Ce qui restera après la COVID-19, j’espère!

Pas un autre article qui parle de la COVID-19? Bin oui. J’avais le goût de mettre mon grain de sel. Pour montrer qu’il n’y a pas que les tests de dépistage, l’isolement, le papier de toilette, les vieux et les jeunes qui respectent pas les consignes, les soucis économiques. Je ne veux rien minimiser, c’est vraiment pas évident ce qu’on vit et on sera touchés à différents niveaux, d’autres vraiment plus que certains.

Mais j’avais le goût de penser l’après un peu.

via Pixabay

Alors qu’on dit tout partout qu’on ne gaspille jamais une bonne crise (Churchill right?), plusieurs experts sortent pour dire que l’après COVID-19 va apporter des changements, ponctuels et durables. On parle de changement, de transition, mais on parle peu de concret. Je ne suis pas du tout une experte, mais voici les habitudes citoyennes que je souhaite retrouver après cette crise.

Faire du télétravail

Si on a été capable de mettre en place des mesures de télétravail dans un contexte de pandémie, je suis pas mal certaine qu’on sera capable de les maintenir une fois la crise passée. Moins de déplacements sur les routes, c’est plus de sécurité pour les marcheurs et les cyclistes, des routes de meilleure qualité, moins d’émissions de GES, du temps économisé dans notre journée pour s’adonner à d’autres activités, moins de dépenses en restaurants pour les diners et les cafés, moins de gaspillage alimentaire, une meilleure qualité de l’air, et.

Pis tsé, on va se le dire. Rester en pyjama pi se laver les cheveux deux fois moins souvent, c’est pas inintéressant non plus.

Pas mal certaine qu’actuellement, nous n’avons plus besoin de 6e lien entre Gatineau et Ottawa 😉

Cuisiner plus de repas

On ne se le dira pas, cuisiner plus de repas coûte souvent moins cher, mais surtout, c’est souvent plus santé. Plus de légumes, moins de sel ajouté, moins de gras. Il semblerait que plusieurs enfants et adolescents québécois ne savent pas cuisiner les repas de base, la culture du prêt-à-manger étant de plus en plus populaire dans les foyers québécois. Je pense toutefois que tout le monde doit avoir des compétences culinaires de base. Je me rappelle aussi les bons souvenirs d’enfance où je cuisinais avec ma grand-mère ou ma mère. On se souhaite que cette crise donnera le goût aux jeunes et moins jeunes de prendre le temps de se cuisiner de bons repas maisons, avec des produits locaux. Et à voir le rayon des légumineuses en épicerie, on se souhaite qu’une majorité de ses repas soit végé 😀

L’achat local

Devant la fermeture de plusieurs commerces et les cris du coeur lancés par les PME, la population a répondu présent et s’est ravitaillée dans les commerces de son quartier. On a commandé de la bouffe chez les restaurants qui offraient la livraison de mets préparés, certains ont commandé des livres électroniques chez des maisons d’édition québécoises, d’autres ont fait livré leurs livres. Certains sont allés acheter des jeux de société pour passer des moments en famille, d’autres sont allés marcher jusqu’au dépanneur du coin pour acheter cannage de lait. Ça n’atténuera certainement pas tous les effets de la crise, mais ça envoie un message clair aux entreprises d’ici que la population est capable de les soutenir en cas de besoin. Il faut maintenant apprendre à les soutenir point final, crise mondiale ou pas. J’espère que collectivement, on y parviendra.

L’exercice physique et le plein-air

On remarque beaucoup de gens qui prennent des marches ou qui vont prendre l’air dans leur cour arrière ces temps-ci. Pour s’occuper, les gens décident de bouger. Non seulement c’est excellent pour la santé physique, c’est aussi très bon pour la santé mentale, c’est gratuit et c’est carboneutre. On aime !

Crédit photo: Joke of the day

Du temps en famille

D’entrée de jeu, je dois dire que je n’ai pas d’enfants. Malgré les blagues sur Facebook sur le fait que si l’école continue d’être fermée, ce sont les parents qui trouveront un vaccin pour le coronavirus avant les experts (!!!), je vois plein de belles photos de moments familiaux dans nos foyers. Bricolage, école à la maison, exercice physique, bonhomme de neige, etc. Je pense que ça fait un bien de fou aux enfants de voir leurs parents et d’avoir du temps pour être avec eux. La famille, c’est précieux et quand on décide d’en fonder une, on doit la prioriser et passer du temps ensemble. J’espère que cela perdurera.

S’informer sur les actualités

En ce moment, je pense qu’on a une population pas mal plus informée qu’à l’ordinaire. Une population qui regarde les points de presse quotidiens, qui laisse la radio allumée, qui lit de nombreux articles dans les journaux, qui partagent des faits et des données scientifiques un peu partout. Je trouve ça tellement beau de voir ça. Je me dis que la société se porterait bien mieux si, au quotidien, on accordait autant de sérieux à se tenir informé et à engager des discussions sur nos enjeux de société.

Prendre des nouvelles de son entourage

-Allo

-Salut, ça va?

-Oui et toi?

-Oui, merci.

-Je voulais juste voir comment tu allais aujourd’hui, comment va le moral.

-Ahh, tu es bien gentille de m’appeler. Bin moi… (et la conversation continue).

Ai-je besoin d’en dire plus?

Si vous voulez être émus, regardez cette photo sur la quarantaine de Paulette.

Ralentir

Pour illustrer mes propos, je vais mettre deux images.

Ça:

Via PositivR.
Des dauphins qui nagent dans les canaux de Venise, car l’eau est plus claire et plus calme.

Pis ça:

Via La voix du Nord
Une qualité de l’air améliorée en Chine

L’entraide, la solidarité, la tolérance

Je suis allée faire l’épicerie pour mes beaux-parents qui reviennent de Floride hier. J’ai entendu au moins 4 personnes dire qu’elles faisaient la même chose à la caissière. J’ai partagé l’information sur l’initiative du CNA et de Facebook, de rémunérer des artistes pour des prestations en ligne. J’ai organisé un point de chute chez moi pour me faire livrer des repas prêts-à-manger.

Pas que je suis moins fine d’habitude, mais peut-être que oui dans le fond.

On sera peut-être plus solidaires de nos profs et de notre personnel soignant aussi.

