Au revoir Les Tulipes! – Élisa quitte le blogue

Oui vous avez bien lu. Ça été une grosse décision pas facile à prendre, mais c’est pour le mieux…Du blogue et pour moi personnellement. Je quitte sans aucun regret, avec juste de l’amour et de la fierté pour tout ce qui a été accomplis avec Les Tulipes dans les deux dernières années. Mais une douce séparation se doit maintenant d’être faite.

La raison est toute simple: Je ne ressens plus l’étincelle de passion qui me poussait à travailler et faire grandir le projet durant la première année et demi. Ce n’est pas sans un petit pincement au cœur que je quitte par contre.

Comme vous le savez, j’ai pris la décision de déménager en Colombie-Britannique en Août dernier, après quelques mois de voyage. Je vis maintenant sur une petite île du Golfe, sur une ferme-communauté intentionnelle quasi-autosuffisante avec une quinzaine de personnes.

Durant les derniers mois, j’ai été très occupée à m’installer et m’intégrer à la communauté de l’île en général. De plus, grâce au précieux soutien des magnifiques personnes avec qui je vis, j’ai pu faire énormément de travail du côté spirituel. Cela m’a permis de reconnecter avec ma réelle authenticité, de guérir plusieurs  »patterns » liés à mon passé, et de pratiquer énormément de  »Self-love ».

Résultat: Je fais de l’art chaque jour, même que j’arrive à faire un peu d’argent avec! *Venez suivre mon compte Instagram d’artiste si vous ête intéressé.e ici: www.instagram.com/etoile.butterfly.

Je joue aussi régulièrement de la musique avec mon amoureux (rencontré ici à l’automne). On a même fait quelques petites prestations ensemble. Venez nous voir ici: http://bit.ly/BlessedweareCover

Finalement, je me ressource chaque jour dans la nature grâce au jardinage sur la ferme, et aux multiples randonnées et visites des plages qui donnent sur l’Océan Atlantique, qui entoure l’île. Je peux affirmer sans aucun doute que je ne suis pas près de retourner vivre en ville de sitôt haha!

Bref, j’ai trouvé ma vraie maison (pas juste physique) et je vibre grâce à plusieurs activités qui me font déconnecter énormément de l’écran, du virtuel…

Qu’adviendra-t-il du blogue?

N’ayez crainte, le blogue reste en vie! Annie-Pier continuera sont merveilleux travail, et recevra l’aide de Chloé de Zéro déchet Gatineau-Outaouais.

Je peux assurer sans hésitation que ce fût un honneur de démarrer ce beau projet en Janvier 2017,  »juste pour le fun », en me lançant le défi de devenir Zéro déchet et minimaliste. Et de voir grandir le blogue, prendre du succès, gagner des abonnés, recevoir des offres de partenariat…Ouf! J’en retire une énorme fierté et des connaissances immenses. Ça définitivement été une expérience très formatrice et amusante.

Je souhaite la meilleure des chances à Annie-Pier et Chloé pour prendre soin du blogue. J’ai confiance que leur passion, leur réseaux, et leurs talents vont continuer de bénéficier au mouvement Zéro déchet dans la région sans aucun doute.

Salut là! Namaste <3

Pour suivre mes aventures de petite fée des jardins, je vous invite à me suivre sur Instagram: www.Instagram.com/elisatulipe

L’Outaouais de plus en plus écolo-minimaliste! – Bilan 2018 des Tulipes

WOW déjà la fin de 2018! Cela signifie aussi que le blogue est actif depuis maintenant deux ans…Il s’est passé tellement de choses depuis, et nous sommes extrêmement fières de tous les beaux projets qu’on a accomplis, ainsi que du nombre de personnes que nous atteignons un peu plus chaque jour.

Et c’est grâce à vous qui nous suivez, qui discutez avec nous, qui vous engagez à faire une différence avec vos actions, que nous arrivons à sensibiliser de plus en plus de gens en ce qui a trait à un mode de vie plus respectueux de la planète! Voici donc un bilan de ce qui s’est passé en 2018 avec Les Tulipes , sur le web et hors web…

Les Tulipes en quelques chiffres pour 2018

  • Le blogue rejoint en moyenne 1000 visiteurs uniques par mois
  • Nous avons publié 19 nouveaux articles
  • Notre page Facebook a atteint 2200 abonnés
  • Notre infolettre rejoint près de 200 personnes (abonnez-vous pour être aux premières loges pour nos nouveaux articles, événements, et autres!)
  • Nous avons organisé et/ou participé à 6 événements (voir plus bas)

Nouveauté: nous offrons nos services!

Nos articles les plus populaires

Pendant la dernière année, certains de nos articles ont fait plus réagir que d’autres, et nous sommes fières de vous repartager le top 10 de nos articles les plus lus durant la dernière année, au cas où vous en aviez manqué un!

Zéro déchet

  1. Bilan de ma première année Zéro déchet, par Élisa
  2. Restaurants: Comment produire moins de déchets?, par Annie-Pier
  3. Ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste, par Élisa
  4. Épicerie en vrac: les 3 astuces ultimes pour un magasinage efficace, par Élisa
  5. Écolos: pour aller encore plus loin!, par Annie-Pier

Minimalisme

  1. Bilan de ma première année minimaliste, par Annie-Pier
  2. Projet désencombrement: Comment désencombrer? (et tout la série pièce par pièce), par Annie-Pier
  3. Travailler peu et avoir une vie riche? Oui c’est possible!, par Élisa
  4. Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir, par Élisa
  5. Une minimaliste en voyage longue durée: Comment j’ai choisi mes bagages?, par Élisa

Les Tulipes en dehors du web

5 à 7 de la communauté zéro déchet – 18 Juin

Troc tes fringues, 2e édition -28 Juillet

Vivre lentement, vivre pleinement: conférence-discussion – 7 Août 

Le minimalisme ou comment vivre plus avec moins (Participation au Salon Mieux-Vivre) – 28 Septembre

Jason Zéro déchet en collaboration avec Chloé Bureau de Zéro déchet Gatineau-Outaouais – 4 Octobre

Atelier Zéro déchet d’Annie-Pier dans 3 classes de 6e année à l’école L’Orée du bois – 21 Novembre

Repair Café de Gatineau – 1ère édition – 2 Décembre

À venir pour Les Tulipes

Pour finir ce merveilleux et abondant bilan, nous avons une autre belle année en vue! Pour commencer l’année en beauté et laisser derrière-nous tous les abus des fêtes, joignez-vous à nous le 15 Janvier pour un 5 à 7 écolo au Troquet. 

Ensuite, le 1er Février, Annie-Pier donnera un atelier d’initiation au mode de vie zéro déchet pour l’Association pour l’environnement du quartier Limbour.

