Noël Minimaliste et Zéro déchet: les 4 meilleures idées cadeaux!

Cette année, ce sera mon premier Noël en tant que minimaliste assumée. Je viens d’une famille étendue assez nombreuse, donc je suis habituée de ces partys de Noël où on ne voit pratiquement plus que l’étoile du sapin tellement il y a de cadeaux. Je dois donc faire face à toute cette déferlante consommatrice et faire comprendre à mes proches mes valeurs, leur expliquer que je ne veux pas de cadeaux…ou du moins que mes désir sont désormais très différents. Et je crois qu’une des meilleures façons de s’y prendre est de leur donner des exemples du type de cadeau qui fite avec mon mode de vie.

Réitérons que le minimalisme est un mode de vie qui cherche à se détacher des choses et de leur influence sur notre bien-être, pour ensuite prioriser ce qui compte réellement dans la vie: Les expériences, les relations avec les gens qu’on aime, le temps précieux, etc.

Fêter Noël (et tout autre fête traditionnelle) en tant que minimaliste peut à la fois s’avérer un défi et une chance

Un défi car on peut être confronté à une certaine incompréhension de la part de nos proches, et se sentir comme le mouton noir.  On doit leur faire comprendre, sans les brusquer qu’on ne veut pas de cadeau, ou du moins qu’on a des besoins extrêmement différents. Pour vous aider à vous en sortir, consultez mon article écrit un peu plus tôt cette année: 

Une chance puisqu’on aura eu le plus beau Noël de notre vie. On ne ressentira pas le besoin d’offrir et de recevoir des cadeaux matériels, et d’aller s’épuiser au centre d’achat dans le simple but de suivre une tradition superficielle. De plus, nous saurons profiter encore plus du moment présent, du temps précieux passé avec nos proches, ainsi que des merveilleux souvenirs qui seront créés.

Noël Minimaliste et Zéro déchet: idées cadeaux!

1. Une expérience

Le meilleur des compromis: On n’encombre personne d’un objet, puis on crée un souvenir! En plus, on peut offrir quelque chose à faire ensemble, ce qui ajoute à l’expérience! Voici quelques idées:

  • Des billets pour un spectacle, pièce de théâtre, cinéma, musée, partie de Hockey, etc. Selon les goûts de la personne.
  • Des entrées au spa
  • Un souper au restaurant
  • Une journée dans un gym d’escalade, ou dans un parc d’amusement, escape room, simulation (ou pas) de saut en parachute, etc
  • Une randonnée, visite d’un parc écologique, etc.
2. Du consommable

Ça aussi c’est merveilleux, puisque ça n’encombre pas, et ça fait plaisir aux 5 sens! On parle ici de tout ce qui finis par s’épuiser. On pense d’abord à de la nourriture (et là on peut se permettre d’être original): des confitures, des huiles aromatisées, des sauces piquantes, etc… Mais il existe d’autres types d’objets dits consommables:

  • Une bouteille d’alcool que la personne chère aime énormément
  • Du café
  • Des bougies ou de l’encens
  • Des savons et ou produits pour le corps (idéalement non emballés!)
  • Un certificat cadeau pour une boutique de vrac!
3. Un cadeau fait maison

Tellement symbolique: vous aurez passé du temps à confectionner quelque chose d’unique pour quelqu’un qui vous est cher! Ça peut être votre recette spéciale, des produis de beauté, un tricot, une peinture… Faites aller vos talents et votre créativité, le destinataire ne pourra que se sentir choyé de recevoir et de conserver cet objet.

4. Quelque chose d’hyper pratique

Tout dépendant des hobbys et du mode de vie de la personne, on peut lui demander ce qui lu manque pour faciliter sa vie, ou lui offrir un cadeau qui l’incitera à la simplifier, ou à adopter des meilleues habitudes:

  • des sacs à fruits et légumes en filet
  • Une cafetière french press
  • Une belle gourde ou une belle tasse à café réutilisable
  • Des lingettes démaquillantes réutilisables
  • Une brosse à dent en bambou
  • Pour plus d’idées, voir mon article 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Alors voilà, j’espère vous avoir donner une piste de départ afin de passer un Noël mémorable avec vos proches, qu’il soient minimalistes ou pas. Si vous avez d’autres idées, dites-moi les en commentaire, je les ajouterai peut-être à l’article! Joyeuses fêtes!!!

Pourquoi j’ai quitté mon poste de gérante dans un grand magasin de mode?

Ça faisait un an et demi que je travaillais comme gérante de quatre départements dans un grand magasin de mode. J’étais bien payée, j’avais des employeurs en or, des condition de travail hyper positives. Mais…

Pendant que j’occupais ce poste, j’ai découvert le minimalisme. J’en parlais partout autour de moi et sur le blogue, parce que tssé, ça été comme une révélation pour moi! Mais c’est alors que des questions ont commencé à venir de mon entourage: ‘

« Tu ne trouve pas que ton travail est en contradiction avec les valeurs que tu propage? »

« Dénoncer la fast fashion sur ton blogue, mais la supporter das ton travail…Ça ne te fait pas étrange? »

Ça m’a frappé, parce que je ne m’en était pas rendue compte au début. Je vivais le minimalisme chez moi avant tout, et ne m’étais pas posé la question quant à mon travail et l’harmonie de tous les aspects de ma vie. Je me justifiais en me disant que l’entreprise pour laquelle je travaillais avait une vision éthique et environnementale très respectable (ce qui est entièrement vrai, je tiens à le préciser pour ceux qui savent de quelle entreprise je parle). Je me sentais bien malgré tout.

Mais c’est en revenant de mes vacances (un roadtrip hyper ressourçant à travers le Québec), que la bulle m’a pété dans face… Je me suis rendue à l’évidence: bien que l’entreprise véhicule de merveilleuses valeurs, ça reste du commerce de détail, du fast fashion, et l’acquisition de choses y est promue comme étant un indispensable à l’atteinte du bonheur.

J’ai réalisé que je n’étais plus du tout à ma place. J’allais au travail à reculons, j’y ressentais un stress énorme, et je terminais mes journées épuisée comme jamais. Ce n’était pourtant pas le travail le plus demandant du monde (gérer des équipes et placer des vêtements, on s’entend). Mais la contradiction entre mes valeurs et mon poste, combinée avec mon désir d’en faire plus pour changer le monde… Disons que ça me grugeait maintenant le bien-être et le sentiment d’accomplissement.

 »Créez une vie de laquelle vous n’avez pas besoin de vacances »

De 40 h/semaine 8 à 5… à serveuse 25h/semaine, de soir!

Ouep, vous avez bien lu…Je travaille maintenant en moyenne 25h par semaine seulement…et je m’en sors parfaitement! Comment? Venez lire mon article!

