Pourquoi j’ai choisi de vivre sans voiture

J’ai 25 ans, je n’ai jamais eu de voiture et je ne compte pas m’en procurer une dans les 5 prochaines années, au moins. Je vis donc sans voiture depuis maintenant près de 10 ans.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

On peut penser à plusieurs avantages, qui sont parfaitement légitimes, en ce qui a trait à la possession d’une voiture: l’économie de temps qu’elle apporte, la liberté d’aller où on veut, quand on veut, la liberté d’être dans ses propres affaires, de pouvoir mettre sa musique au volume qu’on veut, etc.

D’un autre côté, on doit débourser énormément d’argent, prévoir des réparations éventuelles, payer son permis à temps. On doit être vigilent en tout temps par risque d’attraper une contravention, ou pire, de causer un accident, qui lui peut détruire des vies et/ou entraîner des pertes financières immenses. Puis il y a l’attente interminable dans le trafic à l’heure de pointe, sans compter la pollution créée par les voitures…

23% de votre salaire annuel sert à payer votre voiture

Le côté financier d’abord.

Un propriétaire de voiture doit penser à l’assurance, la prévision de réparations potentielles éventuelles, les plaques, le permis, et le risque d’avoir des contraventions à payer. Moi, je paie 90$ par mois, qui sont automatiquement prélevés de mon compte bancaire. Ces 90$ me donnent un accès à des déplacement illimités.

Pierre-Yves McSween expose le calcul suivant dans son livre En as-tu vraiment besoin? :

Une personne qui gagne 50 000$ par année doit travailler 23% de son temps dans une année pour payer le coût de sa voiture, qui lui servira essentiellement à aller…travailler.

Assez renversant!

Me déplacer sans voiture n’est pas une perte de temps

Pensons aussi au temps passé dans le trafic chaque matin et chaque soir versus le temps de mon trajet en autobus. Je suis gagnante sur toute la ligne.

Je m’explique.

D’abord, sur les grandes artères de la plupart des villes, il existe des voies réservées pour les autobus, taxis et co-voitureurs avec trois personnes et plus dans le même véhicule. Grâce à l’autobus, je skip le trafic, comme ils disent. De plus, là où j’ai choisi de vivre, l’autobus passe aux 10 minutes en heures de pointe. Même pas besoin de regarder l’horaire des passages de peur de le manquer!

En ce qui concerne les déplacements hors-heure de pointe, oui, parfois la fin de semaine si je veux me rendre à certains endroits précis dans la ville, en raison de quelques détour dans les quartiers ainsi que l’horaire différent, le temps du trajet d’autobus sera plus long que le trajet en voiture. Mais encore là, je n’y vois pas d’inconvénient.

En effet, le temps passé dans l’autobus est du temps que je peux prendre pour lire un bon livre, m’abandonner dans mes réflexions, méditer, écouter de la musique…Pouvez-vous en faire autant pendant que vous conduisez? Non, car vous devez être constamment alerte, tandis que moi, je me laisse transporter jusqu’à ma destination sans avoir à me soucier de la signalisation et des véhicules autour de moi.

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Il y a aussi la marche et le vélo, qui oui sont plus lents, mais oh combien plaisants! Me rendre au travail en marchant prend environ 40 minutes. S’il fait beau soleil un matin, je vais très souvent opter pour la marche. Il faudra simplement que je planifie me lever plus tôt et partir à temps, ce qui n’est pas un problème puisque le trajet va me réveiller.

Par la même occasion, j’aurai l’occasion d’observer les paysages, de prendre un chemin différent si j’en ai envie, d’écouter ma musique, et d’encore une fois skipper le trafic!

Donc, voyager sans voiture n’est PAS une perte de temps.

 »Ouais mais y’a des gens bizarres dans l’autobus… »

Oui, j’ai déjà entendu cette phrase comme excuse pour ne pas prendre l’autobus. En tout respect, c’est vraiment con comme idée pré-conçue des transports en commun!

Oui, parfois il y a des gens un peu spéciaux ou déplaisants dans les transports en commun. Mais on en voit dans tous les endroits publics. Et je vous le dis, après presque 10 ans à prendre l’autobus pratiquement chaque jour, on fini par se former une espèce de coquille, on assimile les bonnes manières, puis on apprend à se déplacer dans un esprit de cohabitation et de partage. On dit merci, on souri, on cède notre siège aux personnes âgées et aux femmes enceintes, puis on enlève son sac de sur son dos.

Et sérieusement, les gens bizarres, on ne les voit pas si souvent que ça, et il n’y a rien qui nous oblige à interagir avec eux, tout comme dans les parcs et dans les centres d’achat.

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L’excuse de la distance

Certaines personnes habitent en campagne, ou dans un quartier où les autobus ne passent à peu près jamais. Je peux alors paritairement comprendre qu’elles n’ont d’autre choix que d’utiliser une voiture pour aller travailler ou faire leurs courses. mais ce sont ces gens, et eux seuls qui ont décidé d’habiter loin du travail et des commodités.

J’insiste: n’allez surtout pas croire que je dis que c’est une mauvaise chose.

Je me doute bien que ce choix a été pris pour certaines raisons parfaitement logiques: avoir un grand terrain, peu de voisins, la maison de ses rêves, la tranquillité, etc. Et je suis heureuse pour ces personnes si elles sont arrivées à réaliser ce rêve! Seule chose: il faut entièrement assumer que les dépenses de transport et le temps dans le trafic viennent avec. Et tant mieux si ces individus sont confortables avec ça!

Moi en tout cas, je ne le serais pas. En tout cas, pas pour quelques années encore.

Si j’ai besoin d’aller loin…

Ma famille habite loin. Je n’ai donc d’autres choix que d’utiliser un moyen de transport motorisé pour aller les voir, sinon j’en aurais pour des jours et des courbatures!

Alors si j’ai besoin de faire un voyage de longue distance, j’ai des options géniales qui s’offrent à moi: autobus voyageur, covoiturage, ou encore, la bienveillance de mes amis.

Je n’ai jamais abusé de cette bienveillance, même que des fois je me sens mal de demander une ride. Je m’assure alors toujours que ça ne crée pas un trop gros détour pour la personne qui accepte de me transporter, et tant mieux même si c’est sur son chemin! En échange, j’offre de payer un verre de temps en temps à mes amis, ou je les invite à souper. Je crois en une philosophie de partage et d’échange de services. De plus, le covoiturage tisse des liens…et permet de skipper le trafic encore une fois grâce aux voies réservées!

Pour le covoiturage, il existe plusieurs groupes Facebook sur lesquels on peut trouver un transport à peu près tous les jours, toutes les heures. C’est super économique et plaisant! Et si vraiment je ne trouve pas, j’opte alors pour l’autobus voyageur, qui est oui, un peu plus cher, mais tellement confortable!

C’est quoi la solution alors?

Je ne dis surtout pas qu’on devrait bannir les voitures! Ce qu’il faudrait je crois, serait que chaque personne repense à l’utilisation qu’elle fait de sa voiture.

  • Pourquoi ne pas faire de covoiturage? Je vois tellement de gens se rendre au même lieu de travail, il doit bien y en avoir trois ou quatre qui vivent dans le même quartier! Chacun économiserait de l’argent, et se rendrait plus rapidement au travail.
  • Pourquoi ne pas habiter plus près du travail, ou louer une voiture uniquement lors de voyages de longue distance?
  • Est-ce réellement plus rapide?

Bref, une voiture, en avez-vous vraiment besoin? Avez-vous une voiture pour les bonnes raisons? Travailler pour payer votre voiture…pour aller travailler, c’est aliénant non?

Dites-moi ce que vous en pensez!

 

 

Qu’y a-t-il dans ma poubelle d’avril?

Après trois mois à m’initier au Zéro déchet, j’ai réussi à adopter une très grande partie des bonnes habitudes que demandent ce mode de vie: je me suis équipée des bons outils, j’ai commencé à composter, j’achète mes aliments secs en vrac, et je n’achète plus d’emballages. j’ai aussi (enfin) réussi à finir la plupart de mes produits de beauté embouteillés (shampoing, crème pour le corps, gel douche).