Cet été vous pouvez vous attendre à une 3e édition du Troc des Fringues. On est d’ailleurs vraiment fières du succès de cet événement qui fait maintenant partie, en quelques sortes, des incontournables pour la communauté écolo-minimaliste en Outaouais!!

Enfin, Annie-Pier travaille fort à nous préparer une série d’articles spécialement pour les familles. Pour vous donner quelques exemples, voici certains thèmes qui seront abordés: Famille avec un(e) jeune enfant, familles nombreuses, désencombrement lors du décès d’un proche, etc.

Encore un immense merci de nous suivre et de vous joindre à la cause. Chaque jour, une nouvelle personne change une petite habitude, et c’est ainsi qu’on va sauver le monde. Continuez de partager vos astuces, vos modes de vies, et vos fiertés, vous faites une différence!

Bonne année!

Pourquoi « Les tulipes »?

Les tulipes, ce n’est pas un simple nom cute! C’est en réalité le résultat d’un processus de réflexion et de recherche intense, qui signifie beaucoup pour moi!

J’écris ce court article afin de répondre aux questionnements de quelques abonnés et personnes de mon entourage.

Si vous avez bien surfé de fond en comble le blogue, vous en avez probablement découvert une part du secret dans la section À propos…

Trouver son nom de blogue: un véritable processus

Au moment de créer le blogue, j’ai beaucoup réfléchi pour trouver un nom. J’ai même failli abandonner quelques fois vu que je ne trouvais rien. Oui oui, abandonner parce que je n’avais pas de nom…demandez à tout bon blogueur, il vous confirmera oh combien c’est quelque chose d’important, le branding!

Au tout début, le blogue se voulait simplement un journal de bord sur mon parcours vers le Zéro déchet ainsi que mon défi d’un an sans magasinage. Donc, je voulais que ça sonne  » thématique nature » et simplicité, sans pour autant avoir un jeu de mot avec les mot  »écolo »,  »consommation », ou l’expression  »zéro déchet » dedans; et aussi pour avoir la possibilité de l’étendre vers quelque chose de plus vaste dans le future, si j’en avais envie. Je voulais aussi quelque chose de féminin et facile à mémoriser.

Ayant toujours été une grande artiste dans l’âme, je me suis donc mise à la recherche de quelque chose de beau, de poétique, mais ayant une symbolique forte…

Comme une illumination

J’étais assise chez moi, un peu perdue, à regarder autour de moi…puis  j’ai levé les yeux, et j’ai regardé les milles plantes sur le bord de ma fenêtre. Puis je me suis mise à me dire que les fleurs devaient bien avoir une symbolique. Alors j’ai tapé dans google  »symbolique des fleurs ». Au fil de ma recherche, j’ai pu découvrir que la tulipe signifie le dévoilement de son amour inconditionnel.

J’ai donc eu un déclic, en me disant que ça collait tellement avec ce que j’avais en tête pour le blogue: raconter mon parcours vers un mode de vie qui respecte mes valeurs, ainsi que le respect et l’amour que je porte à la nature.

Puis, les tulipes poussent quand? Au printemps! Symbole de renouveau, de nouveau départ…Quoi de mieux pour un blogue ayant pour but de promouvoir un mode de vie nouveau?

J’avais enfin trouvé!

De plus, en le mettant au pluriel, je me donnais la possibilité d’étendre l’équipe de rédaction dans le futur si j’en avais envie.

Enfin, plus le projet avance, plus je réalise que ça colle trop bien avec tous les sujets abordés dans le blogue:

  • Zéro déchet: Pour l’amour de la nature
  • Minimalisme: Pour l’amour d’une vie simple

Bref, les tulipes, c’est un blogue qui propage l’amour, le renouveau, ainsi que la (dé)croissance (de soi, et de la société). Nous croyons qu’il est toujours possible de changer pour le mieux, d’évoluer dans le bon sens. Nous souhaitons, via nos anecdotes, nos réflexions, et nos actions, inspirer d’autres petites tulipes à éclore vers un renouveau d’elles-mêmes, et à agir pour un renouveau collectif.

Épicerie en vrac: les 3 astuces ultimes pour un magasinage efficace

L’un des défis que peut présenter le mode de vie Zéro déchet est d’éliminer les emballages divers: épicerie, produits de beauté/hygiène, produits ménagers, etc. La meilleure manière de s’en sortir de ce côté est d’adopter le vrac pour se procurer tous ou une partie de ces produits. Je vous présente donc ici mes trois astuces préférées afin de rendre votre magasinage en vrac le plus efficace et agréable possible!

1. Apprivoiser les différents types de contenants

Avant de vous rendre au magasin de vrac, pensez aux types de produits que vous allez acheter. En effet, tous n’ont pas besoin de pots massons en vitres, et ceux-ci ne sont pas l’idéal pour tout…

Il existe différents types de contenants que l’on peut utiliser pour magasiner en vrac:

  • Pots Masson: Bons pour la plupart des produits, mais lourd si on n’est pas en voiture. De plus, les formats sont limités.
  • Autres types de pots: J’aime bien les pots de beurre d’arachide et celui d’Huile de coco en plastique de chez Costco. Ils ont un bon format pour y mettre une grande quantité d’aliment, et le fait qu’ils sont en plastique allège énormément mon magasinage. Je suis aussi fan des petits pots pour les épices. De plus, leur petite taille m’empêche d’en acheter trop et d’avoir, de un, une surprise à la caisse, et de deux, en avoir trop pour rien.
  • Plats de type tupperware: Pratiques pour des produits plus gros ou salissants (plus facile d’accès avec les mains), genre des barres de chocolat.
  • Sacs en tissus: Ce sont mes préférés puisqu’ils allègent énormément le transport. Ils sont géniaux pour tout les produits secs et solides (noix, pâtes, riz, etc) qui ne se propagent pas partout (comme par exemple la farine).
  • Contenants métalliques: Idéal pour le café et le thé puisqu’ils gardent la fraîcheur.
  • Bouteilles: Pour les huiles, les shampoings, crèmes, etc. On peu récupérer celles qu’on termine à la maison pour faire le plein! De plus, il existe des tonnes de différents formats et types de bouchons (pompe, bec verseur, aérosol, etc). Allez-y selon vos besoins et utilisez votre imagination!
  • Autres…il doit bien en exister encore plus. Laissez-les moi savoir en commentaire si vous avez des idées!

Si vous démarrez dans le Zéro déchet, je vous suggère une petite visite dans les friperies. On y trouve toutes sortes de beaux contenants en tout genre. En plus, quand ils sont beau on a encore plus envie de les utiliser, puis on n’est pas gêné.e de les avoir à la vue dans la cuisine!

