

Un compliment, selon la définition du Larousse c’est:

« l’Action de féliciter quelqu’un d’un mérite quelconque ; paroles louangeuses, éloges, félicitations. »

ou encore, selon Linternaute:

« Parole élogieuse adressée à quelqu’un pour le féliciter. Expression d’amitié ou de politesse. »

Donc complimenter, c’est exprimer de l’admiration à quelqu’un. C’est de montrer qu’on a remarqué un aspect d’une personne et qu’on juge bon de lui en faire part. Bon dans quel sens? Ça peut être pour faire sourire, pour motiver, pour remonter le moral, pour être gentil… Ou bien dans le but de flatter, d’en tirer quelque chose en retour, ou d’influencer une personne, ce qui est beaucoup moins noble.

Éloges, louanges, félicitations peuvent tous aussi être des synonymes du mot.

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La spontanéité du compliment

Voici une petite anecdote qui m’est arrivée au travail il y a quelques temps:

C’était une journée de semaine bien ordinaire, j’étais avec mes collègues gestionnaires dans notre bureau commun, tout le monde se concentrait sur ses tâches individuelles.

L’une de nos collègues est du genre à toujours dire tout ce qui lui passe par la tête, inventer des chansons avec tous nos noms, et raconter des anecdotes loufoques qui lui sont arrivées.

Lorsqu’elle est entrée dans le bureau, j’ai remarqué quelque chose de très spécial: tout le monde s’est mis à sourire. S’en rendant compte, elle s’est tournée vers nous et a dit:  »pourquoi tout le monde rit, est-ce que j’ai manqué quelque chose? ». Personne ne savait trop quoi répondre alors je lui ai dit ce qui me semblait être passé à l’esprit de tous:  »C’est parce que tu amène du soleil! ». Vous auriez du voir son expression. Ça l’a tellement touché. Elle a dit  »Oh my god c’est trop gentil ça Élisa, est-ce que c’est vrai? », et tout le monde a approuvé.

Cette petite histoire m’a fait beaucoup réfléchir: les plus beaux compliments sont ceux qui concernent l’intangible, et ceux qui arrivent quand on s’en attend le moins.

C’est bien plaisant de se faire complimenter sur son outfit. Après tout, on y a pensé fort le matin, on a pris le temps d’agencer nos morceaux, et on les a achetés parce que la forme et la coupe nous allaient bien! Même chose pour la coupe de cheveux ou le maquillage: notre effort et notre goût ont été remarqués. Pour moi, recevoir un compliment sur mon apparence, c’est comme simplement me faire confirmer que j’ai fait un bon choix. Je dis merci, parfois on jase un peu, et je passe à autre chose.

Mais quand quelqu’un prend le temps de me dire qu’un aspect de ma personnalité ou de mon travail lui plait, le fait rire ou créée en lui/elle une certaine admiration, reconnaissance ou gratitude, aussi petite soit elle, je ne sais pas pour vous mais moi, ma journée s’en trouve complètement changée.

Quand je parle de spontanéité, je fait référence à la sincérité des compliments. J’ai l’impression que si on prévoit complimenter quelqu’un ou qu’on y pense trop à l’avance, c’est d’y ôter une certaine authenticité, vous ne trouvez pas? À moins d’avoir certaines intentions derrière la tête?

Voici un petit défi que je vous propose:

À la prochaine occasion, au lieu de complimenter un collègue, un ami ou votre amoureux (c’est souvent plus facile avec les proches), sur son apparence ou ses possessions, parlez-lui d’un aspect de sa personnalité qui vous affecte positivement; ou encore de ses projets, son travail ou son implication. Ensuite, portez attention à sa réaction. Le regard change, le sourire monte aux lèvres et bien souvent, c’est la surprise qui fait surface. On voit vraiment que ça fait plaisir et il y a de fortes chances que la personne repense à votre interaction le soir venu. L’effet serait-il le même si vous lui aviez simplement dit que vous trouviez sa nouvelle robe jolie? Je ne crois pas.

Dans mon cas, ce qui me touche le plus c’est quand on me parle de mon nouveau mode de vie. Je m’étonne à chaque fois du nombre de personnes qui disent admirer ce que je fais, qui s’intéressent au minimalisme et au Zéro déchet. Ce qui me rend vraiment heureuse dans tout ça, ce sont les discussions qui s’en suivent. Je réalise que le compliment n’est pas fait que pour me faire plaisir, mais pour comprendre, pour éveiller quelque chose, par intérêt et non par flatterie.

Et j’en suis énormément reconnaissante.

La gratitude: une autre forme de compliment

Un autre type de paroles qui font plaisir: quand on sent qu’on fait du bien, qu’on aide, qu’on rend fier. Pour ne donner qu’un exemple, parlons de la reconnaissance d’un supérieur face à notre travail.