En résumé, disons simplement que j’ai fais des choix de vie qui m’engagent à peu de grosses dépenses. J’ai aussi éliminé toutes les dépenses superflues, et j’ai un plan de vie bien précis qui me force à vivre de manière modeste (un voyage allez-simple au printemps).

En conclusion, j’avais envie de vous partager une publication qu’on avait fait sur notre page Facebook. Celle-ci expose exactement mon propos et les raisons pour lesquelles j’ai choisi de ne plus encourager la société de consommation, non seulement en repensant ma consommation à proprement parler, mais aussi en ne travaillant plus pour elle.

Parce que faire de l’argent avec les mouvements qui le dénoncent, c’est l’art du capitalisme, et c’est tout simplement aberrant. C’est tellement bien exécuté que beaucoup de monde se fait avoir, dont moi jusqu’à il n’y a pas si longtemps. C’est pourquoi il faut dénoncer, exposer la réalité, et agir (surtout agir) en conséquence.

Comment déjouer le Black Friday et le Cyber Monday?

De nombreuses personnes attendent les événements annuels que sont le Black Friday, ou de sa traduction québécoise, le Vendredi fou et le Cyber Monday (Cyber lundi). On serait fous de s’en passer, de cet événement qui est fait pour le consommateur et qui lui permet de faire des économies! Je vous arrête tout de suite. Le Black Friday ne sert qu’un groupe: les grandes multinationales et ce, souvent, au détriment de nos commerces locaux.

«Cette période est très importante pour les commerçants, parce que c’est à ce moment-là qu’ils engrangent tous les profits. Si elle est mauvaise, ils vont avoir une mauvaise année.  Les commerçants savent que le consommateur a un budget. Le truc est de l’attirer dans leurs magasins pour qu’il dépense son budget chez eux… et tant pis s’il n’a plus de budget puisqu’eux auront réalisé leurs ventes! Voilà la logique de ces fameux soldes »(Benoit Duguay, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal).

Voici quelques chiffres:

  • Pour l’année 2015, «1,2 million de Canadiens ont prévu prendre un congé de maladie pour profiter des soldes»
  • En 2015, 6,4 millions de Canadiens affirmaient qu’ils allaient payer leurs achats du vendredi fou avec leur budget vacances.
  • Pour 2013, aux États-Unis, les retombées économiques du Black Friday se chiffraient à 61,4 milliars, soit une moyenne de 413,02$ par personne.
  • En 2013, les 3 sites web avec le plus de visites en ligne la journée du Black Friday étaient Amazon, Wal-Mart et Best Buy.

 

Mais alors, comment ne pas tomber dans le piège de la surconsommation?

1- Ne pas confondre désir et besoin

Cette télé 48 pouces écran plat, en avez-vous vraiment besoin? Ou est-ce que vous en avez besoin parce qu’elle est affichée à 40% de rabais? Souvent, les bas prix annoncés nous amènent à confondre nos besoins avec nos désirs. J’ai souvent entendu « À ce prix-là, tout le monde en a besoin!».  Par contre, n’oubliez pas que tout achat a un prix, même s’il est réduit. Si vous achetez un téléviseur à 500$ au lieu de 800$, vous n’avez pas économisé 300$. VOUS AVEZ DÉPENSÉ 500$.

Je me suis souvent fait prendre par les soldes en magasin. Des assiettes à fondue à seulement 5$ chacune? Vendu. Or,  je mange de la fondue seulement 2 par année. Les assiettes standard peuvent très bien accueillir ma nourriture. Un chargeur portatif sans prise de téléphone à rabais? Wow! Je manque rarement de batteries sur mon cellulaire parce que je le charge toutes les nuits… Un autre achat inutile.

Bref, si j’avais su distinguer mes désirs de mes besoins plus tôt, j’aurais économisé des milliers de dollars. Surtout, je n’aurais pas encombré mon appartement de 1001 objets inutiles.

2-Faire une liste de nos besoins et trouver des façons de se procurer ces objets sans le Black Friday

Ensuite, une façon de ne pas se faire prendre, c’est de faire une liste de nos besoins, quelques semaines avant le dit Black Friday. Vous éviterez donc les achats impulsifs. Il y a de bonnes chances qu’en vérité, les items sur votre liste vous paraissent moins indispensables quelques semaines après les avoir écrits. Vous avez donc moins de chances de vouloir vous les procurer lors du Black Friday.

Et soyez pragmatiques. Il y a tellement de façons de se procurer des objets et ce, à coût nul ou très faible. Vous désirez un nouveau livre? Empruntez-le à la bibliothèque ou faites le tour de votre réseau. Faites le tour des magasins de seconde main. Ce sont de vraies mines d’or. Joignez un groupe Buy Nothing dans votre quartier. Je ne compte plus combien d’appareils de cuisine ou électroniques qui se sont donnés sur ce groupe! J’ai moi-même donné une mijoteuse, un petit malaxeur pour smooties, une caméra numérique, etc. Voici quelques images d’items populaires  lors du Black Friday que j’aurais pu me procurer via mon groupe Buy Nothing:

3-Visiter les commerces locaux d’abord

Ensuite, si vous jugez que vous avez absolument besoin d’un item et que vous le voulez neuf, allez d’abord visiter des commerces locaux ou de marques québécoises. Un dollar dépensé dans un commerce local sera maintenu, dans une plus grande proportion, dans l’économie locale. À l’inverse, un dollar dépensé dans une multinationale n’encouragera que très peu l’économie locale, mis à part de financer le salaire d’un employé. Pour ma part, je préfère payer un peu plus cher, mais savoir que je permets à des gens d’ici et à des entreprises d’ici de créer de la richesse.   Pour en savoir plus sur l’achat local, consultez cet article de Signé local.com

4- Participez à la Journée sans achat

Finalement, en réponse à la frénésie du Black Friday est née la Journée sans achat. Elle se tient la même journée que le Black Friday et elle incite les consommations à ne rien acheter. Vous verrez que c’est beaucoup plus facile qu’on le pense. En fait, aller magasiner et acheter des objets est plus une habitude qu’autre chose. Vous aurez probablement le goût de continuer cette journée et de la transformer en semaine sans achat, mois sans achat et qui sait, peut-être, en année sans achat. Élisa tente l’expérience cette année et elle s’en sort très bien. Si vous voulez en savoir plus sur ses sources de motivation, ses trucs ou ses résultats, c’est par ici et  ici.