Note: J’amène toujours un ou deux pots de plus de grosseur moyenne au cas où je ferais une trouvaille, ou si jamais je réalise que j’ai oublié quelque chose sur ma liste.

Enfin, je rappelle que dans certaines boutiques, on peut trouver du shampoing, du dentifrice, et une panoplie de produits de toilette, ainsi que des produits ménagers! Il est donc possible de récupérer une bouteille de shampoing vide, ou encore une bouteille avec bouchon aérosol. Il existe même des tubes à presser pour y mettre le dentifrice (facilement trouvable dans des magasins de plein air et voyage).

2. Prévoir ce qui ira dans chaque contenant

Afin d’accélérer le processus de magasinage, je recommande un moment de préparation avant de quitter la maison pour vous rendre à l’épicerie. Faites une liste des produits dont vous avez besoin et de la quantité nécessaire pour chacun. De cette façon, vous n’apporterez que des contenants/sacs/bouteilles dont vous avez besoin, et la bonne grosseur pour la quantité nécessaire.

Dans mon cas, j’ai pas mal toujours les mêmes choses: Un très gros pots en plastique pour mes pâtes, un autre grand contenant pour mes céréales, trois sacs en coton pour mes noix et mon riz, une boite en métal pour mon thé vert, ainsi que quelques pots d’extra pour différents types de produits dont j’ai besoin de temps en temps.

3. Respecter les règles d’hygiène et la façon de procéder selon la boutique

Avant de visiter un magasin de vrac pour la première fois, il est bon de faire un tour sur le site internet de l’entreprise afin de connaître les règles concernant l’hygiène et la façon de procéder pour la pesée des contenants. Ou encore de s’y rendre quelques jours avant d’y magasiner.

En effet, quelques boutiques exigent que l’ont fasse vérifier ses pots avant de les remplir afin d’assurer leur propreté.

Aussi, la plupart mettent à notre disposition des balances pour que l’on pèse soi-même ses pots et qu’on écrive le poids dessus. D’autres demandent que nous nous rendions au comptoir où les employés se chargeront de le faire pour nous.

Finalement, certaines épiceries ont des pots que l’on peut utiliser pour magasiner à condition de payer un dépôt. Ainsi, si vous y retournez, vous pouvez redonner le pot pour qu’il soit utilisé par quelqu’un d’autre, et ravoir votre montant laissé. C’est hyper pratique, puis ça encourage le partage et la réutilisation!

Note: personnellement je ne fais jamais peser mes sacs en tissus puisqu’ils ne pèsent presque rien.

Avez-vous des préférences concernant votre magasinage en vrac? Quelle astuce donneriez-vous à quelqu’un qui veut s’y rendre pour la première fois?

Liens utiles:

  • Pour les informations à propos du Bulk Barn et leur programme de contenants réutilisables, c’est ici: http://www.bulkbarn.ca/Programme-de-contenants-r%C3%A9utilisables/
  • Pour en savoir plus sur Nu Grocery, à Ottawa: http://nugrocery.com/how-it-works/

Une minimaliste en voyage longue durée: Comment j’ai choisi mes bagages?

Le 5 avril dernier, je prenais l’avion de Montréal vers Vancouver pour réaliser ce qui est probablement mon plus grand rêve: voyager pour une durée indéterminée, sans itinéraire ni planification. Le tout, avec le moins d’objets possibles.

Après avoir refait mes valises cinq ou six fois pendant le mois précédant mon de départ, je suis finalement partie avec un total de 28 morceaux de vêtements et une dizaine d’objets pratiques et nécessaires divers.

Dans cet article, je vous présente comment je m’y suis prise pour arriver à voyager pour une durée indéterminée tout en restant minimaliste dans mes bagages.

1. Choisir ses vêtements:

Tout a été choisi en fonction de 5 critères:

  • Ne prend pas trop d’espace
  • Peut s’agencer avec au moins 5 autres bas ou hauts
  • Je suis assurée de le porter souvent (genre pas de robe hyper chic ou de talons hauts)
  • Le temps de l’année (fin printemps et l’été dans mon cas, donc rien de trop chaud)
  • Le type d’activités prévues (principalement travailler sur des fermes et faire de la randonnée, donc rien d’inconfortable ou que je ne veux absolument pas salir)

Voici les 28 morceaux de vêtements que j’ai décidé d’amener:

  • 9 hauts (3 t-shirt, 2 manches longues, 4 camisoles)
  • 7 bas (une paire de shorts, une paire de joggings, 3 paires de leggings, une jupe et un pantalon plus mince). * J’ai décidé de n’amener aucun jean puisque ça prend trop de place et vu la raison principale de mon voyage, soit la randonnée et le travail de ferme, je risque de ne pas les utiliser assez.
  • 4 morceaux divers: deux robes, un poncho et un grand foulard qui peut être porté de différentes façons (robe, foulard, jupe, paréo, etc)
  • Un tricot
  • Un manteau
  • Une veste en jeans
  • Deux maillots de bain
  • Deux paires de souliers: bottillons Bluntstone et une paire de sneakers

Fun fact et leçon apprise pendant mes six premières semaines de voyage: J’ai fini par abandonner certains items et en ai acquis des nouveaux au fil de mes déplacements et mes rencontres. Conclusion: ne pas trop s’attacher à une liste exhaustive pour toute la durée du voyage. 😉

2. Établir ses priorités & les articles divers:

Parlons maintenant des articles divers et le processus de sélection.

Au départ, j’avais inclus mon ordinateur portable, ma caméra Nikon D5000 et deux objectifs, mon équipement d’escalade ainsi que deux autres paires de souliers. Ce sont toutes des choses que j’ai éliminées en réalisant que mes bagages commençaient à être trop lourds. Je me devais d’épurer.

Pour les photos, j’ai conclus que mon téléphone me suffirait puisqu’il prend d’excellentes photos (en plus, il me permet de faire des panoramas et de partager le tout en ligne instantanément sans avoir à faire de transfert).

En ce qui concerne l’ordinateur, la seule raison pourquoi je me contraignais à l’apporter était pour écrire mes articles de blogue. Sauf que jai décidé d’être minimaliste et réaliste. En effet, jai l’application WordPress sur mon téléphone. Je peux faire les brouillons de mes articles là-dessus, puis simplement me rendre dans une bibliothèque municipale ou emprunter l’ordinateur de quelqu’un pour finaliser la mise en page et la publication.

Voilà, en plus d’avoir éliminé du poids et de l’espace, je ne transporte aucun objet de grande valeur avec moi. Cela enlève un stress énorme par rapport au vol, au bris ou à la perte!

J’ai ensuite éliminé mon équipement d’escalade. La raison étant que je n’étais même pas assurée d’avoir le temps et l’occasion de m’en servir.