Via Ipnoze

Des messages de solidarité et des demandes d’entraides, j’en vois des dizaines par jour sur les médias sociaux. Et je trouve ça touchant.

Ça, faudrait que ça continue, pour tout le monde.

Crédit photo : Party à la maison

C’est ce que je nous souhaite dans le Nouveau monde.

Il ne sera pas sans défis, il ne sera pas facile pour tout le monde, mais je pense qu’il sera beau et je l’espère, un peu plus simple.

Au revoir Les Tulipes! – Élisa quitte le blogue

Oui vous avez bien lu. Ça été une grosse décision pas facile à prendre, mais c’est pour le mieux…Du blogue et pour moi personnellement. Je quitte sans aucun regret, avec juste de l’amour et de la fierté pour tout ce qui a été accomplis avec Les Tulipes dans les deux dernières années. Mais une douce séparation se doit maintenant d’être faite.

La raison est toute simple: Je ne ressens plus l’étincelle de passion qui me poussait à travailler et faire grandir le projet durant la première année et demi. Ce n’est pas sans un petit pincement au cœur que je quitte par contre.

Comme vous le savez, j’ai pris la décision de déménager en Colombie-Britannique en Août dernier, après quelques mois de voyage. Je vis maintenant sur une petite île du Golfe, sur une ferme-communauté intentionnelle quasi-autosuffisante avec une quinzaine de personnes.

Durant les derniers mois, j’ai été très occupée à m’installer et m’intégrer à la communauté de l’île en général. De plus, grâce au précieux soutien des magnifiques personnes avec qui je vis, j’ai pu faire énormément de travail du côté spirituel. Cela m’a permis de reconnecter avec ma réelle authenticité, de guérir plusieurs  »patterns » liés à mon passé, et de pratiquer énormément de  »Self-love ».

Résultat: Je fais de l’art chaque jour, même que j’arrive à faire un peu d’argent avec! *Venez suivre mon compte Instagram d’artiste si vous ête intéressé.e ici: www.instagram.com/etoile.butterfly.

Je joue aussi régulièrement de la musique avec mon amoureux (rencontré ici à l’automne). On a même fait quelques petites prestations ensemble. Venez nous voir ici: http://bit.ly/BlessedweareCover

Finalement, je me ressource chaque jour dans la nature grâce au jardinage sur la ferme, et aux multiples randonnées et visites des plages qui donnent sur l’Océan Atlantique, qui entoure l’île. Je peux affirmer sans aucun doute que je ne suis pas près de retourner vivre en ville de sitôt haha!

Bref, j’ai trouvé ma vraie maison (pas juste physique) et je vibre grâce à plusieurs activités qui me font déconnecter énormément de l’écran, du virtuel…

Qu’adviendra-t-il du blogue?

N’ayez crainte, le blogue reste en vie! Annie-Pier continuera sont merveilleux travail, et recevra l’aide de Chloé de Zéro déchet Gatineau-Outaouais.

Je peux assurer sans hésitation que ce fût un honneur de démarrer ce beau projet en Janvier 2017,  »juste pour le fun », en me lançant le défi de devenir Zéro déchet et minimaliste. Et de voir grandir le blogue, prendre du succès, gagner des abonnés, recevoir des offres de partenariat…Ouf! J’en retire une énorme fierté et des connaissances immenses. Ça définitivement été une expérience très formatrice et amusante.

Je souhaite la meilleure des chances à Annie-Pier et Chloé pour prendre soin du blogue. J’ai confiance que leur passion, leur réseaux, et leurs talents vont continuer de bénéficier au mouvement Zéro déchet dans la région sans aucun doute.

Salut là! Namaste <3

Pour suivre mes aventures de petite fée des jardins, je vous invite à me suivre sur Instagram: www.Instagram.com/elisatulipe

Comment demeurer écolo avec des enfants en bas âge?

On le sait, avoir des enfants, ce n’est pas écologique. Ça pollue, un humain de plus sur la Terre. Mais il y a des façons de savourer les joies d’être parents tout en étant cohérent avec ses valeurs écologiques. Il suffit de faire des bons choix et de vulgariser clairement ses attentes vis-à-vis notre entourage.

Avant Noël, j’ai organisé un café-causerie avec trois amies soucieuses de générer le moins de déchets possibles en lien avec leur parentalité. Voici les trucs qui sont sortis de notre rencontre.

Troquer le jetable pour du lavable

C’est le principal truc dont nous avons discuté et c’est un des plus faciles à intégrer. J’ai séparé les recommandations en différents niveaux de difficulté/ impacts sur l’environnement. Ainsi:

Les couches

Niveau 1: On passe aux couches lavables à la maison

Niveau 2: On passe aux couches lavables partout, à la maison, en visite, en sortie, à la garderie, etc.

Niveau 3: On ne se procure pas de couches lavables neuves, mais on achète des usagées ou on emprunte celles de nos amies qui n’ont plus de petits aux couches.

Source: Site internet Ville de Valleyfield

Les lingettes/débarbouillettes

Ici, la même logique. Au lieu de prendre des lingettes jetables commerciales, on y va avec du lavable.

Niveau 1: Utilisez des lingettes lavables à la maison.

Niveau 2: Trainez vos lingettes lavables partout où vous allez. Truc: disposez de vos lingettes sales dans un sac imperméable (style plein-air ou sac recouvert de silicone ou de plastique pour masquer les odeurs). Faites-en un maison ou sinon, il y en a sur Etsy, faits au Québec.

Demain Demain, sur Etsy

Ça vaut autant pour les lingettes quand on change la couche que pour les débarbouillettes. Trainez une bouteille d’eau avec un morceau de coton pour essuyer la bouche du mini!