Ne sachant plus trop quoi changer pour en faire encore plus, j’ai décidé de me lancer un nouveau défi: garder tous les déchets que j’aurai produits pendant le quatrième mois de mon périple vers une vie plus écolo pour pouvoir constater où sont mes lacunes, ainsi que les déchets les plus difficiles à éliminer, et pourquoi. Petit suspense, j’ai fait une grande découverte! Je vous en parle plus loin… 😉

Qu’y a-t-il dans ma poubelle d’avril?

Voici la liste des trucs qui se trouvent dans ma poubelle d’avril. Précision: le contenu du bocal représente environ 90% des déchets que j’ai produits au courant du dernier mois. Le 10% manquant comprend des déchets qui étaient soit gros pour y entrer, soit produits pendant une sortie et je n’avais aucun moyen de le garder sur moi toute la journée. C’est parti:

Dans le bocal

⦁ Deux fourchettes en plastique: la première parce que je me suis fait voler celle en métal que je garde dans l’armoire au travail (en plus, y’a mon nom sur la boite dans laquelle elle se trouvait…), la deuxième le lendemain parce que j’ai oublié de m’emmener une nouvelle fourchette en métal.
⦁ Un couvercle de café pour emporter: parce que j’ai oublié ma tasse pleine de thé fraîchement infusé sur le comptoir de ma cuisine en allant au travail, et j’avais vraiment besoin de mon breuvage chaud matinal!
⦁ Deux tubes d’échantillons de crème hydratante: il y en aura d’autres à venir, je me force à tout finir les produits que j’avais déjà chez moi. Après ça, j’utiliserai de l’huile de coco pour hydrater ma peau si j’en ai besoin.
⦁ Quelques élastiques qui étaient autour de légumes que j’ai acheté.
⦁ Des autocollants de fruits et légumes.
⦁ Une boule de gommette qui traînait chez moi.
⦁ Une paire de bas de nylons beaucoup trop troués pour la vie.
⦁ Deux emballages de tofu et un emballage de saucisses végétariennes.
⦁ Un petit sac de chips: parce que je cravais vraiment trop pour des chips cette journée-là  (oups).
⦁ Des cheveux morts (miam): parce qu’on ne peut malheureusement pas composter nos cheveux si on les teint et/ou si on utilise des produits non naturels/bios dedans.
⦁ Un sac en filet tout déchiré dans lequel il y avait des avocats.

Le 10% restant

⦁ Deux emballages take out de resto rapide: parce que je n’avais vraiment plus rien dans mon frigo j’ai du m’acheter un lunch deux fois.
⦁ Un autre couvercle de café pour emporter.
⦁ Un gros tube de crème pour le corps.

Les déchets inévitables

L’instigatrice du mode de vie Zéro déchet, Béa Johnson le dit elle-même: dans notre société et à notre époque, le Zéro déchet absolu n’existe pas. C’est un éternel parcours.

Oui, malheureusement, j’ai dans mon bocal certains déchets qui sont inévitables, ou dont l’alternative Zéro déchet m’est très difficilement accessible: emballage de tofu, autocollants sur les fruits et légumes, les bas de nylon (je suis obligée d’en porter au travail), et les cheveux.

Les déchets évitables et la leçon à en tirer

lestulipes.ca dechets avril 2017Lorsqu’on se lance dans une démarche de réduction de ses déchets, je crois que l’expérience de les accumuler pendant un temps pré-défini est une excellente manière de prendre conscience de nos succès et de ce que nous avons à travailler encore.

Dans mon cas, ça m’a permit de faire une découverte très intéressante: la plupart des déchets que j’ai produits pendant le dernier mois auraient pu être évités si j’avais mieux planifié mes sorties et mon horaire: me lever plus tôt le matin pour ne pas avoir à me presser et oublier mon thé, prendre le temps de bien faire mon lunch et y inclure des ustensiles, ou encore, planifier mes repas de la semaine et mon épicerie afin de ne pas manquer de bouffe et avoir un lunch à chaque jour.

Pour ce qui est des chips, c’est vraiment un fail parce que je savais parfaitement sur le moment que je n’en avais vraiment pas besoin, mais j’ai succombé à mes papilles qui n’en avaient pas mangé depuis trois mois. Pour l’avenir, je pourrais m’acheter des grains de pop-corn en vrac et les assaisonner à mon goût, ça me ferait une petite collation salée mais tout de même santé, et Zéro déchet.

Je me console tout de même en me disant que deux cafés pour emporter et deux lunch take out dans tout un mois, c’est quand même vraiment mieux qu’à chaque jour, comme plusieurs personnes le font. Rassurez-vous, ça n’enlève pas du tout que ma petite âme d’écolo pleurait dans son intérieur à chaque fois.

Bref, la planification est à la base du Zéro déchet: s’équiper d’une gourde, emmener ses sacs réutilisables a magasin, avoir des collations pour éviter d’acheter des produits emballés, penser à emmener un contenant pour mettre les restes au restaurant, etc. Tous ces exemples demandent d’être prévoyant. Oui, c’est un peu difficile au début puisqu’il faut repenser entièrement sa consommation et ses habitudes de vie, mais une fois les nouvelles habitudes implantées, tout se fait naturellement!

Alors, pour ceux qui pratiquent le Zéro déchet, qu’est-ce qui se ramasse généralement dans votre poubelle? Quelles sont vos astuces pour éviter le plus possible de déchets?

7 preuves que le Zéro déchet vous fera économiser de l’argent

Le Zéro déchet, c’est non seulement génial parce qu’on participe à sauver la planète, mais aussi parce que ça permet de faire des économies!

Quand je parle du Zéro déchet à mon entourage, je suis toujours surprise d’entendre dire que ça doit donnnc coûter cher et être compliqué!

Détrompez-vous.

Évidemment, adopter un mode de vie Zéro déchet ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut une certaine motivation, une ouverture d’esprit, de la débrouillardise et de la patience. C’est un changement total de ses habitudes de consommation et de vie, mais une fois que le déclic s’est fait, tout devient si naturel!

Voici donc 7 preuves qu’adopter un mode de vie Zéro déchet permet une économie d’argent. J’espère qu’elles en aideront certains à déclencher ce déclic motivateur:

1. On ne paie pas pour l’emballage

Saviez-vous que pour la plupart des produits emballés, 15% du prix est alloué à l’emballage? C’est du vrai gaspillage, considérant qu’on jette presque toujours l’emballage! En optant pour du seconde main, pour le vrac, et pour les produits sans emballages, ce 15% reste dans notre porte-feuille et peut être utilisé de manière beaucoup plus logique et raisonnable.

2. On achète uniquement la quantité dont on a besoin

Anecdote: À Noël passé, je voulais essayer une recette de tourtière végane, et pour pouvoir réussir la recette, j’avais besoin de clous de girofle et de muscade. N’ayant pas ces ingrédients dans mes armoires (puisque je ne les utilise jamais), j’ai acheté un pot de chaque dans la rangée des épices à l’épicerie. Résultat: je suis prise avec deux pots d’épices qui dorment dans mon garde-manger, que je n’ai pas touchés depuis le mois de décembre. C’est encombrant!

En optant pour le vrac, on peut acheter uniquement la quantité d’un produit dont on a besoin. On évite non seulement le gaspillage de bouffe, mais aussi le gaspillage d’argent, ET on ne s’encombre pas d’ingrédients qui ne nous servent à rien!

3. On fait la plupart de nos produits à la maison

Nettoyant tout usage à base de vinaigre, huile de coco partout et pour tout, fard à joue et à sourcils à base de poudre de cacao, dentifrice à base de bicarbonate de soude, etc. Tout ceci sont des ingrédients hyper abordables, naturelles, et pour la plupart, disponibles en vrac.

Encore là, on n’en prépare que la quantité dont on a besoin, on ne paie pas pour de l’emballage, et en plus, on fait du bien à notre santé puisqu’on n’utilise pas de produits remplis d’ingrédients chimiques et nocifs.

4. On achète principalement seconde main

Puisqu’on veut éviter la production de nouveau déchets, on se tourne toujours d’abord sur ce qui est déjà là, déjà produit. Tout le monde le sait, le seconde main coûte vraiment moins cher. C’en est presque drôle parfois, j’ai déjà trouvé un moule à muffins pour 1$ et des livres à 25 sous, tssé juste pour dire qu’ils ne les donnent pas…Et je ne sais pas pour vous, mais moi je suis super fière chaque fois que je fais une trouvaille dans une boutique d’usagée, et particulièrement quand c’est quelque chose dont j’avais vraiment besoin!