Enfin, j’ai éliminé une paire de ballerines et une paire de sandales puisque je n’en aurai pas besoin avant un bon mois après mon départ (météo printanière oblige). Si je réalise que j’en ai réellement besoin en cours de route, j’en trouverai certainement dans une friperie ou à bas prix quelque part. *Jai finalement effectivement acheté une paire de sandales dans une friperie pendant ma troisième semaine de voyage, haha.

Et les items divers?

Pour m’occuper, j’ai mon petit kit de peinture aquarelle, des écouteurs pour ma musique, ainsi que mon agenda qui me servira de journal.

Ensuite, en bonne fille Zéro déchet, j’aurai en tout temps sur moi un bol rétractable et refermable super léger et pratique (il peut aller au micro-onde!), une paille en stainless ainsi qu’un petit ustensile en bambou de type spork (moitié fourchette, moitié cuillère).

Pour le reste (items de toilette, sous-vêtements, accessoires, etc). Ils sont si peu nombreux ou ne prennent tellement pas de place que je n’avais pas à m’en inquiéter.

3. Choisir le type de bagages

Au départ, je comptais utiliser mon backpack Osprey Ariel 55L acheté il y a trois ans pour mon premier voyage. Mais c’est une fois rempli de toutes mes choses que jai réalisé que malgré la légèreté de son contenu, le sac lui-même était beaucoup trop lourd et encombrant pour moi.

J’ai finalement troqué le sac de 55L pour un petit sac à dos de 25 litres, un sac de yoga rempli de mes vêtements, ainsi qu’un sac en tissus avec mon sac de couchage dedans.

De plus, le fait que je voyage lentement, je reste a peu près toujours au moins quelques semaines à mes différentes destinations. Cela fait en sorte que je peux poser mes affaires là où je loge et utiliser mon sac à dos pour la randonnée ou la promenade en ville, et le sac en tissu pour mettre mes achats, épicerie, etc.

En conclusion, je dois dire que ça fait vraiment du bien de partir avec peu de choses, mais uniquement des choses UTILES. Je sais que chaque objet que je transporte servira quasi-quotidiennement.

De plus, je me sens beaucoup plus libre mentalement et physiquement: je ne stresse pas à l’idée de perdre ou d’oublier quelque chose car je n’ai presque rien qui mimporte à ce point; puis je peux marcher plus vite, aller plus loin, et me fatiguer moins vite grâce au poids léger de mes possessions.

Alors voilà ce qui résume mon processus de préparation pour des bagages minimalistes! Il s’agit de mon premier voyage de longue durée, donc je ne prétends pas détenir la stratégie ultime. Ceci est ce fonctionne pour moi jusqu’à maintenant. Une mise à jour et/ou un suivi viendront peut-être éventuellement si nécessaire…

D’ici là, je veux savoir: Avez-vous déjà eu à voyager léger? Comment vous en êtes-vous sorti? Avez-vous d’autres astuces pour faire ses valises efficacement?

Ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste

Adopter une routine beauté Zéro déchet et minimaliste n’a pas été une grande difficulté pour moi. En effet, j’ai toujours utilisé peu de produits dans la salle de bain. Par contre, j’achetais tout en pharmacie donc je créais régulièrement des déchets avec les bouteilles de shampoings, gels douches, tube de dentifrice, maquillage, etc.

Je vous présente ici ce que j’utilise en date du mois de mars 2018. Certains produits changent parfois puisque j’aime tester différentes options. Ceci est ce qui fonctionne pour moi jusqu’ici. Chaque personne réagit différemment au même produit donc je vous invite à voir cet article comme étant une piste de départ pour les curieux.ses qui voudraient changer certaines habitudes!

J’aimerais aussi préciser que je n’utilise que des produits cruelty free (sans produits d’origine animale, ni testés sur les animaux), ce qui est très important pour moi et que j’encourage tout le monde à faire.

La douche

1. Cheveux

Pour laver mes cheveux, j’utilise un shampoing solide de La Savonnerie Saponaria, une entreprise de l’Outaouais.

La barre vient sans emballage (juste un petit morceau de papier enroulé autour). Elle n’est fait que d’ingrédients naturels et n’est pas testée sur les animaux.

C’est super simple à utiliser: On mouille nos cheveux et on frotte la barre sur nos cheveux. Ensuite on masse comme avec un shampoing liquide. Ça mousse moins, mais de toute façon, la mousse c’est une affaire de marketing qui nous fait croire que plus ça mousse, plus ça lave…C’est un gros mythe. J’ai les cheveux aussi propre que si j’utilisais un shampoing moussant.

Pour coiffer mes cheveux, je n’utilise rien. Vous ne vous en doutiez probablement pas mais mes cheveux sont extrêmement lisses et plats au naturel. Je dévoile aujourd’hui mon plus grand (bon peut-être pas le plus grand) secret…Je me fais faire une permanente une à deux fois par année pour avoir des bouclettes qui paraissent naturelles! BEN OUI. hahaha. ? Bref, cela me permet de ne pas avoir à coiffer mes cheveux le matin et je me fous de les mouiller sous la pluie ou à la plage l’été, ils se replacent automatiquement en séchant. Puis, je n’ai jamais besoin d’y mettre des produits ou de passer le fer dedans.

Bonus: En ne mettant rien dans mes cheveux, j’ai besoin de les laver beaucoup moins souvent (au deux semaines dans mon cas).

Pour revitaliser mes cheveux, une fois par mois, ou quand je sens que mes cheveux sont ternes et secs, je fais un masque à l’huile de coco. Ça consiste à me beurrer la tête d’huile de coco et de porter une serviette pendant une journée complète (genre un bon six heures). Ensuite, on les lave en profondeur dans la douche et on laisse sécher à l’air. Résultat: une tignasse douce douce douce et brillante! ?

2.Visage et corps

Pour me laver le visage, j’utilise un savon d’Alep (à gauche sur la photo). J’aurais tellement voulu connaître ce produit avant de découvrir le Zéro déchet. Je n’ai jamais eu aussi peu de boutons et la peau aussi lisse. Même pas besoin de crème hydratante!

Pour le corps, j’utilise présentement un savon de La Saponaria. Je pourrais très bien aussi utiliser mon savon d’Alep pour le corps en plus du visage (ce que je vais faire en voyage pour transporter le moins de choses possible).

En ce qui concerne les poils, j’utilise un rasoir jetable que j’avais déjà avant de me lancer dans le Zéro déchet. Je me rase plutôt rarement donc il dure très longtemps. De plus, je n’utilise pas de crème à raser. En effet, dans la douche avec la chaleur et le savon, le rasoir glisse sans problème et la peau est belle après. Si jamais vous avez à vous raser à sec, vous pouvez utiliser de l’huile de coco pour faire glisser le rasoir. En plus, ça hydrate la peau!