Acheter de seconde main ou emprunter

Les bébés grandissent tellement vite que c’est un véritable gaspillage d’argent d’acheter des vêtements neufs quand ils n’ont que quelques mois. Pour économiser des sous et être plus écolo, voici quelques trucs:

  • Faites le tour des trucs de vos amis ou frères et soeurs, il y en a en masse du stock !
  • Allez dans les boutiques de vêtements d’enfants de seconde main
  • Allez dans les friperies
  • Privilégiez les vêtements non genrés
  • Faites le tour des ventes de garage
  • Informez-vous s’il y a une joujouthèque dans votre ville
  • Utilisez le groupe Buy Nothing
Source: Pixabay

Exprimer clairement ses attentes

Le fabuleux shower de bébé fut une certaine source de stress pour certaines de mes amies. Voici des trucs qu’elles donnent pour faciliter le tout:

  • Confier le shower à une amie qui connait nos attentes et nos besoins
  • Demander que les cadeaux ne soient pas emballés
  • Demander de ne recevoir que des objets inscrits sur une liste que vous aurez faits à partir de vos besoins
  • Demander que tous les cadeaux reçus soient usagés et de seconde main
  • Demander des cartes-cadeaux à la pharmacie à la place d’objets

Mais bon, malgré toutes nos intentions, il y aura toujours 3-4 personnes qui ne comprendront pas vos demandes et qui vous amèneront du neuf, que ce soit un énième pyjama, des jeans pour bébé (sérieux?!), des gros jouets pour soi-disant stimuler votre enfant, etc. Ces cadeaux vous appartiennent et vous êtes libres d’en disposer comme vous le voulez, sans culpabilité. Voici les options:

  • Garder tout
  • Proposer des jouets à la garderie de notre enfant
  • Faire des dons à des organismes de charité, des maisons de naissances, des organismes d’accueil aux immigrants, etc.
  • Retournez les items au magasin et garder l’argent.

On ne vous en dit pas plus sur les showers de bébé, nous aurons un article complet là-dessus dans les prochaines semaines!

Quels sont vos trucs écolos avec vos jeunes enfants?

Grandes familles, minimalisme et zéro déchet: c’est possible !

Un commentaire auquel nous sommes souvent confrontées quand nous affirmons avoir un mode de vie zéro déchet et minimaliste, c’est: «On le sait bin! T’as pas d’enfants. Attends d’avoir des enfants, tu vas voir que tu vas changer d’idée».

Non justement. Parce que si j ‘ai des enfants, je voudrai que mon empreinte écologique demeure la plus basse. On a alors demandé à une grande famille (2 adultes, 4 jeunes enfants) leurs trucs pour continuer à être écolos après la naissance des enfants. On voit donc que le minimalisme et le zéro déchet est un mode de vie pour tous, et un maudit bon modèle à montrer à nos enfants!

Voici donc l’entrevue que nous avons faite avec Patrick !

Comment êtes-vous embarqués dans la grande aventure du zéro déchet?


Environnementalistes depuis longtemps, Marie-Anne et moi avons fait le choix du mode de vie zéro déchet après nous être renseignés sur le sujet. Nous avons décidé de commencer  avec le défi « un mois sans plastique » en juillet 2017 afin d’y aller de façon graduelle.

Puis, nous avons pris la décision de nous convertir aux couches lavables pour notre troisième enfant après avoir constaté que ce n’était pas si compliqué  ni aussi rebutant qu’on peut croire. 


Parallèlement, nous avons vu une augmentation des options pour pouvoir nous aider à tendre vers cet objectif avec la décision de Bulk Barn d’accepter les contenants réutilisables quelques mois auparavant  et l’ouverture de l’épicerie zéro déchet Nu à Ottawa. Graduellement, nous avons commencé à éliminer les emballages à usage unique en trouvant une option de rechange. Nous avons dû renoncer à quelques éléments n’étant pas disponible en « version » zéro déchet, mais rien qui a changé de façon majeure notre vie quotidienne. Et je pense qu’il s’agit là de la clé pour changer nos habitudes de vie. C’est d’y aller graduellement, en éliminant petit à petit les éléments les plus faciles. 

Et les enfants, dans tout ça?

Nous avons également mis les enfants dans le coup en les sensibilisant aux raisons de réduire les déchets dans notre vie. Pour les lunchs de mon fils, ça signifie souvent des restes pouvant être mis dans un thermos ou encore des sandwichs avec des protéines non emballées dans du plastique (thon en canne, viande froide achetée en vrac chez Wakim, etc.)

Pour les collations, ce sont des fruits pris en vrac dans une épicerie traditionnelle, des collations prises en vrac chez Bulk Barn, des biscuits/muffins faits maison ou du yogourt de chez Nu dont le pot est consigné (j’y ajoute du sirop d’érable et des graines de chanvre en vrac).

De pair avec le minimalisme


Ce virage est consistant avec des pratiques et une philosophie pour lesquels nous étions déjà un peu embarqués. En effet, du moment où nous avons fondé notre famille, nous avons privilégié la réutilisation en reprenant plusieurs des vêtements, en particulier ceux de mon neveu pour notre premier fils, ainsi que de notre nièce pour notre deuxième. Nous avons prêté ces mêmes vêtements pour d’autres neveux et nièces, et nous avons décidé de nous tourner davantage vers les boutiques de vêtements usagés pour enfants comme le Grenier d’Amélie ou encore le Boomerang Kids. Autant d’un point de vue environnemental que financier, ces choix sont définitivement les plus intéressants.


Pour des objets tels que les sièges d’autos, il est généralement déconseillé de les prendre usagés puisque leur historique est souvent inconnu. Toutefois, nous avons la chance d’avoir plusieurs amis avec des enfants, ce qui fait que nous avons pu faire des échanges de sièges d’autos dont nous savions l’historique. Sinon, pour tout le reste, les objets usagés utiles pour enfants abondent sur les sites de ventes en ligne.

Habiter près d’où on «vit»


En ce qui concerne notre mode de vie en général, nous avons également fait des choix pour réduire notre empreinte environnementale, tout en améliorant notre qualité de vie. Suite à un passage de quelques années dans les Hautes-Plaines, nous avons fait le choix de déménager plus près du centre-ville, dans Wrightville, un quartier mature, mixte et chaleureux au sein duquel plusieurs personnes de la génération des baby-boomers commencent à vendre leur maison unifamiliale au profit des jeunes familles.