Par exemple, cette semaine je me cherchais des sneakers pour l’été qui s’en vient, et comme je ne magasine pas pendant un an, je capotais un peu. J’ai donc décidé de faire un tour au Village des Valeurs, et j’ai trouvé des Nike pour 10$!!! Oui ils ont déjà été portés (mais encore en excellent état). Je le vois comme un avantage: je n’aurai pas à les casser, donc pas d’ampoules aux pieds (je suis super sensible à ça), et le look déjà usé leur donne une certaine personnalité, contrairement à des souliers neufs hyper rigides et si blancs qu’on en a mal aux yeux rien qu’à les regarder! Et 10$ pour des Nike, on dira pas non. 😉

5. On obtient des rabais

De plus en plus de cafés offrent un rabais lorsqu’on apporte notre propre tasse, et certaines épiceries (comptoirs de boucherie, fromagers, boulangers…) offrent un rabais si on a notre contenant réutilisable. Le concept est assez nouveau, mais il est toujours possible d’en glisser un mot et de poser des questions aux commerçants, qui souvent se trouvent très ouverts à l’idée puisqu’elle leur permet d’épuiser moins vite leurs stocks d’emballages jetables!

6. On n’achète plus d’objets à usage unique

Papiers mouchoirs, tampons démaquillants, serviettes hygiéniques et tampons jetables, essuie-touts, ustensiles et vaisselle en plastique, napkins, etc… Tout ces objets nous ont été implantés dans la tête comme étant indispensables et inévitables, mais C’EST UN MENSONGE! Vous trouvez normal de payer pour un objet qu’on va utiliser deux minutes et le jeter tout de suite après? Pas moi!

C’est du vrai gaspillage de ressources premières, de production et d’argent! Chacun de ces objets est très facilement remplaçables par des options Zéro déchet! Pour en savoir plus sur les alternatives Zéro déchet, venez lire cet article.

Remplacer ces objets par leur alternative réutilisable permet premièrement de ne plus dépenser à répétition pour des objets jetables. Deuxièmement, on ne va presque plus au magasin pour renouveler les stocks, donc on économise énormément de temps et d’énergie. Et troisièmement, les options réutilisables sont tellement plus plaisantes et pratiques, vous vous demanderez pourquoi vous n’avez pas fait le switch avant!

7. On opte pour le durable et le réparable

Parfois vaut mieux payer un peu plus cher pour de la meilleure qualité ou du facilement réparable, plutôt que vraiment pas cher mais devoir remplacer après un court laps de temps, et devoir retourner au magasin, faire un choix, repayer pour la même chose, ET créer un déchet.

Nous en sommes aussi venus à une mentalité du  »brisé = poubelle ». Alors que pourtant, un petit tour chez le mécanicien, chez le cordonnier, ou un coup de fil à l’électricien nous en coûterait tellement moins cher et nous éviterait de créer un déchet et d’aller encore perdre du temps à magasiner pour un nouvel objet.

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Bref, je me pose la question, comment diable en sommes-nous venus à normaliser des habitudes aussi néfastes sous prétexte qu’elles permettent de sauver de l’argent et simplifier nos vies? Sortir les poubelles, ouvrir des emballages, devoir relaver les aliments frais emballés, retourner sans cesse au magasin pour renouveler les stocks de produits à usages uniques, etc…

Est-ce vraiment une économie?

Voilà qu’adopter un mode de vie Zéro déchet est non seulement hyper gratifiants car on sauve la planète, c’est aussi très pratique, économique et ça simplifie la vie!

Alors, si vous n’aviez pas encore fait le saut dans la réduction de déchets, ceci vous a-t-il convaincu? Et si vous vous êtes déjà lancé, commentez en me laissant savoir ce que vous pensez de cet aspect économique du Zéro déchet: l’avez-vous constaté aussi? Quels autres aspects positifs le Zéro déchet amène-t-il dans votre vie?

On a rencontré Béa Johnson!!!

Le 19 avril dernier avait lieu à Ottawa la conférence Zero Waste Talk avec Béa Jonhson, la «guru» du Zéro déchet. L’événement était organisé par l’épicerie Nu Grocery, la première épicerie Zéro déchet qui ouvrira ses portes à Ottawa cet été.

Voici notre compte-rendu de l’événement!

Tout commence avec un mot de Valérie, la propriétaire de Nu Grocery. Elle nous souhaite la bienvenue, présente son projet, et passe le micro à Béa Johnson.bea johnson_conference zero dechet_lestulipes.ca

Béa prend la parole et commence par parler brièvement de son histoire et des raisons qui l’ont poussée à complètement changer son mode de vie et se lancer dans le minimalisme et le Zéro déchet. Nous n’étalerons pas les détails ici puisque nous voulons nous en tenir à la conférence, mais vous pouvez découvrir son mode de vie sur son blogue www.zerowastehome.com, ou encore dans son livre (dont on recommande la lecture à 100%), Zéro déchet.

Ce qui nous a particulièrement plu, c’est la transparence et l’authenticité de Béa. Elle admet avoir échoué plusieurs fois dans sa démarche, et elle s’assume complètement! Elle nous a d’ailleurs fait rire plusieurs fois en parlant de ses fails, comme lorsqu’elle a essayé le No Poo (un moyen de se laver les cheveux sans shampoing, avec du bicarbonate de soude et du vinaigre de cidre de pomme), et que son entourage lui suppliait d’arrêter vu l’odeur et l’apparence pas très positives de ses cheveux. «Let me tell you that, for me, this technique for me, is total bulls***, omg sorry Jesus!», a-t-elle lancé sur la scène (la conférence avait lieu dans une Église, vous comprendrez donc les rires qui ont éclatés dans la salle!).

Elle poursuit donc en expliquant en quoi consiste le Zéro déchet, avec les 5 règles d’or du mode de vie:

  • Refuser (ce dont nous n’avons pas besoin)
  • Réduire (ce dont nous avons besoin et ne pouvons pas refuser)
  • Réutiliser (ce que nous consommons et ne pouvons ni refuser, ni réduire)
  • Recycler (ce que vous ne pouvez ni refuser, ni réduire, ni réutiliser)
  • Composter (le reste)

Chaque point est abordé en détail avec des exemples concrets et ses exemples à elle, dont la visite de sa maison pour parler de la réduction de nos besoins.

Elle nous montre chaque pièce: la cuisine (des pots en vitres à profusion et un frigo à l’horizontale pour tout voir et ainsi éviter le gaspillage de nourriture), la salle de bain (si peu de produits de beauté, c’est merveilleux!) et les chambres (une quinzaine de morceaux de vêtements par personne, et le strict minimum dont une chambre a besoin).

Béa nous parle de son mode de vie minimaliste et de tous les avantages qui viennent avec: économie de temps, d’argent et d’énergie, moins de stress, etc. C’est tellement inspirant!

Tout au long de la conférence, Béa ne manque pas un instant de nous apprendre des choses. Nous découvrons le Furoshiki, une méthode japonaise pour emballer et transporter à peu près tout (lunch, cadeaux, etc). Nous apprenons aussi que l’huile de tournesol est remplie de vitamine E, et c’est pourquoi elle l’utilise sur sa peau tous les jours. Elle nous donne aussi des astuces pour éviter d’acheter à répétition le même objet parce qu’il casse ou s’use: payer un peu plus cher pour une meilleure qualité, ou encore, choisir des entreprises qui offrent une garantie à vie sans conditions.

Elle poursuit en expliquant pourquoi le plastique est une matière qu’il faut éviter à tout prix. Elle aborde la dangerosité du plastique sur la santé, puis le fait le plastique est extrêmement mauvais pour l’environnement. Saviez-vous que chaque particule de plastique qui a été créée depuis l’invention du plastique est toujours présente sur la planète? Ou encore que malgré qu’il soit recyclable, seulement une infime partie du plastique qu’on met dans nos bacs l’est réellement? Et pour la partie qui est recyclée, l’objet obtenu par la suite ne l’est malheureusement pas à son tour. À méditer…

À la suite de tous ces arguments hyper solides sur l’environnement, c’est l’aspect financier du monde de vie Zéro déchet qui est abordé. Elle nous explique que son mari était plutôt réticent lorsqu’elle a voulu changer les habitudes de la famille…jusqu’à ce qu’il fasse les états de compte et réalise que leur nouveau mode de vie avait fait en sorte qu’ils avaient diminué leurs dépenses de 40%! Cela s’explique entre autres avec le fait que la famille magasine beaucoup moins qu’avant, et le fait de faire l’épicerie en vrac fait économiser le prix de l’emballage (environ 15% du prix d’un produit emballé va à l’emballage. C’est dire qu’on en a appris des choses mardi passé!