Les dents

Depuis quelques mois, je fais moi-même mon dentifrice. La recette prend cinq minutes à faire et ne comporte que trois ingrédients. La voici:

Deux portions d’huile de coco pour une portion de bicarbonate de soude. Ajouter une dizaine de gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée. Mélanger dans un contenant de votre choix. Voilààààà!

Attention ici aussi: Ça ne mousse pas! Mais je n’ai jamais senti ma bouche aussi propre et mes dents aussi douces.

Il existe différentes recettes de dentifrice maison, à vous de choisir celle qui vous convient. J’en avais testé une à base d’argile verte mais ça irritait mes gencives, donc je suis revenue à cette recette-ci.

Ensuite, bien sûr, j’utilise une brosse à dent en bambou! Compostable et tellement jolie! 🙂

Le déo

Pour le déo je suis présentement en mode test. Je dois dire que mes conclusions tardent à arriver puisque je ne m’en mets pas chaque jour (j’ai la chance de ne pas suer beaucoup). D’abord je termine un tube de déo que j’ai entamé il y a un an (ça dure une éternité!!!).

Ensuite, j’ai récemment acheté une pierre d’alun. C’est spécial à utiliser car il faut se mouiller les aisselles pour que ça fonctionne (on mouille la pierre et on la frotte sur nos aisselles). Donc il faut idéalement l’appliquer genre en sortant de la douche.

Je teste aussi l’huile essentielle de palmarosa. J’en mets une goutte sur mon doigt et je frotte sous mon bras. J’aime bien cette option: je ne sue pas quand j’en mets et ça sent super bon! (À mettre avant de sortir par contre car ça sent beaucoup, on veut laisser le temps à l’odeur de se dissiper un peu).

Il existe aussi des recettes DIY un peu partout sur le web, mais je n’ai jamais les ingrédients sous la main. De plus, le moins d’ingrédients et le moins de travail, le mieux!

Laissez-moi savoir en commentaire qu’est-ce que vous préférez!

Le maquillage

Depuis avril 2017 je ne me maquille plus, sauf pour le crayon à sourcils. Résultat: ma trousse de voyage et ma salle de bain sont hyper épurées. De plus, j’économise beaucoup de temps le matin, puis je sais toujours où tout se trouve!

Alors voilà, ceci est ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste! C’est important de savoir que c’est du cas par cas. Ma routine n’est pas une but ultime à atteindre si l’ont veut épurer sa salle de bain et diminuer ses déchets. Cela est ce qui fonctionne bien pour moi, et ce avec quoi je me sens bien.

Le mieux est de faire soi-même ses expériences et explorer les différentes alternatives, car il en a pour tous les goûts et besoins!

Dites-moi en commentaire ce que vous utilisez ou si vous avez des questions, il me fera plaisir de vous répondre! 🙂

Travailler peu et avoir une vie riche? Oui c’est possible!

En septembre 2017, je quittais mon poste de gestionnaire dans un grand magasin de mode. Je suis passée d’un travail de 40h/semaine avec énormément de responsabilités, à un emploi (temporaire, je vous explique plus tard) super amusant de serveuse dans un resto-bar à 25h/semaine. Diminuer mes heures de travail a eu un effet auquel je ne m’attendais pas du tout: Ma vie s’est enrichie et je suis plus heureuse que jamais.

Mais qu’est-ce que j’entends par «Vie riche »? Non, je ne parle pas d’argent! Avoir une «vie riche » pour moi, c’est de vivre pleinement comme on en a envie. C’est une vie dépourvue de superflus, dans laquelle on se sent réellement accomplis et en harmonie avec nos valeurs ainsi qu’avec ce qui compte vraiment pour nous. En ce qui me concerne, c’est une vie qui me permet de pratiquer mes hobbys préférés à peu près à tout moment, et qui est dépourvue de stress inutile. C’est aussi une vie que je mène en ayant un réel sentiment d’accomplissement et de confiance avec moi-même.

Choisir un mode de vie modeste

Avant tout, je veux mentionner que je suis célibataire et sans enfant, ce qui facilite probablement la chose. Je crois tout de même que des choix de vie peuvent être faits afin de diminuer la pression du travail sur le quotidien, et ce, même si nous avons des enfants. Un excellent exemple de ceci est Béa Johnson, l’instigatrice du mode de vie Zéro déchet. Elle vit de sa passion tout en ayant deux enfants et un mari. Ils vivent de manière minimaliste, ont revu leurs priorité et ainsi, ils ont du temps et de l’argent pour vivre toutes sortes d’expériences!

Alors oui, je fais un peu moins d’argent qu’avant. Mais je crois qu’il ne faut pas baser ses choix de vie en fonction du revenu, mais plutôt en fonction de toutes les autres formes de richesse que la vie comporte…

Ici je vous présente les différentes dépenses de la vie, et comment je m’y prends pour vivre modestement:

 1. Le shopping

Pour ma part, je m’efforce depuis un an à diminuer toutes mes dépenses superflues. Je ne magasine plus, sauf en cas de nécessité absolue. Et si cela arrive, je vais prioriser l’usager ou l’emprunt avant de considérer le neuf.  Cela  diminue énormément non seulement le coût de mes achats, mais aussi mon impact sur l’environnement.

2. Les transports

J’ai toujours vécu sans voiture et ce par choix (voir pourquoi et comment ici). Cela fait que j’économise des centaines de dollars par mois. Puis, mon nouvel emploi m’a permis d’annuler ma carte d’autobus puisque je travaille à 10 minutes de marche de chez moi! Encore là, c’est un choix que j’ai fais qui diminue mes dépenses et mon impact sur l’environnement, en plus de diminuer mon stress: Une chose de moins à entretenir!

3. L’alimentation

Depuis que j’ai adopté un mode de vie Zéro déchet, j’ai réalisé des économies auxquelles je ne m’attendais pas. Grâce au vrac, entre autres, je gaspille beaucoup moins de nourriture. Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article 7 preuves que le Zéro déchet vous fera économiser des $$$. De plus, je ne consomme jamais de produits transformés, et très rarement des take out, ce qui fait du bien à mon porte-feuille ainsi qu’à ma santé. Et si j’ai la santé, j’ai la liberté presque infinie de pratiquer toutes les activités dont j’ai envie!

4. Les loisirs

En devenant minimaliste, j’ai reconsidéré ce qui me rendait réellement heureuse dans la vie. Le fait de diminuer mes heures de travail m’a forcé à revoir mes dépenses puisque je fais un peu moins d’argent qu’avant. Cela fait en sorte que j’apprécie vraiment les choses que je possède déjà. Puis, en ayant moins d’argent je me force à occuper mon temps avec des activités gratuites. C’est ainsi que j’ai pu reconnecter avec des hobbys que j’avais délaissés par manque de temps et d’énergie. En effet, je me suis remise à la couture, que j’ai pu utiliser pour faire mes cadeaux de Noël; puis j’ai recommencé la peinture. J’en fais presque chaque jour maintenant, et c’est une activité qui me fait vraiment du bien.