Ce déménagement nous a permis de nous départir de notre deuxième voiture et, dans mon cas, de me permettre de me déplacer davantage en transport actif ou en transport collectif au travail et pour le travail (selon la saison, je ne me suis pas encore lancé dans le vélo d’hiver). Notre désormais famille nombreuse ne nous a pas permis de conserver une voiture compacte (Toyota Corolla) et nous avons dû nous résigner à nous tourner vers un véhicule plus gros et plus énergivore. Considérant qu’une fourgonnette consomme autant d’essence, et que c’est un type de voiture qui ne nous intéressait pas, nous avons opté pour un VUS six places. Nous avons fait plusieurs recherches afin de voir si un modèle hybride ou électrique était disponible à prix raisonnable pour une voiture de ce format, mais ce n’était malheureusement pas le cas.

La place des objets dans la famille


Au plan de la place des objets dans notre famille, nous avons graduellement revu notre approche. Avec une famille, il est facile d’accumuler plusieurs objets inutiles dont les enfants se servent peu ou pas.Un travail a dû être fait pour conscientiser les enfants pour diminuer l’importance des cadeaux aux anniversaires et nous avons même expérimenté les fêtes sans cadeau où une activité était privilégiée. Bien qu’il soit difficile d’éliminer complètement les cadeaux, nous avons tout de même réussi à réduire l’ampleur, ce qui est déjà un progrès par rapport à la situation usuelle. Cette philosophie minimaliste, nous tentons de l’intégrer jour après jour dans nos façons de faire. 

Pour des engagements gouvernementaux plus forts!


On pourrait terminer en disant qu’en ce qui a trait au mode de vie zéro déchet en particulier, ça demeure un objectif et qu’encore aujourd’hui nous avons du travail à faire pour éviter et éliminer certains déchets qui demeurent dans nos vies (on a qu’à penser aux fameux bonbons d’Halloween…!).

Ceci dit, bien que nous soyons fiers des efforts que nous mettons au plan individuel pour réduire notre empreinte environnementale, il demeure que la société doit aussi continuer de travailler à mettre en place les conditions favorables pour faciliter des comportements plus écolos. La pression ne doit pas seulement être sur les épaules des individus, elle doit aussi être mise sur les entreprises et le gouvernement, par l’adoption de réglementations plus sévères visant à influencer le marché et les comportements. Oui les consommateurs peuvent faire leur bout de chemin, mais on n’opère pas des changements aussi fondamentaux dans la vie des gens seulement par la sensibilisation. Il faut des options et il faut des incitatifs à changer nos comportements. Famille ou pas, nos vies sont déjà très compliquées, si on veut encourager les gens à changer, il faut des options crédibles et accessibles.

L’Outaouais de plus en plus écolo-minimaliste! – Bilan 2018 des Tulipes

WOW déjà la fin de 2018! Cela signifie aussi que le blogue est actif depuis maintenant deux ans…Il s’est passé tellement de choses depuis, et nous sommes extrêmement fières de tous les beaux projets qu’on a accomplis, ainsi que du nombre de personnes que nous atteignons un peu plus chaque jour.

Et c’est grâce à vous qui nous suivez, qui discutez avec nous, qui vous engagez à faire une différence avec vos actions, que nous arrivons à sensibiliser de plus en plus de gens en ce qui a trait à un mode de vie plus respectueux de la planète! Voici donc un bilan de ce qui s’est passé en 2018 avec Les Tulipes , sur le web et hors web…

Les Tulipes en quelques chiffres pour 2018

  • Le blogue rejoint en moyenne 1000 visiteurs uniques par mois
  • Nous avons publié 19 nouveaux articles
  • Notre page Facebook a atteint 2200 abonnés
  • Notre infolettre rejoint près de 200 personnes (abonnez-vous pour être aux premières loges pour nos nouveaux articles, événements, et autres!)
  • Nous avons organisé et/ou participé à 6 événements (voir plus bas)

Nouveauté: nous offrons nos services!

Nos articles les plus populaires

Pendant la dernière année, certains de nos articles ont fait plus réagir que d’autres, et nous sommes fières de vous repartager le top 10 de nos articles les plus lus durant la dernière année, au cas où vous en aviez manqué un!

Zéro déchet

  1. Bilan de ma première année Zéro déchet, par Élisa
  2. Restaurants: Comment produire moins de déchets?, par Annie-Pier
  3. Ma routine beauté Zéro déchet et minimaliste, par Élisa
  4. Épicerie en vrac: les 3 astuces ultimes pour un magasinage efficace, par Élisa
  5. Écolos: pour aller encore plus loin!, par Annie-Pier

Minimalisme

  1. Bilan de ma première année minimaliste, par Annie-Pier
  2. Projet désencombrement: Comment désencombrer? (et tout la série pièce par pièce), par Annie-Pier
  3. Travailler peu et avoir une vie riche? Oui c’est possible!, par Élisa
  4. Un an sans magasinage: une expérience qui fait grandir, par Élisa
  5. Une minimaliste en voyage longue durée: Comment j’ai choisi mes bagages?, par Élisa

Les Tulipes en dehors du web

5 à 7 de la communauté zéro déchet – 18 Juin

Troc tes fringues, 2e édition -28 Juillet

Vivre lentement, vivre pleinement: conférence-discussion – 7 Août 

Le minimalisme ou comment vivre plus avec moins (Participation au Salon Mieux-Vivre) – 28 Septembre

Jason Zéro déchet en collaboration avec Chloé Bureau de Zéro déchet Gatineau-Outaouais – 4 Octobre

Atelier Zéro déchet d’Annie-Pier dans 3 classes de 6e année à l’école L’Orée du bois – 21 Novembre

Repair Café de Gatineau – 1ère édition – 2 Décembre

À venir pour Les Tulipes

Pour finir ce merveilleux et abondant bilan, nous avons une autre belle année en vue! Pour commencer l’année en beauté et laisser derrière-nous tous les abus des fêtes, joignez-vous à nous le 15 Janvier pour un 5 à 7 écolo au Troquet. 

Ensuite, le 1er Février, Annie-Pier donnera un atelier d’initiation au mode de vie zéro déchet pour l’Association pour l’environnement du quartier Limbour.

Cet été vous pouvez vous attendre à une 3e édition du Troc des Fringues. On est d’ailleurs vraiment fières du succès de cet événement qui fait maintenant partie, en quelques sortes, des incontournables pour la communauté écolo-minimaliste en Outaouais!!