Finalement, le discours de Béa Johnson se termine avec une phrase qu’on entend si souvent mais que pourtant, beaucoup semblent toujours ne pas tenir compte dans leur consommation: Acheter c’est voter. En résumé: chaque dollar dépensé est un encouragement envers des pratiques et l’exposition de notre vision de la société future.

Période de questions et réseautage

La conférence prend fin et une période de question suit. Plusieurs excellentes questions se font poser et Béa y répond avec une aisance et un professionnalisme hors pairs. En voici deux dont nous étions particulièrement curieuses d’entendre la réponse:

  • Si vous aviez le choix entre un produit local mais emballé, ou un produit importé sans emballage, vous choisiriez quoi? Sa réponse: Moi mon but, c’est d’avoir le bocal de déchets le moins rempli à la fin de l’année. J’ai choisi d’encourager le sans emballage parce que c’est ce que je crois qui est le mieux. Je comprends que certains ne sont pas en accord avec ça, mais c’est ma décision et je suis heureuse avec.
  • Comment faire pour faire comprendre notre nouveau mode de vie à notre entourage, et plus particulièrement aux proches? Sa réponse: Ça peut être très délicat lorsque vient le moment de refuser des cadeaux ou de faire des soirées à la maison et demander aux invités de ne rien amener qui produise des déchets, mais c’est important qu’ils respectent vos valeurs. Souvent, il faut travailler à trouver l’argument précis qui les fera tiquer, comme l’argent en ce qui concerne mon mari. Ça peut être la santé, l’environnement, ou bien l’économie de temps et de stress…

Après les questions, la plupart des gens quittent. Mais une douzaine de personnes (nous incluant), se lancent vers Béa pour lui parler. Notre tour venu, nous lui faisons par de notre admiration et d’à quel point elle est une inspiration. On en profite aussi pour mentionner qu’on a commencé un blogue sur le Zéro déchet et le minimalisme. Annie-Pier lui explique qu’elle fait le défi 2017 en 2017 (se débarrasser de 2017 objets en 2017). On lui mentionne qu’on est étonnées à quel point les deux modes de vie se rejoignent, et elle acquiesce. Une discussion d’une dizaine de minutes s’en suit.

S’il y a bien un mot pour décrire Béa Johnson, c’est passionnée. Tout devient un sujet de conversation infinie avec elle, on voit vraiment qu’elle a trouvé sa voie et qu’elle est heureuse.

Finalement, il faut bien qu’on laisse notre place aux autres personnes qui désirent échanger quelques mots avec la prêtresse du Zéro déchet! Alors on prend une photo, on la remercie, et on quitte, folles de joie et plus motivées que jamais à continuer dans le Zéro déchet et le minimalisme!

Avez-vous pu assister à l’événement? Peut-être dans une autre ville? Qu’en avez-vous pensé?

 

 

Notre défi 30 jours pour t’initier au minimalisme

Pour l’arrivée du printemps, nous avons décidé de créer un défi sur notre page Facebook afin de faire un VRAI ménage du printemps. Par VRAI ménage, on veut dire pas juste de mettre tes vieux bibelots à vendre sur kijiji et de changer les boites de place dans le garage.

Nenon.

Ce qu’on a voulu faire, c’était d’offrir à quiconque cherche à simplifier sa vie, un moyen accessible et amusant de désencombrer son logement, son esprit, son porte-feuille et son agenda.

Bref, une piste de départ pour s’initier au minimalisme.

Maintenant que le défi est terminé, et vu le succès qu’il a eu auprès de nos abonnés, nous souhaitions le rendre accessible à tout le monde qui se joindrait à nous dans le futur, comme toi qui lis ceci en ce moment, question de t’éviter d’avoir à scroller pendant des heures sur notre page Facebook, parce que ça serait vraiment se compliquer la vie, donc pas très minimaliste de notre part, tssé.lestulipes.ca (3)

Alors c’est parti, voici les 30 défis qu’on t’invite à suivre un à la fois, jour après jour. Libre à toi de suivre l’ordre ou non. On t’invite à nous laisser tes impressions pour chaque défi, ou même des photos dans les commentaires! Bonne chance!

Jour 1 – Ménage de la garde-robe: Sélectionner minimum 10 morceaux qui iront dans un grand sac à donner (garde le sac, on va le remplir tout au long du mois).

Jour 2 – Soirée Zéro-techno: À partir de 19h00, on oublie le téléphone, la télé, la tablette, et l’ordinateur et on se trouve une activité qui nous plait: lire un livre, cuisiner, peindre, jeux de société, etc.

Jour 3 – Ménage de la bibliothèque: Faire le tri et sélectionner minimum 5 livres à donner. Les ajouter au sac à dons.

Jour 4 – Prendre le temps de faire un lunch: Parce que manger take out coûte cher, est moins santé, et prend du temps de notre pause. Voir l’article d’Annie-Pier, Se faire un lunch pour faire grossir son compte de banque!

Jour 5 – Établir 3 priorités pour la semaine à venir: Et établir un plan pour s’en tenir et les accomplir.

Jour 6 – Trouver une alternative Zéro déchet pour un article habituel à l’épicerie: Le minimalisme va de paire avec le Zéro déchet. Moins d’emballages = plus de temps et d’argent, une cuisine mieux rangée, et moins de produits transformés et nocifs. Voir l’article d’Élisa, Les 4 comportements les plus anti-écolos à l’épicerie.

Jour 7 – Ménage du tiroir/boite à  »gogosses »: Faire le tri et passer à l’action…recycler, donner, jeter, ranger au bon endroit.

Jour 8 – Ménage de la salle de bain: Se défaire des bouteilles en tout genre de trop (shampoing, crème, cosmétiques…). Parce qu’on en a juste besoin d’une!

Jour 9 – Journée sans maquillage: En as-tu VRAIMENT besoin? Voir l’article d’Annie-Pier, Pourquoi je ne me maquille plus?

Jour 10 – Journée sans achats: La clé, c’est d’être prévoyant(e). On évite les magasins si on n’en a pas absolument besoin.

Jour 11 – Ménage de la cuisine: Plats en trop ou en mauvais état; couverts, ustensiles, petits électros qui amassent la poussière…TOUT DOIT PARTIR!

Jour 12 – Journée axée sur les gens plutôt que les choses: On complimente nos amis et collègues sur un aspect de leur personnalité ou sur leur travail plutôt que sur leur vêtements ou leurs possessions. Voir l’article d’Élisa, Les vrais compliments.

Jour 13 – Déplacer un rendez-vous planifié pour les mauvaises raisons: Si on dit oui juste pour faire plaisir, et qu’on serait vraiment plus heureux de prendre ce temps pour faire autre chose, on se ment à soi-même et c’est nocif pour l’esprit.

Jour 14 – Apprendre à alléger son horaire: Annuler au moins 1 engagement dans le mois à venir. Voir l’article d’Annie-Pier, Alléger son agenda pour alléger sa vie.

Jour 15 – Ménage du  »virtuel »: Supprimer les amis Facebook dont on se fout un peu, trier les courriels, organiser le bureau et les applications, se désabonner des infolettres qu’on supprime toujours sans même les lire…Pour vous guider, voir l’article d’Élisa,Minimalisme et médias sociaux: la fois où j’ai supprimé 500 amis Facebook.

Jour 16 – Ménage des papiers: Trier les vieux travaux d’école, recycler les cartes de souhait et les vieilles factures, etc.

Jour 17 – Évaluer notre consommation point de vue déchets: Certaines habitudes peuvent facilement être modifiées pour diminuer son impact sur l’environnement. Voir l’article d’Élisa, Zéro déchet: 5 pistes de départ pour vous y mettre aussi!