Je choisi aussi généralement des activités qui coûtent peu ou rien du tout. J’essais de valoriser les expériences, l’apprentissage et les relations plutôt que l’acquisition de choses. Par exemple, dans une journée de congé ou quand je vois mes amis, au lieu d’aller faire les boutiques ou des activités payantes, je vais faire un souper à la maison, faire de la randonnée, aller à la plage, aller au musée, etc.

Créez une vie de laquelle vous n’avez pas besoin de vacances

Choisir de vivre selon ses principes

Travailler moins pour avoir plus de temps

La chose la plus merveilleuse, c’est tout le temps que j’ai désormais pour faire tout ce que je repoussais sans arrêt auparavant!

En effet, je peux maintenant travailler sur mon blogue de manière constante et performante, puis me remettre à la couture et à la peinture, des passe-temps que j’ai toujours adoré mais que je laissais toujours de côté vu l’horaire chargé que j’avais.

De plus, j’ai enfin le temps de m’engager concrètement dans la cause environnementale. Je me suis liée d’amitié avec la gang d’Enviro Éduc-Action, et je m’implique en tant que bénévole lorsqu’ils ont besoin.

Finalement, je peux aussi assister à la plupart des événements, des 5 à 7, et des festivals qui m’intéressent. Ainsi je n’ai plus à vivre la déception de ne pouvoir y assister, ou d’avoir à me tracasser pour les demandes de congé au travail. Cela me permet de faire énormément de rencontres hyper intéressantes, et d’apprendre plein de choses passionnantes!

Travailler moins pour être moins stressée

Une autre raison de ma démission à mon poste de gérante c’est que je n’étais plus à l’aise d’encourager la fast fashion tout en combattant la surconsommation publiquement. Maintenant, grâce au choix que j’ai fais, je vis en harmonie avec mes valeurs, je ne me sens plus en contradiction.

Avec le poste de serveuse que j’occupe temporairement, je travaille à dix minutes de marche de chez moi. Je peux mettre mon alarme une à deux heures plus tard qu’avant le matin. Je me sens réellement heureuse et accomplie puisque tout ce que je fais, je l’aime et ne me contraint à rien.

Ah oui! Je voulais expliquer pourquoi je travaille seulement pour un certain temps dans ce resto…C’est parce qu’en Avril je pars en escapade dans l’ouest du Canada pour une durée indéterminée! Vous voyez, plusieurs personnes me disaient d’endurer mon travail de gérante jusqu’en Avril, que j’étais bien placée, bien payée. D’autres me disaient de garder mon argent pour m’acheter une maison et avoir une vie stable. Mais j’ai décidé que ce n’était pas ce dont j’avais besoin. Je n’étais plus heureuse et j’ai choisi de passer à l’action. Vous n’êtes jamais coincés. La décision vous appartient, vous n’avez qu’une seule vie et chaque journée compte. Parfois il ne suffit que d’un petit saut dans le vide et tout un monde vous attend…

C’est donc en menant une vie qui ne nécessite à peu près aucune grosse dépense que, même si je fais moins d’argent qu’avant, je suis capable de mettre de l’argent de côté afin de vivre un de mes plus grands rêves!

Avez-vous déjà pris un grosse décision qui vous a transformé? Ou au contraire, y’en a-t-il une qui vous trotte dans la tête mais que vous n’osez pas entreprendre? Qu’est-ce qui vous retient?

Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir

Revoir sa consommation pour son bien-être, pour celui de la planète, et pour les autres

En janvier 2017, je me lançais le défi de ne pas magasiner pendant un an. J’étais gérante dans un grand magasin de mode depuis quelques mois (poste que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi). Le fait d’être témoins quotidiennement de la surconsommation, ainsi que mon manque constant d’argent m’a donné le dégoût du shopping, qui visiblement ne m’amenait rien de positif.

Mais mon désir de repenser ma consommation n’avait pas pour seul but de me détacher de l’importance qu’on accorde aux choses. En effet, il y avait aussi les questions environnementales et éthiques.

On le sait, la production de produits neufs a un impact énorme sur la planète. Une chose que l’on semble oublier, c’est que la plupart de nos achats pourraient être soit remplacés par des emprunts, ou encore acquis de manière plus respectueuse de l’environnement. On entend par là l’usagé, le fait maison, ou encore la réparation.

Vous la connaissez peut-être, cette expression qui dit tout: «Acheter, c’est voter ». Je la trouve tellement forte dans sa simplicité! Parce que oui, derrière chaque achat que nous faisons, il y a une approbation de la manière dont le produit est fait, et ce qu’il représente. L’exemple le plus connu, je crois, est celui des produits fabriqués dans ces pays où les ouvriers ne gagnent même pas un dollar par jour, et travaillent dans des conditions ignobles. Parfois même, ces objets sont faits par des enfants…Bref, acheter un produits fabriqué de cette façon, c’est d’encourager ces pratiques.

Voilà donc pourquoi j’ai choisi de cesser de magasiner neuf, sauf en dernier recours absolu. C’est-à-dire que j’ai réellement tenté tout autre option avant, sans résultat. À ce moment alors, je m’efforcerai de choisir minutieusement le produit dans le but qu’il soit le plus écologique et éthique possible.

Quand cesser de magasiner rime avec croissance personnelle

C’est un résultat auquel je ne m’attendais pas du tout: En arrêtant de magasiner, je me suis trouvée. J’ai grandi en tant que personne et je ne me suis jamais sentie aussi bien avec moi-même. Voici trois résultats merveilleux que mon année sans shopping a donné.

1. J’ai pu mettre presque 10 000$ de côté

Ceci ne veut pas dire qu’avant j’achetais pour 10 000$ de vêtements par année. Ça signifie plutôt que le simple fait de cesser de dépenser pour des vêtements et des choses neuves m’a laissé un  »lousse » qui m’a permis de modifier ma cotisation à mon compte CELI et y mettre plus d’argent par semaine. Cet argent étant prélevé automatiquement le jour de ma paie, je ne le vois même pas apparaître dans mon compte Chèque. Le montant de mon compte CELI augmente tout seul. Un an plus tard, j’ai assez d’économies pour partir en voyage pour une durée indéterminée!

De plus, puisque je vis très modestement, je n’ai plus de stress par rapport à l’argent. Je peux aller au resto, prendre un verre, ou me gâter de temps en temps sans m’inquiéter d’être capable de payer mes factures et mon loyer!