Sources:

Le Black Friday en chiffres http://ludismedia.com/black-friday-chiffres/ (27 novembre 2014)

La folie du Vendredi fou gagne la capitale nationale http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002207/vendredi-fou-black-friday-ottawa (25 novembre 2016)

Pourquoi le Black Friday nous rend fous? http://www.lesaffaires.com/blogues/daniel-germain/pourquoi-le-black-friday-nous-rend-fous/583608 (24 novembre 2015)

 

 

C’est décidé! J’achète une maison

Si on m’avait dit il y a 6 mois que je serais sous peu propriétaire d’une maison, je n’y aurais pas cru. J’étais tellement bien dans mon 4 et demi. Chaque chose était à  sa place, j’avais un petit balcon pour que je lise mes romans dans mes journées de congé ou pour faire du BBQ les soirs d’été. Je payais 850$ par mois et je mettais de côté de l’argent, et mes soucis. La tuyauterie pète, aweille appelle le gestionnaire. Le déneigement est pas fait, aweille appelle le gestionnaire. Aucun stress, disons-le. Mais ma bulle de «Mon appart est parfait pour nous» a vite pété quand mes voisins d’en bas sont déménagés. L’enfer. Je comprends d’ailleurs toujours pas comment des êtres humains peuvent vivre en faisant autant de bruit. Mais ça, c’est pas le sujet de l’article.

La réflexion

Donc, petit à petit, pour échapper à la jungle qui avait en bas de chez nous, je me suis mise à penser à devenir propriétaire. Pas d’un condo. Pas d’un jumelé. Du bungalow toé. De la maison unifamiliale où j’allais avoir des voisins, certes, mais où j’allais aussi avoir la cri** de paix.

Mais là, les paramètres de mon désir de propriété s’entrechoquaient avec mon plus grand désir d’avoir une vie sans stress et où je n’allais pas décliner toutes les invitations du monde parce que je devais faire le corking de mes fenêtres ou désherber ma cour arrière.

Il s’agissait donc d’y aller avec modération et intelligence, en douceur. De peser les pour et les contre.

Après avoir pesé le pour et le contre, on a décidé d’aller de l’avant. En effet, on considérait que pour nous, les avantages surpassaient les inconvénients.

Mais par où commencer? Les premières étapes.

Il y a plusieurs grandes étapes quand on est dans le processus d’acheter une maison.

Regarder les maisons en vente pour déterminer nos besoins

Pages web de courtiers, recherche google, pages Facebook, promenade dans les quartiers visés… tous sont des moyens efficaces de cerner nos besoins. Combien de chambres on veut? Est-ce qu’avoir une cour arrière est important? 1 salle de bain seulement ou on rajoute 1 salle d’eau? Il ne faut pas prendre cette étape à la légère, car il est important de savoir ce qu’on veut vraiment. Cela va nous permettre de cibler rapidement et efficacement les propriétés qu’on veut visiter. II faut bien connaitre nos besoins, car une variété de maisons se retrouvent sur le marché, comme le démontrent ces photos prises sur le site de centris.

Identifier des maisons-types à aller visiter

Une fois que nos besoins sont identifiés, on fait une recherche ciblée avec nos critères. Cela permet de cibler les maisons qu’on veut visiter.  Les sites tels que Centris permettent d’inscrire des critères précis comme le style d’habitation recherché, la ville, le secteur, le nombre de chambres désiré, le nombre de salle de bain désiré, le nombre de stationnements et de garage désirés, le prix demandé et la superficie du terrain. On sauve tellement de temps quand on sait ce que l’on cherche.

Évaluer notre capacité financière

Notre capacité financière, c’est nous qui la déterminons, pas l’institution financière. La question qu’on s’est posée c’est: Combien d’argent on est prêts à mettre par mois pour le remboursement de notre hypothèque? Nous sommes partis de là pour faire nos calculs et on a validé le tout avec notre conseillère financière, pour s’assurer que le prêt qu’on prenait ne nous étoufferait pas.

Choisir une courtière immobilière

Pour les inexpérimentés en achat de maison que nous étions, la décision d’aller avec une courtière immobilière allait de soi. Bien sûr, quand nous sommes acheteurs, aller avec une courtière impliquait que notre marge de manoeuvre de négociation avec les vendeurs diminuait, mais on était prêts à prendre le risque. Et on a bien fait, car notre courtière nous a accompagné à travers toutes les étapes: dépôt de l’offre, inspection de la maison, réalisation d’expertise supplémentaire, choix du notaire, confirmation du financement, etc. On était bien informés de ce qu’on faisait et nous n’avions pas de mauvaises surprises, car notre courtière était là pour nous guider.

Faire un budget

Il est très important de faire un budget et pas juste pour faire cute, mais bien pour s’appuyer dessus. En effet, les paiements mensuels sont habituellement plus importants lors de l’achat d’une maison, tout en étant loin d’être insurmontables. Il s’agit de bien gérer ses finances, de savoir exactement comment on reçoit par mois et le montant de nos dépenses récurrentes. On place le tout dans une grille et on calcule la différence. On s’alloue bien sûr des postes budgétaires pour les dépenses ponctuelles et on est flexibles sur des postes comme l’épicerie et les sorties. Pour un outil web efficace pour vous aider à faire votre budget, c’est par ici.

Les pièges à éviter

La capacité financière poussée au maximum

«Êtes-vous curieux de savoir jusqu’à combien vous pourriez payer pour une maison?», me dit ma conseillère financière, un grand sourire aux lèvres, devant mon chum plus-que-oui devant l’idée. Non merci.

On s’était fait approuvé pour le montant qu’on voulait.  J’avais passé beaucoup trop de temps à regarder toutes les propriétés qui sortaient sur le marché, à évaluer si elles correspondaient à  nos besoins, à identifier et re-identifier ces dits-besoins. Je savais donc exactement la fourchette de prix qu’on devait viser pour trouver une maison qui correspondait à nos besoins réels et non pas à notre capacité financière gonflée à bloc. On avait fait des simulations sur Internet et selon une banque en particulier, on pouvait emprunter jusqu’à 404 000$. Bin voyons donc. Le premier piège à éviter quand on achète une maison, c’est faire passer le besoin de la banque (accorder l’emprunt le plus haut possible avec les intérêts qui viennent avec) avant ses propres besoins (dans mon cas, trouver une charmante demeure, pas trop chère, pas trop grande, pas trop longue à entretenir et à côté de mon travail).

Le Extreme Makeover de la maison

Inévitablement, qui dit nouvelle maison dit souvent nouveaux meubles et décorations. Moi, je viens de faire le plus grand achat que je ferai probablement de toute ma vie. La dernière affaire que j’ai le goût de faire, c’est d’aller loader ma carte de crédit au Ikea pour acheter de nouveaux meubles et décorations. Nous avons acheté nos meubles il y a 1 an et demi, quand nous sommes déménagés en appartement. L’espérance de vie d’un divan ou d’un frigo dépasse largement les 18 mois. Ils sont payés, ils sont en excellent état et mieux encore, ils vont bien s’intégrer à notre nouvelle maison. Le deuxième grand piège à éviter est donc de dépenser pour acheter de nouveaux meubles et décorations en grande quantité.