Enfin, Annie-Pier travaille fort à nous préparer une série d’articles spécialement pour les familles. Pour vous donner quelques exemples, voici certains thèmes qui seront abordés: Famille avec un(e) jeune enfant, familles nombreuses, désencombrement lors du décès d’un proche, etc.

Encore un immense merci de nous suivre et de vous joindre à la cause. Chaque jour, une nouvelle personne change une petite habitude, et c’est ainsi qu’on va sauver le monde. Continuez de partager vos astuces, vos modes de vies, et vos fiertés, vous faites une différence!

Bonne année!

Écolos : pour aller encore plus loin !

Comme vous avez pu le constater depuis que vous nous suivez, notre blogue aborde deux thématiques bien spécifiques en lien avec l’environnement: le minimalisme et le zéro déchet. Par contre, nos modes de vie vont bien au-delà de ces thématiques. La plupart des gens sensibilisés au zéro déchet sont aussi bien sensibilisés sur les autres problématiques environnementales. Voici un petit survol d’autres aspects de nos vies et des actions que nous mettons en pratique au quotidien pour réduire notre empreinte écologique et améliorer notre qualité de vie.

1- Le rapport aux véhicules et à l’essence

On le sait, la consommation d’essence et l’achat de véhicules toujours plus gros et plus performants (camions et VUS) ont augmenté en flèche au Québec ces dernières années. Quelle contradiction, alors que les Québécois se considèrent plus écologiques et plus sensibilisés à l’environnement. De notre côté, Élisa n’a pas de voiture et j’ai vendu la mienne en octobre 2017. Alors que la société de consommation nous martèle que la voiture est le symbole de liberté absolue et qu’elle est un incontournable, il s’avère que le fait de vendre ma voiture a été très libérateur pour moi. En plus de marcher énormément, le vélo est devenu mon mode de transport numéro 1 six mois par année. Au besoin, je peux prendre la voiture de mon conjoint, qu’on partage maintenant à deux. Finalement, il reste toujours le covoiturage ou l’autobus!

Pour lire l’article d’Élisa sur les raisons pour lesquelles elle vit sans voiture, c’est par ici.

Faire ses déplacements à vélo: une solution économique et santé!

 

 

2- Alimentation, achat local, circuits courts

Un article paru dernièrement dans The Guardian présente des études récentes qui viennent à la conclusion qu’«éviter la viande et les produits laitiers est la meilleure façon de diminuer l’impact que nous avons sur la planète» [traduction libre]. Nous en sommes bien conscientes et tentons de limiter notre consommation de ces produits. Élisa est végétarienne depuis quelques années et de mon côté, j’ai énormément diminué sa consommation de produits laitiers et de viande. Je ne mange plus de yogourt et ne bois presque plus de lait.  Je mange un maximum d’un repas par jour avec de la viande, mais ces derniers temps, je dirais que je mange un repas avec de la viande aux 6-7 repas. 

L’été, lorsque la saison des marchés bat son plein, nous y achetons nos aliments frais. Non seulement on encourage l’économie locale, mais en favorisant les circuits courts, moins d’essence est gaspillée pour le transport des aliments et donc, moins de gaz à effets de serre sont produits. Les aliments dans les marchés sont souvent de meilleure qualité et on peut avoir la certitude qu’ils sont biologiques et donc qu’aucun engrais chimique ou pesticide n’a été utilisé.

Finalement, nous cultivons des fruits et légumes dans nos cours, via des bacs ou des jardinières. Non seulement on réduit notre facture d’épicerie l’été, mais on apprend les rudiments d’un potager et quelle fierté de manger les légumes que nous avons produits!

3-Minimalisme, diminution des achats, économie de partage

Qui dit écolo dit réflexion sur son mode de consommation. Vous nous suivez, vous savez que nous sommes minimalistes et que chaque achat que nous faisons est très réfléchi. Puis, nous avons développé de grands réflexes de partage. Besoin d’une robe pour un mariage? On l’emprunte à une amie au lieu de l’acheter! Envie de lire tel livre? On le réserve à la bibliothèque et on attend qu’il soit disponible. Le lèche-vitrine pour occuper le temps? Connait pas. Envie de rafraichir sa garde-robe? On organise un swap entre amies  et on échange nos vêtements. Le tout est très économique et bien sûr, écologique, car nous réutilisons les objets ou les partageons. Et il n’y a pas que des bénéfices pour la planète. Les économies sont énormes et permettent de dépenser pour des activités et des sorties au lieu d’objets. De plus, on crée des liens avec  notre communauté.

Pour des trucs pour organiser un swap de vêtements, consultez notre article.

Troc tes fringues juillet 2018

4- Type d’habitation et emplacement géographique

L’aménagement du territoire conjugué à nos choix individuels ont une grande influence sur notre empreinte environnementale. Habitez-vous près de votre lieu de travail? Devez-vous prendre votre voiture ou l’autobus pour vous y rendre? Pouvez-vous y aller à pied ou à vélo? Est-ce que votre maison est beaucoup trop grande pour vos besoins? Est-ce que vos appareils économisent l’énergie? Est-ce que votre maison est bien isolée? Habitez-vous à proximité des services, comme la pharmacie, l’épicerie, la bibliothèque, la banque, etc.?

Je travaille maintenant de la maison, donc j’ai énormément diminué mes émissions de GES en lien avec mes déplacements. 

Avez-vous d’autres enjeux écologiques à partager avec nous et la communauté Facebook, pour nous rendre encore plus conscientisés?

Pourquoi « Les tulipes »?

Les tulipes, ce n’est pas un simple nom cute! C’est en réalité le résultat d’un processus de réflexion et de recherche intense, qui signifie beaucoup pour moi!

J’écris ce court article afin de répondre aux questionnements de quelques abonnés et personnes de mon entourage.

Si vous avez bien surfé de fond en comble le blogue, vous en avez probablement découvert une part du secret dans la section À propos…

Trouver son nom de blogue: un véritable processus

Au moment de créer le blogue, j’ai beaucoup réfléchi pour trouver un nom. J’ai même failli abandonner quelques fois vu que je ne trouvais rien. Oui oui, abandonner parce que je n’avais pas de nom…demandez à tout bon blogueur, il vous confirmera oh combien c’est quelque chose d’important, le branding!