2. J’ai développé ma créativité

Le fait de cesser d’ajouter tout nouvel objet dans ma vie et dans mon logis m’a forcé à développer une appréciation réelle des choses que j’ai déjà, et devoir me débrouiller avec ce que j’ai.

Ceci est surtout valable pour la garde-robe. Étant une grande adepte de mode, j’avais tendance à me tanner vite de ma garde-robe et vouloir la renouveler presque chaque saison. Le défi a donc fait en sorte que j’ai dû trouver différentes utilités pour certains morceaux pour ne pas me tanner. Puis j’ai développé mon propre style, qui me représente vraiment. Pour en savoir plus, venez lire mon article: Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux.

J’ai recommencé la peinture <3

De plus, le fait d’arrêter de magasiner m’a donné plus de temps libres pour moi-même. Mon détachement face aux choses m’a redonné le goût de me trouver des hobbys que je laissais toujours de côté. En effet, j’ai recommencé à faire de la peinture, à lire, et je suis plus assidue et concentrée lorsque je travaille sur le blogue. La pratique d’activités de ce genre amplifie ma créativité.

3. J’ai plus confiance en moi

En développant mon propre style, et en ayant découvert le minimalisme, je n’attache plus d’importance aux tendances et à la pression de devoir être à la fine pointe de la technologie. Je me concentre donc beaucoup plus sur mon développement personnel ainsi que sur l’écoute de mes émotions. J’ai plus de facilité qu’avant à dire non, et à exprimer mes envies, mes opinions, et mes besoins.

De plus, je trouve que j’ai beaucoup plus de facilité dans mes relations interpersonnelles. Je m’intègre plus facilement qu’avant dans un groupe d’inconnus, et je ne stresse plus par rapport à ce que les autres pensent de moi. Mon bonheur est basé sur les relations, les expériences, et ma croissance personnelle plutôt que sur mes possessions, l’argent et l’image que je projette.

Choisir le minimalisme pour se retrouver

Le minimalisme est un mode de vie qui cherche à se détacher de l’importance accordée aux choses dans notre vie. Le minimaliste préfère se définir par ce qu’il est réellement, plutôt que par ce qu’il possède. Chaque objet dans sa vie a une réelle utilité, et il valorise les expériences, et la collecte de souvenirs plutôt que d’objets.

En diminuant sa consommation de matériel neuf, on apprend à apprécier encore plus les choses qu’on possède déjà. De plus, on se recentre réellement sur ce qui importe pour notre bien-être.

Êtes-vous minimaliste? Magasinez-vous beaucoup? Laissez-moi un commentaire et parlons-en!

Bilan de ma première année Zéro déchet 

Adopter un mode de vie Zéro déchet est un éternel parcours. En effet, dans la société d’aujourd’hui, il est très peu probable d’arriver à un impact 100% Zéro sur l’environnement. Toutefois, il est possible de modifier certaines habitudes afin de diminuer notre production de déchet. Afin d’illustrer cet éternel parcours et de prouver qu’il est parfaitement possible de faire la transition facilement, j’ai noté mon évolution depuis le jour où j’ai décidé de me lancer dans le Zéro déchet. Voici donc mon parcours, mois après mois pour 2017!

Janvier :

  • Achat d’une tasse à café réutilisable et d’une gourde d’eau en inox que j’ai toujours sur moi
  • Achat par internet de sacs à fruit et légumes en filet
  • Achat par internet de lingettes démaquillantes réutilisables
  • Premier essai des mouchoirs en tissus
  • Première tentative d’épicerie sans déchet (en super marché): Mes seuls déchets ont été un emballage de tofu, des autocollants sur les fruits, des élastiques autour des asperges, et une boite de pâtes (en carton donc recyclable, au moins).
  • Dernier achat d’articles neufs (sous-vêtements et pantalons de sport)
À lire pour aller plus loin

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet

Un an sans magasinage!

Février:

  • Première tentative d’apporter mon propre contenant réutilisable au fast food du coin: Génial! Le propriétaire me parle de son idée de peut-être offrir rabais à ceux qui le font! (Depuis, chaque fois que j’y vais, il me charge moins cher hehehe)
  • Fabrication de fixatif à cheveux maison (recette de Bea Johnson): ça fonctionne, mais ça pu.
  • Achat de bas de nylon neufs ?
  • Première virée au Bulk Barn avec mes contenants (première épicerie 100% Zéro déchet!)
  • Conversion à la coupe menstruelle: J’ADORE

Mars:

  • Achat de pailles en stainless
  • Premier essai de serviettes hygiéniques réutilisables: pour moi c’est non…
  • Fini deux grosses bouteilles de shampoing et achat de shampoing solide
    -Début de mon désencombrement: échange de vêtements avec des amies et don de plusieurs lires dans des bibliothèques itinérantes
À lire pour aller plus loin:

Comment organiser un swap de vêtements dans votre ville

Comment se procurer des vêtements sans acheter neuf?

J’ai éliminé 2017 objets de mon appartement en 5 mois

Avril:

Mai:

  • Arrêt du maquillage (sauf pour le crayon à sourcil): Transition difficile, ma peau se détoxifie et n’est pas très belle au début, mais après quelques semaines, elle n’a jamais été aussi belle!
À lire pour aller plus loin:

Pourquoi je me maquille plus?

Juin:

  • Organisation de notre premier événement d’échange de vêtements

  • Bénévolat au Festibière de Gatineau avec l’équipe d’Enviro Éduc-Action (ramasser la vaisselle sale, la laver, et la ramener dans les camions-restos)

Juillet:

Août:

  • Essai du projet 333
  • Adoption du dentifrice maison (huile de coco + bicarbonate de soude)
À lire pour aller plus loin:

Garde-robe minimaliste: Je tente le projet 333

Huile de coco: économiser grâce à 10 utilisations testées et approuvées

Septembre:

-Ménage virtuel: Suppression de près de 500 amis Facebook et réglage de mes applications afin de ne plus recevoir de notifications. Voir mon article sur le minimalisme et les médias sociaux

Octobre:

Source: http://bit.ly/2m4oKte

Novembre:

  • Organisation d’un événement-discussion sur le Zéro déchet et le minimalisme
  • Première tentative de fabrication de sacs à fruits et légumes

Décembre:

  • Fini mon tube de déodorant et achat d’une pierre d’alun
  • Fabrication de baume à lèvre maison (Huile de coco, beurre de karité et fécule de maïs)

Voilà ce qui conclue le bilan de ma première année de transition vers un mode de vie Zéro déchet. Ça s’est super bien passé. Je dirais que tout ce qu’il faut pour y arriver, c’est un peu de volonté, de la patience, et de l’ouverture d’esprit.

Comment se passe votre transition à vous?? Y a-t-il certaines habitudes qui vous semblent plus difficiles à changer que d’autres?