La suite

Finalement, après avoir traversé les étapes mentionnées plus haut, non sans un certain stress (demandez à mon chum!!!), on a bien hâte de prendre possession de notre maison et d’y emménager. Je suis déjà dans la planification. On déménage dans deux mois, mais je fais 1 boite par jour pour calmer ma hâte. Je prévois les réparations mineures à faire dans la maison et me dote d’un calendrier de réalisation. On pense aux items dont on pourrait avoir besoin et j’en parle autour de moi, dans l’espoir que quelqu’un en ait un à me donner ou me prêter. Je rêve du jour où j’aurai mon bac de compost à moi et où je n’aurai pas à me faufiler en douce, le mardi soir, pour mettre mes restes de table dans les bacs de mes voisins.

Bref, mon chum et moi, on est fiers de la façon dont nous sommes devenus propriétaires, car nous sommes demeurés nous-mêmes tout au long du processus. Nous ne sommes pas tombés dans les pièges.

Et vous, êtes-vous propriétaires? Quelles sont vos impressions?

Pour d’autres articles sur le minimalisme ou le zéro déchet, visitez notre site web.

Minimalisme et médias sociaux: la fois où j’ai supprimé 500 amis Facebook

Outre l’épuration de son chez soi et de ses possession, le minimalisme touche aussi le virtuel: cette portion de notre vie sur laquelle nous nous tournons pour nous organiser, pour communiquer, pour répondre à nos questions…et sur laquelle nous nous dévoilons tous un peu trop, sans vouloir l’admettre!

Dans l’article qui suit, je n’aborderai que les médias sociaux, mais je vous invite à commenter avec votre impression des autres plateformes: courriels, fichiers, types d’applications, jeux, etc. J’en aborderai certainement quelques uns dans de futurs articles.

Quand j’ai réalisé que j’étais beaucoup trop connectée

Durant mon bacc en Communications, je me suis découvert une passion pour les médias sociaux et pour le marketing web. Enfin une façon d’engager réellement la conversation entre les entreprises et les consommateurs, et pour donner un certain pouvoir à ces derniers!

Je suis d’avis que l’internet est une chose merveilleuse, nous permettant de nous connecter au monde, d’apprendre gratuitement un nombre infini de choses, de faire passer un message à un très grand nombre de personnes à la vitesse de l’éclair… Par contre, c’est comme toute chose: C’est à consommer modérément, parce qu’en en abusant on peut rapidement atteindre un creux.

Est-il nécessaire d’être sur tous les réseaux?

Pendant mes études, pensant que c’était indispensable pour avancer dans la vie, j’ai été, pendant un moment, connectée sur à peu près tous les réseaux possibles: Twitter, Facebook, LinkedIn, Google+, Instagram, Snapchat, Pinterest, Foursquare, Youtube…name it, j’étais partout!

Puis j’ai finis par m’épuiser à tout garder up to date. C’était beaucoup trop compliqué, à la limite épuisant, et ça me causait un stress énorme. Je ne comprenais pas comment les « grands de la comm » y arrivaient! Puis j’ai réalisé qu’en fait, ils ciblaient leurs réseaux en fonction de leurs intérêts, et n’étaient pas nécessairement partout en même temps.

Bref, le seul « avantage » que j’ai tiré de mon utilisation folle des médias sociaux, c’est que j’ai pu comprendre comment chacun fonctionnait, et pouvoir NE PAS recommander la plupart d’entre eux aux entreprises que j’allais aider en tant que gestionnaire de communauté.

J’ai finis par supprimer Snapchat parce que c’est une vraie perte de temps. J’ai lâché Twitter et LinkedIn (mes comptes sont toujours ouverts mais ne sont pas actifs). Puis j’ai encore Pinterest et Youtube pour mon usage personnel, sans grande interaction.

Maintenant, les seuls profils que je tiens réellement à jour sont Facebook (surtout la page du blogue, ma page perso étant très calme), et mon Instagram.

Est-il nécessaire d’avoir une longue liste d’amis?

Le mois passé, alors que je parcourais mon fil d’actualité Facebook, j’ai eu le même déclic que quand je visionnais les story Snapchat et que j’ai décidé de supprimer cette application: J’ai réalisé que j’y voyais pratiquement juste des choses dont je me fou complètement. J’ai donc fais un tour dans ma liste de 800 amis Facebook, et je me suis mise à supprimer toutes les personnes qui entraient dans un ou plusieurs des critères suivants:

  • Si je les croise dans la rue, je ne les salue même pas;
  • Malgré le fait qu’ils soient dans mes amis Facebook, ils ne sont aucunement au courant de ce qui se passe dans ma vie (et vice-versa);
  • Je n’ai pas interagi (virtuellement ou réellement) avec eux depuis au moins six mois (sans compter ma famille éloignées ou mes amis voyageurs);
  • Je n’ai pas vraiment d’intérêt et/ou d’aisance à ce que cette personne voit mon profil ou mes publication en toute liberté.

Résultat: j’ai maintenant 246 amis, mon fil d’actualité est 10000 fois plus intéressant, et je perds beaucoup moins de temps à scroller dans mon fil pour savoir quoi de neuf!

Petite astuce: Saviez-vous que vous pouvez influencer l’algorithme Facebook en masquant les publications que vous n’aimez pas voir? En effet, à droite de chaque publication dans votre fil d’actualité se trouve un petit triangle qui vous propose de « masquer la publication ». Puis vous pouvez choisir de voir moins de contenu de la personne qui a publié (ou aimé, ou commenté…)

Est-il nécessaire de recevoir des notifications?

Un autre truc que j’ai modifié, c’est mes paramètres de notifications. Cela fait en sorte que maintenant j’allume mon téléphone seulement si j’en ai vraiment besoin, et j’ai réussi à me détacher du FOMO, cette fameuse dépendance qui se développe chez beaucoup de jeunes hyper-connectés.  Pour en découvrir plus sur le Fear Of Missing Out, j’ai trouvé cet article assez intéressant qui dit:

FoMO désigne depuis quelques années déjà un état de stress mental ou émotionnel qui touche certains accros d’internet et des réseaux sociaux. Le syndrome se traduit par une véritable angoisse liée à la crainte de rater quelque chose: un rendez-vous, un évènement, une promo, une info …

Cette peur induite par l’hyper-connexion et la multiplication des choix aboutit parfois à une impossibilité de se déconnecter et une incapacité à se décider. Au point que des psychologues se penchent sur ce nouveau phénomène: simple addiction à l’internet ou véritable compulsion pathologique ?*

Bref, depuis que j’ai complètement annulé les notifications Instagram (je dois absolument ouvrir l’appli pour voir mes notifications, je n’ai même pas le petit chiffre qui apparaît sur l’icone de l’application), il y certaines journées où j’oublis d’aller y faire un tour, et ça fait tellement du bien!