Au tout début, le blogue se voulait simplement un journal de bord sur mon parcours vers le Zéro déchet ainsi que mon défi d’un an sans magasinage. Donc, je voulais que ça sonne  » thématique nature » et simplicité, sans pour autant avoir un jeu de mot avec les mot  »écolo »,  »consommation », ou l’expression  »zéro déchet » dedans; et aussi pour avoir la possibilité de l’étendre vers quelque chose de plus vaste dans le future, si j’en avais envie. Je voulais aussi quelque chose de féminin et facile à mémoriser.

Ayant toujours été une grande artiste dans l’âme, je me suis donc mise à la recherche de quelque chose de beau, de poétique, mais ayant une symbolique forte…

Comme une illumination

J’étais assise chez moi, un peu perdue, à regarder autour de moi…puis  j’ai levé les yeux, et j’ai regardé les milles plantes sur le bord de ma fenêtre. Puis je me suis mise à me dire que les fleurs devaient bien avoir une symbolique. Alors j’ai tapé dans google  »symbolique des fleurs ». Au fil de ma recherche, j’ai pu découvrir que la tulipe signifie le dévoilement de son amour inconditionnel.

J’ai donc eu un déclic, en me disant que ça collait tellement avec ce que j’avais en tête pour le blogue: raconter mon parcours vers un mode de vie qui respecte mes valeurs, ainsi que le respect et l’amour que je porte à la nature.

Puis, les tulipes poussent quand? Au printemps! Symbole de renouveau, de nouveau départ…Quoi de mieux pour un blogue ayant pour but de promouvoir un mode de vie nouveau?

J’avais enfin trouvé!

De plus, en le mettant au pluriel, je me donnais la possibilité d’étendre l’équipe de rédaction dans le futur si j’en avais envie.

Enfin, plus le projet avance, plus je réalise que ça colle trop bien avec tous les sujets abordés dans le blogue:

  • Zéro déchet: Pour l’amour de la nature
  • Minimalisme: Pour l’amour d’une vie simple

Bref, les tulipes, c’est un blogue qui propage l’amour, le renouveau, ainsi que la (dé)croissance (de soi, et de la société). Nous croyons qu’il est toujours possible de changer pour le mieux, d’évoluer dans le bon sens. Nous souhaitons, via nos anecdotes, nos réflexions, et nos actions, inspirer d’autres petites tulipes à éclore vers un renouveau d’elles-mêmes, et à agir pour un renouveau collectif.

Épicerie en vrac: les 3 astuces ultimes pour un magasinage efficace

L’un des défis que peut présenter le mode de vie Zéro déchet est d’éliminer les emballages divers: épicerie, produits de beauté/hygiène, produits ménagers, etc. La meilleure manière de s’en sortir de ce côté est d’adopter le vrac pour se procurer tous ou une partie de ces produits. Je vous présente donc ici mes trois astuces préférées afin de rendre votre magasinage en vrac le plus efficace et agréable possible!

1. Apprivoiser les différents types de contenants

Avant de vous rendre au magasin de vrac, pensez aux types de produits que vous allez acheter. En effet, tous n’ont pas besoin de pots massons en vitres, et ceux-ci ne sont pas l’idéal pour tout…

Il existe différents types de contenants que l’on peut utiliser pour magasiner en vrac:

  • Pots Masson: Bons pour la plupart des produits, mais lourd si on n’est pas en voiture. De plus, les formats sont limités.
  • Autres types de pots: J’aime bien les pots de beurre d’arachide et celui d’Huile de coco en plastique de chez Costco. Ils ont un bon format pour y mettre une grande quantité d’aliment, et le fait qu’ils sont en plastique allège énormément mon magasinage. Je suis aussi fan des petits pots pour les épices. De plus, leur petite taille m’empêche d’en acheter trop et d’avoir, de un, une surprise à la caisse, et de deux, en avoir trop pour rien.
  • Plats de type tupperware: Pratiques pour des produits plus gros ou salissants (plus facile d’accès avec les mains), genre des barres de chocolat.
  • Sacs en tissus: Ce sont mes préférés puisqu’ils allègent énormément le transport. Ils sont géniaux pour tout les produits secs et solides (noix, pâtes, riz, etc) qui ne se propagent pas partout (comme par exemple la farine).
  • Contenants métalliques: Idéal pour le café et le thé puisqu’ils gardent la fraîcheur.
  • Bouteilles: Pour les huiles, les shampoings, crèmes, etc. On peu récupérer celles qu’on termine à la maison pour faire le plein! De plus, il existe des tonnes de différents formats et types de bouchons (pompe, bec verseur, aérosol, etc). Allez-y selon vos besoins et utilisez votre imagination!
  • Autres…il doit bien en exister encore plus. Laissez-les moi savoir en commentaire si vous avez des idées!

Si vous démarrez dans le Zéro déchet, je vous suggère une petite visite dans les friperies. On y trouve toutes sortes de beaux contenants en tout genre. En plus, quand ils sont beau on a encore plus envie de les utiliser, puis on n’est pas gêné.e de les avoir à la vue dans la cuisine!

Note: J’amène toujours un ou deux pots de plus de grosseur moyenne au cas où je ferais une trouvaille, ou si jamais je réalise que j’ai oublié quelque chose sur ma liste.

Enfin, je rappelle que dans certaines boutiques, on peut trouver du shampoing, du dentifrice, et une panoplie de produits de toilette, ainsi que des produits ménagers! Il est donc possible de récupérer une bouteille de shampoing vide, ou encore une bouteille avec bouchon aérosol. Il existe même des tubes à presser pour y mettre le dentifrice (facilement trouvable dans des magasins de plein air et voyage).

2. Prévoir ce qui ira dans chaque contenant

Afin d’accélérer le processus de magasinage, je recommande un moment de préparation avant de quitter la maison pour vous rendre à l’épicerie. Faites une liste des produits dont vous avez besoin et de la quantité nécessaire pour chacun. De cette façon, vous n’apporterez que des contenants/sacs/bouteilles dont vous avez besoin, et la bonne grosseur pour la quantité nécessaire.

Dans mon cas, j’ai pas mal toujours les mêmes choses: Un très gros pots en plastique pour mes pâtes, un autre grand contenant pour mes céréales, trois sacs en coton pour mes noix et mon riz, une boite en métal pour mon thé vert, ainsi que quelques pots d’extra pour différents types de produits dont j’ai besoin de temps en temps.