Jour 18 – Ménage des fils: Vieux fils de téléphones qui ne fonctionnent plus, fils à l’abandon qu’on n’ignore la fonction exacte, etc. Tout ça, hop à l’éco-centre ou dans le sac de dons, selon le cas.

Jour 19 – Sortir prendre une marche avec un sac poubelle: Ramasser chaque déchet qui traîne sur notre chemin. Quel type de déchet est le plus fréquent? Pourquoi? Quelles solutions pourraient être apportées?

Jour 20 – Visiter un commerce d’aliments/produits en vrac: Se familiariser avec le concept, les économies que ça apporte, et les produits offerts. Acheter ou non est à ta discrétion!

Jour 21 – Analyser ses dépenses de la dernière année: Est-ce que chaque dépense vaut chaque minute de travail?

Jour 22 – Ménage de la penderie: Tous les draps, les serviettes, et les couvertures en trop et en mauvais état doivent partir. On répare, on donne, on transforme, ou on jette!

Jour 23 – Analyser sa production de de déchets à l’extérieur: Penser à apporter un plat hermétique au restaurant, pour les restes; une gourde réutilisable pour l’eau, des sacs réutilisables pour les achats en tout genre, etc. Voir l’article  5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet.

Jour 24 – Réflexion sur ce qui nous rend vraiment heureux: Comment je peux faire plus de ce qui me rend heureux(se) dans la vie? Comment puis-je atteindre mes buts? Qu’est-ce qui m’en empêche?

Jour 25 – Réflexion sur les cadeaux: S’encombrer de peur de décevoir, c’est malsain pour soi, et pour la relation avec nos proches. Apprendre à refuser et trouver des alternative est un long processus, mais très faisable et satisfaisant! Voir l’article d’Élisa, Minimalisme et cadeaux: comment s’en sortir?

Jour 26 – Chaque objet à sa place: Une pièce à la fois, on ramasse chaque objet qui n’est pas à sa place et on lui assigne un endroit précis, qu’il doit toujours retrouver à la fin de la journée. Si l’objet finit toujours ailleurs, c’est peut-être signe qu’il est superflus!

Jour 27 – Se défaire pour de bon de tous les objets amassés pendants tout le mois! Et amener chacun à l’endroit approprié: éco-centre, magasin de seconde main, vendre, etc.

Jour 28 – Se créer une capsule de vêtements: On choisi un nombre restreint de morceaux (20 à 40) qui constituerons notre garde-robe pour les deux prochains mois, le reste doit être rangé loin du regard et il est interdit d’y toucher jusqu’à dans deux mois! Voir l’article d’Élisa, Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux?

Jour 29 – Journée sans se plaindre: On réfléchi avant de parler, et on n’ouvre la bouche que si ce qu’on a a dire est utilise ou positif.

Jour 30 – Se fixer des objectifs précis pour le mois à venir: Et établir un plan d’action pour les réaliser!

Voilà, le défi est ACCOMPLI. Bienvenus dans le club des écolo-minimalistes! Avoue que ça fait du bien de faire le vide, de se recentrer sur les priorité, sur ce qui nous fait vraiment du bien. Le minimalisme est un mode de vie merveilleux qui peut changer, et même parfois sauver des vies (voir le documentaire The Minimalists sur Netflix!).

Pour la suite, et pour ne rien manquer de nos aventures et nos réflexions, abonne-toi au blogue ICI, et suis-nous sur Facebook!

Alors, comment tu te sens? Quel a été ton défi préféré et pourquoi??

Minimalisme et cadeaux: comment s’en sortir?

Le minimalisme est un mode de vie qui consiste en un détachement face aux choses, autant sur le plan matériel, psychologique, que spirituel. Quelqu’un qui pratique le minimaliste cherche à se défaire du plus possible de possessions et de pensées superflues, afin de se recentrer su les priorité, sur les choses utiles, et sur ce qu’il est vraiment. 

Un jour j’expliquais mon nouveau mode de vie à des amis, et l’un d’eux m’a dit:  »Ok mais ça veut dire que maintenant tu refuse les cadeaux? »

Non, ça ne veut pas dire ça.

Voici donc quelques trucs pour s’en sortir…

Si vous êtes celui/celle qui offre un cadeau à un minimaliste

Bon, votre ami(e) est rendu minimaliste, QUE FAIRE?

Surtout, SURTOUT, ne pas faire ceci:

  1.  Ne pas poser de questions: Si vous vous dites que vous connaissez la personne donc que vous savez ce qu’elle aime ou ce qu’elle a besoin, détrompez-vous. Adopter un mode de vie minimaliste amène une immense transformation de sa consommation, de ses goûts et de ses désirs. Posez des questions, demandez à votre ami ce qui lui ferait plaisir, demandez-luit soyez ouvert à ses réponses!
  2. Ne pas écouter les réponses: Le minimaliste vous répondra quelque chose du genre  »Je ne veux rien de matériel, pas d’objets. Ce que je veux, c’est vivre des expériences, créer des souvenirs, être avec ceux que j’aime »…Ça peut être un peu difficile à comprendre au début car on est tellement habitués à nos  »traditions » d’offrir quelque chose de tangible, mais vous verrez, ce sera amusant de faire aller votre créativité pour trouver le cadeau parfait !
  3. Se sentir offusqué face au refus de votre cadeau: Les remords, l’amertume et la culpabilité sont les pires sentiments qu’une relation peut vivre. Si vous n’avez pas trouvé LE cadeau pour votre ami minimaliste, n’achetez tout simplement rien. Il/elle va se sentir obligé de l’accepter de peur de vous vexer, et il y a de fortes chances qu’il finisse par s’en défaire au bout de quelques semaines/mois, parce qu’il n’en a malheureusement pas besoin.

Si vous êtes le/la minimaliste qui doit recevoir un cadeau

Vous avez travaillé fort à implanter des nouvelles habitudes dans votre mode de vie, et vous avez fait le grand ménage chez vous. Il ne faudrait surtout pas que tous ces efforts soient gâchés par l’arrivée de nouveaux objets inutiles et de sentiments déplaisants…

Afin que tout se passe bien la prochaine fois que vous aurez à vous faire gâter, voici les choses à faire:

  1. En parler avec ses proches: Faites-leur part de vos nouvelles habitudes. Expliquez-leur pourquoi vous ne voulez rien recevoir de matériel (à moins de combler un réel besoin), et pourquoi eux cherchent-ils tant à s’en tenir au tangible? Plusieurs discussions intéressantes au menu!
  2. Donner des idées d’alternatives: Le concept est très nouveaux, et assez tabou pour certains. Il faut donc leur donner des pistes de départ et des exemples concrets afin de les guider. Utilisez des mots précis: Activité, expérience, apprentissage, souvenir, etc. Aller prendre un café, recevoir un massage, faire de la randonné, visiter un musée, voir un spectacles, etc.
  3. Ne pas se sentir coupable: Vous cherchez à vous simplifier la vie et vous seriez plus qu’heureux que d’autres se joignent à vous, les sentiments de culpabilité et de remord n’ont pas leur place. Une attitude positive est primordiale. Si les discussions se sont bien passées, ces sentiments ne devraient pas faire surface.

Pour pousser la réflexion plus loin et pour trouver quelques idées, venez lire mon article sur la St-Valentin! Je n’y parle pas que de l’amour 😉

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Avez-vous déjà eu à offrir un cadeau à quelqu’un qui n’en voulait pas? Ou si vous êtes le minimaliste, comment vous en sortez-vous? Avez-vous des astuces à partager?

Zéro déchet: 5 pistes de départ pour vous y mettre aussi!

Ça fait trois mois que je m’intéresse au mouvement Zéro déchet et que j’avance tranquillement dans mon parcours vers ce mode de vie. Détrompez-vous, je suis loin d’y être entièrement…

Et c’est normal.

Un éternel parcours, un éternel bonheur!

Il y a tant d’habitudes à changer, tant de questions à se poser, tant de recherches à faire (mais c’est vraiment plus simple que ça en a l’air, je vous en parle plus loin).