Aussi, j’ai désactivé les notifications push pour tous les groupes Facebook desquels je suis membre ainsi que retiré l’appli de l’accueil de mon téléphone, ce qui fait que je ne vois pas le petit chiffre sur l’icone lorsque j’ai des notifs. Résultat: je consulte l’application que deux ou trois fois par jour. En plus, ‘y retrouve uniquement du contenu qui m’intéresse, vu le ménage de ma liste d’amis!

Minimalisme et médias sociaux

En conclusion, le virtuel occupe une place très importante dans la vie de la plupart d’entre nous, et le minimalisme vise à revoir nos priorité, et réfléchir sur l’importance du temps, sur la façon dont on occupe celui-ci. Le fait de diminuer et mieux contrôler ma présence sur les médias sociaux a diminué mon stress, et fait en sorte que j’ai beaucoup plus de temps pour les choses qui comptent réellement dans ma vie: me concentrer sur mon implication en environnement, voir mes proches, planifier un gros voyage pour le printemps, etc.

Alors, êtes-vous trop connecté? Quelle place occupent les médias sociaux dans vote vie?

*FoMO ou JoMO: comment êtes-vous connectés ? https://c-marketing.eu/fomo-ou-jomo-comment-etes-vous-connectes/

Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux?

Cela fait déjà un mois que je me suis lancée dans le projet 333. Pour ceux qui ne connaissent pas, en gros il s’agit de vivre pendant trois moi avec uniquement 33 morceaux de vêtements. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article que j’ai écris sur le sujet ici!

Dans le présent article, j’explique comment j’ai choisi les 33 morceaux qui constituent ma garde-robe pendant les mois d’août, septembre et octobre 2017, puis je présente ces 33 morceaux.

Les critères de sélection

Afin de rendre l’expérience agréable, et pour rendre chaque morceau comme ayant une réelle raison d’être dans ma garde-robe, j’ai choisi mes morceaux en conséquence de quelques critères que voici:

  1. Doit s’agencer avec au moins trois autre morceaux,
  2. Je dois être à l’aise de porter l’article au moins deux fois par semaine,
  3. Idéalement, qu’il puisse être porté de différentes façons (voir plus bas pour des exemples),
  4. Doit être choisi en considérant le changement de saison,
  5. Peut être porté pour plus d’une occasion (travail, sortie, voyage, courses, soirée).

Libre à vous de suivre ces critères à la lettre ou d’en avoir des différents (mentionnez-les en commentaire, ça peut toujours être utile!).

Les articles que j’ai choisi

Voici donc la liste des articles que j’ai choisi. Pour le plaisir, et pour vous montrer qu’il est très facile d’avoir une garde-robe pratique, belle, et confortable, j’ai inscrit entre parenthèses les items que je me suis procurés sans acheter neuf, et l’endroit d’où ils viennent!Les autres morceaux ont été achetés neufs et avant le 1er janvier 2017 (vu mon défi d’un an sans shopping).

Hauts et robes:
  • 3 t-shirts longs: un vert forêt (déniché dans un swap), un gris foncé, un vert kaki
  • 4 t-shirt crop top: un ligné noir et blanc, un mauve, un gris et un noir (tous soit donnés par une amie ou dénichés dans un swap)
  • Une veste en tricot noire
  • Un crop top sans manche fleuri (donné par une amie)
  • Une blouse style boho orange
  • Deux chemises: Une noire (trouvé dans un swap) et une blanche
  • Un gilet ligné noir et vert avec col montant
  • Un veston long noir
  • Un petit manteau rouge (venant d’un swap encore!)
  • 4 robes: une cold-shoulders fleurie (encore d’un swap), une grise ample, une noire manches courtes (venant d’une friperie), une grise à motif sans manches
  • Une camisole noire
  • Une veste en jeans (que je porte littéralement chaque jour!)
Bas:
  • Deux paires de jeans: un skinny noir(donné par une amie), un mom jean
  • 4 jupes maxi: une beige, une noire, une grise et une brune et noir à motif ethnique (toutes dénichées dans un swap) 
  • Une paire de gaucho noirs (Mon premier achat neuf de l’année, lonnnnguement réfléchi!)
  • Une jupe crayon noire, avec des poche ?. (Achetée au Village des valeurs pour 3$)
  • Une paire de shorts en jeans
  • Une paire de leggings noirs

Comment j’arrive à ne pas me tanner?

Ce que je découvre avec mon défi sans shopping, c’est qu’on peut avoir tellement de créativité avec sa garde-robe! voici donc quelques idées qui peuvent amener une piste de départ à ceux qui seraient en manque d’inspiration. Je ferais peut-être un article avec plus d’exemples de comment je diversifie ma garde-robe avec le moins de morceaux possibles (laissez-moi savoir si ça vous intéresse, je suis un peu gênée de jouer les blogueuses modes haha!)

1.La superposition

J’adore superposer mes morceaux. Ça me permet d’abord de pouvoir porter différents morceaux dans des situations qu’ils ne pourraient pas être portés. Comme par exemple ma petite robe à bretelle: je dois impérativement avoir les épaules couvertes au travail, donc je la porte avec soit mon gilet noir en dessous, ou encore avec une blouse par dessus! Dans cette deuxième option, elle a l’air d’une jupe.

2.La modification de la fonction d’origine

Ça c’est ce que j’adore avec les défis: la créativité est notre allié! Dans les exemple ici: une jupe maxi portée plus haute en fait une robe, et la chemise blanche attachée à l’avant au lieu de simplement lousse, ajoute du style à la tenue! Et comme vous pouvez voir, je porte la même jupe sur les deux photos, et ça ne parait pas! Donc je peux la porter quelques fois dans la même semaine sans que ça fasse étrange ahaha!

 

Alors, avez-vous déjà relevé le défi 333? Si oui, vous en pensez quoi? Comment vous en êtes-vous sortis? Et si vous n’avez jamais tenté l’expérience, est-ce quelque chose qui pourrait vous intéresser? Pourquoi?

7 phrases que les adeptes du minimalisme et du zéro déchet sont tannés d’entendre!