3. Respecter les règles d’hygiène et la façon de procéder selon la boutique

Avant de visiter un magasin de vrac pour la première fois, il est bon de faire un tour sur le site internet de l’entreprise afin de connaître les règles concernant l’hygiène et la façon de procéder pour la pesée des contenants. Ou encore de s’y rendre quelques jours avant d’y magasiner.

En effet, quelques boutiques exigent que l’ont fasse vérifier ses pots avant de les remplir afin d’assurer leur propreté.

Aussi, la plupart mettent à notre disposition des balances pour que l’on pèse soi-même ses pots et qu’on écrive le poids dessus. D’autres demandent que nous nous rendions au comptoir où les employés se chargeront de le faire pour nous.

Finalement, certaines épiceries ont des pots que l’on peut utiliser pour magasiner à condition de payer un dépôt. Ainsi, si vous y retournez, vous pouvez redonner le pot pour qu’il soit utilisé par quelqu’un d’autre, et ravoir votre montant laissé. C’est hyper pratique, puis ça encourage le partage et la réutilisation!

Note: personnellement je ne fais jamais peser mes sacs en tissus puisqu’ils ne pèsent presque rien.

Avez-vous des préférences concernant votre magasinage en vrac? Quelle astuce donneriez-vous à quelqu’un qui veut s’y rendre pour la première fois?

Liens utiles:

  • Pour les informations à propos du Bulk Barn et leur programme de contenants réutilisables, c’est ici: http://www.bulkbarn.ca/Programme-de-contenants-r%C3%A9utilisables/
  • Pour en savoir plus sur Nu Grocery, à Ottawa: http://nugrocery.com/how-it-works/

Une minimaliste en voyage longue durée: Comment j’ai choisi mes bagages?

Le 5 avril dernier, je prenais l’avion de Montréal vers Vancouver pour réaliser ce qui est probablement mon plus grand rêve: voyager pour une durée indéterminée, sans itinéraire ni planification. Le tout, avec le moins d’objets possibles.

Après avoir refait mes valises cinq ou six fois pendant le mois précédant mon de départ, je suis finalement partie avec un total de 28 morceaux de vêtements et une dizaine d’objets pratiques et nécessaires divers.

Dans cet article, je vous présente comment je m’y suis prise pour arriver à voyager pour une durée indéterminée tout en restant minimaliste dans mes bagages.

1. Choisir ses vêtements:

Tout a été choisi en fonction de 5 critères:

  • Ne prend pas trop d’espace
  • Peut s’agencer avec au moins 5 autres bas ou hauts
  • Je suis assurée de le porter souvent (genre pas de robe hyper chic ou de talons hauts)
  • Le temps de l’année (fin printemps et l’été dans mon cas, donc rien de trop chaud)
  • Le type d’activités prévues (principalement travailler sur des fermes et faire de la randonnée, donc rien d’inconfortable ou que je ne veux absolument pas salir)

Voici les 28 morceaux de vêtements que j’ai décidé d’amener:

  • 9 hauts (3 t-shirt, 2 manches longues, 4 camisoles)
  • 7 bas (une paire de shorts, une paire de joggings, 3 paires de leggings, une jupe et un pantalon plus mince). * J’ai décidé de n’amener aucun jean puisque ça prend trop de place et vu la raison principale de mon voyage, soit la randonnée et le travail de ferme, je risque de ne pas les utiliser assez.
  • 4 morceaux divers: deux robes, un poncho et un grand foulard qui peut être porté de différentes façons (robe, foulard, jupe, paréo, etc)
  • Un tricot
  • Un manteau
  • Une veste en jeans
  • Deux maillots de bain
  • Deux paires de souliers: bottillons Bluntstone et une paire de sneakers

Fun fact et leçon apprise pendant mes six premières semaines de voyage: J’ai fini par abandonner certains items et en ai acquis des nouveaux au fil de mes déplacements et mes rencontres. Conclusion: ne pas trop s’attacher à une liste exhaustive pour toute la durée du voyage. 😉

2. Établir ses priorités & les articles divers:

Parlons maintenant des articles divers et le processus de sélection.

Au départ, j’avais inclus mon ordinateur portable, ma caméra Nikon D5000 et deux objectifs, mon équipement d’escalade ainsi que deux autres paires de souliers. Ce sont toutes des choses que j’ai éliminées en réalisant que mes bagages commençaient à être trop lourds. Je me devais d’épurer.

Pour les photos, j’ai conclus que mon téléphone me suffirait puisqu’il prend d’excellentes photos (en plus, il me permet de faire des panoramas et de partager le tout en ligne instantanément sans avoir à faire de transfert).

En ce qui concerne l’ordinateur, la seule raison pourquoi je me contraignais à l’apporter était pour écrire mes articles de blogue. Sauf que jai décidé d’être minimaliste et réaliste. En effet, jai l’application WordPress sur mon téléphone. Je peux faire les brouillons de mes articles là-dessus, puis simplement me rendre dans une bibliothèque municipale ou emprunter l’ordinateur de quelqu’un pour finaliser la mise en page et la publication.

Voilà, en plus d’avoir éliminé du poids et de l’espace, je ne transporte aucun objet de grande valeur avec moi. Cela enlève un stress énorme par rapport au vol, au bris ou à la perte!

J’ai ensuite éliminé mon équipement d’escalade. La raison étant que je n’étais même pas assurée d’avoir le temps et l’occasion de m’en servir.

Enfin, j’ai éliminé une paire de ballerines et une paire de sandales puisque je n’en aurai pas besoin avant un bon mois après mon départ (météo printanière oblige). Si je réalise que j’en ai réellement besoin en cours de route, j’en trouverai certainement dans une friperie ou à bas prix quelque part. *Jai finalement effectivement acheté une paire de sandales dans une friperie pendant ma troisième semaine de voyage, haha.

Et les items divers?

Pour m’occuper, j’ai mon petit kit de peinture aquarelle, des écouteurs pour ma musique, ainsi que mon agenda qui me servira de journal.

Ensuite, en bonne fille Zéro déchet, j’aurai en tout temps sur moi un bol rétractable et refermable super léger et pratique (il peut aller au micro-onde!), une paille en stainless ainsi qu’un petit ustensile en bambou de type spork (moitié fourchette, moitié cuillère).