Par exemple, j’ai encore chez moi plusieurs emballages jetables dont je veux terminer le contenu avant de les jeter: bouteilles de shampoing, cosmétiques, produits ménagers, etc; certains aliments dont l’alternative Zéro déchet n’existe pas ou est très difficile à trouver (tofu, lait de soya, certaines sauces, etc). J’ai aussi des objets brisés dont j’aimerais me débarrasser, mais dont je n’ai aucune idée quoi faire avec: ventilateur, chaufferette, bouilloire, stores en plastique… Si quelqu’un peut m’éclairer, écrivez-moi svp!

En plus, avec ma découverte du minimalisme, je dois trouver des manières de relever les deux défis de façon à ce qu’ils soient chacun réalisable tout en respectant l’autre…

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Je crois avoir franchi au moins les étapes les plus primordiales. C’est certain que ma lecture du livre Zéro déchet de Bea Johnson a aidé du point de vue connaissances. Puis j’ai joins des groupes Facebook et commencé à suivre quelques blogues sur le sujet, ce qui m’a permis de réaliser que je ne suis pas du tout seule dans cette démarche, et c’est très motivant de voir ces philosophies de partage et d’entraide.

À mon tour, je partage via ce blogue mes réflexions, mes astuces et mes anecdotes, et ça ferait plus que mon bonheur si ça en inspirait certains à se lancer dans l’aventure, ou du moins à ouvrir une piste de réflexion.

Par où commencer?

Donc vous voulez réduire votre production de déchets, mais vous ne savez pas trop par où commencer… C’est normal! Depuis notre naissance on vit dans une société du tout jetable et des emballages à ne plus finir. On a du mal à croire que ça pourrait en être autrement. Pour certains c’est extrêmement difficile de concevoir une vie sans déchets. Pour d’autres, la motivation vient plus facilement.

Avant tout, je crois utile de rappeler les trois états d’esprit fondamentaux à intégrer pour se lancer dans le Zéro déchet que j’avais énoncés au début de mon aventure:

  1. Ça ne se fait certainement pas du jour au lendemain,
  2. Il faut être ouvert d’esprit et ouvert au changement,
  3. Une fois le no waste lifestyle implanté, ce sont des économies en temps, en énergie et en argent qui nous attendent!

Gardez ces trois points en tête, et tout devrait bien aller!

Au cours des trois derniers mois, j’ai eu l’occasion de réfléchir beaucoup sur mes habitudes de vies et sur ma consommation. J’ai réalisé qu’une bonne partie de mes actions étaient faites à cause d’une certaine ignorance, et même parfois à cause de la paresse, ou de l’indifférence. Ces états d’esprits sont extrêmement malsains, pour soi-même et pour la planète. Depuis que je travaille à les combattre, je me rends compte que j’en suis non seulement plus heureuse, je mets vraiment l’accent sur les priorités, je me sens en harmonie avec mes valeurs… et j’ai plus d’argent!

Comment je m’y suis prise?

Voici mes 5 pistes de départ pour intégrer le Zéro déchet dans sa vie. Commencez par simplement porter une réflexion sur chaque point en vous posant des questions (et en y répondant sincèrement!):

  • Pourquoi je ne le fais pas? Est-ce par paresse? Par ignorance (vous ne le savez pas, et c’est normal!)? Par idée préconçue (ça prend du temps, ça coûte cher…)?
  • Pourquoi certains le font et ne semblent pas y trouver de difficulté?
  • Est-ce que c’est plus facile que je le crois?
  • Comment/où puis-je trouver l’information pour changer mes habitudes?
  • Quels seraient les impacts si j’intégrais ce concept dans ma vie? (impact écologique, économique, temps, énergie, etc)

Ensuite, choisissez une des pistes de départ, et donnez-vous une échéance: une semaine, un mois, trois mois, un an…Allez-y à votre rythme! Chaque geste compte, et la pire des choses serait d’essayer d’aller trop vite, de vous démotiver et d’abandonner.

Voici donc les 5 pistes de départ pour s’initier au mode de vie Zéro déchet:

1.Trouver des alternatives réutilisables aux objets à usage unique, voire même repenser à la réelle nécessité de certains.

Les essuie-touts peuvent être remplacés par un simple linge à vaisselle, les bouteilles en plastiques par une gourde réutilisable, les contenants de fast food par un plat tupperware, etc. Pensez à la vitesse à laquelle votre poubelle se remplie, et aux économies d’argent que vous feriez!

À lire pour aller plus loin: 

5-objets-indispensables-pour-ladepte-du-zero-dechet

2.Considérer l’idée de fabriquer soi-même ses produits ménagers et cosmétiques

Il existe des tas de recettes sur internet. Les résultats seront très souvent identiques, et parfois même meilleurs que les produits vendus en magasin. De plus, vous savez ce qui s’y trouve et comment c’est fait: terminé les produits chimiques et non-éthiques (tests sur les animaux, exploitation d’humains vivants dans des conditions atroces, etc). Finalement, la plupart des ingrédients se trouvent très souvent déjà dans nos maisons, donc on économise de l’argent!

3.Envisager d’acheter ses aliments secs en vrac

On amène nos propres contenants, donc on élimine les emballages; on n’achète que la quantité dont on a besoin, donc on élimine le gaspillage; et on ne paie pas pour de l’emballage, donc on économise des sous!

4.Refuser les emballages

C’est probablement le défi le plus difficile à relever. TOUT est emballé, c’en frustrant! Mais remarquez comme la plupart des aliments emballés sont très souvent ceux qui sont les plus transformés et les moins bons pour la santé: chips, bonbons, boissons gazeuses, biscuits, gâteaux, etc. Depuis que je les ai éliminé, c’est drôle, mais je me sens en meilleure forme et ma peau paraît plus saine! Ne pas oublier: chaque achat est un vote: acheter emballé, c’est encourager le processus.

L’autre défi par rapport aux emballages est l’achat d’objets neufs, comme les électroniques. Ce qui amène au prochain point…

5.N’acheter neuf qu’en dernier recours absolu

Le Zéro déchet va de paire avec le minimalisme dans le sens qu’il prône la réutilisation, la durabilité, et l’utilisation maximale des objets. Si ça fonctionne toujours on n’en achète pas un autre, si c’est brisé on le fait réparer, si ce n’est vraiment, mais absolument plus utilisable, on en dispose de la bonne façon (poubelle, recyclage, don de certaines pièces à des bricoleurs, écocentre, etc), et on tente de s’en procurer un autre seconde main plutôt que neuf. Les proches, les sites de partage, les groupes Buy Nothing, et les friperies, devraient permettre de trouver ce que l’on cherche.

Si vraiment, on ne trouve rien, alors on va pour le neuf. Et autant que possible, on choisi la marque durable, qui redonne et agit de manière éthique.

En conclusion

Le mode de vie Zéro déchet est un défi, certes. Mais un défi surmontable, et gratifiant. Non seulement on a un impact positif sur la planète, mais au final on en retire plus de temps, plus d’énergie, et plus d’argent, en plus de la fierté. L’idée peut paraître pour certains comme impossible, mais il ne suffit que d’un brin de motivation et d’ouverture d’esprit, puis la machine se met en marche. Une étape à la fois, chacun à son rythme. Chaque petit geste compte, et c’est ensemble qu’on va faire une différence.

À vous la parole! Quelle piste de départ avez-vous choisi? Quelles réflexions vous sont venues en tête? Discutons!

Les vrais compliments

''Faites des compliments aux gens. Nourrissez leurs forces, pas leurs faiblesses'

Chaque jour, on reçoit des compliments, on en fait, ou on est témoins d’interactions qui les mettent en scène. C’est facile de complimenter, et ça fait plaisir! Parfois c’est un collègue a remarqué notre nouvelle coiffure, une amie trouve que notre nouvelle jupe nous va bien, ou bien notre nouveau Iphone qui suscite des réactions, parfois même de l’admiration, et nous donne de l’attention.

Mais ces marques d’affection sont superficielles.

Avez-vous remarqué comme on passe vite à autre chose après avoir reçu ces mots gentils? On dit merci, parfois, une courte discussion s’en suit,  »J’ai voulu essayer quelque chose de nouveau »,  »Je l’ai acheté pour seulement 10$! ».

Puis on continue de vaquer à nos occupations.

Qu’est-ce qu’un compliment?