« Ton appartement doit être vide»

Non, mon appartement n’est pas vide. Je n’ai pas juste ma brosse à dent, 1 fourchette, 1 sofa et 1 plante chez moi. En fait, j’ai beaucoup d’objets. Mais presque chacun des objets a son utilité et sa valeur. C’est ce que veut dire le minimalisme pour moi. Ce n’est pas d’avoir le moins d’objets possible, mais c’est que chaque objet qu’on possède nous serve à quelque chose. C’est pour cette raison que j’ai épuré plus de 2000 objets de mon appartement en 5 mois: pour me débarrasser du surplus et pour me désencombrer des objets que je n’utilise pas. Bien sûr, vivant à deux, il faut faire des compromis. Mon appartement n’est pas aussi épuré que je ne le souhaiterais ou qu’il ne le serait si je vivais seule. Mais je sais que les objets que mon conjoint garde ajoutent peut-être une valeur à sa vie, alors je me dois de respecter cela.

« Ton mode de vie n’est pas viable, car tu ne fais pas rouler l’économie de la société»

Wow. Celle-ci, c’est la meilleure. Je suis de celle qui croit que l’économie doit être au service des gens et non l’inverse. Et je ne veux certainement pas participer à faire rouler une économie qui détruit l’environnement et l’écosystème, fait travailler des millions de personnes dans des conditions plus qu’inhumaines et qui ne sert qu’une poignée de tous puissants. L’offre et la demande, cela fonctionne des deux côtés. Si on cesse de surconsommer et si on produit plus de produits écoresponsables, éthiques et qui ont été produits dans de bonnes conditions humaines, le marché s’adaptera. Je ne m’excuserai pas de consommer en suivant mes valeurs. Et de toute façon, comme disait Laure Waridel, acheter, c’est voter! Je ne m’excuserai certainement pas de voter chaque jour!

«C’est parce que tu n’as pas d’enfants»

Je n’ai pas d’enfants, effectivement. Mais je suis certaine que le jour où j’en aurai, je ne changerai rien de mon mode de vie. Je pense déjà à des alternatives bébé pour quand j’aurai un enfant. Tout est dans la planification. Bon, je sais que c’est un peu extrême de planifier sa grossesse et son mode de vie 3-4 ans d’avance, mais c’est peut-être ces réflexions précoces qui vont assurer mon succès dans mon cheminement vers le zéro-déchet absolu. Et je vois plein de familles qui réussissent à garder leur vie simple, parfois non sans accrochage avec la famille qui veut gâter les enfants de gogosses inutiles mais bref… On traversera le pont quand on sera rendus!

«C’est trop compliqué»

Cette excuse est lamentable. C’est tellement simple et facile le zéro-déchet, une fois qu’on s’est habitués au changement. Oui, il y a une période de transition de quelques semaines (ou mois) où il faut faire plus d’efforts et persévérer, mais une fois passés, ce mode de vie devient accessible pour monsieur et madame tout le monde. C’est facile de penser à amener ses sacs de fruits et légumes en filet et ses plats en même temps que ses sacs réutilisables, c’est facile de rajouter une bouteille d’eau dans notre sac quand on sort, c’est facile d’arrêter au magasin en vrac qui de toute façon, est sur la route de l’épicerie et d’amener nos propres plats. C’est facile d’essayer la coupe menstruelle, c’est facile de couper des vieux T-shirts pour en faire des mouchoirs lavables.

«C’est juste une passe, tu m’en reparleras dans 2 ans»

Une membre de ma famille m’a dit cette phrase quand j’ai parlé de ma transition vers le minimalisme et le zéro déchet. Parce que c’est tellement difficile de juste me supporter dans mes choix et de m’encourager. Je crois que cette condescendance mal déguisée reflète en fait une certaine insécurité. Je crois que mon mode de vie brusque certaines personnes de mon entourage et au lieu de remettre en question leurs propres habitudes ou leur choix de consommation, il est plus facile de ridiculiser mes choix. Mais je suis certaine que ce mode de vie me suivra. Parce qu’après seulement quelques mois, j’en ressens tous les bénéfices. Et je ne voudrais jamais revenir en arrière.

«Avoir une voiture, ce n’est pas très minimaliste»

Premièrement, il faut garder en tête que le minimalisme est un parcours, pas une destination. Cela veut dire que tout ne se fait pas du jour au lendemain, que tout progresse à un rythme qu’on a décidé. J’ai une voiture, parce que j’ai besoin de me déplacer pour le travail. J’ai une voiture, parce que je suis à 8  minutes de mon travail en voiture, contrairement à presque 60 minutes en bus. Je sais que je suis trop loin de mon milieu de travail et je travaille là-dessus. Malheureusement, un bail, ça ne se brise pas assez facilement et tant qu’à me rapprocher juste pour me rapprocher, j’aime mieux bien le faire et bien choisir ma future maison. Ma voiture ajoute indéniablement une valeur à ma vie en ce moment. Je sais que ce ne sera pas toujours le cas. Chaque chose en son temps.

«Je vois que tu as acheté un produit emballé. Tu n’as pas vraiment un mode de vie zéro déchet dans le fond»

Ouf! Comme je déteste me faire dire cela, surtout venant d’une personne qui achète des produits emballés sans arrêt. Mais il ne faut pas le prendre personnel! C’est peut-être l’insécurité de l’autre qui parle, face à un mode de vie qu’elle ne partage pas. Je suis humaine, il m’arrive, et souvent encore, d’acheter des produits emballés. Parce que c’est plus facile ainsi ou parce que je ne trouve pas d’alternative près de chez moi. Ce serait contre-productif de faire 20 minutes de voiture pour aller me procurer un fromage non emballé juste pour ne pas produire de déchet, considérant l’essence et le temps que cela me prend. Je considère quand même avoir un mode de vie zéro déchet, et ce, même si j’en produis quelques-uns. Comme toute démarche, c’est progressif. Plus les changements sont intégrés uns à uns et pas vus comme un boulet, plus ils sont susceptibles d’être durables. Je préfère modifier mon mode de vie petit à petit et que cela devienne une habitude que de tout chambouler d’un coup et me tanner parce que c’est trop de travail!

Et vous? Avez-vous déjà fait face à de tels commentaires? Comment réagissez-vous?

L’art de la simplicité, par Dominique Loreau: 7 passages qui font réfléchir

Lorsque j’ai décidé de m’initier au minimalisme il y a quelques mois déjà, j’ai découvert Dominique Loreau. Ses livres sont très prisés par tous ceux qui désirent simplifier leur vie. L’art de la simplicité est probablement sont plus populaire. Curieuse de voir ce qu’il pouvait apporter de si merveilleux, je me le suis procurée.

Bien que ça m’ait pris plusieurs semaines à le terminer (je n’avais pas lu de livre complet depuis plusieurs mois. Ah! la fin des études…), j’ai apprécié en grande partie les sujets abordés (matérialisme vs minimalisme, bien-être, spiritualité, etc). Comme j’ai pris l’habitude à l’université d’annoter toutes mes lectures, j’ai eu le réflexe de surligner tous les passages que je trouvais inspirants.

