Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir

Revoir sa consommation pour son bien-être, pour celui de la planète, et pour les autres

En janvier 2017, je me lançais le défi de ne pas magasiner pendant un an. J’étais gérante dans un grand magasin de mode depuis quelques mois (poste que j’ai éventuellement quitté, voir ICI pourquoi). Le fait d’être témoins quotidiennement de la surconsommation, ainsi que mon manque constant d’argent m’a donné le dégoût du shopping, qui visiblement ne m’amenait rien de positif.

Mais mon désir de repenser ma consommation n’avait pas pour seul but de me détacher de l’importance qu’on accorde aux choses. En effet, il y avait aussi les questions environnementales et éthiques.

On le sait, la production de produits neufs a un impact énorme sur la planète. Une chose que l’on semble oublier, c’est que la plupart de nos achats pourraient être soit remplacés par des emprunts, ou encore acquis de manière plus respectueuse de l’environnement. On entend par là l’usagé, le fait maison, ou encore la réparation.

Vous la connaissez peut-être, cette expression qui dit tout: «Acheter, c’est voter ». Je la trouve tellement forte dans sa simplicité! Parce que oui, derrière chaque achat que nous faisons, il y a une approbation de la manière dont le produit est fait, et ce qu’il représente. L’exemple le plus connu, je crois, est celui des produits fabriqués dans ces pays où les ouvriers ne gagnent même pas un dollar par jour, et travaillent dans des conditions ignobles. Parfois même, ces objets sont faits par des enfants…Bref, acheter un produits fabriqué de cette façon, c’est d’encourager ces pratiques.

Voilà donc pourquoi j’ai choisi de cesser de magasiner neuf, sauf en dernier recours absolu. C’est-à-dire que j’ai réellement tenté tout autre option avant, sans résultat. À ce moment alors, je m’efforcerai de choisir minutieusement le produit dans le but qu’il soit le plus écologique et éthique possible.

Quand cesser de magasiner rime avec croissance personnelle

C’est un résultat auquel je ne m’attendais pas du tout: En arrêtant de magasiner, je me suis trouvée. J’ai grandi en tant que personne et je ne me suis jamais sentie aussi bien avec moi-même. Voici trois résultats merveilleux que mon année sans shopping a donné.

1. J’ai pu mettre presque 10 000$ de côté

Ceci ne veut pas dire qu’avant j’achetais pour 10 000$ de vêtements par année. Ça signifie plutôt que le simple fait de cesser de dépenser pour des vêtements et des choses neuves m’a laissé un  »lousse » qui m’a permis de modifier ma cotisation à mon compte CELI et y mettre plus d’argent par semaine. Cet argent étant prélevé automatiquement le jour de ma paie, je ne le vois même pas apparaître dans mon compte Chèque. Le montant de mon compte CELI augmente tout seul. Un an plus tard, j’ai assez d’économies pour partir en voyage pour une durée indéterminée!

De plus, puisque je vis très modestement, je n’ai plus de stress par rapport à l’argent. Je peux aller au resto, prendre un verre, ou me gâter de temps en temps sans m’inquiéter d’être capable de payer mes factures et mon loyer!

2. J’ai développé ma créativité

Le fait de cesser d’ajouter tout nouvel objet dans ma vie et dans mon logis m’a forcé à développer une appréciation réelle des choses que j’ai déjà, et devoir me débrouiller avec ce que j’ai.

Ceci est surtout valable pour la garde-robe. Étant une grande adepte de mode, j’avais tendance à me tanner vite de ma garde-robe et vouloir la renouveler presque chaque saison. Le défi a donc fait en sorte que j’ai dû trouver différentes utilités pour certains morceaux pour ne pas me tanner. Puis j’ai développé mon propre style, qui me représente vraiment. Pour en savoir plus, venez lire mon article: Projet 333: Comment j’ai choisi mes morceaux.

J’ai recommencé la peinture <3

De plus, le fait d’arrêter de magasiner m’a donné plus de temps libres pour moi-même. Mon détachement face aux choses m’a redonné le goût de me trouver des hobbys que je laissais toujours de côté. En effet, j’ai recommencé à faire de la peinture, à lire, et je suis plus assidue et concentrée lorsque je travaille sur le blogue. La pratique d’activités de ce genre amplifie ma créativité.

3. J’ai plus confiance en moi

En développant mon propre style, et en ayant découvert le minimalisme, je n’attache plus d’importance aux tendances et à la pression de devoir être à la fine pointe de la technologie. Je me concentre donc beaucoup plus sur mon développement personnel ainsi que sur l’écoute de mes émotions. J’ai plus de facilité qu’avant à dire non, et à exprimer mes envies, mes opinions, et mes besoins.

De plus, je trouve que j’ai beaucoup plus de facilité dans mes relations interpersonnelles. Je m’intègre plus facilement qu’avant dans un groupe d’inconnus, et je ne stresse plus par rapport à ce que les autres pensent de moi. Mon bonheur est basé sur les relations, les expériences, et ma croissance personnelle plutôt que sur mes possessions, l’argent et l’image que je projette.

Choisir le minimalisme pour se retrouver

Le minimalisme est un mode de vie qui cherche à se détacher de l’importance accordée aux choses dans notre vie. Le minimaliste préfère se définir par ce qu’il est réellement, plutôt que par ce qu’il possède. Chaque objet dans sa vie a une réelle utilité, et il valorise les expériences, et la collecte de souvenirs plutôt que d’objets.

En diminuant sa consommation de matériel neuf, on apprend à apprécier encore plus les choses qu’on possède déjà. De plus, on se recentre réellement sur ce qui importe pour notre bien-être.

Êtes-vous minimaliste? Magasinez-vous beaucoup? Laissez-moi un commentaire et parlons-en!

2 réponses sur “Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir”

  1. J’adore ton bilan! J’ai passé par là il y a quelques années. Depuis, ma vie est aussi beaucoup plus facile, dans les mêmes sphères que tu as identifiées. Je ne suis plus la même ! C’est vrai qu’on prend de l’assurance et de la confiance en soi en assumant nos choix de vie. Continue ton bon travail! Te lire est une bouffée de fraicheur!

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