Un compliment, selon la définition du Larousse c’est:

« l’Action de féliciter quelqu’un d’un mérite quelconque ; paroles louangeuses, éloges, félicitations. »

ou encore, selon Linternaute:

« Parole élogieuse adressée à quelqu’un pour le féliciter. Expression d’amitié ou de politesse. »

Donc complimenter, c’est exprimer de l’admiration à quelqu’un. C’est de montrer qu’on a remarqué un aspect d’une personne et qu’on juge bon de lui en faire part. Bon dans quel sens? Ça peut être pour faire sourire, pour motiver, pour remonter le moral, pour être gentil… Ou bien dans le but de flatter, d’en tirer quelque chose en retour, ou d’influencer une personne, ce qui est beaucoup moins noble.

Éloges, louanges, félicitations peuvent tous aussi être des synonymes du mot.

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La spontanéité du compliment

Voici une petite anecdote qui m’est arrivée au travail il y a quelques temps:

C’était une journée de semaine bien ordinaire, j’étais avec mes collègues gestionnaires dans notre bureau commun, tout le monde se concentrait sur ses tâches individuelles.

L’une de nos collègues est du genre à toujours dire tout ce qui lui passe par la tête, inventer des chansons avec tous nos noms, et raconter des anecdotes loufoques qui lui sont arrivées.

Lorsqu’elle est entrée dans le bureau, j’ai remarqué quelque chose de très spécial: tout le monde s’est mis à sourire. S’en rendant compte, elle s’est tournée vers nous et a dit:  »pourquoi tout le monde rit, est-ce que j’ai manqué quelque chose? ». Personne ne savait trop quoi répondre alors je lui ai dit ce qui me semblait être passé à l’esprit de tous:  »C’est parce que tu amène du soleil! ». Vous auriez du voir son expression. Ça l’a tellement touché. Elle a dit  »Oh my god c’est trop gentil ça Élisa, est-ce que c’est vrai? », et tout le monde a approuvé.

Cette petite histoire m’a fait beaucoup réfléchir: les plus beaux compliments sont ceux qui concernent l’intangible, et ceux qui arrivent quand on s’en attend le moins.

C’est bien plaisant de se faire complimenter sur son outfit. Après tout, on y a pensé fort le matin, on a pris le temps d’agencer nos morceaux, et on les a achetés parce que la forme et la coupe nous allaient bien! Même chose pour la coupe de cheveux ou le maquillage: notre effort et notre goût ont été remarqués. Pour moi, recevoir un compliment sur mon apparence, c’est comme simplement me faire confirmer que j’ai fait un bon choix. Je dis merci, parfois on jase un peu, et je passe à autre chose.

Mais quand quelqu’un prend le temps de me dire qu’un aspect de ma personnalité ou de mon travail lui plait, le fait rire ou créée en lui/elle une certaine admiration, reconnaissance ou gratitude, aussi petite soit elle, je ne sais pas pour vous mais moi, ma journée s’en trouve complètement changée.

Quand je parle de spontanéité, je fait référence à la sincérité des compliments. J’ai l’impression que si on prévoit complimenter quelqu’un ou qu’on y pense trop à l’avance, c’est d’y ôter une certaine authenticité, vous ne trouvez pas? À moins d’avoir certaines intentions derrière la tête?

Voici un petit défi que je vous propose:

À la prochaine occasion, au lieu de complimenter un collègue, un ami ou votre amoureux (c’est souvent plus facile avec les proches), sur son apparence ou ses possessions, parlez-lui d’un aspect de sa personnalité qui vous affecte positivement; ou encore de ses projets, son travail ou son implication. Ensuite, portez attention à sa réaction. Le regard change, le sourire monte aux lèvres et bien souvent, c’est la surprise qui fait surface. On voit vraiment que ça fait plaisir et il y a de fortes chances que la personne repense à votre interaction le soir venu. L’effet serait-il le même si vous lui aviez simplement dit que vous trouviez sa nouvelle robe jolie? Je ne crois pas.

Dans mon cas, ce qui me touche le plus c’est quand on me parle de mon nouveau mode de vie. Je m’étonne à chaque fois du nombre de personnes qui disent admirer ce que je fais, qui s’intéressent au minimalisme et au Zéro déchet. Ce qui me rend vraiment heureuse dans tout ça, ce sont les discussions qui s’en suivent. Je réalise que le compliment n’est pas fait que pour me faire plaisir, mais pour comprendre, pour éveiller quelque chose, par intérêt et non par flatterie.

Et j’en suis énormément reconnaissante.

La gratitude: une autre forme de compliment

Un autre type de paroles qui font plaisir: quand on sent qu’on fait du bien, qu’on aide, qu’on rend fier. Pour ne donner qu’un exemple, parlons de la reconnaissance d’un supérieur face à notre travail.

Récemment, j’ai eu mon évaluation de performance et ma directrice m’a parlé du fait qu’elle a remarqué mon amélioration concernant les points sur lesquels j’ai le plus travaillé ces derniers mois. Ça m’a non seulement fait du bien qu’on remarque mes efforts, ça m’a aussi motivé à continuer, et j’ai pris le temps de la remercier de sa reconnaissance.

Saviez-vous que la gratitude est un aspect fondamental du minimalisme? En effet, la gratitude c’est d’abord et avant tout d’être bien et heureux avec ce qu’on a déjà.

Un autre exercice à pratiquer:

dites merci à voix haute pour au moins une chose à chaque jour. Et ici, on ne dit pas nécessairement merci à quelqu’un! Ça peut autant être pour un aspect de votre vie qui vous rend heureux, ou dont vous vous comptez chanceux d’avoir: exprimez de la gratitude pour votre santé, pour le toit que vous avez sur la tête, pour votre frigo rempli, pour les amis géniaux que vous avez, etc. Puis remarquez l’effet que ça a: pareil que pour les compliments. On se sent bien, détendu, et en paix avec soit-même, puis on est motivé à continuer. On se rend compte qu’on a déjà beaucoup, et on prend conscience de la chance qu’on a.

J’ai récemment visionné le film « Happy », un documentaire qui étudie la notion de bonheur à différents endroits du monde. On en retient notamment que les humains les plus heureux du monde vivent au sein de communautés où les valeurs de collaboration, de compassion et de gratitude sont véhiculées de génération en génération; alors que les sociétés où la compétition, la performance, ainsi que la quête de succès et d’argent prônent (Japon et Occident) ont tendance à faire plus d’insatisfaits et de malades.

Bref, dans notre société d’aujourd’hui, nous ne somme malheureusement pas habitués aux éloges concrètes, à celles qui appellent aux sentiments. Pourquoi donc?

Je suis d’avis que cela peu changer. Vous joignez-vous a moi pour changer le monde et propager de la vraie gentillesse et de la gratitude partout?? 

Les 4 comportements les plus anti-écolos à l’épicerie

Quand on veut améliorer au plus possible sa consommation et son impact écologique, on revoit chaque aspect de sa vie: habillement, logement, alimentation… lorsqu’on en arrive à ce dernier point, on se frappe à une évidence: l’alimentation est bien LE domaine dont on ne pourra jamais se passer, et dans lequel on hésitera bien souvent à couper, puisque c’est aussi un plaisir et notre santé en est dépendante.

Dans la société d’aujourd’hui, où les pressions par rapport à la performance et à la rapidité priment, nous en sommes devenus aliénés. Nous optons pour la paresse et la facilité, n’agissant alors qu’à la surface de nos connaissances. Connaissances qui, au moment de leur acquisition, le sont bien souvent, et malgré nous, sans droit d’élaboration ni de remise en question.

Alors on opte pour ce qui est là, peu importe dans quel état, avec quelle histoire, ou avec quel impact. Parce que c’est plus simple et rapide comme ça.

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Chaque achat est un vote

Tout le monde a déjà entendu cette citation, qui est une vérité.

Allons droit au but: vous achetez emballé? Vous encouragez les emballages. Vous n’emmenez pas vos sacs d’épicerie? Vous financez leur production. Vous achetez de la viande pleine d’antibiotiques venant abattoirs cruels? Vous approuvez ces pratiques.

Ne dites pas le contraire.

Nos achats sont le reflet de nos valeurs et de ce que nous voulons pour le futur de la société. Mais il n’y a pas que les achats, les comportements aussi! Ceci vaut pour tout aspect de notre vie en communauté: céder sa place à une personne âgée dans l’autobus, mettre ses déchets dans la poubelle plutôt que sur le sol, ne pas écouter sa musique trop forte par respect pour les voisins, etc. Nous savons que nous devons éviter ces comportements, ces «règles non écrites», car si tout le monde se permettait tout, la vie en société ne serait pas comme nous la désirons.