L’art de la simplicité: 7 passages qui m’ont fait réfléchir

Alors j’ai enfin fini le livre, et j’avais envie de partager avec vous mes citations préférées qu’on peut retrouver dans ce livre. Parce que parfois ce ne sont que de simples citations qui nous ouvrent une toute nouvelle perception. N’hésitez pas à commenter en me disant votre préférée!

« Dans une maison, ce n’est pas la décoration qui devrait être essentielle, mais les personnes qui s’y trouvent. » -p.35

« La plupart du temps, les gens sont plus accablés par l’idée de ce qu’ils ont à faire que par ce qu’ils font en réalité. C’est pour cela que les paresseux sont souvent déprimés. Il est aujourd’hui prouvé que l’inactivité ralentit le métabolisme et entraîne une chute de tension. » -p.86

« Le zen nous met en garde contre les objets d’art et contre l’empreinte signée d’un artiste sur une oeuvre. Il demande à l’homme de n’être ni le maître ni le sujet des choses et des autres, de ne pas devenir l’esclave de lui-même, de ses émotions, de ses principes ni de ses désirs. La beauté, selon le zen, est un état de non-préoccupation, une liberté à l’égard de tout. Une fois que cet état est atteint, tout est beau. C’est un état d’esprit, l’acceptation de l’inévitable, l’appréciation de l’ordre cosmique, de la pauvreté matérielle et de la richesse spirituelle. » -p.105

« La simplicité ne signifie pas éliminer ce que l’on aime, mais éliminer ce qui ne contribue pas ou plus à notre bonheur. » -p.117

« Être beau, c’est d’abord être soi. » -p.127

« Critiquer ne dira rien sur les gens, mais en revanche en dira long sur vous: vous êtes une personne qui critique. » -p.258

« Le succès prend ses racines dans l’esprit et se concrétise dans le monde matériel, jamais dans le sens inverse. » p.270

Voilà donc 7 passages qui m’ont marqué. Bien sûr, il y en beaucoup plus, et ceux-ci sont ceux qui m’ont marqué personnellement. Si vous avez lu le livre et avez noté d’autres passages inspirants, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires! Et tant qu’à y être, donnez-moi votre avis sur le livre!

 

Minimalisme, zéro déchet et santé

Plusieurs raisons m’ont amenées à adopter un mode de vie minimaliste: l’envie d’économiser et d’épargner, désencombrer mon appartement, mon agenda et mon esprit, avoir plus de temps pour faire ce que j’aime, identifier mes priorités, etc. En ce qui a trait au mode de vie zéro déchet, je voulais surtout économiser sur le prix de l’emballage et diminuer mon empreinte écologique.

Je ne me doutais pas qu’en adoptant ces modes de vie, cela allait avoir un effet immédiat sur ma santé. Voici de quelles façons:

1- Plus de temps pour faire ce qu’on aime

Depuis que je suis minimaliste, j’y pense deux fois avant de prendre un engagement. En effet, les engagements que je prends et qui n’ajoutent pas de valeur à ma vie m’enlèvent du temps pour faire des activités que j’aime réellement. Et il s’avère que les activités que j’aime pratique sont de nature sportive: ultimate frisbee, volleyball, natation, entrainement, vélo, etc. Depuis que je suis minimaliste, j’ai le temps de faire ses activités presque chaque jour et cela a un impact certain sur ma santé. Je suis plus en forme, j’ai plus d’énergie et j’ai un meilleur sommeil. Je mange mieux, je me sens plus détendue et j’ai une meilleure confiance en moi.

Plein de temps et des sous de côté pour faire du plein-air et du camping.

2-Rendez-vous chez des professionnels, assurances ou pas

Le minimalisme m’a amené a repenser mes priorités et à m’assurer de les respecter. Pendant mes périodes de réflexion, j’ai pris conscience à quel point la santé est un poste budgétaire élastique et que nous sommes réticents à dépenser de l’argent pour notre santé. Combien de fois ai-je repoussé ou annulé un rendez-vous chez un professionnel de la santé parce que je n’avais pas d’assurances ou que je n’étais plus couverte pour ce service? D’un autre côté, je n’avais aucun mal à dépenser plusieurs dizaines de dollars par semaine pour aller souper au restaurant.

Tranche de vie: J’ai toujours eu de gros maux de tête et ce, depuis que je suis toute petite. Je mangeais des tylenols comme des bonbons. C’est même pas une  blague, mon chiro m’a dit que j’avais probablement des maux de tête quand j’en prenais moins souvent, parce que mon corps était en sevrage. 15 tylenols et 10 advil par semaine, ça peut juste être mauvais pour la santé. Bref, je suis allée chez le chiro parce que j’avais une assurance qui me remboursait 50% du montant de mes séances jusqu’à concurrence de 300$. Le chiro m’a tellement fait de bien que j’ai écoulé ma couverture rapidement. Mon premier réflexe: me dire que je n’irais plus chez le chiro, car je ne suis plus assurée. ERREUR! Après réflexion, je me suis demandée pourquoi je me priverais des soins en chiropratie. Pour la première fois depuis 15 ans, je passais plusieurs semaines sans avoir mal à la tête. Au courant des 6 derniers mois, je peux compter mes maux de tête sur les doigts d’une seule main alors qu’avant, j’avais un léger mal de tête pratiquement tous les jours et un gros mal de tête minimalement 1 fois par semaine. J’AI RÉALISÉ À QUEL POINT LES 50$ MENSUELS QUE JE DÉPENSAIS CHEZ MON CHIRO ÉTAIENT EN FAIT UN INVESTISSEMENT DANS MA SANTÉ. Et depuis, je ne me pose plus de questions. J’ai même commencé à me faire masser aux 6 semaines pour détendre mes muscles et c’est génial.

3- Moins de stress

Chaque fois que je repense à quel point j’étais encombrée les dernières années, je ne peux pas m’empêcher de ressentir un certain stress. J’avais tellement d’objets inutiles! Ils étaient omniprésents: dans mes armoires de cuisine, dans mes étagères de salon, empilés dans des bacs en plastique dans mon garde-robe, dans mes tiroirs de salle de bain, dans ma voiture, sur mon frigidaire, etc. Maintenant, quand je regarde tous mes espaces épurés, je me sens super bien. Je me sens détendue et je sais que j’ai pris la bonne décision. Je n’ai plus à me stresser pour mon ménage ou l’organisation de mes objets, je peux seulement relaxer et profiter du moment présent.

Des surfaces lisses et aérées dans tout l’appartement: apaisement instantané!