Pour le reste (items de toilette, sous-vêtements, accessoires, etc). Ils sont si peu nombreux ou ne prennent tellement pas de place que je n’avais pas à m’en inquiéter.

3. Choisir le type de bagages

Au départ, je comptais utiliser mon backpack Osprey Ariel 55L acheté il y a trois ans pour mon premier voyage. Mais c’est une fois rempli de toutes mes choses que jai réalisé que malgré la légèreté de son contenu, le sac lui-même était beaucoup trop lourd et encombrant pour moi.

J’ai finalement troqué le sac de 55L pour un petit sac à dos de 25 litres, un sac de yoga rempli de mes vêtements, ainsi qu’un sac en tissus avec mon sac de couchage dedans.

De plus, le fait que je voyage lentement, je reste a peu près toujours au moins quelques semaines à mes différentes destinations. Cela fait en sorte que je peux poser mes affaires là où je loge et utiliser mon sac à dos pour la randonnée ou la promenade en ville, et le sac en tissu pour mettre mes achats, épicerie, etc.

En conclusion, je dois dire que ça fait vraiment du bien de partir avec peu de choses, mais uniquement des choses UTILES. Je sais que chaque objet que je transporte servira quasi-quotidiennement.

De plus, je me sens beaucoup plus libre mentalement et physiquement: je ne stresse pas à l’idée de perdre ou d’oublier quelque chose car je n’ai presque rien qui mimporte à ce point; puis je peux marcher plus vite, aller plus loin, et me fatiguer moins vite grâce au poids léger de mes possessions.

Alors voilà ce qui résume mon processus de préparation pour des bagages minimalistes! Il s’agit de mon premier voyage de longue durée, donc je ne prétends pas détenir la stratégie ultime. Ceci est ce fonctionne pour moi jusqu’à maintenant. Une mise à jour et/ou un suivi viendront peut-être éventuellement si nécessaire…

D’ici là, je veux savoir: Avez-vous déjà eu à voyager léger? Comment vous en êtes-vous sorti? Avez-vous d’autres astuces pour faire ses valises efficacement?

Ma chambre à coucher: avant/après

Rien de mieux que des photos pour nous faire réaliser le chemin parcouru ! Je suis tombée dernièrement sur des photos de ma chambre à coucher et de mon salon dans mes anciens appartements. Ouf ! Je ne peux pas comprendre à quel point j’avais des choses, notamment dans ma chambre! Et ce qu’on ne voit pas dans les premières photos, c’est que j’ai un walk-in qui DÉBORDE! Dans cet article, je vous présente ma chambre avant/après et je vous donne des trucs et astuces pour un désencombrement rapide.

AVANT

Comme vous pouvez le voir, ma chambre débordait d’objets. À part mon lit, mon bureau, mon ordinateur, mes rideaux, ma chaise ainsi que le cadre du côté fenêtre, je me suis débarrassée de tout le reste !!! D’abord, sur la première photo, dans le coin gauche, on voit une centaine de DVDs de fils et de série télé. J’ai tout vendu et/ou donné. Il ne me reste plus aucune série télé en format DVD et aucun film. Avec Netflix, cela devenait plutôt inutile.

Ensuite,  mon bureau de travail se trouvait dans ma chambre. Quelle mauvaise idée! Si vous avez de la place ailleurs dans votre logement/maison pour y mettre votre bureau de travail, faites-le. C’est une très mauvaise idée de mettre son bureau de travail dans sa chambre à coucher. En effet, je remarque que je dors beaucoup mieux depuis que j’ai enlevé le bureau de ma chambre. Et dans la dernière année, je n’avais pas de bureau du tout. Comme je retourne aux études, je vais prévoir un espace bureau dans ma maison, mais très minimaliste.

Puis, j’avais une poubelle dans ma chambre à coucher. Les kleenex sont compostables. Ça dit tout. Pas besoin de poubelle dans la chambre à coucher. Ou dans la salle de bain. Ni dans le bureau. Ni dans le salon.

Ensuite, les coussins et les éléments décoratifs. Je trouve que mon décor était très chargé. Des cadres sur les murs, des coussins sur le lit, des foulards sur les meubles afin de rajouter de la couleur, des petites chandelles, etc. J’ai tout donné. De toute façon, les coussins étaient mis par terre la nuit. Ils ne servaient à rien.

Finalement, les cartables de papiers d’école. J’ai gardé plusieurs documents importants, comme tous mes plans de cours, dans une pochette. Pour ce qui est des notes de cours, j’ai fait le tri. J’ai recyclé plusieurs cahiers, parce qu’en 6 ans, je n’ai pas voulu en savoir plus sur le mode de vie des Mérovingiens au Moyen-Âge… Vous pouvez faire de même. Ce n’est pas parce qu’on recycle nos notes de cours ou qu’on vend/donne nos livres que la connaissance part avec 😉

APRÈS

Ma chambre à coucher avant/après, c’est le jour et la nuit. À part mon lit, je n’ai que trois meubles dans ma chambre, soit deux tables de chevet (dont une est en palette) et une commode. On a trois oreillers, soit le nombre dont on a besoin pour dormir et une couette. Une plante pour arérer le tout et un cadre pour ajouter un peu de vie. Mes rideaux gris ont été installés à la fenêtre.

Puis, les photos sont plus ou moins à jour, parce que les deux lampes sur les tables de chevet ont été données 🙂

bref, je préfère nettement ma chambre actuelle et je dors tellement mieux.

TRUCS ET ASTUCES POUR DÉSENCOMBRER

  • Pas de poubelle dans la chambre
  • Relocaliser votre bureau de travail dans une autre pièce et sortez tous les documents/livres/possessions qui sont en lien avec le travail ou l’école: calendrier d’échéancier, ordinateur, livres, recueils de textes, etc.
  • Votre chambre n’est pas un entrepôt de livres, de CDs, de DVDs, etc. Minimisez vos possessions et installez-les dans une autre pièce, comme le salon ou le sous-sol.
  • Donnez vos coussins, ça ne sert à rien!

Pour encore plus de trucs, consultez l’article de la série Projet Désencombrement qui porte sur la chambre à coucher