5 objets indispensables pour l’adepte du Zéro déchet (partie 3)

Ben oui toé, une troisième partie à la liste des articles à se procurer pour vivre pleinement un mode de vie Zéro déchet!

Pour expliquer la longueur de la liste, rappelons les 5 principes clés du mode de vie Zéro déchet selon Bea Johnson, l’instigatrice du mouvement:

  1. Refuser (le superflu/ ce dont on a pas besoin)
  2. Réduire (le nécessaire/ ce dont on a besoin)
  3. Réutiliser (ce qu’on consomme/ achète)
  4. Recycler (ce qu’on ne peut pas refuser, réduire ou réutiliser)
  5. Composter (le reste)

Donc voilà, ces 5 principes impliquent que l’on doive s’équiper des bons outils afin d’éviter de créer des déchets, et principalement des objets à usage unique. Il y a une alternative pour TOUT.

Je vous invite d’ailleurs à commencer avec les deux premières parties de la liste, qui regroupent les principaux objets qu’un adepte du Zéro déchet se doit d’avoir, ceux dans le présent article étant des items à se procurer si besoin il y a uniquement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, tout comme les deux premières parties, vous pourrez lire une courte définition de l’objet avec parfois mon opinion brève sur le sujet, la façon de vous procurer l’article en question, ainsi que les raisons pour lesquelles c’est si génial!

C’est parti…

1. Cafetière bodum

Ce qu’elle remplace: Toutes les manières de faire son café qui créent des déchets: filtres à café, cafetières à capsules, etc.

Pour les buveurs de café, voici une façon d’avoir sa dose quotidienne de caféine sans créer de déchets! En plus, c’est simple et rapide à faire.

Où la trouver: Dans tout bonne boutique de vaisselle et accessoires de cuisine. J’ai trouvé la mienne chez Stokes pour 5$! Il existe différentes grosseurs, selon le nombres de tasses que vous aurez besoin. La mienne est toute petite et ne fait qu’une tasse à la fois.

Pourquoi c’est génial: Ça fait du maudit bon café, et on peut ne préparer que la quantité dont on a besoin. En plus, c’est super rapide comme processus. Suffit de faire bouillir de l’eau, verser directement sur le café, attendre 5 minutes, et pousser le café au fond à l’aide du piston. Versez…et savourez!

2. Boule à thé ou infuseur magique

Ce que ça remplace: Les sachets de thé pré-emballés.

Parce que maintenant que vous vous êtes initié(e) au vrac, vous n’achetez plus votre thé pré-emballé. Ceci sont deux excellentes façons de continuer de le savourer, tout en ne créant pas de déchet.

Où les trouver: Encore là, dans les boutiques d’accessoires de cuisine. Ou encore, dans les boutiques de thé spécialisées. Parfois elles y seront de meilleur qualité et vous aurez plus de choix.

Pourquoi c’est génial: Avec les boutiques spécialisées, on a accès à du thé de meilleure qualité. Puis avec l’infuseur magique, le thé a de l’espace pour bien libérer ses saveurs dans l’eau chaude.

3. Paille en stainless

Ce qu’elle remplace: Les pailles en plastique.

Saviez-vous que près de 500 millions de pailles sont jetées PAR JOUR juste aux États-Unis??!*

Une fois qu’on a pris conscience de l’impact des pailles en plastique, vous remarquerez qu’on les voit PARTOUT ces fichus pailles. Le nombre de restaurants que je vois m’amener mon verre d’eau avec une paille, avant même d’avoir commandé…j’ai envie de leur lancer au visage à chaque fois. Je n’ai même pas eu le temps de demander qu’on ne m’en serve pas, elle est déjà sur la table! Je connais maintenant les restaurants qui font ça, et je m’efforce de leur faire savoir quand j’y pense.

Où la trouver: On peut trouver des pailles en stainless dans pas mal toutes les boutiques spécialisées dans le Zéro déchet. En Outaouais, il y a la boutique Planète Bébé et au restaurant Choux-Choux !

Pourquoi c’est génial: C’est tellement le fun de boire avec ça. C’est frais, et le bruit de la paille sur le verre éveille un petit plaisir inexplicable hihi. Mais plus sérieusement, on évite les pailles en plastique, et ça éveille beaucoup de discussions et de questionnements quand les gens nous voient utiliser ça!

4. Shampoing et savon solides

Ce qu’ils remplacent: Les shampoings et autres produits pour le corps en bouteille.

Où les trouver: Pour les savons, c’est facilement trouvable en pharmacie, mais je recommande d’encourager des artisans locaux, comme la Saponaria que j’aime beaucoup. Leurs produits sont tous écolos, vegans et non emballés (juste un petit bout de papier autour).

Pour les shampoings solides, on en trouve chez Lush et quelques savonneries en font. Ils ressemblent à des barres de savon, on les frotte sur nos cheveux et ça mousse (parfois moins) comme un shampoing normal.

Pourquoi c’est génial: Notre douche devient ultra minimaliste. Ces produits, quand on les achète d’entreprises locales, sont souvent fait de si peu d’ingrédients, et d’ingrédients naturels, qu’on peut les utiliser pour le corps ET pour le visage. Donc on économise de l’argent et de l’espace. De plus, on remplis notre poubelle vraiment moins vite puisqu’on n’a plus de bouteilles!

5. Sacs à collation réutilisables

Ce qu’ils remplacent: Les sacs ziploc.

Les sacs à collation en plastique, après les bouteilles d’eau en plastique, c’est probablement une des inventions les plus ridiculement anti-écolos que je déteste! On peut non seulement les remplacer par les sacs réutilisables, mais il existe aussi une merveilleuse astuce qu’on appelle les Furoshikis. Il s’agit d’une méthode de pliage de tissus japonaise qui a pour but d’emballer à peu près tout! Cadeaux, collations, petits objets à transporter, etc.

Où les trouver:Ils se trouvent généralement dans les boutiques spécialisées en Zéro déchet. Il existe aussi plusieurs artisans locaux qui en fabriquent, comme CréLuLu et  La belette verte en Outaouais.

Pourquoi c’est génial: Parce qu’on économise énormément d’argent: Plus besoin d’aller refaire le plein de sacs Ziploc à chaque mois. Puis c’est tellement mignon dans la boite à lunch, on ressent une petite fierté à les utiliser. De plus, ils sont fait en vinyle donc hyper faciles à nettoyer et durables.

Voici les sacs à collation de CréLuLu!

Voilà voilà! N’hésitez pas à commenter en me disant vos astuces préférées pour diminuer vos déchets quotidiennement!

*Journal Métro. Des pailles pas si inoffensives: http://journalmetro.com/dossiers/special-vert/966291/des-pailles-pas-si-inoffensives/