4-Meilleure alimentation

La transition vers un mode de vie zéro déchet m’a forcée à repenser mes habitudes de consommation. J’étais une grande consommatrice de poulet, en mangeant 3-4 fois par semaine. Je mangeais aussi un peu de boeuf haché et du porc. Ces aliments sont emballées dans des barquettes de styromousse non recyclables au Québec et dans la pellicule plastique. J’ai essayé de procurer des viandes en épicerie dans mes propres plats, mais toutes les épiceries ont refusé, sauf le IGA Des Grives (Gatineau). Ma réaction a donc été de cesser ma consommation de viande, pour cesser d’acheter autant d’aliments emballés.  À l’épicerie, les aliments les moins emballés sont les légumes et les fruits. Je consommais déjà beaucoup de ces aliments, mais depuis que je ne mange plus de viande, je consomme ces aliments en quantité industrielle.

Il faut aussi dire que consommer moins d’aliments emballés dans du plastique n’est que bénéfique pour notre santé, car nous nous protégeons des émanations toxiques de ce type d’emballage.

Le minimalisme a aussi eu un impact sur mon épicerie. Sans savoir pourquoi, je voulais toujours que mon épicerie me coûte le moins cher possible. J’achetais donc des aliments de moins bonne qualité et je retirais de mon panier des aliments qui n’étaient pas en spécial. Tout ça pour sauver 10$ rendue à la caisse. Mais le jour d’après, je n’avais aucun problème à aller magasiner pour un 20e chandail et une 12e paire de pantalons et faire monter ma facture à 60$. Quelle contradiction! Je coupais dans mes besoins essentiels pour me procurer des biens inutiles. Maintenant, ma facture d’épicerie me coûte ce qu’elle me coûte et je ne culpabilise pas rendue à la caisse, car je sais que mon panier est rempli de bons aliments pour ma santé.

 

Une alimentation sans viande pousse à intégrer davantage de légumes et de fruits dans son assiette.

 

Depuis que j’ai adopté un mode de vie minimaliste, zéro-déchet et végétarien, je peux réellement affirmer que j’ai vu un changement significatif sur ma santé, non serait-ce que pour les maux de tête et ma forme physique en général.

Et vous, avez-vous observé des changements sur votre santé? Quels sont-ils?

Garde-robe minimaliste: je tente le projet 333

Le 1er août 2017 marquait le début d’une nouvelle étape de ma démarche minimaliste. Après un désencombrement intense de ma bibliothèque, de l’ensemble de mon appartement et de ma garde-robe, j’ai décidé de me lancer dans le projet 333 dont j’ai déjà un peu parlé dans cet article! Je le mentionnais aussi dans mon bilan de 6 mois sans shopping.

Qu’est-ce que le projet 333?

C’est très simple (j’espère ben, c’est un défi minimaliste!). Le projet a été créé par Courtney du blogue Be more with less. On choisi 33 morceaux (ou moins, mais pas plus!) dans sa garde-robe que l’ont portera pendant 3 mois. Ces 33 morceaux incluent les bijoux, les accessoires, les vêtements d’extérieur, et les souliers. Ils n’incluent PAS les sous-vêtements, les pyjama, ni les vêtements de sport (et ceux-ci ne doivent être portés QUE pour dormir ou faire du sport!). Tout ce qui reste et n’est pas choisi, on le range hors de notre vue pendant les trois prochains mois.

Pourquoi ce défi est-il si populaire?

D’après mes recherches sur d’autres blogues de personnes qui ont tenté l’expérience, plusieurs conclusions en ressortent:

  • Le projet 333 aide à faire le point sur ses réels besoins en terme de vêtements.
  • Il développe la conscience de soi, la confiance en soi, et la créativité.
  • Il fait apprendre à apprécier ce qu’on a.
  •  Ça me fera peut-être réaliser autre chose…à voir!

Comment je m’y suis prise?

J’ai d’abord commencé par tout sortir de ma garde-robe et de mes tiroirs. Vous auriez du voir ma chambre, méga bordel. Moi qui pensais m’être déjà m’être débarrassée d’absolument tout les vêtements qui ne m’étaient pas nécessaires avec mon défi d’un an sans magasinage, il m’en reste encore beaucoup!

Ceci fait, j’ai commencé à sélectionner tous mes items préférés. Genre ceux que je porte au moins une fois par semaine tellement je me sens bien, confortable et belle dedans. J’ai aussi choisi les morceaux que je sais faciles à agencer: une paire de jeans, un chandail noir, une jupe noire, une veste en jeans. Puis j’ai compté: 50 morceaux. Ouf, je devais encore couper.

Alors pour avoir une meilleure vue d’ensemble j’ai tout foutu le reste dans une grosse poche de voyage que j’ai eue en participant à une compétition universitaire (enfin elle a une utilité haha!).

Donc j’ai refais le tri parmi les 50 morceaux choisis et je les ai pris un à la fois dans mes mains. Je m’assurais d’être capable de faire au moins trois outfits avec chaque morceau, et de voir si il y avait différentes façons de les porter (jupe maxi qui peut être montée jusque sous les épaules et devenir une robe sans manches, chemisier qui peut être ouvert, ou encore noué à l’avant, etc). Et j’ai finis par avoir mes 33 morceaux! Yé!

Note importante: pensez à la saison et aux occasions qui s’en viennent! Mes trois mois sont Août, Septembre, et Octobre. J’ai donc dû inclure un manteau léger pour l’arrivée de l’automne. Et si je décide de retenter l’expérience pour les trois mois suivants, je devrai considérer le temps des fêtes et l’hiver qui vient…

Ma petite exception

Je me suis permise d’ajuster une seule règle du défi: je n’ai pas inclus les accessoires, sacs et souliers dans mon défi.

La raison est que je suis déjà très minimaliste en ce qui concerne les accessoires. En effet, je ne porte aucun bijoux, et j’ai juste deux sacs (sac à dos Matt & Nat et mini sac à main noir, deux items super polyvalents!). En ce qui concerne les souliers, j’ai des problèmes avec mes pieds (je dois d’ailleurs prendre rendez-vous chez le podiatre pour renouveler mes orthèses…). Donc je garde trois paires au travail, que je change selon le niveau d’inconfort (pour ne pas dire douleur…). Pour ce qui est de la vie de tous les jours, j’ai trois paires que j’alterne selon les occasions: une paire d’espadrilles, des bottillons noirs, et des souliers style Toms. Trois items qui ne sont aucunement superflus.

Alors c’est parti! Je prépare un article avec les morceaux que j’ai choisi, et je vous reviens dans trois mois pour un bilan et mes astuces. Je suis plutôt excitée de voir ce que ce défi va m’apporter…

Aviez-vous déjà entendu parler du projet 333? Si oui, l’avez-vous essayé et qu’en avez-vous pensé? Et si non, seriez-vous tenté par l’expérience?