Récemment, j’ai eu mon évaluation de performance et ma directrice m’a parlé du fait qu’elle a remarqué mon amélioration concernant les points sur lesquels j’ai le plus travaillé ces derniers mois. Ça m’a non seulement fait du bien qu’on remarque mes efforts, ça m’a aussi motivé à continuer, et j’ai pris le temps de la remercier de sa reconnaissance.

Saviez-vous que la gratitude est un aspect fondamental du minimalisme? En effet, la gratitude c’est d’abord et avant tout d’être bien et heureux avec ce qu’on a déjà.

Un autre exercice à pratiquer:

dites merci à voix haute pour au moins une chose à chaque jour. Et ici, on ne dit pas nécessairement merci à quelqu’un! Ça peut autant être pour un aspect de votre vie qui vous rend heureux, ou dont vous vous comptez chanceux d’avoir: exprimez de la gratitude pour votre santé, pour le toit que vous avez sur la tête, pour votre frigo rempli, pour les amis géniaux que vous avez, etc. Puis remarquez l’effet que ça a: pareil que pour les compliments. On se sent bien, détendu, et en paix avec soit-même, puis on est motivé à continuer. On se rend compte qu’on a déjà beaucoup, et on prend conscience de la chance qu’on a.

J’ai récemment visionné le film « Happy », un documentaire qui étudie la notion de bonheur à différents endroits du monde. On en retient notamment que les humains les plus heureux du monde vivent au sein de communautés où les valeurs de collaboration, de compassion et de gratitude sont véhiculées de génération en génération; alors que les sociétés où la compétition, la performance, ainsi que la quête de succès et d’argent prônent (Japon et Occident) ont tendance à faire plus d’insatisfaits et de malades.

Bref, dans notre société d’aujourd’hui, nous ne somme malheureusement pas habitués aux éloges concrètes, à celles qui appellent aux sentiments. Pourquoi donc?

Je suis d’avis que cela peu changer. Vous joignez-vous a moi pour changer le monde et propager de la vraie gentillesse et de la gratitude partout?? 

Pourquoi je ne me maquille plus?

Tranche de vie

J’ai longtemps été terrorisée par l’idée de sortir de chez moi sans maquillage. Quand j’avais 16 ans, je suis allée travailler sans me maquiller. Une collègue de travail m’a dit et je cite : «Coudonc, tu as l’air morte, refais pu jamais ça». Ça fait mal à l’estime de soi d’une adolescente de 16 ans. Pendant les 9 années qui ont suivies, je ne suis donc presque jamais sortie sans mascara ou cache-cerne, sauf pendant les vacances. Durant tout ce temps, j’ai intégré ces paroles qui me sont aujourd’hui très lointaines et j’ai acheté des produits de beauté sans y penser. Jusqu’au jour où j’en ai eu assez.

Une prise de conscience plus qu’écologique

Un soir régulier d’octobre 2016, j’utilisais la dernière lingette nettoyante jetable de mon paquet Nivea. Probablement la 500e de ma vie d’adulte. Et au moment de la jeter à la poubelle, j’ai été frappée d’un coup!

Quelle égoïste je suis.

Je me dis écolo, mais je jette chaque soir une lingette nettoyante à usage unique. Mais cette prise de conscience a été beaucoup plus profonde. Au lieu de trouver une alternative aux lingettes, j’ai décidé de ne pas me maquiller le lendemain. Juste pour voir.

Il ne s’est rien passé.

Les gens m’ont salué comme ils le font toujours, mon conjoint m’a regardé de la même façon que la veille, mes discussions étaient tout aussi riches qu’avant. Alors j’ai recommencé le lendemain. Et tous les jours depuis ce temps. On arrive au mois d’avril et je n’ai plus de fard à joue ni de mascara ni de cache-cerne chez moi. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau.

Une journée à la fois

Le défi proposé aujourd’hui est de réfléchir sur les raisons qui vous poussent à vous maquiller et vous acheter des produits de beauté. Mettez le doigt sur vos motivations réelles à dépenser une trentaine de dollars par mois pour ces produits. Et si vous vous en sentez capable, ne vous maquillez pas demain (mercredi).

L’objectif derrière ce défi est de prendre conscience que notre apparence ne nous définit pas en tant que personne. L’objectif est aussi de reprendre contrôle de son corps. Je me sens maitre de moi quand je sors de la maison au naturel, sans maquillage. Parce que malgré toutes les publicités auxquelles je suis exposée et les standards de beauté que je devrais tenter d’atteindre, je vais à contre-courant. En me promenant au naturel sans maquillage, je clame haut et fort que mon apparence au naturel me satisfait et que j’ai assez confiance en moi pour me montrer telle que je suis.

Donc, lors de votre journée sans maquillage, regardez-vous dans le miroir et acceptez vos imperfections. Acceptez que vous soyez parfaitement imparfaites et osez le montrer. Exhibez le fièrement, demain seulement ou pour les jours qui viennent. Et sentez-vous libérées. 

Alors, vous vous sentez comment?