Tout ceci dit, manger et faire son épicerie étant des nécessités, pourquoi ne pas faire de cette obligation une occasion d’adopter des comportements en harmonie avec nos valeurs?C’est-à-dire éthiques, responsables et respectueux des générations futures?

Voici donc une piste de départ pour devenir un bon consommateur à l’épicerie. Cette liste regroupe les comportements les plus anti-écolos dont j’ai pris conscience au courant des derniers mois, depuis que je pratique le Zéro déchet. J’espère qu’ils amèneront des réflexions et des réactions!

1. Ne pas emmener ses sacs d’épicerie

C’est probablement le premier point qui vous est venu en tête en lisant le titre de l’article. On va se le dire, en 2017, si tu n’amène toujours pas tes sacs réutilisables à l’épicerie, tu vas te faire regarder croche. En plus, avec la prise d’ampleur du compost administré par les municipalités, on rempli tellement moins vite notre poubelle, alors tous ces sacs plastiques prennent une éternité à être «réutilisés» en sac poubelle. Assez encombrant merci.

Oui, ça peut arriver de devoir faire une petite course imprévu et prendre un sac. Mais c’est le genre de situation qui devrait être d’une rareté extrême, en dernier recours absolu!

Si tu fais ton épicerie au complet sans sac, c’est parce que tu l’avais prévu ainsi…et on  va juste penser que tu fais une collection, ou que tu les manges. Sérieux, j’ai tellement hâte de voir comment les montréalais vont s’en sortir en 2018.*

Bref, se procurer des sacs réutilisables devrait être la première chose à faire si quelqu’un se dit écolo, et/ou veut se lancer dans le Zéro déchet. Je vous en parle un peu dans mon article 5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet.

2. Utiliser les sacs de plastique disponibles à volonté dans la section des fruits et légumes

Ça devrait être payant, comme les sacs d’épicerie dans la plupart des supermarchés de nos jours. Malheureusement, souvent l’aspect financier n’étant que la seule manière d’influencer les comportements, ça en ferait peut-être réfléchir quelques uns sur l’utilisation qu’ils en font.

Premièrement, si c’est pour l’idée que ça va toucher le panier donc ce n’est pas propre…vous pensez qu’il sont arrivés comment à l’épicerie vos fruits? En volant? C’est surement une bonne dizaine de personnes qui les ont touchés dans le processus de transport…des gens dont vous n’avez aucune idée du niveau d’hygiène. De plus,  on ne sait pas trop où ils ont été déposés avant d’arriver sur les comptoirs, hein! Peut-être au fond d’un vieux camion? Ou dans une caisse avec des centaines d’autres fruits…donc l’argument du contact avec une surface sale n’est aucunement valable.

Je vous accorde un brin de raison uniquement si vous ne lavez pas vos fruits et légumes avant de les manger. Mais si c’est votre cas, permettez-moi d’être légèrement dégoûtée. Il ne faut pas penser qu’aux germes, mais aussi aux pesticides…C’est un autre sujet, mais pour des astuces sur comment bien laver ses fruits et légumes, voici un lien utile: http://bit.ly/2nQzVry

De plus, c’est complètement inutile d’y mettre des fruits ou des légumes dont on va enlever la chair (oranges, bananes, patates, etc).

Deuxièmement, au départ, l’idée de ces sacs est pour faciliter le transport des grandes quantités ou des petits fruits et légumes (raisins, fèves, grande quantité de pommes, etc). La solution est alors très simple: utiliser des sacs réutilisables! La plupart sont en filet donc il est facile pour le caissier de voir ce qu’il y a dedans. J’en parle aussi dans cet article.

3. Acheter de l’eau embouteillée

La pire affaire. Nous avons la chance de vivre dans un pays civilisé, où l’eau est de qualité supérieure, gratuite, et disponible à volonté.

Certains dirons qu’ils optent pour l’eau embouteillée pour éviter les fluors, chlores, et produits prétendument cancérigènes présents dans l’eau d’aqueduc, mais ce qu’ils oublient, c’est que tous ces produits se retrouvent probablement aussi, et même en plus grande quantité dans les produits de beauté et de nettoyage que nous utilisons quotidiennement.

Il existe aussi plusieurs trucs pour purifier l’eau du robinet si on ne veut vraiment pas prendre de chance :carafe avec filtre, filtre au charbon, faire bouillir l’eau, la laisser reposer sur le comptoir pour que les chlores et compagnie se volatilisent, etc.

Pour aller plus loin, je vous invite à faire vos propres recherches. Sinon, j’ai trouvé ces deux liens qui sont assez détaillés et intéressants:

  1. http://www.consoglobe.com/eau-bouteille-vs-eau-robinet-2503-cg
  2. http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=eau_robinet_do

Outre l’aspect santé, l’impact environnemental des bouteilles de plastique est tout simplement dégueulasse. Je ne crois pas vous apprendre grand chose. Et bien qu’étant considéré comme matière recyclable, ce n’en sont même pas que la moitié qui sont réellement recyclées. La plupart se retrouvent dans les dépotoirs…et dans les océans. De plus, le plastique n’est pas recyclable à l’infini, et comme j’en ai déjà parlé un peu ici, le recyclage n’est aucunement une solution ultime.

Bref, arrêtez de payer pour de l’eau, vous économiserez de l’argent et de l’énergie (c’est lourd des caisses d’eau!). Procurez-vous une gourde réutilisable que vous garderez dans votre sac, vous aurez toujours votre réserve de liquide vital sur vous, et pourrez le remplir n’importe où, n’importe quand!

4. Acheter des fruits et légumes déjà coupés, préparés et/ou emballés:

Non seulement ça coûte plus cher (main d’oeuvre, emballage), mais c’est aussi sur-emballé (beurk), de moins bonne qualité (ils n’ont pas été nécessairement lavés, ils ne sont pas à l’air libre, donc des bactéries peuvent s’y installer facilement, et ils ont peut-être été hors des frigos plus longtemps qu’on ne le croit) et ça ne sauve pas vraiment du temps, comme on pourrait le croire (ouvrir le paquet, relaver les fruits/légumes…). Cet article explique le tout en détails.

 »Although these foods don’t need the extended refrigeration or incur the transportation costs of the mass-market varieties, they still require extra packaging, extra handling, cleansing, and extra labor, all of which mean higher costs for the environment than if you did the slicing and dicing yourself. » 

En conclusion, lorsque nous allons faire notre épicerie, nous faisons des achats, donc nos votons. Nous exposons au grand jour nos valeurs ainsi que notre vision de ce que méritent les générations à venir. Changer ses comportements et éliminer ceux cités dans cet article ne nous en demandera pas plus d’effort ni de temps, simplement un léger changement d’habitudes, et cela nous en coûtera même moins cher!

N’oublions pas que l’offre va selon la demande…

*http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/766548/montreal-interdiction-sacs-plastique-emplettes-coderre-denis-2018

Le défi «Ménage du printemps»: 1 défi par jour pour vous initier au minimalisme!

30 défis pour accueillir le printemps

On va faire ça tout simple. Pour l’arrivée du printemps (enfin), on a envie d’essayer quelque chose de spécial avec vous!

Cette année, on veut profiter pour de vrai de cette période dont plusieurs profitent pour faire le ménage du garage et des tiroirs à «bébelles».

Mais est-ce vraiment un ménage?

Ce qu’on vous offre, c’est une réelle occasion de vous désencombrer du superflu dans votre logis et dans votre vie. Chaque jour abordera un aspect à repenser: la garde-robe, la cuisine, la bibliothèque, le porte-feuille, l’esprit, le corps, les relations, tout y passera!

On vous apporte un point de départ pour intégrer une petite part de minimalisme dans votre quotidien. À vous de l’adopter et de l’adapter à votre façon par la suite!

Comment se joindre au défi?

Suivez notre page Facebook et découvrez chaque jour…le défi du jour! Donnez-nous vos impressions, vos idées de défi et/ou publiez en commentaire des photos de votre cheminement!

Alors, tu relève le défi?!